30 novembre 2012

Argo

argo

Les critiques sont, soit, fort élogieuses, et le classent meilleur film de l'année, soit, fort sévères et critiquent son patriotisme bêta et surrané ... je trouve que ce film est un bon thriller, qui met en scène un pan méconnu de ce que l'on a nommé la crise iranienne des otages  dans un Iran où la République Islamique de l'ayatollah Khomeini avait succédé à l'empire du Shah. Réfugié alors au Méxique, le shah se rendra aux USA pour y être soigné, ce qui déclenchera l'assaut de l'ambassade des États Unis à Téhéran en Novembre 1979. Argo filme les 6 membres de l'ambassade qui ont réussi à sortir et se sont réfugiés à l'ambassade du Canada. Un plan particulièrement loufoque sera échafaudé pour les libérer... et c'est ce que le réalisateur acteur Ben Affleck nous propose de voir, et je ne suis pas sûre que ce soit, seul, le pouvoir de fascination du cinéma qui ait eu raison du pouvoir iranien, c'est sans doute un facteur chance lié à des circonstances rendues favorables par la jeunesse de la République Islamique encore balbutiante. L'histoire, la grande, semble encore, d'ailleurs bien plus compliquée encore, peu importe, on s'en moque, ce film n'est pas un film historique, son rythme est soutenu, le suspens, bien que l'on connaisse l'heureux dénouement, nous tient en haleine, alors place au plaisir d'un bon moment de cinéma et rien de plus.       

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29 novembre 2012

Accident nocturne - Patrick Modiano

Patrick Modiano

La petite Bijou

Après un Sollers, un Modiano surprend, et puis on se laisse aller à une douce paresse, pas de mots à consulter, pas de noms à rechercher, pas de pensées sur tout et rien, juste l'histoire floue d'un homme qui a toujours manqué d'oxygène, un homme qui a toujours marché avec une seule chaussure, un homme qui a fait de ses brèves rencontres des souvenirs empreints de mystère, un homme qui a oublié des pans entiers de sa vie qui lui reviennent, façon madeleine, sa madeleine à lui étant une bouffée d'éther; et il se souvient vaguement de son père qui l'a délaissé, de sa mère qui ressemble  à un cauchemar oublié, d'une amante dans un hôtel de passage  qui partira dans le brouillard londonien .... tout est vague, nébuleux chez cet homme, une rencontre douloureuse entre sa cheville et une fiat couleur vert d'eau deviennent pour un temps un évènement essentiel de sa vie, un point fixe où s'accrocher, quelque chose de rassurant; l'achat d'un livre Les Merveilles Célestes lui révèlent que dans l'infini, il n'est effectivement rien mais dans cet espace infiniment grand, il constate qu'il peut enfin respirer. Rien ne semble l'accrocher cet homme là, la résilience n'est pas pour lui. Il n'est cependant pas malheureux. Il sait qu'il est de passage. Il vit dans un monde parallèle. ' je me rends compte que le passé est définitivement révolu sans que je sache très bien dans quel présent je vis'. Les humains ne sont pas fiables pour lui, seuls les souvenirs flous l'amènent vers un futur indéfini où il ne peut se projeter. 

La Petite Bijou

Version féminine du héros d'Accident Nocturne, Thérèse, dont le problème est aussi de trouver un point fixe. Recherche d'une mère partie au Maroc, père inconnu, errances dans les rues, souvenirs vagues, éther, accident, chien, évènements traumatisants de la petite enfance, on retrouve les mêmes thèmes. Il semble pourtant qu'une issue heureuse soit possible, a t'elle trouvé son point fixe Thérèse ?

L'écriture est agréable, un peu fade pour moi. Il semblerait que Patrick Modiani n'en finisse pas avec ses fantômes, il a sans doute dû s'y attacher, y trouver son point fixe où s'accrocher. Ses fantômes lui servent de cannes. Il fait partie des auteurs qui se soignent en écrivant et qui peuvent donc provoquer un surdosage chez les lecteurs. A lire entre 2 Sollers !!!!   

