Miró Autoportrait 1919

Farouche catalan, Miró aime aussi la France. Pas incompatible me direz vous, il y en a d'autres. Mystérieux il se livre peu et ses toiles révèlent de lui peu de choses d'emblée. Touche à tout mais inclassable ce peintre s'inspire des divers mouvements picturaux de son époque mais y met sa patte particulière originale

Miró Nu debout 1918

stylisant déjà les formes avec un sens inné du détail, une harmonie très recherchée dans la composition très sophistiquée de ses tableauxMiró La Ferme 1921-1922

Miró La Fermière 1922-193

Miró Le Cheval La pipe et la Fleur rouge 1920

Un père orfèvre, un beau père ébéniste, voilà d'où viennent peut être son opiniâtreté à trouver un style où une certaine technicité toujours à approfondir fut un but constant à surpasser toujours.Miró Le lièvre 1927

Miró Le cheval de cirque 1928

Son père fut hostile un bref temps à son désir de peindre. sa convalescence (suite à une dépression) à Montroig dans une ferme achetée par son père lui inspirera quelques années plus tard le tableau La Ferme, c'est un inventaire des choses qu'il aime traiter encore sous une forme figurative comme l'oiseau, l'échelle, la femme, les lettres, le soleil, ces thèmes là il les re-visitera plus tard à sa manière entre un surréalisme et une abstraction très personnels parfois simplifiés à l'extrême non sans une certaine ironieMiiró Carnaval d'Arlequin 1924-1925

Miró Intérieur hollansais 1928

En 1920 il viendra travailler à Paris tous les hivers. Il y rencontre les peintres et poètes André Masson, André Breton, Paul Eluard, Louis Aragon, Michel Leiris, Robert Desnos, Antonin Artaud, Max Ernst, Arp cette période enflamma son imagination où il prit grand plaisir à orchestrer, avec beaucoup de poésie et de fantasque dans certaines de ses oeuvres, une sorte de rébus en dessins qu'il nous faut détailler. Les êtres, les bêtes, les astres, le mouvement même sont symbolisé par des signes, le tout toujours dans une vision rythmée de l'ensemble qu'il faut prendre le temps de regarder pour bien déchiffrer-Miró Femmes encerclées par le vol d'un oiseau 1941

Miró Peinrure Escargot femme fleur étoile 1934

Miró peinture Oiseaux et insectes 1938

Seins, soleils, yeux, poissons spermatozoïdes, animaux minuscules plus ou moins monstrueux, petites flammèches parfois auréolées de poils ou suivis de pointillés, petites formes indéfinies, petits sexes féminins rouges signes de fécondité ou noirs qui deviennent alors méchantes araignées, échelles à emprunter pour nous éloigner du monde matériel et rejoindre le spirituel, tout se mêle sans s'emmêler 

Miró Sans titre Soirée snob chez la princesse 1946

Miró Personnages et oiseaux en fête pour la nuit qui approche 1968

 Dans les 20 dernières années de sa vie, Miro ira vers une peinture plus minimalisteMiró Femme devant le soleil 1974

Miró Bleu 1961

tout en trouvant une autre forme d'expression dans la sculpture où il prendra un malin plaisirMiró Femme 1969

Ses toiles brûlées s'opposent à ses grands triptyques quasi monochromes, et prouvent que jusqu'au bout de sa vie, il aura joué aussi avec le regardeur en le surprenant toujours. Dense cette exposition au Grand Palais jusqu'au 4 Février 2019. Miró Toile brûlée 1973