06 novembre 2012

Chaise

Chaise

Posté par maison43 à 19:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]


04 novembre 2012

Dame de La Chomette

Avant restauration

Cette Dame là a acquis, bien malgré elle, une notoriété certaine, même Martin Quenehen en parle, sur France Culture, c'est dire ! bon, Martin ne connaît pas grand chose des Vierges en Majesté, c'est certain ! Mais il met en valeur deux élèves de l'Institut National du Patrimoine qui se sont chargées de la restauration de Dame Chomette, bien abîmée par les restaurations successives, dont la dernière daterait des années 1920-26.

Sa tunique aux plis ovales, peu nombreux, symétriquement placés autour d'un pallium (ornement liturgique placé autour du cou) la rapproche des Dames de Monistrol d'Allier, Saugues et Vernols. A l'origine, sa tunique bleue était en lapis-lazuli broyé, ce qui constitue un fait assez rare. Les 2 restauratrices ont gratté jusqu'à 6 couches de peintures successives, gratté aussi le mastic qui couvrait une fissure au visage.

Après restauration

Dame Chomette est en bois de peuplier et date du XII ème siècle. 

Le 23 Octobre dernier, elle a retrouvé sa place dans l'église de  La Chomette qui est la plus part du temps fermée.

Même si la qualité de la photographie est différente, il faut reconnaître que Dame Chomette a gagné à être restaurée bien qu'elle soit austère, sévère, solennelle.

 

 

Posté par maison43 à 20:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

28 octobre 2012

Incidences - Philippe Djian

incidences

Ils nous en parlent tous en ce moment, de la difficulté d'être écrivain; chaque automne, déjà la petite Nothomb nous verse une larme à ce sujet, tandis que Naulleau en profite régulièrement  pour demander à Nothomb de faire une pause; même Luchini, le héros  prof de français du dernier film d' Ozon 'Dans la maison', a pour thème, entre autres, ce sujet ... Alors retrouver la question dans le premier livre que je lis de Philippe Djian 'Incidences' ne m'étonne pas vraiment. C'est un thème récurrent et à la mode !

L'histoire d'Incidences

De la ménagère de moins de 50 ans,( il ne faut quand même pas exagérer), à l'étudiante jolie ( qui voudrait d'une laide ?), toutes rêvent de passer dans le lit de Marc, fumeur impénitent et charmeur de 53 ans accessoirement prof de français , excellent masseur des chevilles de sa soeur, fragile des reins surtout quand il transporte un corps inerte de jeune femme morte.  Lui qui est toujours sorti avec des filles de moins de 26 ans, en dehors de sa soeur avec laquelle il entretient des rapports incestueux, devient amoureux de la belle mère de la jeune femme morte, 46 ans mais belle. Un policier mal embouché inerte lui vaut à nouveau une lombalgie fort douloureuse. Il aime le feu, Marc, feu purificateur, de ceux qui se sont mal conduits lors d'une enfance traumatisante, du psychopathe dangereux qu'il est. Alors Boum !

Voilà pour l'histoire qui se tient.

 Le narratif n'est pas désagréable, Djian a le sens de l'intrigue, le goût des chutes brutales, un rythme assez soutenu, on ne s'ennuie pas. Mais le descriptif est parfois banal :

 Les moteurs n'arrêtent pas de vrombir,   le noir et le sang sont d'encre, la lune brille dans le ciel 

Le moteur en refroidissant cliquetait comme un squelette.

Et une petite dernière de bon goût ' ... pour examiner les fesses de Myriam, pour tenir son nez au dessus d'elle et de sa limace alanguie, gonflée sidérante'.  Sidérant,  c'est bien le qualificatif qui convient aussi !

Bon, je chipote, un peu, par plaisir, je pinaille !! Ce n'est pas le plaisir pur des mots que l'on cherche dans ces livres, c'est un petit ensemble qui fait passer un petit moment agréable. 