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27 novembre 2012

Thérèse Desqueyroux

Thérèse Desqueyroux

Il faut bien le dire, Mauriac, c'est pas un rigolo ! c'est plutôt le drame lourd, pesant, qui domine dans ses romans. Bourgeois, nantis, besogneux, inhumains, ses héros sont tiraillés entre la Foi et le sexe, entre l'argent et le pouvoir, entre le qu'en-dira-t'on et le m'as-tu-vu-sur-mon-prie-Dieu, alors forcément, il faut que les sentiments exultent quand même, et cela donne des monstres froids qui commettent des actes noirs sans qu'il y ait forcément une cause directe. Thérèse tente de tuer son mari car elle ne supporte plus la vie dans laquelle il l'enferme, il y en aurait d'autres qui prendraient un amant, s'enfuiraient, se réfugieraient dans les bonnes oeuvres, l'amour des animaux, l'amour des enfants, la religion, elle, choisit tout simplement d'empoisonner son mari en falsifiant ses ordonnances de valériane prescrite pour des palpitations. Curieux pour une femme réputée intelligente et cultivée ! hein Mauriac ?

Le Thérèse Desqueyroux de Claude Miller restitue bien l'ambiance confinée des romans de Mauriac au milieu des forêts landaises, Audrey Tautou est une Thérèse convaincante, dont la froideur pourrait s'échauffer pour peu qu'elle trouve des gens qui pensent comme elle et c'est ce que choisit de lui donner Miller à la fin du film, elle s'envole Thérèse vers une liberté retrouvée. Son mari ici, Gilles Lellouche joue lui aussi avec beaucoup de finesse entre le cuistre soucieux de l'image de la Famille, et l'homme qu'il aurait pu être, et que définitivement, on le sait, il ne sera pas. Il y a de l'humain chez ces gens là !

Au total bon sujet d'étude littéraire ce film, pour les professeurs de lettres qui souhaitent amener leurs élèves à Mauriac, les plus concernés liront le livre, les autres se contenteront de voir le film, ce qui n'est pas si mal. 

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23 novembre 2012

La fête à Venise - Philippe Sollers

Philippe Sollers

C'est à plusieurs rendez vous, littéraires, scientifiques, musicaux, picturaux, que nous convie Philippe Sollers, bien sûr, il se la joue un peu beaucoup avec ses connaissances culturelles des plus hermétiques parfois, bien sûr il se la joue aussi en faiseur de leçons, en homme qui détient la seule vérité, en intellectuel qui joue à distinguer le vrai du faux et qui croit (un peu) qu'il y arrive; il nous offre, en prétexte de roman une petite amourette à Venise, un essai sur le marché de l'art, essai qui en vaut bien un autre, des critiques de tableaux, des réflexions personnelles souvent très acides sur notre époque.

Sollers est un homme donc un roseau pensant qui se moque de tout, y compris de lui même et il nous livre ses pensées. Et pourquoi pas ? on prend, on jette, on discute, on critique, et il est content le Sollers lui qui nous voit tous abêtis par la télévision, il est subversif pour notre bien (je me suis entichée, je l'avoue de cet adjectif, j'ai tendance à l'utiliser en ce moment à tout bout de champ, est ce grave madame Freud ?).

extraits :

1-Ce rassemblement, ces citations, ces collages : le roman comme encyclopédie et arche de Noé ? ...

2-Nouvel analphabétisme institué sur fond de technique et de domestication de la Science ? S'appuyant sur la perte de mémoire, la morbidité obligatoire, la toute puissance de l'image en direct, la surinformation pour rien, la destruction ou la manipulation des sources, le vol ou l'interprétation aplatie et unilatérale des documents et des oeuvres d'art ?

3-L'entente entre homme et femme est impossible. Vous la déclarez cependant envisageable. Comment ?

- Distance pensée. Ironie.

Précisez.

En vers :              Nous naviguions sur l'Ontario,

                        Elle me détestait, moi aussi.

                        Nous jouîmes ensemble dans un cri :

                        On ne baise bien qu'à contrario.

 C'est un vieux singe Philippe Sollers, qui tient à sa différence et souhaite être hors normes. Il l'est; plus essayiste que romancier, passionnant souvent, énervant par fois, si sûr de lui tout le temps, où est le faux vrai, ou le vrai faux monsieur Sollers ? Mais, on s'en moque un peu, et lui aussi !

