12 avril 2017

La coulée de Bourrianne en Haute Loire

Les basaltes sont des laves fort présentes sur la région, émises entre 1000° et 1200°, elles sont très fluides et peuvent fournir de longues coulées. Au contact du sol et de l'air, elles refroidissent, s'immobilisent alors que l'intérieur est encore incandescent. Des prismes ou orgues se forment au coeur de ces coulées Seule l'érosion naturelle ou précipitée par l'activité humaine permet de voir le coeur d'une coulée. A noter que plus la diminution de température est lente et en profondeur, plus les prismes sont réguliers. Sur un sol argileux, l'érosion naturelle peut déstabiliser et fissurer les coulées en période de sécheresse, ou entraîner des glissements de terrains en période de pluies.Bourrianne

A Bourrianne, petit hameau à 1 km de StJulien d'Ance, sur le plateau de Craponne, les prismes étaient en place à l'origine, verticalement, puis en bascule avant de s'effondrer en éboulis sur une étendue de 900m.Bourrianne 2

Petite balade à faire par temps sec, car boue probable après pluie. De bonnes chaussures ne sont pas inutiles. On traverse les bouleauxBourrianne 4

puis on monte dans une sapinièreBourrianne 5

pour arriver à une table d'orientation qui surmonte la rivière de pierres.Bourrianne 6

Chemin fléché, au retour, chemin agréableBourrianne 8

à descendre qui nous fait passer par St Julien d'Ance aux pierres blanchesBourriiane9

Avant la ferme, petit chemin à droite non balisé que l'on a raté, mais passés dans le chemin du bonheur, nous avons rejoint notre voiture par la route peu fréquentée en cette saison. Compter 1 bonne heure pour 4 kms en comptant les arrêts-photos.  

Merci à René qui me donne un lien où l'on peut voir cet endroit, et d'autres aussi, en vue aérienne. Une vidéo réalisée par Gilles Mondon.

https://vimeo.com/197499223

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08 avril 2017

Nous ne savons pas aimer-Jean-Marie Rouart

Rouart Augustin

Les Rouart, je connais, surtout par leur passé de collectionneurs avisés avec le premier Henri qui avait Degas pour copain, se mit à peindre sur le tard, et collectionna les oeuvres de ses contemporains Manet, Degas, Berthe Morisot, Renoir,Toulouse-Lautrec et d'autres encore, mécène généreux et avisé, violoniste, il aura pour beau frère du côté de son épouse le compositeur Ernest Chausson qui lui fit cotoyer Debussy, Satie, Ravel, Prokofiev, Stravinski, il aura 4 fils, dans le désordre : Eugène ingénieur agronome et politicien ami de Gide et de Valéry, Louis chroniqueur et éditeur, ces deux là épouseront les filles du peintre Henri Lerolle, Christine et Yvonne, puis Alexis avocat et éditeur musical et enfin Ernest Rouart qui sera peintre et qui épousera Julie Manet fille de Berthe Morisot et Eugène Manet. Rien que du beau monde talentueux, célèbre et nanti. Une famille célèbre, sous les feux de la rampe, ce qui est parfois un handicap.  

Jean Marie Rouart est le petit fils de Louis et de Christine. Son père Augustin 1907-1997 était lui aussi peintre, plus en retrait dans cette illustre famille, moins avide de notoriété que les autres, marié à Juliette Rapin. Ils habiteront un appartement boulevard de Montparnasse ouvrant sur une cour dont l'écrivain écrit : 'il endeuillait tout espoir de bonheur' extrait. Voilà le ton est donné, un peu mélancolique, un peu nostalgique, très introspectif, forcément bien écrit, avec une admiration pour les grandes destinées comme celle de Napoléon. Jean-Marie évoque ses amours nombreuses, ses amis célèbres, un petit catalogue en somme de personnalités connues qui suscite chez le lecteur soit énervement, soit sympathie, ce qui est mon cas. Car cet auteur ne cherche pas à nous éblouir, il baigne dans cet univers depuis si longtemps que cela lui est naturel; conscient de ses faiblesses, il se confie au lecteur, et ma foi, cette intimité partagée avec nous, l'espace d'une lecture, n'est pas désagréable. La couverture de ce livre est la mère de Jean Marie Rouart peinte par son père Augustin.

