30 mars 2015

Gabriel Moreno

Gabriel MorenoGraphiste et illustrateur espagnol, université des Arts de Séville en 1998. Installé à Madrid.

 

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27 mars 2015

La frise Beethoven de Gustav Klimt à la Pinacothèque

KlimtBien sûr, il serait outrancier et stupidement restrictif de ne voir en Gustav Klimt 1862-1918 qu'un chantre d'une peinture clinquante avec toute cette pléthore d'or et de petits motifs vivement colorés reproduits à l'infini comme ce fameux Baiser Le Baiser détail Klimtoù l'homme saisit la tête d'une femme agenouillée qui ne doit pas sa chute qu'à la force de ses pieds qui s'agrippent arc-boutés pour se maintenir dans une position fort inconfortable sous l'emprise d'un mâle un brin trop sûr de lui ou pas assez, oui chez Klimt l'homme fait cloche contre le corps de sa compagne jusqu'à parfois la cacher ou la nier. Il y a un je ne sais quoi qui me déplaît un peu chez Klimt. Il aime assurément le corps féminin et joue à le mettre en scène de deux façons soit il le déshabille et le réduit à la femme fatale dont il faut se méfier soit il l'habille et dans ce cas, il fait référence à la mère ou à l'épouse. Dans un cas la femme est nue, sexe souvent bien en évidence, femme-objet par excellence, elle représente à l'époque de Klimt la classe sociale la plus défavorisée, celle qui vit de ses charmes à l'époque où seule la femme de bonne naissance est glorifiée en tant que reproductrice, dot et maîtresse de maison qui n'a intéressé d'ailleurs Klimt qu'à travers des portraits toujours très marqués par son ornementation qui a constitué si je puis dire sa marque de fabrique : mosaïques d'or, couleurs très vives, petites fleurs ou  petits motifs style tapisserie qui envahissent la toile et font oublier le corps. Certes la sexualité féminine à cette époque est soit inexistante, soit considérée comme dépravation ou pire comme maladie, pourtant Klimt ne se prive pas de la représenter dans des attitudes plus jouissantes que jamais, ce qui choqua bien sûr la société bien pensante. Voilà sans doute une des ambiguïtés de Klimt quant à son regard sur la Femme, le plaisir féminin est toujours suspect. Dans la Frise Beethoven  dont une partie est exposée en ce moment à la Pinacothèque Les femmes de Klimt sont généralement belles et hiératiques, les yeux baissés ou le regard ailleurs, ce sont les femmes vertueuses. La vertu est belle.Luxure, lubricité et démesure 1902 Klimt

 La luxure ose, elle, vous regarder dans les yeux bien sûr, la démesure est grotesquement laide, quant aux forces hostiles elles sont décharnées, agressives sexuellement aux visages un peu cadavériques et menacent l'homme

Les Forces hostiles Klimt 1902

Les femmes de la poursuite du bonheur sont soit extatiques à la manière d'une Thèrese du Bernin, soit sans expression avec une bouche qui est soit à demi-close comme un chaste baiser, soit pincée qui va jusqu'à l'absence totale de bouche ! version idéalisée de l'épouse vierge (belle et muette en idéal) et transcendée plus tard par sa maternité obligatoire. Et elles, sont habillées forcément.

La poursuite du bonheur 1902 KlimtKlimt resta célibataire et proche de ses frères et soeurs, il eut une relation amicalo-amoureuse avec la soeur de sa belle soeur Emilie Flöge qui dura jusqu'à sa mort, et un grand nombre de maîtresses de bonne famille ou pas, avec une flopée de jeunes femmes modèles autour de lui : 3 enfants naturels, l'un de Maria Ucicky, les 2 autres de Maria Zimmermann (une source en indique 3). Bon il paraîtrait qu'à sa succession, 14 enfants se prétendaient illégitimes. Réconcilions tout le monde, aucun ne fut cependant reconnu. Klimt si partisan de la sécession en matière d'art apparaît comme un homme du passé partageant les interrogations et les inquiétudes des hommes de son temps entre la fin d'un monde et le début d'un autre où les hommes ne savent pas trop se situer, et encore moins situer les femmes, alors soit ils la diabolisent, soit ils la cantonnent au rôle de mère. Et pourtant, Klimt si précieux et sophistiqué dans son art à la limite de l'art sacré qui frise avec un symbolisme coquinPortrait d'Adèle Bloch- Bauer 1907 détail Klimt presque féminin finalement même dans son érotisme poussé et son goût extrême pour le décoratif, drôle de fin de siècle qui libéra curieusement dans le monde artistique les moeurs, les amours lesbiennes surtout, fort à la mode; Klimt leur donna une grande place au grand dam de la bonne société, dans quel but exactement, voilà une autre ambiguïté je trouve. Bon ne cédons pas à la tentation réductrice de ne limiter Klimt qu'à ce peintre du rutilant obsédé par le sexe féminin, il était un excellent dessinateur et coloriste, un excellent peintre en somme Tête d'homme allongé Klimt 1886-1888