Oui, j'aime bien, il y a parfois une musique des mots, un humour certain, des excès lyriques, des certitudes parmi tant d'autres .... et puis, il est avide d'amour, cet homme là et cela me le rend sympathique.

c'est mon premier roman de cet écrivain, Cela me donne envie d'en lire d'autres.

Car au final, ce foutoir littéraire me plaît.     

Oui, je me la joue aussi Sollers, ce message est comme le bouquin, un peu farfouille !!!

Notes pour ide ignare :

Urbain Jean Joseph Le Verrier, 1811-1877 astronome et mathématicien, découvreur de la planète Neptune. Johann Galle,  observa le nouvel astre le jour même où il reçut en courrier sa position par Le Verrier

Jean Cavaillès,1903-1944 est mathématicien, héros de la résistance fusillé en 1944.

Claude-Prosper Jolyot de Crébillon, dit Crébillon fils, 1707-1777 est un écrivain, chansonnier qui publia un roman Les égarements du coeur et de l'esprit ou Mémoires de M. de Meilcour, roman dont l'un des personnages évoque le Valmont de Laclos.

Antonin Artaud, né Antoine Marie Joseph Paul Artaud, 1896-1948 est un poète, acteur et théoricien du théâtre français.

Inventeur du concept du « théâtre de la cruauté » dans Le Théâtre et son Double, Artaud aura tenté de transformer de fond en comble la littérature, le théâtre et le cinéma. Par la poésie, la mise en scène, la drogue, les pèlerinages, le dessin et la radio, chacune de ces activités a été un outil entre ses mains, « un moyen pour atteindre un peu de la réalité qui le fuit ». Il combattra par de constantes injections de médications les maux de tête chroniques qui le taraudent depuis son adolescence. Cette omniprésence de la douleur influera sur ses relations comme sur sa création. Il sera interné en asile pendant près de neuf ans, subissant de fréquentes séries d'électrochocs. (article trouvé sur Wikipédia)

 

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22 novembre 2012

Mary Cassatt

Madeleine Lemaire 1845-1928, Louise Abbéma 1853-1927 ont étudié chez Charles Chaplin, Jean Jacques Henner, Carolus-Duran. Blanche Odin 1865-1957 sera une des élèves de Madeleine;  Femmes-peintres fort académiques (par nécessité) des fleurs, des femmes et des enfants, puisque rien d'autre ne leur était permis, puisque les écoles d'art leur étaient interdites. Rosa Bonheur 1822-1899, elle, choisit la peinture animalière et a ainsi une place à part, socialement d'abord, semblable à G Sand, elle aura l'autorisation de porter un pantalon, affichera son goût pour les femmes sans que cela pose trop de problème, elle bénéficiera donc d'un statut à part, comme G. Sand, comme quoi le port du pantalon était subversif !!!!  Un point commun pour toutes ces femmes, elles se rallient à l'ambiance très misogyne de l'époque, ce ne sont ni des suffragettes, ni des militantes, mais elles participent quand même, indirectement, au féminisme naissant, grâce à leur réussite sociale qui permettra aux féministes de mettre en avant le talent des femmes. Le trio Berthe Morisot 1841-1895, Eva Gonzales 1849-1883, et Mary Cassatt 1844-1926 associé au groupe des impressionnistes, fit entrer les femmes véritablement dans l'histoire de la peinture. Il restait encore un pas à franchir en ce qui concerne les thèmes, mais elles ont montré que les femmes bourgeoises étaient capables de sortir de l'académisme convenu, du carcan épouse-mère dans lesquels la société du  XIX siècle les avait emprisonnées. Mary Cassatt 1844-1926

 

 