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05 avril 2017

Les peintres de Murol - Musée

Léon Boudal

Entre 1910 et 1935, une petite colonie de cinquante peintres d'origines diverses se spécialisa dans la reproduction de paysages automnaux et hivernaux de la région de Murol dans le massif des Dores. Ces artistes furent accueillis par l'abbé Léon Budal, peintre lui même. 

Un musée ouvert depuis 2000 présente leurs oeuvres. A 176 KM du Puy, à faire dés que possible.

Le site du musée. http://www.musee-murol.fr/ pour les curieux, en attendant un futur message à ce sujet.

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31 mars 2017

Etre ici est une splendeur - Marie Darrieussecq

Paula 2

Livre sur une peintre à l'éphémère vie, morte à l'âge de 31 ans, de la médecine ignorante qui  laissait les femmes plusieurs jours au lit après un accouchement. Une embolie pulmonaire massive pour Paula Modersohn-Becker 1876-1907, épouse du peintre Otto Modersohn 1865-1943. Passage obligé à Paris où elle s'inscrit à l'Académie Colarossi, Camille Claudel, Jeanne Hébuterne y passeront aussi, un destin particulier pour les trois, elle suit également l'Ecole des Beaux Arts ouverte aux femmes depuis 1900. Elle ira à l'exposition universelle, au bal Bullier célébré par les Delaunay, elle rencontrera des peintres devenus aujourd'hui prestigieux, le Sacré-Coeur se construit.  paula 6 Plaisante lecture où Marie Darrieussecq nous peint par petites touches le Paris de l'époque, où elle évoque le caractère bien affirmé de cette Paula qui fait venir à Paris son futur mari dont la femme se meurt, libre et volontaire Paula. De Paris, on passe au village d'artistes à Worpswede en Basse Saxe, on fait la connaissance du poète Rainer Maria Rilke 1875-1926, de Clara Westhoff sculptrice et d'autres encore.Clara Westhoff

 Paula peint des anonymes campagnards qu'elle rencontre, des paysages plats, et des portraits de ceux qu'elle aime  elle est amoureuse, un peu, de Rilke, mais elle lui préfère le peintre Otto. Rilke épousera Clara. Marie Darrieussecq s'inspire des journaux de ces êtres là, où 'ce sont des mots des morts quand ils essayaient d'accorder vie et mots' extrait. Journaux où quand on les superpose ça fait des trous, extrait. Alors Marie fait comme nous, quand on parle de nos morts, ce n'est pas leur vie vécue réelle qu'on raconte, mais ce que l'on en a perçu. paula3

Paula Modersohn-Becker a son musée à Brême, on l'exposa énormément après sa mort. Elle n'est vraiment connue de nous que depuis le livre de Marie Darrieussecq et de l'exposition qui lui fut consacrée à Paris au printemps 2016.

A me relire, je remarque le style franchement décousu de ce message, un peu à la manière de Marie Darrieussecq mais sans son talent !

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28 mars 2017

Cénobite ou Anachorète ?

Heu ... hétéro ....

C'est bien votre droit, mais ce n'est pas la bonne réponse ....

Pour y répondre, déjà, situez vous vers 330, en Thébaîde en Egypte, allez sur une rive du Nil et vous trouverez le premier monastère de Tabennesis fondé par Pachôme ou Pacôme.

Le mot latin coenobium qui signifie couvent a donné cénobite et signifie donc moine qui vit en communauté. Il existait déjà des moines qui vivaient en ermite ou en anachorète (mot latin anachoreta qui signifie solitaire, on peut également utiliser le terme érémitique adjectif qui signifie propre à un ermite).

Monastère double, Marie la soeur de Pacôme fonde sur la rive opposée un monastère de femmes. 

Auparavant, des vierges consacrées vouaient leur vie au Christ, tout en restant dans leur famille. Des veuves pouvaient faire le même choix à condition d'être chastes. Elles adoptaient une règle de vie où pauvreté, humilité, jeûne et usage de la lecture étaient vivement conseillés. Fin du IV siècle, on retrouve ces communautés en Occident.

