16 janvier 2015

Le Viking qui voulait épouser la fille de soie

 K

Livre de Katarina Mazetti.

Les vikings (ou Hommes du Nord ou Normands nommés ainsi par les peuples francs) ont envahi différents territoires dont l'ouest de la France avec moults autres invasions d'étrangers de tous bords qui peuplèrent ainsi la France, sans oublier les Sarrasins qui envahirent le sud. C'est dire que nos origines sont multiples, et c'est un peu aussi de notre Histoire que ces vikings qui sont peut être, qui sait, nos ascendants. Avec ses vikings- hommes du nord, Katarina Mazetti abandonne le ton léger et agréable de ses romans-bluette comme Le mec de la tombe d'à côté ou les Larmes de Tarzan et aborde un style historique, bien sûr romancé mais qui s'appuie sur d'authentiques recherches.

C'est donc l'histoire d'une famille viking d'une île au sud de la Suède région que l'on nommait alors Blecinga au Xè siècle, le chef de cette famille se nomme Säbjörn. Cette famille rencontrera un jour au hasard de pérégrinations savoureuses une famille slave originaire de Kiev dont le père se nomme Chernek Kuritzev : 1200 kms, la mer Baltique, la religion, le mode de vie les séparent. Le viking dont l'épouse a disparu a deux fils Kare et Svarte. Le slave-rus, veuf a un fils Radoslav homosexuel et une fille Milka raffinée jeune fille. Les hommes du Nord (dont Svarte) grands, barbus, tatoués, peu civilisés commercent à Kiev en arrivant par le Dniepr pour vendre les esclaves enlevés le long des rives, du fer, des armes et des peaux. Le slave-rus Kuritzev se joint parfois à eux pour descendre vers le sud à Constantinople. Bien sûr, les navires ne sont pas tous voués au commerce, certains préfèrent vivre de pillages avec tueries et viols en prime. A Kiev assiégée par les Petchénègues, Milka est obligée de fuir avec ses 2 petites esclaves; rejointe par son frère, ils voient leur maison brûler, tandis que de l'autre côté de la Baltique, Säbjörn qui a récupéré son fils Kara revenu d'une longue absence doit protéger son clan d'une menace ennemie; secouru par un voisin le Storködrott, il lui promet en échange son fils Svarte pour sa fille aînée. Radoslava et Milka suivie de ses petites esclaves embarquent sur le bateau de Svarte. Le viking Svarte a enfin trouvé sa fille slave de soie Milka. Vous me suivez ? Bon pas facile à narrer ce livre tant il y a de personnages dont les vies entremêlées cherchent à nous égarer un brin. Alors faites un effort, lisez le vous même si ce pseudo résumé ne vous en dissuade pas ! Nous en sommes à la page 76. Le roman pourrait se terminer ainsi, mais Katarine Mazetti a encore 169 pages pour nous raconter les péripéties épiques de ses héros dont le destin est loin d'être achevé. C'est bourré d'anecdotes, de cris sauvages d'hommes au combat, de femmes esclaves vouées à enfanter des petits sang-mêlés, de banquets arrosés de bière brune et d'hydromel, c'est assez réjouissant à lire, une petite évasion sans danger au contact pittoresque des vikings.

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13 janvier 2015

Sade 1740-1814

Portrait imaginaire de Sade - Man Ray 1938

Plusieurs démons au berceau de Donatien, son père d'abord Jean Baptiste de Sade, cultivé, libertin, ambitieux, intrigant, abonné à ce que l'on nomme le vice italien, le comte de Charolais tuteur du petit Condé connu pour sa férocité, l'abbé de Sade du château de Saumane fort libertin lui aussi qui le recueillit quelques années, les jésuites du collège Louis Le grand où il connut certains plaisirs entre flagellations et sodomie dit-on, et toute cette flopée de femmes qui tournent autour de lui, maîtresses du père, de l'abbé, grand-mère qui l'élèveront en petit despote fort imbu de lui même avec une grande absente, sa mère qui n'eut d'autre choix que de se retirer dans un couvent ... bref Donatien de Sade né en 1740 sera non-éduqué et livré au final à ses instincts narcissiques qui le mèneront à une certaine perversité sexuelle où sa jouissance passera par la souffrance des autres. Cependant on ne peut évidemment pas limiter Sade à n'être qu'un pervers sexuel, ses 27 ans de captivité feront de lui un écrivain talentueux, Sade 2à noter d'ailleurs que lorsque Sade écrira sur des thèmes classiques, notamment en écrivant des pièces de théâtre, il subira un flop total et n'intéressera pas le public. Ce sont ses écrits fantasmatiques où toutes les perversités seront permises qui le rendront célèbre. Sa philosophie de la vie est assez simple  'Ce n'est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres'. Sade est un asocial, indifférent aux autres qui ne sont que des instruments de plaisir ou moyens de se procurer de l'argent. Sade utilisa la révolution qui le délivra de la prison d'abord, et lui donna une image de révolutionnaire victime d''une société qui se mourait. Ses actes pervers et cruels passèrent pour violence révolutionnaire pour certains intellectuels alors que d'autres l'accusèrent d'être à l'origine des horreurs du nazisme. Sade ne laisse pas indifférent. Des femmes, pourtant, aimèrent cet homme, qui fut exécré en son temps; on lui prête sans doute plus de faits horribles qu'il n'en fit. La pratique des fouets, martinets, et autres babioles du même genre était à l'époque courante dans les maisons de prostitution que Sade fréquentera toute sa vie, il molestera d'ailleurs plus volontiers les femmes de modeste condition, les considérant comme l'époque le voulait aussi avec une morgue méprisante. Il les flagellera, les incisera, les humiliera de toutes les façons possibles, mais ce sont surtout son usage du sacrilège, outrage au crucifix, blasphèmes

Man Ray

images de saints, reliques profanées, qui heurteront et le feront emprisonner au moins la première fois. Sa belle mère, femme intelligente et forte, la seule qui sera de taille à l'affronter fermera souvent les yeux sur ses débauches, du moins au début, mais quand il séduira sa seconde fille, il en sera autrement et ce sera sa deuxième incarcération. C'est un être complexe cet homme là qui n'en finit pas d'interroger. Sur ce, rétablissons les faits, la violence sexuelle, la torture, existent depuis toujours, l'Histoire est remplie de meurtres, viols, mutilations et perversions sexuelles et cela dure encore. Cette violence de l'homme ce n'est pas Sade qui l'a inventé, mais l'écrivain Sade est le seul à l'avoir retranscris sous une forme littéraire et philosophique dont on ne peut critiquer la forme, et c'est dans cette liberté d'écrire à tout prix des écrits sulfureux jusqu'à l'horreur notamment dans Cent Vingt Journées de Sodome que Sade accédera à la notoriété. le XIX siècle sera un bouleversement technologique, scientifique, social, politique, artistique sans précédent, et les artistes n'hésiteront pas à déborder des cadres que le classicisme imposait. Amusant de comparer les visages de Saint Sébastien du Pérugin 1446-1523 et d'Angélique d'Ingres 1780-1867, il y a la même extase si peu religieuse, la même offrande d'un corps lascif.Ingres Angélique 1819

Le Pérugin

 même si les dessins licencieux circulaient sous le manteau depuis toujours. L'exposition d'Orsay veut mettre en valeur le fait que le XIX s'est fait le conducteur de la pensée de Sade qu'il tenait pour maudite, Sade aurait libéré la parole  en ce qui concerne la perversion dont nous sommes tous susceptibles d'être atteints,Bosch L'Enfer

la peinture classique s'en était déjà emparée avec ses nombreuses scènes de martyrs, ou ses affreuses images d'enfer, mais la solennité des lieux religieux en faisait hypocritement un acte de dévotion dénué de toute violence. Jérome Bosch 1453-1516 est une exception. Sa vision de l'Enfer est assez orientée je trouve. Les peintres du XIX comme Degas, Moreau, Ingres, Cézanne, Courbet ont un peu levé le voile sans en avoir l'air dans un XIX siècle peu clément envers les femmes où l'on n'hésita pas à traiter le désir féminin comme une maladie psychiatrique, où la violence (chirurgicale ou médicamenteuse) faite aux femmes dépasse au final largement les écrits d'un Sade qui en écrivit plus qu'il n'en fit. Quant aux surréalistes, ils se déchaîneront avec un enthousiasme libérateur aussi bien dans les désirs inavouables que dans un anticléricalisme sans limite aucune non dénué d'humour mais contestable dans sa virulence provocante.  Et nous, les visiteurs à l'exposition à Orsay Attaquer le soleil, cela fait de nous, tous âges confondus des voyeurs, un peu dérangeant ?Les curieuses Fragonard détail

non, cela illustre assez bien bien l'ambiguité humaine qui peut aller jusqu'à l'horreur si bien écrite par Sade. Soyez tranquilles lecteurs, les photos incluses à ce message resteront vertueuses ou presque. 