Mary Cassatt se dégage de ce trio qui deviendra duo, à la mort précoce d'Eva Gonzalès. Mais tout comme Berthe Morisot se distinguera du lot par sa modernité, Mary Cassatt se distinguera, elle, par sa singularité. Américaine, elle séjourne en France dés l'âge de 6 ans, de 1850 à 1855, date de la mort de son frère soigné à Paris. A l'âge de 16 ans en 1860, elle étudie à l'académie des Beaux Arts de Philadephie. 6 ans plus tard, elle revient à Paris où elle sera l'élève de Charles Chaplin, puis de Gérôme. Elle est libre Mary, la vie convenue d'une bourgeoise mariée ne l'intéresse pas, elle changera plusieurs fois de maîtres( Frère, Soyer, Couture, Bellay, Raimondi) voyageuse elle se rendra à Rome, à Parme, à Madrid, Séville, avec des retours aux USA. En 1877, elle rencontre Degas, Pissarro, Berthe Morisot avec lesquels elle sympathise. Lorsque Degas lui demande de participer à son projet de revue (qui ne se réalisera pas) consacré à la gravure avec Pissarro et Félix Bracquemond, Mary Cassatt se met alors à la gravure, aux dessins, eaux fortes, contre-épreuves. Célibataire, par choix semble t'il, elle peindra aussi pour vivre, des portraits, des commandes, comme 2 copies de Courrège pour la cathédrale de Pittsburgh. Ses oeuvres se vendront bien et lui assureront de confortables revenus. Elle achètera le château de Beaufresne au Mesnil-Théribus, où elle travaillera avec acharnement, les siens morts, libre, seule mais célèbre. ....

c'est donc ce que nous propose en ce moment le Mona Bismark American Center à Paris. Ambroise Vollard, marchand d'art, acquit  un grand nombre de ses dessins et gravures, et les conserva jusqu' à sa mort. Ce sont ces 67 dessins et gravures que l'on nous présente. 

Pointe-sèche

Céleste et Marjorie vers 1898 pointe sèche

détail

détail Margot appuyée contre sa mère vers 1902 pointe-sèche

Le Thé détail vers 1890

La Leçon 1890 Pointe sèche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pointe sèche, vernis mou, aquatinte en couleurs

Bain d'enfant 1890-1891 pointe sèche, vernis mou et aquatinte

Enfant nu détail

Jeune femme essayant une robe 1890-1891 pointe sèche et aquatinte

Contre- épreuve de pastel : Reproduction inversée obtenue en appliquant le pastel contre 1 feuille de papier japonais humide avant de le passer sous presse.

 

Sara souriant portant un grand chapeau et tenant son chien 1901

Simone assise sur l'herbe près de sa mère 1902-1904

 

 

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20 novembre 2012

A la française

Théâtre Marigny

Si on apprécie modérément Edouard Baer, on évite, si on aime, on y court ! comme moi qui suis fan de son humour potache, décapant, suave, tendre, l'intrigue est simple : il s'agit pour Edouard Baer d'organiser un spectacle pour les membres du G20, l'idée étant de valoriser la France. Edouard s'y met la veille et improvise une sorte de spectacle genre patronage, où chaque personnage fait son numéro : Philippe Duquesne incarne un stagiaire incompétent mais fils de ... Guilaine Londez est la femme de ménage, Alka Balbir est la France, Léa Drucker est l'assistante de Baer, Atmen Kelif est un dresseur de chat, excellent en bibliothèque Mitterand, un chat, un cochon ... Baer nous livre une douce satyre de nos travers, de cette vie où Français de souche et adoptés cohabitent, délicieusement incorrect et légèrement subversif le Baer.  Alors oui, c'est un peu foutoir, pas d'intrigue réelle, mais c'est un amusement à la française qui se termine bien sûr ... par une chanson.      

Prix de 32 à 60 euros. Oui, c'est cher. D'une manière générale, le divertissement reste un luxe.

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16 novembre 2012

Blonde - Joyce Carol Oates

Joyce Carol Oates 1938

blonde

D'emblée, quelque chose me gêne : l'auteure signale que ce n'est pas dans Blonde qu'il faut rechercher des faits biographiques concernant Marylin Monroe, mais précise que les faits relatés s'inspirent des faits de la vie de l'artiste même si ils sont fictifs. On peut donc dire qu'il s'agit d'un roman puisque l'imagination de l'auteure a produit des faits similaires mais non vécus par l'artiste. ' La synecdoque' en est le principe écrit-elle en préface. Allégorie, comparaison, symbole, périphrase, métaphore, métonymie, synecdoque sont tous des tropes et un trope c'est :  

Un trope (substantif masculin), du grec τρόπος, tropos (« tour »), est une figure de style ou ou figure de rhétorique, de signification destinée à embellir un texte ou à le rendre plus vivant qui consiste à employer un mot ou une expression dans un sens détourné de son sens propre (exemple : voiles pour vaisseaux).