Posté par maison43 à 19:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

27 octobre 2012

Amour

amour

On peut se demander pourquoi Michael Haneke a pris le parti de réaliser un documentaire, réaliste et juste, sur le maintien à domicile, fort bien joué par 2 acteurs qui sont parfaits. On pouvait s'attendre à autre chose. Certes, on retrouve, avec émotion le sourire ravageur et tendre du Trintignant jeune, et le charme inaltérable d'Emmanuelle Riva dont le visage ridé est beau tout simplement. Ils ont bien vieilli. Mais pour avoir vécu quatre agonies d'êtres aimés, je trouve que cette cinquième mort annoncée de cinéaste est trop limitée aux symptômes (où il ne manque que les odeurs) et complètement dénuée d'humanité ! Les émotions sont curieusement laissées de côté, à part l'inévitable refus  de l'héroine principale d'être vue diminuée par les siens, et son désir très humain d'abréger sa dégradation.  Pourquoi diable ce film manque t'il autant de tendresse, de chaleur, d'humour, de générosité car il y en a de ces moments entre ceux qui vont mourir et leurs proches ... Si Haneke souhaitait nous montrer l'effondrement d'un vieil homme dépassé par la maladie douloureuse et invalidante de son aimée, effondrement qui le mène à la déraison, et bien OK, c'est réussi. Si, il souhaitait, par contre, révéler une autre dimension de l'amour, c'est raté.

En fait, c'est le titre qui pèche ! Agonie aurait mieux convenu, moins accrocheur, sans doute mais plus conforme au scénario. Et je me sentirais moins flouée ! je ne serais d'ailleurs pas allée le voir. Quoique, pour Trintignant, si, peut être ... si, quand même !   

Posté par maison43 à 17:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 octobre 2012

La mujer pescadora Tenerife

Puerto de la Cruz

Revendication féministe légitime déguisée,  Hommage aux Femmes de pêcheurs, qui vendent, à la criée, les poissons pêchés par les maris .... il y en a plusieurs sur l'île ...

 

 

Ténérife 2

Ténérife

Tenerife 3

Posté par maison43 à 14:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


25 octobre 2012

Les clochards

Ils font partie du paysage urbain, dans les métros, les gares, les rues, aux feux rouges, ils tendent la main, ou demandent simplement une pièce. Ils sont accompagnés souvent d'un chien, d'un caddy, d'un sac, d'une bouteille.  Ils ont une histoire à raconter, vraie ou pas. Ils effraient, dégoûtent, indiffèrent, dérangent.  Ils n'oublient pas de remercier.  

Heu, pourquoi celui là s'obstine à m'appeler 'man' ?

Posté par maison43 à 11:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 octobre 2012

Je t'écoute

Place René Cassin

Posté par maison43 à 09:40 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

12 octobre 2012

Dame de Laurie

Laurie

Elle vient de loin celle là, d'abord associée (comme beaucoup d'autres Dames d'ailleurs) à une source vénérée par les Gaulois, puis par les chrétiens qui placèrent là une vierge en majesté en bois polychrome fin 12ème début 13ème siècle. Elle fut dit on déplacée miraculeusement à la fontaine du Roulier, avant de trouver gîte plus abrité en l'église de Laurie au 14ème siècle. Elle aurait épargné la cité de Blesle de la peste, ce qui lui valut la reconnaissance des Bleslois qui se rendront à Laurie chaque lundi de Pentecôte. Ce pèlerinage sera suspendu un temps à la révolution puis reprendra jusqu'à nos jours.

 

Dame de Laurie blanche à l'origine, noire au XVIIe siècle, rosée en 1833, et restaurée à nouveau en 1952. L'abus de peintures a le même effet que les liftings, Dame de Laurie est aujourd'hui  un peu bouffie, plus laide que ses consoeurs; on lui accorde la douceur d'un

ND de Laurie détail

sourire qui fait souvent défaut aux autres, plus grossière que les autres, moins délicate, elle perd de la superbe hiératique des autres Dames mais gagne en  bienveillance et humanité. Son enfant n'a rien de roman, mais sa laideur nous le rend sympathique. La main, le cabochon, la tunique sans plis doivent sans doute plus à la dernière restauration qu'à l'artiste inconnu du XIIème siècle. 

Il existerait une réplique de cette statue à Clermont Ferrand et à Brioude , a voir donc.      