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27 mars 2017

Les Affolantes de Bois Le Roi en Seine et Marne

20161118_100453Avec les débuts du chemin de fer ligne Paris Lyon devenue aussi en 1857 Méditerranée dont la construction pour Bois le Roi date de 1849, la haute bourgeoisie parisienne et plus rarement des artistes renommés se sont fait construire des propriétés d'architecture baroque donc remarquable en bord de Seine, de Seine Port à St Mammès en Seine et Marne.Le clos Barbeau Bois le Roi

A Bois le Roi, Louis Périn 1871-1940 architecte et peintre construira de splendides folies, un peu plus exubérant d'ailleurs dans son architecture qu'un Achille Proy architecte contemporain du Puy en Vélay. Ces villas doivent leur nom d'affolantes à un historien  André Châtelain 1942-2011. Elles ont fait l'objet d'un livre de Marie-Françoise Laborde paru en 2015. Le clos Barbeau transformé en appartements appartenait à Louis Perrin, tandis que ses beaux parents habitaient la villa ChantemerleChantemerle Bois Le Roi

 devenue une maison médicale. La Ruelle, construite à partir d'un prieuré du XVIIè, occupé par des moines qui détenaient le droit de passage par un bac sur la Seine jusqu'en 1789 fut occupée par un directeur de théâtres parisiens Emile RochardLa Ruelle

qui amena du beau monde. De nombreux chemins de randonnées aux alentours permettent de belles balades. Et la Seine, la Seine, la Seine ...La Seine à Bois le Roi

 

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23 mars 2017

Kent Haruf - Nos âmes la nuit

Haruf

Livre vanté pour être une célébration de la joie, de la tendresse et de la liberté; je m'inscris en faux contre ce résumé écrit sur la quatrième de couverture du dernier livre de Kent Haruf né en 1943 et mort en 2014. On y trouve de la tendresse, un peu de joie et aucune liberté. Par contre, j'approuve pleinement la suite du résumé de cette couverture 4, qui évoque fort justement un des thèmes du livre intitulé Nos âmes la nuit, à savoir sous entendu toujours une célébration, de l'âge, aussi qui devrait permettre de s'affranchir des conventions, pour être heureux, tout simplement. Le conditionnel utilisé est bien employé, il devrait, mais n'y réussit pas. Kent Aruf nous conte donc la rencontre de deux septuagénaires, veufs, qui décident de réunir leur solitude, mais choisissent de ne se voir que la nuit, non par choix,mais par nécessité, pour couper court à toute rumeur possible. On croit rêver ! où se trouve la liberté de ces êtres qui se cachent pour goûter le plaisir d'être ensemble ? ils n'échapperont d'ailleurs pas au quand-dira-t'on, ni aux reproches de leurs enfants quadragénaires, et au final, ce seront ces gens là, (Monsieur !! ) qui gagneront.

A l'époque des septuagénaires baby-boomers, les esprits ont évolué, notre génération revendique sans souci sa liberté et vit sa vie comme elle l'entend; l'aide à domicile permet de garder nos aînés le plus longtemps possible chez eux, seuls ceux atteints de maladies dégénératives sont placés par obligation dans des maisons de retraite.

Non mais !

 

 

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21 mars 2017

Diane Arbus 1923-1971

arbus5

Diane ma belle, vous aviez la photographie somptueuse mais triste, celle qui ne voit que le tragique, le différent, le hors normes. Vous accentuez le réalisme en toute chose, avec une opiniâtreté dérangeante, celle qui fait de nous des voyeurs, celle qui désespère. Certes, vos photographies ne sont pas communes et témoignent d'une originale intention, celle de faire autrement. A moins que ce ne soit là votre propre vision du monde, celle où n'apparaissent que le pire, la noirceur d'un monde où la différence tue. Elles ne manquent pas de tendresse pourtant, parfois, souvent. Et puis un jour plus insupportable qu'un autre, vous vous êtes donnée la mort, le noir, la paix.  