Donc ce roman est fictif, seuls les personnages ont vécu réellement, les situations sont inspirées librement de la vie de ces dits personnages. Vouis !!! dans la mémoire collective, ce roman restera quand même une des vies de Maryline Monroe, avec des pensées intimes qui n'appartiennent  qu'à l'imagination de Joyce Carol Oates .. il y a je trouve un peu d'usurpation d'identité là dedans, et mon goût maladif pour l'authenticité en est chagriné !!! et pour moi, ce livre n'est pas un roman mais une  pseudo biographie déguisée, erronée et essentiellement exploitable.

Marylin Monroe est une légende qui appartient à tout le monde, Norma Jane Baker n'appartient qu'à elle même, et il n'est pas sûr qu'elle aurait aimé l'exploitation de son identité privée, car indéniablement il y a derrière le mythe qui perdure une exploitation commerciale énorme. Le reste, ses fans, ceux qui l'aiment pour toutes les raisons du monde, appartient à la légende, ce qui est différent. Question de vocabulaire ? non question de comportement, question d'éthique. 

L'auteure décortique la vie de l'héroïne depuis la prime enfance, avec une mère psychotique et traumatisante, puis la vie difficile dans un foyer, puis le placement dans une famille d'accueil, et enfin le premier mariage à 16 ans ... l'absence de père lui fera chercher à travers tout homme un père pour la protéger, mais pas que père puisque la sensualité débordante, parfois inconsciente de l'héroïne naïve, belle, photogénique, déterminera son rapport aux hommes. Puis, début dans le monde de la photographie et cinématographique de l'époque qui passe obligatoirement par le sexe. L'héroïne naïve et immature confond le sexe avec l'amour. L'héroïne n'a aucune confiance en elle, bégaie, mais dés que son partenaire masculin entre par un baiser, une caresse, dans son monde, elle l'identifie à l'un de ses fantômes masculins issus de son enfance : elle peut alors devenir actrice, toute peur annihilée, elle est devenue personnage de cinéma, elle qui n'existe pas vraiment . Seulement voilà, il lui faut passer toujours par un sexe d'homme à cette héroïne pour exister, et elle recherchera vainement un homme qui arrive à l'aimer .... il lui en faudra des hommes ... et tout ça, pour ne jamais rien comprendre à rien ...à la page 631, je feuillete les autres pages, mais voilà, le fait est là : ce livre m'ennuie profondément, et je ne le finirai pas, cela m'est impossible, ce qui est rarissime chez moi ... 1110 pages, c'est énorme, trop, pour raconter une vie de femme morte à 36 ans où l'on parle presque exclusivement de ses rapports aux hommes, où l'auteure se livre parfois à des exercices de style sans intérêt, où l'auteure, se met trop à la place de l'héroïne et nous livre ses confidences intimes. 

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13 novembre 2012

Au service de sa majesté

Au service de sa majesté

Vu ce film avec mes 3 petites filles ... bien sûr il y a mes chouchous Edouard Baer, Fabrice Luchini, Catherine Deneuve, Guillaume Gallienne et ceux qui ne le sont pas, Valérie Lemercier et Gérard Depardieu, tous, cependant excellents dans leur rôle. Les effets spéciaux s'harmonisent à la tonalité franchouillarde du film (et de la BD, entre nous !) ... les acteurs dominent bien sûr les personnages : le Baer-Astérix ergote et philosophe, le Depardieu-Obelix se révèle plus fin qu'il en a l'air, la reine Deneuve pratique avec un royal savoir-faire l'autodérision, le Luchini-Cesar un peu cabotin, comme d'hab, césarise ou luchinise à tout va et moi j'y suis allée justement pour ça; cela tombe bien !  bien sûr il y a des clins d'oeils énormes, des jeux de mots faciles, mais cela se laisse voir avec beaucoup de plaisir et que dire de la joie délirante des petites filles qui hurlent, rient, commentent, tout en se gavant de pop corn ...  bon petit instant familial vraiment, oui on oubliera vite le film, aussi, mais sur le moment, ça fait du bien ! 

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11 novembre 2012

Jayne Mansfield 1967 - Simon Liberati

Simon Liberati 1960 journaliste, écrivain.