 

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10 janvier 2015

Chic - Film de Jérome Cornuau

chic

Dans cette période particulièrement sombre d'un début d'année meurtrier, un petit film sans aucune autre prétention que celle de divertir, quelques petites bulles de champagne, rosé pour moi, à déguster sans modération dans un milieu connu pour sa cruauté, celui de la Haute Couture. Les personnages plus méchants les uns que les autres, une Fanny Ardant délicieusement odieuse d'un chic certain, un Laurent Stocker dans une version caricaturale et hystérique, une Marina Hands à la méchanceté cinglante, bref des acteurs plus déjantés que jamais s'affrontent à un Candide paysagiste passionné joué par un charmant Eric Elmosnino, ajoutons à cela une petite bluette, et cela donne une comédie légère pas inoubliable certes mais bienfaisante en ce moment, alors ne pas s'en priver. Pour ceux qui n'aiment pas Fanny Ardant s'abstenir.

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07 janvier 2015

Marcel Duchamp

Yvonne et Madeleine déchiquetées 1911 M

Pas facile d'être un Duchamp entre un Villon qui fait une belle carrière et un Duchamp-Villon qui s'illustre dans la sculpture, alors celui qui reste simplement Duchamp mais Marcel se marquera autrement et voilà comment sont nés les ready-made, voilà comment par provocation amusée mais déterminée Marcel Duchamp a marqué son siècle et est devenu le père de l'art contemporain. C'est bien la seule paternité qu'il aurait peut être aimé revendiquer, qui sait, avec Marcel si burlesque dans le choix du nom de ses peintures, si enclin au mystère qu'il déclenche ainsi Marcel Duchamp

la Mariée mise à nu par ses célibataires même ou grand verre, c'est rigolo, quand on pense à ses deux mariées à lui, la première mariée éphémère de sa vie épousée par erreurMariée 1912

 et la seconde épousée en 1954, joueuse d'échecs elle aussi,  bien sûr on galèje dessus aimablement en évoquant une mère plus proche de ses 3 filles que de ses 3 garçons, une soeur un peu trop aimée Suzanne A propos de jeune soeur 1911 M dont les 2 mariages auraient pu être à l'origine de cette réflexion sur la mariée, d'autres y voient aussi de l'érotisme, très anatomique quand même cet érotisme où la mariée est un jeu de tuyauteries fort compliqué et l'amour une histoire de chimie; ce Grand Verre a pris 10 années de sa vie à Marcel de 1912 à 1923.  mais sa dernière oeuvre découverte après sa mort Étant donnés : 1 la chute d'eau, 2 le gaz d'éclairage l'a occupé durant 20 ans de 1946 à 1966, cette oeuvre est encore plus énigmatique et provoque là aussi divers interprétations, le corps représenté est celui d'après moulage d''une amante follement aimée Maria Martins 1894-1973 repartie dans son Brésil natal, intéressante cette femme là d'ailleurs sculptrice qu'il connût à New York, elle tient dans la main un bec Auer allumé, certains y voient le mythe de Psyché, symbole de son amour impossible avec Maria mariée, d'autres y voient un être hybride à la manière de Rrose Sélavy, réalité ou Etant donnés 1° la chute d'eau 2° le gaz d'éclairageapparence trompeuse ? Lui seul aurait pu l'expliquer si tel avait été son désir, mais Marcel Duchamp reste une énigme, un talent indéniable de peintre stoppé volontairement, un talent plus discutable de plasticien paresseux et farceur avec ses zônes d'ombre. Marcel Duchamp est devenu un lent jouisseur de la vie, du temps qui passe, il aura pleinement vécu sa vie sans trop de contrainte, libre, je crois, avec ce don de s'inspirer des autres avec une originalité particulière. Né en 1887, il fréquente l'école Julian durant 1 an, ses premières toiles qui comptent  d'influence cézanienne sont La Partie d'échecs (jeu cher aux Duchamp) reprise en version cubisteLa Partie d'échecs 1910Joueurs d'échecs 1911