 

 

 

Posté par maison43 à 15:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

11 octobre 2012

Jonathan Coe

Coe

Coe2

Fortement caricatural, britanniquement drôle,  méchamment brossé, colériquement aromatisé, le roman de Jonathan Coe 'Testament à l'anglaise'  est  une dense épopée familiale ( les Winshaw) où les rares gentils sont pour l'un mort, pour l'autre internée en psychiatrie, où les méchants sont les plus menteurs, les plus tricheurs, les plus escrocs, les plus hypocrites, qualifiés de 'sangsues à forme humaine', c'est dire si ils sont sympathiques. 'Ils ont tous du sang sous les mains. Il n'y a pas de limite aux morts qu'a provoquées l'immonde commerce de Mark. Dorothy a participé au meurtre de mon père, en le nourrissant de saletés; et Thomas l'a poignardé dans le dos, en emportant l'argent de sa retraite. Rody et Hilary se sont certainement mis de la partie'. Cette famille a un biographe Michael  Owen ( embauché par l'internée Tabitha Winshaw) écrivain en panne d'inspiration, qui mêle rêve, cinéma et réalité dont nous partagerons la vie tout au long du livre, avec en parallèle des épisodes de vie des Winshaw. Coe tisse un livre toile d'araignée où chaque personnage est lié, où tous les fils convergent vers le centre-fin fort rocambolesque, à la manière d'une histoire policière façon Agatha Christie qui s'emballe sur la fin façon Monty Python. Ce livre est finalement très atypique, inclassable, jubilatoire et horripilant à la fois. J'ai pris un certain plaisir à le lire.

 Dans 'La pluie avant qu'elle ne tombe', Coe se livre à un romanesque, romantisme, sentimentalisme , à prendre au second degré, si l'on veut s'en réjouir et si en plus on écoute Joseph Canteloube (compositeur musicien français et auvergnat 1879-1957), cela devient délicieusement décalé. Avec quelques carrés de chocolat, un feu de cheminée, cela devient carrément divin.

Impuissance humaine à refaire l'histoire, nostalgie de ce qui ne s'est pas réalisé, constat des phénomènes de répétition dans les rapports familiaux, impressions fugaces prémonitoires ... ce livre trouve fatalement un écho en chacun d'entre nous. Et plus fort encore, il donne l'espoir de retrouver un jour, au mourir, comme Rosamond, les êtres les plus chéris et de réaliser ce qui n'a pu se faire de votre vivant ....   mouais.

 Coe est meilleur, pour moi, dans la satyre, l'humour, le branquignolesque . C'est plus jouissif.

Posté par maison43 à 14:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

10 octobre 2012

Henry-Eugène Delacroix

La Lutte pour la vieHenry-Eugène Delacroix.

Un autre naufrage sans doute où il ne fait pas bon d'être femme ! Néo classique le style, si différent du radeau de la Méduse, naufrage dont  je ne connais pas l'histoire, les plus forts restent à bord, les femmes nombreuses au demeurant sont éjectées avec force mais s'échouent gracieusement, voluptueusement, charnellement, sensuellement ... toute peinture a son histoire, celle là mériterait que l'on en connaisse plus ... au diable les métaphores supposées, les symboles possibles ... bien sûr, il ne s'agit peut être que d'illustrer ainsi une des théories de Darwin 1809-1882( La loi du plus fort), peut être est elle sexualisée : hommes prédateurs se battant contre femmes proies et concurrents possibles ..... 

on constate quand même une certaine jouissance du peintre à manipuler les corps, à mettre en valeur les muscles masculins, les rondeurs féminines ...

 

    Détail

 

 

 

le repentir est une partie du tableau retouchée par le peintre

Henri-Eugène Delacroix  Henry Eugène Delacroix est né à Solesmes le 16 janvier 1845 de Henry Delacroix et d'Eugénie Ménard. Il fera les Beaux Arts à Paris et aura pour maître Cabanel, c'est dire qu'il est classique, il peindra moults fresques décoratives, pour la salle de mariage de L'Hay les Roses, pour la mairie de Solesmes, pour l'église Saint Julien de Saint Lys en Haute Garonne et sans doute pas mal d'autres lieux, ce peintre connut une notoriété certaine. Il meurt en 1930

Posté par maison43 à 16:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :