Il y a indéniablement une histoire, celle de la Femme, à laquelle on n'est pas insensible, il y a la grâce, la légèreté, la fougue de cette danseuse étoile, mais il manque ce petit je ne sais quoi qui fait la réussite d'un spectacle. Cela tient à quoi ? non pas aux musiques choisies, non pas à la perception différente qu'offre la danse de la Pietragalla, et qui est une ouverture intéressante, mais peut être à l'insuffisance de technicité qui engendre une frustration. La danseuse étoile ne va pas jusqu'au bout, elle semble dans certaines scènes s'économiser, se reposer presque, mais peut être est ce là, le noeud du problème. La danseuse est rattrapée par le temps qui passe, sa beauté va s'adapter, évoluer, là n'est pas le problème, par contre peut être que la danseuse est limitée maintenant dans son art, et arrivée à son sommet amorce l'inexorable descente.

Et finalement, à la réflexion, on l'accepte, cette histoire là est l'histoire de toutes les femmes qui naissent, vieillissent et meurent. La danseuse est humaine, comme nous. 

La tentation d'Eve devient le destin de chaque femme. La Pietragalla nous le fait vivre en dansant, en souffrant, en étant.

Alors, on découvre au final, que le spectacle est réussi.