mais ... Bien, l'on sent je vous l'accorde un petit parti-pris de ma part, il y a un petit quelque chose qui me dérange chez Klimt. Bon  allez juger vous même si le coeur vous en dit, Klimt est rare chez nous quand même, allez voir l'exposition de la Pinacothèque intitulée 'Au temps de Klimt, la Sécession de Vienne' où vous trouverez également la célèbre Judith sur laquelle je reviendrai dans un autre message, et vous y trouverez peut être une pépite, moi ce fut Egon Schiele avec deux tableaux seulement exposés. Et j'y reviendrai sur ce Schiele beaucoup plus complexe que Klimt, quoique à la reflexion, ce n'est pas si sûr. A vous revoir donc monsieur Klimt.  

Pommier Klimt 1912

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24 mars 2015

Hôtel Terminus Saint Lazare

Hôtel St Lazare

Cet hôtel à l'architecture extérieure de style haussmannien dispose d'une entrée imposante encadrée par des colonnes de granit rose. Datant de 1889, son hall de style Eiffel et son plafond à caisson de style Second Empire sont décorés de peintures et sculptures réalisées par l'artiste Charles Joseph Lameire (1832-1910), ainsi que de miroirs, de bronzes et de lustres en cristal.

L'ex Concorde Opéra Paris  devenu Hilton Paris Opera est fondé sous le nom de Grand Hôtel Terminus par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest qui gère le réseau ferré entre Paris et la Normandie et ses ports transatlantiques. Sa création, sur l’emplacement d’une impasse Bony, supprimée, est complémentaire à la reconstruction de la gare Saint-Lazare entre 1885 et 1888. La gestion en est confiée à la Société des Grands Magasins du Louvre, qui devient ensuite la Société du Louvre, puis aujourd'hui le Groupe du Louvre.

Il est luxueusement aménagé par l’architecte Juste Lisch pourSalon de lecture la Société du Louvre, en vue d’accueillir les visiteurs de l’exposition universelle de 1889. Sa construction est achevée en un délai record de 15 mois et l’hôtel est officiellement inauguré le 7 mai 1889. Pionnier de l'hôtellerie de luxe, l'hôtel, de conception révolutionnaire, s'appelle alors le Grand Hôtel Terminus en raison de son implantation devant une partie de la façade principale de la gare Saint-Lazare. Les voyageurs arrivant de la gare y accèdent directement grâce à une passerelle couverte de 18 mètres de long au-dessus de la rue intérieure qui relie la cour de Rome et la cour du Havre en longeant la gare et l’arrière de l’hôtel. Cet hôtel, qui se veut de classe internationale, est alors équipé de l’électricité, du téléphone et pourvu d’un mobilier provenant des Grands Magasins du Louvre.

Osvaldo Tofani attentat Terminus

C’est au café de l'Hôtel Terminus qu'a lieu le 12 février 1894 l’attentat de l’anarchiste Emile Henry qui fait un mort et une vingtaine de blessés.

Parmi les personnalités ayant résidé dans cet hôtel, Georges Feydeau a obtenu le record de longévité… En septembre 1909, après une violente dispute avec sa femme, il quitte son domicile conjugal et prétextant les embarras d’un déménagement, s'installe pour quelques jours dans l’établissement. Il y resta finalement plus de 10 ans, chambre 189. Les murs de sa chambre ont accueilli des œuvres d'artistes devenus à la mode comme Van Gogh ou Utrillo…

Claude Monet en avait fait également son pied-à-terre parisien alors qu'il résidait à Giverny.

Monet La Gare St Lazare

Sources et photos : différents sites d'Internet en copier-coller.

Notre histoire familiale a été liée quelques années à cet hôtel. Résonnent encore dans ma mémoire quelques rires d'enfants en cavalcade dans ses couloirs.

