giesbertFranz-Olivier Giesbert né en 1949 : 'je ne suis qu'une imposture qui a réussi. Autrement dit, un homme de médias, chroniqueur télévisuel, directeur d'un site littéraire, cancaneur, blogueur et conférencier.' extrait du livre. 

Alors, il en profite avec son clone Antoine Bradsock qu'il caricature, à peine, je pense. On oublie un peu trop que les vieillissants ont d'abord à affronter le vieillissement jugé toujours prématuré du corps qui lâche souvent en premier, alors que l'esprit lui demeure jeune, ce qui est, avouons le carrément insupportable, alors Giesbert parle fort bien d'un problème fréquent et particulier aux hommes, le désir de pouvoir ... désirer encore et surtout d'en garder les moyens. Et quand un cancer s'en mêle, cela complique tout y compris les fonctions naturelles, ce qui nous vaut une scène que je trouve particulièrement savoureuse, même si il en fait un peu trop sur le sujet. Antoine aime faire l'amour aux femmes qu'il aime, bon, il aime toutes les femmes ou presque, alors il cumule : les femmes, ce qui en découle souvent, les enfants, et forcément les chagrins d'amour. Pour Antoine chaque amour mérite un qualificatif singulier, est ce sa faute à lui si il y a autant d'adjectifs qui s'accomodent avec le mot amour ? Le dernier amour du livre est qualifié de vrai, sans doute, sans doute. Mais moi je ne m'en fais pas pour Antoine, pour cet homme amoureux de l'amour, son dernier amour sera  post-mortem : il sera éperdument amoureux de la somptueuse thanatopractrice qui prendra soin de sa dépouille.   

Giesbert est un roué : à trop s'accuser, on se justifie de tout, à caricaturer on évite aux autres de le faire pour vous. Mais c'est en cela qu'il me plait bien d'ailleurs !

note pour ide :

procrastination : tendance à remettre au lendemain.