 

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17 mars 2017

Nahui Olin née Maria del Carmen Mondragón

Carmen

Nahui Olin

Née en 1893 à Mexico, cette femme contemporaine de Frida Khalo ne se contenta pas d'être très belle, elle peignit, composa des poèmes, mena une vie scandaleuse, pour l'époque, de grande séductrice. Sa beauté attira bien évidemment des peintres ou photographes dont elle fut la muse. En elle, passion, révolte et sens du tragique à une époque difficile et douloureuse avec un père militaire qui créa le premier fusil automatique et fut très controversé pour ses actions sous la présidence dictatoriale de Porfirio Diaz. Il emmena lors d'une mission à Paris sa famille dont bien sûr sa fille qui, outre le français qu'elle apprit à parler couramment, s'initia à la peinture, la poésie et à la vie parisienne.Nahui Olin autoportrait en étudiante 1914

'Soy un ser incomprendido que se ahoga por el volcán de pasiones, de ideas, de sensaciones, de pensamientos, de creaciones que no pueden contenerse en mi seno y por eso estoy destinada a morir de amor' écrira 'elle De retour au Mexique elle épousa en 1913 un fils de bonne famille Manuel Rodriguez Lozano 1896-1971 aussi peu conformiste qu'elle qui avait choisi la peinture pour se démarquer lui aussi. Ils suivirent le père de Carmen en exil à Paris, où elle fréquenta entre autres Picasso et Diego Rivera. De retour à nouveau au Mexique, elle se coupa les cheveux, rétrécit ses jupes et revendiqua le droit à une sexualité libre et riche.  Son mariage déjà peu réussi fut anéanti par la mort d'un jeune enfant; elle posera plus tard nue nue pour les photographes Edward Weston et Antonio Garduna. Il y a  sans doute de la provocation chez elle, une revendication qui ne trouve pas satisfaction,  elle semble n'exister que par et pour l'amour d'un homme, mais à cette époque, ce n'était pas si facile d'être femme, artiste peintre, poétesse et musicienne tout en se voulant muse, même si un relatif vent de liberté autorisait la femme artiste à sortir de sa simple condition de femme, une liberté avec des limites frustrantes certainement. Sa relation amoureuse en 1921 avec le peintre Geraldo Murillo 1875-1964 connu sous le nom de Doctor ATL, lui fit écrire des poèmes, poemas dinámicos (1922) et Calinement je suis dedans 1923, lui, fit d'elle deux tableaux dont l'un assez tragique, ses grands yeux expriment un désarroi certain . Pas très heureuse Carmen.  Doctor ATL portrait de Nahui Olin

Doctor Atl Portrait de Nahui Olin 1922

il la baptisa Nahui Olin (en référence à un mythe aztèque que je vous laisse explorer sur internet, nahui signifiant quatre et ollin mouvement ou tremblement de terre). Elle se mit à peindre davantage stimulée par cet artiste, mais son caractère trop tumulteux les amena à se séparer. Après plusieurs autres aventures

nahui et lizardo face à la vue d'Acapulco Nahui Olin

 à l'âge de 40 ans elle rencontra son dernier amour Eugenio Agacino, leur relation écourtée par la mort brutale d'Agacino la désespéra, et sans doute dépressive, lassée d'une vie où elle n'avait pas réussi à s'imposer vraiment sur le plan artistique, elle choisit de se retirer en 1934 de la vie publique, et mena une vie solitaire et difficile. Elle ne mourut qu'a l'âge de 85 ans en 1978. Deux tableaux vus au Grand Palais, lors de l'exposition consacrée au Mexique cet hiver.Nahui Olin

Nahui

 Un livre a été écrit sur cette femme si particulière par Pino Cacucci..

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14 mars 2017

François Gagnaire -Restaurant Anicia- Paris

Anicia

François Gagnaire a quitté depuis déjà un petit moment son restaurant étoilé du Puy en Vélay. Il est installé maintenant au 97 rue du Cherche-Midi dans le 6ème. Son restaurant se nomme Anicia, en référence au nom romain du Puy Anicium. Le caviar du Vélay révèle une composition de lentilles du Puy en gelée de crustacés et crème de chou-fleur. Il faut compter 50 à 60 euros à la carte sans compter le vin. Le soir un menu dégustation à 55 Euros vous est proposé. Pour le midi une formule entrée-plat ou plat-dessert à 29 euros pourra vous satisfaire. Attention, fermé le dimanche et le lundi.

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