D'épousesPicasso Olga 1918, Pablo Picasso en eut deux, Olga et Jacqueline. Il se marie pour longtemps, Picasso. 37 ans avec Olga, 12 ans avec Jacqueline, ce n'est pas un homme qui divorce; c'est un homme qui accumule les liaisons, passagères, durables, nombreuses. Un florilège de femmes belles, souvent talentueuses, artistes souvent, autour de ce minotaure

Picasso Le minotaure 1933

qui aime la chair fraîche, dans un ordre chronologique, il y aura : Germaine, Madeleine, Fernande, Eva, Gaby, Marie, Irène, Emilienne, Olga la première épousePicasso Portrait d'Olga 1921

qui lui donnera un Paul, Marie Thérèse qui lui donnera une Maya, Dora, Nusch, Françoise qui lui donne un Claude et une Paloma, Geneviève, et la dernière Jacqueline qui ferme la ronde et qu'il épousera à la mort d'Olga en 1955. Voilà pour les officielles. Le musée Picasso, ré-ouvert depuis 2014 propose des expositions thématiques.

Picasso P d'Olga au col de fourrure 1922-1923

 De Mars à début Septembre 2017, le thème choisi est donc Olga, connue en 1917, danseuse étoile des Ballets Russes, épousée en 1918, il cessera de l'aimer passionnément vers 1920

Picasso Olga pensive 1923

 il aimera alors, déjà un peu éloigné, la mère qu'elle est devenue en 1921

Picasso Fragment Mère et enfant 1921

Picasso Mère et enfant 1921

il prendra des libertés à nouveau et dans sa vie, et dans sa peinture, Olga est pour un temps un symbole de maternité, mère aimante, enfant le retenant encore un peu

Picasso Famille au bord de la mer 1922

et puis à l'arrivée des 17 ans d'une Marie Thérèse, Olga devient sur les toiles de Picasso, une bouche qui hurle et crie

Picasso 1929

 Noire et grise face au rose de Marie Thérèse

Picasso Baigneuses à la cabine

Il se partagera un temps entre les deux, et puis choisira Marie-Thérèse pour un temps aussi, Olga en deviendra un peu mordante

Picasso Le Baiser 1931

lui s'acharnant un peu sur elle

Picasso Minotaure et jument morte devant une grotte face à une jeune fille au voile 1936

 Il n'abandonne pas vraiment ses femmes, pourtant; leur procure gîtes et couverts, mais les fait pleurer beaucoup. Cela se lie comme une BD cette exposition, nul besoin de paroles, beauté des femmes aimées peintes en rose et aux formes pleines, laideur des femmes délaissées peintes en gris, aux formes émaciées.