30 septembre 2013

Eva Jospin

Expo Château de Ratilly 2012

Lors d'une balade dans l'Yonne, au château de Ratilly, je me souviens des forêts d'Eva Jospin, je les avais oubliées un peu, et puis son passage actuel à Paris aux Gobelins me fait m'en souvenir.

 Plasticienne, née en 1975, Eva Jospin a fait les Beaux Arts.  Sa matière première est du carton. Ses outils : des machines de découpe, des ciseaux, des cutters, des pistolets à colle. Travail minutieux et lent, elle nous invite

détail Eva Jospin

en lisière de ses forêts, à nous, d'y rentrer ou pas, à nous d'exorciser nos peurs liées à cet univers, à nous de nous laisser guider vers nos souvenirs sylvestres. 

 

Ratilly 2

Aux Gobelins, Eva Jospin a créé une oeuvre monumentale de 7m de long sur 3m50 de haut, assez envie de la voir cette forêt.

IMG_6549

On ira donc.

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27 septembre 2013

Délirium Tremens Une enquête de Jack Taylor

Ken Bruen

Ken Bruen écrivain de romans policiers, irlandais né en 1951.

Ce qu'il y a de remarquable dans ce livre, ce n'est pas l'intrigue policière assez banale qu'on finirait presque par oublier, mais le réalisme sobre, efficace utilisé par Ken Bruen  dans des scènes non dénuées d'humour, noir évidemment, où le privé se vautre dans l'alcool, puis essaie de s'en sortir avant d'y replonger à nouveau, le tout rédigé d'une écriture particulière. Ken Bruen essaime son histoire de nombreuses références littéraires, cinématographiques, musicales qui ont marqué son époque. Son héros est aussi cultivé qu'addict à l'alcool, c'est dire ! Il y a un peu de tout dans ce roman :

                                                                        de la poésie

                                                                        de la philosophie

                                                                        et la drogue

                                                                        les polars américains (extrait)

Ne cherchez pas la poésie dans ce livre, Jack Taylor ne l'a pas trouvé dans sa vie, mais elle était toujours à portée de main sous la forme d'un livre de poésies de Francis Thompson poète anglais dont la poésie la plus célèbre s'intitule 'Le Lévrier du ciel'.

Un mépris désinvolte vis à vis des sentiments des autres. Oh oui ! J'avais une sacrée dose de culpabilité. Ajoutez-y une pincée de remords et des litres d'apitoiement sur soi, et vous aviez le parfait alcoolique dans toute sa gloire. Dehors, j'arrivais à supporter ce fardeau en buvant. Je faisais disparaître tous ces problèmes. J'anesthésiais la douleur. extrait.

Les personnages rencontrés dans ce livre sont très typiques eux aussi et contribuent à donner une certaine atmosphère toute irlandaise bien sûr ! La fin de ce polar est assez réjouissante, Jack Taylor, sorte de cow boy justicier (dont le refrain préféré pourrait être Im' a poor lonesome cowboy) peut reprendre sa course alcoolisée, solitaire et désespérée.  

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26 septembre 2013

Blue Jasmine

Blue Jasmine

Film de Woody Allen

Je suis une inconditionnelle de Woody Allen, celle du petit juif pleurnichard qui se moque de lui avec un humour jubilatoire, celle qui se réjouit à ces critiques mi-figue mi-raisin et souvent partiales de la société où il évolue. Dans Blue Jasmine, je ne le retrouve pas, et pourtant Jasmine son héroïne en aurait eu bien besoin de cette tendresse teintée d'humour qui en aurait fait autre chose qu'une insupportable mythomane avide d'argent qui croit que la vie se résume aux vêtements de luxe, à savoir organiser des réceptions où le gratin de la société se côtoie, comme les grandes courtisanes savaient le faire. Jasmine s'est trompée de siècle, et sa recherche désespérée d'un riche mari n'émeut pas vraiment et ne me semble plus d'actualité, ce personnage là est un peu trop cliché. Le rôle est pourtant fort bien tenu par Cate Blanchett, qui s'en sort au mieux, mais le film finit par lasser un peu, heureusement sa soeur nous fait plus rire, bien dans sa peau, bien dans sa classe sociale dite populaire bien que là aussi ses partenaires soient un peu trop caricaturaux

Bon, je t'aime quand même Woody, mais fais mieux la prochaine fois, arrête de vouloir faire plaisir aux critiques qui te reproche de faire du Woody Allen ...nous, c'est pour ça précisément qu'on t'aime bien.  