JOSEPH ET GENVIEVE CARRON

 

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20 mars 2015

Château d'Espaly - Espaly St Marcel Haute-Loire

Dessin des ruines du château

Et voilà le dernier des châteaux d'Espaly situé sur le plus volumineux rocher. On le suppose construit vers le IX ou Xème siècle, propriété de la famille d'Espaly, peu de renseignements sur la dite famille, si ce n'est que la branche principale se termina par Bertrand d'Espaly qui en 1197 céda son château à Bernard de Chalencon et à ses successeurs avant de devenir chartreux. Ce château fut démoli je ne sais pourquoi puis reconstruit par l'évêque Guillaume de La Roue (1260-1282), il reçut la visite de Charles VII à 2 reprises. Il y connut aussi  les guerres de religions, ligueurs contre protestants en 1562 qui le dévastèrent un tantinet, mais en laissèrent un peu en 1574 à Antoine de la Tour de Saint Vidal qui en fit abattre les murailles en 1590 selon les Mémoires de Burel et de Duranson. En fait, cela semble bien plus complexe que cela, pour ceux intéressés lire l'extrait de Pierre Cubizolle, de son livre Le diocèse du Puy en Vélay des origines à nos jours, site :  https://books.google.fr/books?id  et c’est en 1601 que l’édifice sera finalement entièrement détruit sous les offensives de Ligueurs.

château d'Espaly dessin

En 1884 la municipalité vend le rocher à l'Abbé Fontanille qui fit ériger la statue de- St Joseph en 1910, et fit également construire la basilique actuelle.

rocher St Joseph 

 
 

 

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17 mars 2015

Château de Ferraighne (disparu) - Espaly St Marcel - Haute-Loire

Espaly Saint Marcel

Celui là complètement disparu se situe vers l'Ermitage en bordure de la Nationale. Ne reste plus que le pic rocheux caché par un restaurant. Un chemin qui mène aux orgues prend son départ sur le parking, mais reste encore pour moi introuvable ! Ce château fortifié appartenait à la famille d'Espaly, celle là qui possédait aussi le château d'Espaly où trône maintenant St Joseph, Bertrand d'Espaly, moine de La Grande Chartreuse  le céda à Bertrand de Chalencon évêque du Puy en 1197 et une branche de la famille d'Espaly s'installa alors plus loin sur le pic de Ferraighne. A la fin du moyen âge, le château passa à la famille de Licques. La famille de Licques s'installa alors à la Bernarde demeure plus accessible et plus confortable. Aucune certitude sur la véracité de cet écrit, une chose est sûre, ce château a complètement disparu.Ferraighne 1

Plusieurs écrits sur internet à ce sujet, mais quelques points trop confus me font préférer une version sobre, celle des Châteaux de Haute Loire Edition Watel.  Lecteur mieux informé, tu peux intervenir !

 

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15 mars 2015

Château de l'Arbousset- Espaly St Marcel- Haute Loire

Arbousset 2

Derrière l'imposant rocher de St Joseph, on remarque à peine une hauteur boisée d'où émerge une petite tour.château de l'Arbousset

Ce rocher volcanique porte encore les fondations de ce qui fut une demeure ou château entouré d'une muraille défensive avec 6 ou 7 tours encore debout au début du XXè siècle et qui ont disparu depuis.Avant St Joseph

 De 1420 à 1422 Agnès Sorel maîtresse de Charles VII aurait séjourné dans cette construction, son royal amant résidant sur l'autre rocher dit de St Joseph qui était alors un château féodal (voir prochain message à ce sujet). Les deux châteaux étant alors propriétés des évêques du Puy. Le petit donjon qui surmonte le rocher a été réédifié au milieu du XIX  siècle par le propriétaire de l'époque. Deuxième château après La Bernarde des 4 châteaux d'Espaly.

Arbousset 1Au pied du rocher, la Borne a délimité un large méandre fertile occupé par une propriété agricole. En 1884 le propriétaire Auguste Maurin y installe sa distillerie et y fabrique le Maurin Quina. En 1906 le dessinateur Cappelio crée le diable vert à la gloire de la liqueur.Maurin Quina

 L'usine est reprise en 1932 par le liquoriste Régis Vey. En 1985 la fabrication de la liqueur est vendue à une société de Fougerolle en Haute Saône. Subsistent les bâtiments de briques et de pierres. La propriété de l’Arbousset a été dessinée par un architecte venu du nord, Achille Proy ce qui explique l’utilisation de la brique. Les liquoristes y utilisaient, comme matière première, les merises qu’on cultivait en quantité du côté de Chaspinhac ( informations de Jean Pestre architecte).

