05 janvier 2013

Eléphants à Paris

Institut du monde arabe

Nadim Karam détail

Moucharabieh sur un éléphant

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03 janvier 2013

L'homme qui rit

L'homme qui rit

Film de Jean Pierre Améris avec Marc André Grondin dans le rôle de l'homme qui rit, Christa Théret dans le rôle de l'ingénue aveugle, Gérard Depardieu dans le rôle du gentil bougon au coeur noble, Emmanuelle Seigner dans le rôle de la duchesse sensuelle mais pas aussi méchante qu'elle le voudrait, et puis il y a pléthores de pauvres sales, de riches poudrés cruels : la cour des miracles, les misérables, oui, Victor Hugo est bien présent, presque caricaturalement mis en scène, à nos yeux de nantis et hygiéniques humains du 21me siècle .. en fait ce devait être vraiment cela la pauvreté au XIX siècle, ce devait être vraiment cela la noblesse engoncée dans ses privilèges, avec sans doute la poésie et la beauté en moins, car la mise en scène choisit de privilégier, le rêve, l'irréalité des héros, l'absence d'émotions fortes. Chaque personnage est un archétype qui fait de ce film une fable universelle, intemporelle, parfaitement inutile quant à la morale conclusion, comme toutes les fables d'ailleurs, mais assez désenchantée finalement quand on pense qu'au bout du compte, toujours, la barbarie humaine finit par l'emporter. Notre monde actuel le prouve quotidiennement. Chaque scène est une petite scenette de théâtre, qui nous ramène à la grandiloquence souvent théâtrale, ampoulée de Victor Hugo, mais finement écrite bien sûr, superbement écrite. ouf, je m'en tire bien !!!

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30 décembre 2012

A ce soir - Laure Adler

Laure Adler

Laure Adler écrit un livre sur la fin de vie de son fils Rémi mort au cours de sa première année.

17 ans après, elle souhaite l'évoquer dans un livre qui se lit aisément, à la belle écriture sans sensibilité larmoyante. Des mots qui expriment la douleur profonde, celle qui égare, celle où les larmes sont dépassées, celle où l'on s'enferme comme un insecte sous une lampe ou sous un verre, qui cherche inutilement à sortir de cet emprisonnement de douleur, se heurtant, devenu fou, aux parois. 

Laure Adler redonne vie à ce fils, le concrétise sous forme de livre. Elle y soigne sa douleur, sa culpabilité d'avoir vécu après. On n'oublie jamais la mort d'un enfant, on s'habitue à la douleur.

La vie n'est plus la même après un tel déchirement. La mort rôde autour de vous toujours et 'a vite fait de vous murmurer à sa façon, en A ce soir qui résonne comme une menace'. extrait

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29 décembre 2012

Mes héros

Mes Héros

Film  d'Eric Besnard avec Josiane Balasko, Gérard Jugnot et Clovis Cornillac. Petit film gentillet, un peu planplan, un peu gnangnan, un peu concon où l'on prend un peu de plaisir avec les comédiens, on se moque de l'histoire, on sait d'avance sans rien connaître du film qu'elle sera sans surprise, agréable à regarder, mais oubliable illico presto .. le décor est style nain de jardin, un peu kitsch donc, un peu vieillot, les personnages bougons avec un coeur gros comme ça, les flics un peu cons mais au final humains; aller voir ce film c'est comme aller voir de vieux cousins qui vous offrent une boisson sirupeuse à souhait, c'est comme retrouver avec plaisir de vieux souvenirs rangés dans une malle poussiéreuse d'un improbable grenier, c'est comme parfois, souvent, rarement, votre vie ou la mienne en somme. Et à part ça ? rien d'autre mais un sirop fraise ou un charmant souvenir, c'est pas si mal ... parfois, souvent, rarement.  

C'est rare un film que l'on n'oublie pas, non ?

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26 décembre 2012

Main dans la main

Main dans la main

Beaucoup de mythique dans le troisième film de Valérie Donzelli, le lieu principal du film : l'opéra Garnier et sa chantilly de petits rats, la madeleine de Commercy où Jérémy Elkaïm  habite et travaille dans une miroiterie, la voix off du film qui rappelle la voix monocorde de Truffaut, les paysages pris en travelling version 70 filmée en super 8, et le corps nu sublime de Valérie Lemercier qui se drape dans un long rideau et défile ainsi dans les rues à la manière de la non moins sublime Charlize Théron qui s'adore en Dior. L'histoire est celle d'un amour, pas franchement coup de foudre, plutôt coup du sort insupportable au début pour Joachim et Valérie soumis malgré eux à une synchronisation de leurs gestes ... Leurs différences multiples finiront pas trouver un accord; J'ai adhéré à ce joli film, qui a des longueurs pour rêver un peu, des réparties pertinentes et amusantes sur le couple, l'amour, la solitude.  Valérie Donzelli est la soeur de Jérémy Elkaim. A noter Béatrice de Staël savoureuse.

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24 décembre 2012

Zaha Hadid

Zaha Hadid - table Liquid Glacial

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22 décembre 2012

Le gros la vache et le mainate

Le gros la vache et le mainate

Alors, là il y en a des mots grossiers à la pelle, des scènes vulgaires qui décapent, qui font rire car le texte corrosif supporte la dite vulgarité, la transcende même. Cette pièce-opérette est un défoulement jubilatoire pour les artistes qui assurent, pour les spectateurs qui libérés de tout assujettissement s'exclaffent et se moquent ainsi de leurs humaines destinées. Car il s'agit aussi de cela dans cette audacieuse farce complètement déjantée, arriver à se moquer de sujets graves, comme la mort, la vieillesse, le droit à la différence, la société devenue un peu grotesque, avec un sens du burlesque que j'ai pour ma part rarement vu.  J'ai adoré, jubilé, je me suis éclatée, et cela fait un bien fou.