Simon Liberati

Singulier, ce livre, basé sur la mort accidentelle et médiatique en 1967 d'une actrice blonde américaine extrêmement controversée et qui bien que célèbre en son temps par sa plastie et ses extravagances tombera un jour dans l'oubli, si ce n'est déjà fait d'ailleurs. Cette femme restera pourtant le symbole d'un moment de l'histoire du cinéma hollywoodien, un des symboles d'une certaine génération ravagée par le LSD, qui causa des drames sanglants chez les stars de l'époque, comme chez les quidams. Liberati, au début de son roman semble se complaire dans un voyeurisme froid, clinique, factuel; un rapport d'autopsie, et d'expert en accidentologie en somme, assez ennuyeux, mais, il réussit à nous faire entrer par un détail qui m'avait frappée, une précision anodine : Jayne Mansfield n'a pas été décapitée, mais son visage a été déchiqueté, Libérati ,donc, réussit à nous faire entrer, à notre esprit défendant, dans ce rôle de voyeur, rôle que je déteste particulièrement, mais son but n'est pas que de nous amener là, il dépasse ce stade pour aller à la rencontre d'une destinée pas banale et peu enviable, celle d'une movie star, symbole de l'Hollywood des blondes platines, aux formes voluptueuses, lancée par la Fox contre sa rivale Marilyn Monroe, star déchue à 34 ans, avant même la consécration, Jayne Mansfield jouerait la victime expiatoire de la seconde chasse aux sorcières, celle des stars populaires, par les tenants d'une Amérique culturelle, inspirée du modèle européen. Mais, ce n'est pas que la mort d'un système que Jayne symbolise, car elle n'y avait plus sa place de vamp blonde formatée, c'est aussi un des symboles de cette contre-culture qu'était le psychédélisme et Jayne s'y perdra. Elle était devenue à partir de 1962, une sorte d'attraction foraine, rose et blonde à forte poitrine, Une de ces femmes qui, ayant fini d'être belles, deviennent des monstres dans l'espoir d'entretenir l'attention. De sa rencontre avec LaVey (fondateur de l'église de Satan), elle espéra y trouver, nous dit-on, une gloire éternelle, Liberati choisit d'y voir le début d'une sorte de pacte-malédiction avec le Diable. Nul doute de toutes façons que Jayne Mansfield  avait choisi, depuis le début de sa courte carrière, une des pires façons de descendre aux enfers, dont il est difficile de remonter. Le destin décida d'abréger ses souffrances. Et au final, j'en arrive à penser que cette femme qui a voulu se forger un destin, avec un acharnement névrotique, a réussi son but, même si c'est au détriment de ce qui aurait pu être une autre vie. Et pourtant Vera Jayne Parler 1933-1967, devenue par ses soins Jayne Mansfield avait dans son jeu des atouts certains, la beauté, l'intelligence ... mais le destin et elle même en avaient destiné autrement. Et, pour moi, voilà le thème essentiel du livre : Est on toujours maître de son destin, ou en sommes nous, souvent, le jouet ? 

'Malgré son alcoolisme et ses excès, Jayne Mansfield, élevée sévèrement par une mère institutrice presbytérienne, appliquait une main sérieuse à ce qui comptait le plus à ses yeux : les minutes d'un destin machiné par elle même.'  

Ce point de vue, car il ne s'agit que d'un point de vue, est intéressant, et dans mon histoire personnelle fort agréable à lire, puis à intégrer !!!! 

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07 novembre 2012

Un plan parfait

un plan parfait

Télérama (ainsi soit il) trouve ce film réussi, bonne comédie en somme. Je me souviens que le même journal (ainsi soit il aussi) trouvait le film 'Le Prénom' un peu plat, comme du théâtre filmé ... curieux cette différence de traitement ! je trouve pour ma part (fort humble il est vrai) qu'un plan parfait' joue dans le burlesque lourdingue, et que les dialogues manquent d'originalité; il s'agit plutôt d'un comique de gestes, où Dany Boon n'est pas mauvais quand on aime ce genre, mais à la longue, on regarde l'heure, même si la beauté de Diane Kruger est indéniable, même si les seconds rôles féminins et masculins aident aussi à faire passer le film. Moyen et vite oublié. L'histoire est éternelle : la rencontre de la belle et de la bête ... 

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