et le portrait de son père en 1910Portrait du père de l'artiste M

 en 1911 il réalise des nus d'inspiration fauvienne, Il s'essaie au symbolismePortrait du Dr Dumouchel 1910 Met trouve un mode d'expression assez plaisant dans le cubisme en mouvement, son Nu descendant l'escalierNu descendant dans l'escalier n°2 1912

en 1912 toile qui sera décriée par ses propres frères, ce qui le blessera un peu ou son jeune homme triste dans un train 1911-1912 sont intéressantes, tout autant que le sont les titres, comme Le roi et la reine entourés de nus vites en 1912Le Roi et la Reine entourés de nus vites 1912les corps chez Duchamp roulent mécaniquement sur eux même dans une lente chute qui n'appartient je crois qu'à lui. Et ce sont à mon avis ses plus belles créations. Il est à ce moment là très productif, il chemine vite et puis à partir de 1912-1913, il regarde d'un autre oeil l'art, en conteste les valeurs défendues jusque là, il revendique une liberté, celle de penser autrement et de relativiser les valeurs imposées. En 1913, il peint une broyeuse de chocolatLa Broyeuse de chocolat 1914 où dit-il le Célibataire broie son chocolat lui même, facétieux Marcel Duchamp qui ne songera plus alors qu'à provoquer par ses ready-meade, ce qui est pour l'époque scandaleux, impensable, voilà c'est presque terminé pour Marcel Duchamp sa carrière de peintre. Il commencera à réfléchir à sa mariée mise à nu qui ne reproduit rien de neuf d'ailleurs, par rapport à ce qu'il a déjà peint. Il donne vie en 1921 à sa Rrose Sélavy qu'on peut lire Eros, c'est la vie' Rrose Selavycar Duchamp aime les jeux de mots, calembours, ce double féminin qui ajoute du mystère ou qui témoigne de son humour dadaïste. Il vivra aux États Unis, reviendra, repartira, ira en Belgique, jouera aux échecs avec passion, ses amis seront Picabia, Man Ray, Peggy Guggenheim, en 27 sans le sou il épousera puis divorcera 6 mois plus tard. Il participera à plusieurs élaborations d'expositions. En 1954 il se remarie et sa toile Les joueurs d'échecs est achetée par le Musée d'Art moderne. En 1955 il adopte la nationalité américaine. Il meurt en 1968 à Paris auprès de sa seconde épouse.  

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04 janvier 2015

L'ultime conviction du désir - Richard Bohringer

Richard Borhinger

Un autre rebelle pour ce début d'année, pour d'autres raisons que Kendell Geers, d'autres combats aussi, Richard Borhinger qui a vécu ses rêves et même ses cauchemars avec une intense conviction. Il assume tout, la drogue, l'alcool, la fuite pour vivre, l'amour violent pour l'Afrique tout aussi violente elle aussi.' Un autre s'est levé de moi. En moi. Un homme que je ne connaissais pas.' Son graal à lui c'est le désir de réaliser sa vie, d'aimer ce qu'il vit à défaut d'aimer ce qu'il est 'je voulais mes enfants que vous le sachiez. La vie est mon histoire d'amour passion. J'ai été fidèle à mes principes aventureux. Je me suis brûlé tout entier. Oui j'aime. Le bonheur est éphémère les regrets sont éternels.'C'est aujourd'hui le courage.

Un coup de gueule contre les pillards de l'Afrique et de son art, les rallyes des milliardaires qui te disent au coin du feu que le désert c'est tellement beau, et qu'eux ils sont tellement gentils, contre les marchands de petites filles à Manille, contre l'Afrique qui torture ses femmes  et puis la chance d'avoir eu des amours qui à défaut d'accepter vraiment cette errance l'ont tolérée, hommage à ses amours, à sa blonde (son amarre profonde)qui l'aime sans concession, hommage à ses 4 enfants, foi en cette jeunesse même si Borhinger reste pessimiste sur l'humanité qu'il connaît bien.

Une écriture un peu folle, très créative, poétique, un peu saccadée, Ce livre se lit vite, mais nous échappe parfois dans sa diversité, alors y revenir souvent.