Sources : Châteaux de Haute Loire Edition Vatel. Réflexion sur la mise en cohérence des périmètres de protection sur le bassin du Puy en Vélay Décembre 2011, document Internet.

 

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13 mars 2015

La Bernarde - Espaly St Marcel - Haute-Loire

La Bernarde

En 1556 Pierre de Licques chanoine de la cathédrale du Puy acquiert la métairie dite La Bernarde. Ravagée par les troupes royalistes en 1590, elle est restaurée par Guy de Licques de Ferraighne (dont la famille aurait été propriétaire de l'ancienne fortification de Ferraighne qui appartenait à la famille d'Espaly). Gabriel-Antoine de Licques édifie au milieu du XVIIIe siècle un nouveau château  séparé du précédent par une cour. Fernand de Mercier de Malaval hérite du domaine de sa tante Emilie de Ferraighne et restaure la demeure pour lui donner l'aspect actuel. Actuellement propriété d'une famille du Roussillon.

Au nord, un bâtiment du XVIe siècle et un logis qui remonte au XVIII restauré avec tuiles vernissées noir et or à la bourguignonne avec une tourelle d'escalier avec mâchicoulis et une tourelle d'angle.

Ce château se trouve sur la route qui mène à Espaly Saint Marcel, rive droite de la Borne et est un des 4 châteaux d'Espaly. 

Sources : Châteaux de Haute-Loire - Édition Vatel d'après Jourda de Vaux et communication du propriétaire des lieux.

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10 mars 2015

André Besqueut sculpteur

Jeanne d'Arc André Besqueut

Je l'ai côtoyée sans vraiment la voir cette Jeanne qui veille sur les noms des morts de 1914-1918, sur le plain à St Privat d'Allier, face à la villa Marguerite et au mas d'Oura, je la découvre tardivement avec satisfaction, au hasard d'une rencontre. Elle est dûe à un sculpteur, jésuite, André Besqueut, celui là même qui dessina le Saint Joseph d'Espaly. Un petit cousin de ma grand mère écrivit un article sur ce sculpteur régional.

Jeanne d'Arc 2

André Besqueut est né en 1850 un 15 Juillet à Chamard commune de St Christophe sur Dolaizon en Haute Loire, sa famille serait originaire du Chier;  Le père sabotier donna sûrement à son fils le goût de sculpter le bois; petit berger, il fit ses armes en sculptant des petits sujets. Aimé Giron 1836-1907, romancier natif du Puy le rencontra alors qu'il avait 12 ans, et le fit entrer chez un sculpteur ponot; il aurait été également un temps élève d'un sculpteur J A Cubizolle  1811-1877 où il travailla le marbre et la pierre; En 1873 il gagne le prix Crozatier, ce qui lui vaut une pension annuelle. A 22 ans il passe le concours des Beaux Arts, mais choisit aussi la voie religieuse, il entre chez les jésuites où il poursuivra sa carrière artistique en se rendant à Gand, Paris, Rome, en 1891 il s'installe à Toulouse où Il créera en 1895 St Ignace de Loyola pour la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, Saint Louis pour la cathédrale du Puy.St Louis A Besqueut

A Besqueut Le Puy

St Joseph 2

Il travaille sur la maquette de St Joseph qui sera érigée en béton armé en 1909, en 1908 il obtient pour sa statue Le prêtre une médaille d'or au salon des artistes français.Le Prêtre André Besqueut

En 1912 au salon de Paris il présente Jeanne d'Arc celle de la cathédrale du Puy qui sera reproduite en de nombreux exemplaires. En 1921 il sculpte celle de St Privat d'Allier pour le monument aux morts. Il meurt au Puy en 1942. Le musée Crozatier encore fermé au public conserve une bonne partie de ses oeuvres.  

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04 mars 2015

Hier et aujourd'hui Le Puy en Velay presque pareil ...

Le Puy vers 1830

vu de Saint Joseph, peu de changement, à peine quelques immeubles de plus. L'arrivée par le train de St Etienne produit la même impression.

Le Puy 2015

 

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