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25 septembre 2013

Nunca - Da Cruz - Artof Popof

Nunca

Vitry sur Seine est une ville où l'art est présent, partout, sur les murs peints par des artistes du street art célèbres dans le monde entier, dans les rues avec plus de 120 sculptures, peintures céramiques etc ... un autre musée à ciel ouvert.  

Francisco Rodriguez Da Silva dit Nunca1983 est originaire de Sao Polo, utilise bombes et pinceaux. Il utilise son art pour défendre la culture brésilienne originelle indienne. Il combat ainsi la surconsommation de la civilisation moderne où l'indien marginalisé se perd.

Vitry sur seine

Da Cruz artiste d'origine portugaise qui  a débuté ses tags pour défendre son quartier de l'Ourcq et lutte ainsi à sa manière contre la rénovation urbaine qui consiste à raser des quartiers populaires au profit d'immeubles de luxe.

Artof Popof a été marqué par son père originaire d'URSS, journaliste qui connut le goulag, réfugié politique en France. 

A suivre ....

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23 septembre 2013

Musée d'art contemporain de Vitry sur Seine dit MAC/VAL

Mon abyssale ignorance me faisait méconnaître Annette Messager, c'est caduque en ce qui la concerne depuis ce dernier samedi, où je suis allée me balader au musée d'art moderne de Vitry sur Seine pour la première fois. Une exposition temporaire 'Vivement Demain' réunit une multitude d'artistes contemporains, inconnus pour moi aussi, je l'avoue humblement. J'y remédie à cette ignorance de mon mieux !!! Beaucoup de vidéos, beaucoup de photographies belles, mais qui ne m'intéressent pas vraiment .. en revanche m'ont interpellée pour cette première visite qui se renouvellera :

R Fauguet

Richard Fauguet plasticien né en 1963.

Des tuyaux de cheminée, des aspirateurs à fumées mis en lumière, ce que le sculpteur qualifie de mécano géant, où le baroque et la pauvreté se mêlent. Curieux attelage avec ses 4 cavaliers, hommage à la Guerre des Étoiles, éléments de fumisterie, fumisterie dont le double sens prend pour Richard Fauguet toute sa valeur.

Arlette Messager née en 1943

La Danse du scalp

De sa loufoque Danse du scalp, Arlette Messager dit qu'elle est multiple dans sa symbolique :

- chevelure symbole de la féminité quand elle est flamboyante, et qui rasée évoque la violence que ce soit celle des femmes tondues à la Libération, où celle volontaire et provocatrice des punks.

- chevelure souvenirs-câlins de mèches d'enfants ou de morts aimés ou trophées guerriers portés en signe de victoire

A Messager

Danse de ces chevelures qui continuent à pousser au delà de la mort.   

Dis moi comment tu te coiffes et je te dirai qui tu es !!!! pas faux non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

Gilles Barbier est un plasticien né en en 1965.

La Révolution à l'envers

 

Les têtes à l'envers, les slogans absents ... Mettez y ce que vous voulez  dans les banderolles!! ok, je ne me mouille pas !

César

Tiens un César (1921-1998) une petite compression, classique en somme et parlante pour qui sait lire.

De la Résistance à la Libération 1994

 

 

 

 

 

 

 

 

Présence Panchounette est un collectif d'artistes actif de 1968 à 1990 qui parodie l'art contemporain avec un talent certain .. mais où commence la parodie ?

Présence Panchounette

 

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22 septembre 2013

Le pont du Diable - Chalencon

Chalencon

En partant du Puy passer par la route des gorges de la Loire, à Saint André de Chalencon, se garer devant l'église. Une balade de 6km facile à travers les bois, où le point de vue sur le village de Chalencon est assez saisissant. Balade 20 Ptit crapahut en Haute Loire. Chalencon est un pittoresque village où les maisons restaurées sont particulièrement belles. Célèbre

Chalencon 2

pour son pont du Diable qui enjambe l'Ance du nord, affluent de la Loire.