Ce livre se raconte mal, ce livre doit être lu au final, un peu comme une épopée.

Il faut du courage pour être un combattant toujours plus près de l'humble. Mieux vaut mourir brûlant.

Oui, monsieur Borhinger, il en faut au final du courage pour avoir vécu cette vie là. Et puisqu'il faut mourir, autant rester vivant jusqu'au bout, brûlant de vie. 

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02 janvier 2015

Kendell Geers

Kendell Geers

Artiste né en Afrique du Sud qui fait de l'Art un langage contestataire, provocateur, qui nous invite à réfléchir sur notre monde et bouscule les consciences. Au centre Pompidou, un Christ empaqueté de rubans de signalisation. Acte sacrilège, humour contestataire, provocation potache, refus du veau d'or quelqu'il soit ?

C'est vous qui voyez. Le terme T.W est l'abréviation de Title Withheld, sans titre si vous préférez avec l'ambiguité d'un titre entre parenthèses 

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30 décembre 2014

Espace Paul Bedu Milly la Forêt

 Portrait de Paul Bedu

A Milly la Forêt, un petit musée charmant au nom de Paul Bédu, collectionneur de paysages, vues de Paris, natures mortes dont l'épouse a légué et financé pour la moitié cet espace consacré aux peintures acquises par son mari. Il fréquentait les salons de peinture alors fort à la mode et était lui même peintre amateur. A côté de noms célèbres comme Marie LaurencinLaurencin

Jean Cocteau, des noms moins prestigieux mais connus comme Lucien JonasLucien Jonas

Louise d'Aussy-Pintaud D'aussy Pintaux Louise                                                                                                                                               Charles Perron 1893-1958Charles Perron Le pot jaune

Roger de la Corbière 1894-1973Roger de la Corbière - Effet de lune 1954

Jacques Emile Blot 1885-1960Jacques Blot Le pain et le vin

Eugène Galien-Laloue

Eugène Galien-Laloue 1854-1941, Fred Money 1882-1956 qui fit son portrait et des noms connus que des galeries d'art où l'on vend à bas pris des oeuvres considérées comme désuètes, mais moi, j'ai bien aimé cette petite balade-souvenir d'un Paris disparu avec Julien Brosius,

Julien Brosius

Notre Dame J-Brosius

La place St Michel J-Brosius

Les roses Drutz

 Drutz, Gorges DansetRoses Georges Danset

 Emric RenierEmric Renier - Bourg de Batz Bretagne

Jean Talwinski

Talwinski

 Une salle est destinée aux peintres contemporains exposés ces dernières années dont Niki de Saint Phalle qui eut un atelier à Milly avec Jean Tinguely. Au final, j'ai aimé cette reproduction d'un intérieur bourgeois, me ramenant à des souvenirs d'enfance, une sorte de madeleine de Proust en quelque sorte. Ce n'est pas ce que j'aimerais avoir chez moi, d'ailleurs, bonne question, quels tableaux aimerais-je avoir chez moi ? Diable, diable, faut y réfléchir avant que Dame à la faux ne se ramène ! je n'ai pas encore trouvé de réponse sur le sujet, et pourtant ce n'est pas faute d'en voir des peintres à la pelle ! Suis-je une handicapée de la Peinture comme d'autres le sont de l'élégance, de l'humour ou d'autre chose encore. J'aime la peinture qui me raconte à chaque fois une histoire, j'aime les peintres, mais je n'ai pas encore trouvé une peinture qui me fasse vibrer et pourtant je vibre d'émotion en permanence, bizarre.  Moi j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre.

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26 décembre 2014

Gourlong en Haute Loire

 

Gourlong 2

Gourlond  à 500 m de Pont d'Alleyras en Haute-Loire, devient commanderie des Chevaliers Hospitaliers de St Jean de Jérusalem (Ordre de Malte) en 1163 sur la paroisse d'Alleyras grâce à Pierre de Mirmande qui fait don de son manse à Etienne Isnel Maître de l'Hôpital du Puy. Pierre de Mirmande entre dans l'Ordre en tant que Chevalier-Religieux avec l'assentiment de son épouse Guillaumette et de ses deux fils Odon et Etienne. Pierre de Mirmande s'illustrera en l'actuelle Syrie où il commandera le château du Krak des Chevaliers de 1193 à 1199. Bon revenons à Gourlong.