Les comédiens sont performants, excellents. Une mention spéciale à  Jean Paul Muel. La pièce est écrite par Pierre Guillois, le metteur en scène est Bernard Ménez. 

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21 décembre 2012

Une semaine de vacances - Christine Angot

une semaine de vacances

Sulfureuse et subtile Christine Angot qui choisit de faire de son histoire un livre que l'on peut qualifier d'érotico-pornographique, et ce n'est pas, les 'c'est bon papa' qui vont apporter au texte à première vue une autre dimension. A la seconde approche, Je crois par contre que ce roman est un espoir pour tous ceux qui subissent l'inceste qui ravage leur jeune vie, Christine Angot démontre par ce livre dont la précision clinique évoque celle de Sade, version très édulcorée de Sade d'ailleurs, donc elle démontre que l'on peut se remettre d'un tel traumatisme, je n'ai pas dit guérir, car on en porte toujours la blessure, mais on peut le sublimer; ce qu'elle arrive à faire avec un parti pris certain pour l'ambiguité qu'elle provoque par le pouvoir érotisant de ce texte chez le lecteur, histoire de le mettre mal à l'aise. Et c'est en cela qu'elle est sulfureuse Christine Angot, pas sur les termes employés, ni sur les images crues ainsi dévoilées. Elle joue sur les 2 tableaux, exciter sexuellement le lecteur, mais en même temps lui rappeler sans cesse qu'il s'agit d'un inceste, et donc chercher à le mettre en situation de père incestueux si d'aventure il est émoustillé, ce qui va forcément l'indisposer à des degrés divers. Belle écriture, sans doute, avec un pouvoir particulier donné aux mots, pas de mots grossiers, uniquement les mots communs que notre société pudibonde a écarté de la conversation ordinaire, leur donnant ainsi une connotation soit érotique jusqu'à la pornographie, soit pseudo médicale. Christine Angot les remet à leur place, ces mots là, et nous laisse libres de les interpréter à notre façon; cela peut déranger.

   

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18 décembre 2012

Hokusai 1760-1849

Un autre nom est associé à Hiroshige, associé donc aux impressionnistes, alors je suis allée vers lui, au musée Guimet qui présente un tout petit échantillon de son immense production. Mais cela se déguste petitement, cela s'apprivoise petit à petit, l'estampe japonaise !

C'est un monde inconnu de moi, une culture mystérieuse, un voyage spirituel à faire, plusieurs rencontres à faire, à mon gré, à mon rythme, quand je veux, quand je peux. Hokusai né en 1760 est un enfant d'origine inconnue, adopté. Il acquit une culture en travaillant comme commis dans une bibliothèque, entra en apprentissage à 14 ans chez un graveur sur bois : une vie vouée à l'art où il devint l'un des principaux représentants de l'ukiyo-e dont il arriva à s'échapper, pourtant, un ukiyo-e à sa façon. Peintures, dessins, estampes, livres illustrés constitue une oeuvre gigantesque incalculable. Ses thèmes préférés seront le mont Fuji, la mer, les personnages et les plantes. Ses visages sont particulièrement expressifs pour l'époque, ses femmes souples et gracieuses. L'influence occidentale se manifestera par l'usage de la perspective, les effets de clair-obscur, les ombres. 

Le musée Guimet présente actuellement 40 des peintures, estampes, dessins d'Hokusai. 

Hokusai 1830 Guerrier détail

A l'encre de chine, veille un guerrier sur son cheval cabré, matez donc le visage au regard acéré et mystérieux (si, si)du guerrier, des yeux de faune.

La vague,  des 36  vues du mont Fuji.

Kajikazawa dans la province de Kai- Hokusai

La grande vague 1830-32 Hokusai

Hokusai 1833-1834

En réalité des mille vues, Hokusai n'en réalisa que dix, chacune mettant en scène la vie des pêcheurs.

Démon de la jalousie riant 1831 Hokusai

Spectre d'Oiwa 1831 Hokusai

Issus de la série Cent Histoires de fantômes,  2 aimables spectres.

Hokusai musée Guimet

De celui là, je ne me souviens plus du titre, une histoire de filles qui dansent pour les garçons, je crois, peut être ! mais j'aime le raffinement du trait des visages, vêtements ....

Hokusai peindra jusqu'à la fin de sa vie, il meurt en 1849.  

Hokusai Autoportrait à l'âge de 83 ans 1842

 

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15 décembre 2012

Arts

C'est un monde où je n'entrerai que comme spectatrice, voyeuse, mateuse, fouineuse, un formidable voyage à faire, spirituel le voyage, dans le temps, dans l'Histoire, dans le monde, une aventure plus intellectuelle que physique, celle au fond que je préfère, de celles qui nous ouvrent un peu plus les yeux, de celles qui nous apprennent toujours quelque chose et notamment que l'on ne sait jamais grand chose. Et ce voyage par l'Histoire de l'art, par le goût de lire, me fascine. Voilà pourquoi j'aime les Arts, quels qu'ils soient, une façon comme une autre d'appréhender une part des autres. Vaste entreprise infinie dont je ne verrai jamais le bout, et cette perspective m'enchante.

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