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La légende raconte que le seigneur du château excédé de voir le pont régulièrement détruit par les crues de l'Ance fit un pacte avec le diable : pont résistant contre l'âme de la première personne franchissant le pont. Le seigneur se sacrifia, mais son chien plus rapide le devança donnant son âme au diable. Ce pont date du Xème siècle, a 2 arches et un tablier en dos d'âne.

pont du diable

  

sculpture

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Un sculpteur, Paul Guillier dit Pogui, ancien ébéniste, est sculpteur sur bois, sur pierre, a parsemé le village de statues. Il nous a ouvert son atelier où rien n'est à vendre, un homme passionné par ce qu'il fait et qui sait nous faire partager cette passion. Un joli moment.

 

Sculptures

Une crèche de 83 santons lui a pris 2 années de sa vie.

atelier2

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21 septembre 2013

Elle s'en va

Elle s'en va

Film d'Emmanuelle Bercot avec Catherine Deneuve, Nemo Schiffman, Gérard Garouste, Claude Gensac, Camille ...

J'ai aimé ce film sur les femmes soixantenaires, avec pour égérie Catherine Deneuve ... un film sur des perdants, ils ont tous perdu quelque chose, mis à part leur jeunesse, l'une son mari et bientôt son restaurant, l'autre sa femme et bientôt sa mairie, Camille qui joue la fille de Betty-Catherine D n'a, croit-elle,jamais eu l'amour de sa mère, Charly le petit fils lui a perdu son père égaré quelque part ... Emmanuelle Bercot s'amuse à confronter Betty à plusieurs personnages savoureux : un vieil agriculteur dont les doigts gourds et boudinés mettent 3 plombes à lui rouler une cigarette, des femmes cinquantenaires et populaires en goguette, un jeune beauf qui imite le marcassin fort bien, et qui couche avec Betty car elle a dû être fort belle, jeune  ... avec en rôle majeur la cigarette qui sert de fil conducteur à ces rencontres inopinées qui vont déboucher sur un happy end.

 La rencontre des anciennes Miss est un grand moment du film, merci à Emmanuelle Bercot de mettre en scène ces femmes anciennes-belles-encore et si attendrissantes sous la houlette d'une organisatrice jeune et belle pète-sec qui les traite comme du bétail.

Un petit salut de Mylène Demongeot, le plaisir de revoir une actrice un peu oubliée Claude Gensac, celui de découvrir Gérard Garouste qui est également peintre et sculpteur et qui a un charme certain, la chanteuse Camille est convaincante en actrice, à noter une Evelyne Leclerc en vieille miss (elle me rappelle quelqu'un mais qui ?).  

Une certaine nostalgie bienheureuse de l'époque 'Dieu est un fumeur de havanes', un optimisme évident, Catherine Deneuve et les acteurs professionnels ou non font de ce film un petit bijou d'automne.  

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19 septembre 2013

Sabina Berman - Moi

Moi

Née en 1956 à Mexico, a suivi des études de psychologie, écrit des pièces de théâtre, des poèmes, des romans, réalisatrice de longs métrages.

Moi, la fille qui plongeait dans le coeur du monde.

Karen petite mexicaine a la chance de naître une seconde fois en 1978, elle a quelques années déjà .. un passé obscur d'enfant mal aimé, laissé à l'abandon, on dirait que c'est une autiste, Sabina Berman a étudié l'autisme durant ses études, alors, allons-y pour une petite autiste. Donc à la mort de sa soeur, Isabelle recueille sa nièce Karen petite sauvage et décide de la faire rentrer dans les normes. Elle sait plus de choses que les humains, cette Karen, ces drôles d'humains qui ne connaissent les choses que par leur nom, et qui méconnaissent l'existence des choses sans les inutiles mots qui les qualifient. Karen est différente, de cette différence que l'on ne peut normaliser. 'Je serai près des humains, mais loin' extrait. Belle définition des différents en tous genres, je trouve. Tout ce qui concerne Karen et sa difficulté de vivre son anormalité dans un monde normal me plaît, cela se gâte avec les thons !

Outre les êtres différents, Sabina Berman connaît aussi les thons, du moins l'exploitation industrielle des dits thons .... elle évoque donc le massacre des thons (ce qui évoque pour moi celui des baleines, le massacre des éléphants,l' exploitation des fourrures de tous poils etc ), en bref elle évoque la disparition des espèces animales engendrée par les humains, avec pour question majeure : quel est le plus bête des deux ? le roman s'égare un peu dans tous les sens, je trouve, et patauge un peu, comme moi d'ailleurs dans la suite de la lecture de ce roman; j'ai du mal à comprendre où Sabrina Berman cherche à nous emmener. Je suis comme Karen je crois, je ne comprends pas tout, je suis d'une intelligence sélective !!!! 

J'attends cependant avec impatience de pouvoir lire un autre livre de cette auteure pour confirmer ou infirmer cette drôle d'impression que me laisse le livre.

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18 septembre 2013

La cascade de la Beaume

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La rivière Ourzie ou Ourze prend sa source vers Charconac, hameau de Cayres, affluent de la Loire de 8km à peine, elle prend aussi le nom de ruisseau de la Beaume à la cascade de la Beaume. Le mot Beaume ou Baume viendrait du mot balma d'origine celte qui signifie grotte. Au pied de la falaise de basalte, des fouilles ont retrouvé des vestiges préhistoriques où les chasseurs s'installaient en position d'abri il y a plusieurs dizaines de milliers d'années.

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 A proximité de la Nationale 88, située entre Solignac et Le Brignon, à côté d'Agizoux, la cascade se montre lors d'un virage à condition d'accéder au point de vue, et est accessible facilement après le pont quelques centaines de mètres plus loin, où un petit parking est à votre disposition. La

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promenade a été aménagée, des ponts permettent de passer sur la rivière, les derniers mètres sont pentus et caillouteux, les petits pieds nus sont déconseillés sauf aux coquettes irréductibles. Le chemin est assez fréquenté aux beaux jours !   

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Le son, avant la vue, bien sûr ..

CascadeSur la route qui longe la cascade, une petite merveille de colonnes prismées finement ciselées par Dame Nature, un petit travail d'orfèvre, d'orgues gardées par des abeilles.

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17 septembre 2013

Truismes - Marie Darrieussecq

Truismes

Cet été, dans ma campagne montagneuse, j'ai donné dans la lecture animaliste, après les thons de Sabina Berman, la truie de Marie Darrieussecq, animal renommé pour sa saleté, mais pas que, et qui métaphoriquement tient une grande place dans le coeur de l'humanité : un homme peu raffiné est vite traité de sale porc, pour une femme on optera pour une sale truie, par contre quand il s'agira de définir le côté salace, sexe confondu, on parlera de vieux cochon, ou de grosse cochonne ... Vous noterez  au passage que les adjectifs donnés à l'animal renforcent surtout le caractère de l'humain que l'on veut ainsi déprécier ou insulter, car un vieux cochon si il n'est qu'animal, n'est qu'un animal vieilli, de même qu'une grosse cochonne n'est qu'une truie grasse, par contre associé à l'humain le vieux cochon est un homme lubrique, quant à la grosse cochonne, c'est une nymphomane, une femme qui aime la baise plus que la bienséance ne le tolère ...et la bienséance est par essence intolérante. Bref c'est l'humain qui apporte à l'animal les défauts humains et pas le contraire ... Alors, c'est donc l'histoire d'une femme, grosse cochonne qui peu à peu se transforme en truie qui comme chacun sait a tous les défauts du monde y compris celui de tuer sa propre mère, une truie matricide donc, mais sentimentale puisqu'amoureuse d'un magnifique loup garrou ... Dommage pour la suite du roman, la truie est stérile, faute d'avortements en série, alors pas de métis loup garou-truie en vue pour la suite des aventures. Notre petite truie, oui notez l'adjectif qui prend là une connotation bien humaine d'affection ... car on s'y attache à cette femme cochonne qui pourrait être vous, qui pourrait être moi, les humains apportent le mal, la pourriture, la mort ... les animaux eux ne sont que pauvres animaux sans autre défense que celles que la nature a bien voulu leur donner, et chez le cochon, si tout est bon, question défense, il est plutôt mal pourvu !!

Bon, c'est rigolo, ce roman à tous les points de vue, et très bien écrit pour une truie, il y a bien sûr côté humain, plein de moralités à tirer ... à vous de choisir la vôtre: côté truie ? on ne sait pas trop  : Rien n'est meilleur que la terre chaude autour de soi quand on s'éveille le matin, l'odeur de son propre corps mélangée à l'odeur de l'humus .... extrait. Oui, vous avez raison, il y a encore de l'humain chez cette truie là !   

 En tout homme il y a un cochon qui sommeille dit-on, c'est ça qui est dérangeant dans ce roman, il peut éveiller le côté bestial de l'humain, (point de vue d'ailleurs strictement humain !!! on n'en sort pas).  Il faudrait interviewer une truie, une vraie, bon j'en parlerai à ... mon cheval, il en connait peut être.

Salut les bêtes.

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