Gourlong 1

cette commanderie était constituée d'une chapelle dédiée à St Jean Baptiste, une maison dite du Commandeur, un enclos et un cimetière. Entre 1291 et 1304 Pons Baudasse est commandeur de Gourlong, en 1307 une reconnaissance est faite au profit de la commanderie par G. Chauchat d'une maison, d'un jardin et d'un pré avec pacte pour le dit Sieur de construire un moulin et de moudre au Commandeur et familiers de la maison de Gourlong sans aucun droit de moulure. La voie du Puy à Toulouse  passait à Montbonnet et à St Jean Lachalm, puis descendait vers Vabrettes pour arriver à Gourlong en traversant le bois de la Bourelle pour franchir l'Allier à l'actuel Pont d'Alleyras, et longer l'Allier jusqu'à Vabres pour se rendre ensuite à Sanis, Chambonnet et Croisances. D'autres passages de l'Allier sont mentionnés pour ce chemin à Rochefort et à St-Haon.

'Il existait en outre, en 1302, à "Pont de Vabres", un pont appelé, "Pont du mas de Gourlong" , dont l’origine passe pour être plus ancienne. Il fut détruit en 1589 par une crue mémorable et sera sans doute reconstruit, mais bien plus tard, puisqu’en 1642 l’abbé Aulagnier curé du Brignon, se rendant à Toulouse, empruntait un "bateau" pour traverser l’Allier.'  extrait du site www.memoiredehauteloire.com

 

Croix

Ce lieu de passage et la proximité du prieuré clunisien d'Alleyras justifiaient sans doute une commanderie qui hébergeait et soignait ceux qui empruntaient ce chemin. Au fil des années la situation de Gourlong dans une vallée peu accessible la fit peu à peu moins fréquentée. En 1723 on signale les ruines de la chapelle écroulée. A ce jour, subsiste une ruine délaissée, vestige de la Commanderie de Gourlong qui fut une étape importante entre 1160 et la fin de l'ancien régime, en bordure de route, édifice dont le lierre envahissant cache une croix de Malte.

Croix de Gourlong

 

 

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24 décembre 2014

Jeff Koons

Jeff Koons

Il y a un côté farceur chez Jeff Koons en mal d'enfance habitée par des personnages de bandes dessinées, des couleurs clinquantes,

Tulipes 1995-1998

des petites porcelaines-cadeaux croquignolesques d'un goût discutableUshering in Banality 1988

mais pas que ... Il y a aussi un narcissisme puissant, une certitude d'être une valeur sûre commerciale, un immense plaisir d'être exposé dans les plus grands musées du monde, lui, issu d'une classe moyenne américaine et un désir immodéré de provoquer.

Junkyard 2002

Alors bien sûr, Jeff Koons suscite l'envie, la jalousie, le désespoir de certains critiques, Jeff Koons dérange un peu;  il ne produit rien lui même, il se contente de bien orchestrer sa petite centaine d'assistants, sa petite entreprise d'objets décoratifs. Car c''est assez étonnant à découvrir, cet univers rutilant, miroitant, exclusivement ornemental, un peu comme les illuminations de Noël peuvent enchanter le temps d'une balade. Plaisir des yeux inhabituel, instantané et vite oublié. Un bémol pour la flopée des aspirateurs qui n'amène rien de plus que l'urinoir de Marcel baptisé pudiquement Fontaine, le ready-made de Duchamp se suffit à lui même, a marqué son temps et n'a plus besoin de réplique, c'est un peu lassant à la longue ce rappel ! L'atelier de Jeff Koons travaille le verre, le marbre, la porcelaine, l'acier, le bois.Bear and policeman- Bois

Il fait réaliser les peintures selon des modèles de coloriage numéroté, où chaque assistant peint sa partie, il a fallu pour Balloon Dog 3 ans de travail, une tonne d'acier inoxydable au poli miroir verni qui comporte 60 pièces.Balloon Dog 1994-2000

 Ses peintures veulent s'adresser à tous les publics, les enfants, les adultes en recherche de pornographie discrète ou décoiffante, les amateurs d'art classique pas trop puristes quand même, il utilise des fragments d'emballage, publicités ou photographies de magazines q'il découpe ou fait découper, ils sont ensuite scannés, assemblés les uns aux autres sur ordinateur, puis peints selon le procédé indiqué plus haut.Pompidou 2

Bel artisanat en somme. Un magasin de décorations  diverses où chacun peut trouver, peut être, un article à son goût, à condition d'en avoir les moyens. 

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21 décembre 2014

L'ordre de Malte

C'est avant la première croisade (1096), aux environs de 1048, que des marchands du royaume de Naples obtinrent du calife d'Egypte Romensor de Moustesaph la permission de construire à Jérusalem un monastère desservi par des religieux de l'ordre de St Benoit venus d'Italie pour recevoir les pèlerins, puis les croisés. Ils créèrent un hôpital Le mystérieux Frère Gérard

Gérard de Martigues dit aussi Tenque ou Tunc nommé aussi Frère Gérard d'origine contreversée (amalfienne, provencale ou autre) en fut le premier chef. Après la prise de Jérusalem en 1099, Godefroy de Bouillon leur donna ainsi que d'autres seigneurs des terres en France. Gérard avec ses frères se sépara du monastère et créa une congrégation particulière sous la protection de St Jean Baptiste, ses membres prirent le nom d'Hospitaliers ou Frères de l'hôpital de St Jean Baptiste de Jérusalem. Son successeur Raymond du Puy Raymond du Puyfut le premier à prendre le titre de Grand Maître de l'Ordre à qui il donna une règle inspirée de celle de St Augustin. (pauvreté, chasteté, obéissance). Il proposa au roi de Jérusalem de s'unir à lui pour combattre les infidèles avec ses Hospitaliers. Ordre composé de 3 classes : Les nobles qui firent profession d'armes, les prêtres et chapelains qui s'occupèrent du service divin, et enfin les frères servants non nobles chargés de soigner et de combattre. Cet ordre reçut l'approbation du pape Innocent II en 1113. Du fait de l'avancée des Turcs en méditerranée, ils se retireront progressivement à Chypres, à Rhodes, enfin à Malte, ils ouvriront des établissements dans l'Europe entière. En 1834 l'Ordre de Malte s'installe à Rome toujours sous l'autorité du St Siège, ordre militaire et hospitalier, il prendra alors le nom d' Ordre souverain de St Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte. Sa vocation militaire se termine en 1798. A la base de la hiérarchie se trouvaient les commanderies rattachées aux grands prieurés qui eux relevaient des 8 langues (représentant les différentes nations qui composaient l'Ordre), langues définies en 1327 au chapître de Montpellier.

Croix_de_Malte

Le royaume de France se composait de 3 langues :  

La langue de Provence, la plus ancienne dans le prieuré de St Gilles le premier constitué en Occident dés le début du XII siècle (port d'embarquement des croisés pour la terre sainte), elle regroupe le prieuré de St Gilles, Toulouse, la Provence, le Comté de Nice, le bas Dauphiné, le Languedoc, le Roussillon, le Comté de Foix, la Gascogne, le Haut Béarn. 

La langue d'Auvergne recouvrait l'Auvergne, le Limousin, Les Marches, le Bourbonnais, le Lyonnais, la Basse Bourgogne, la Franche-Comté, la Savoie, le Haut Dauphiné, le Haut Languedoc dont le Vélay. Elle comprenait 56 commanderies.

La langue de France avec 3 grands prieurés, Paris, Poitiers, Voulaines à la tête de la Bretagne, Anjou, Saumurois, Poitou, Saintonge, Bas Berry, Tourraine, Maine, Normandie, Orléanais, Ile de France, Artois, Picardie, Flandre, Champagne, Sedan, Lorraine, Haute Bourgogne et Nivernais.

 En Vélay une première mention de l'Ordre Hospitalier est faite en 1153 où ils s'installèrent à l'Hôpital St Jean du Puy. Pour rappel, l'ordre des Templiers s'installa lui en 1170 à la maison templière St Barthélémy. Je dois avouer une certaine confusion dans mon esprit entre les localisations de la maison templière Saint Barthélémy et celles de la maison St Jean de la Chevalerie appartenant aux Hospitaliers, certes les biens des Templiers passèrent aux Hospitaliers en 1312, et l'église St Barthélemy devint possession des hospitaliers, mais je ne trouve aucune trace de l'Hôpital St Jean, à re-vérifier donc à la bibliothèque du Puy.

Sources Auguste Chassaing 1882

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