16 janvier 2012

David d'Angers

Galerie David d'AngersD'abord il y a le site, particulier, le seul au monde qui existe sous cette forme, nous dira un responsable du musée, vrai ou pas, le site est à voir :

 une union improbable entre une abbatiale gothiqueAbbatiale Toussaint

 et une verrière contemporaine.Abbatiale

Un mariage réussi, heureuxAB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 où les statues de David D'Angers ne déparent pas, un peu décalées, un peu datées, de celles de ce siècle où la bourgeoisie naissante adorait les stucs, les moulages, les dorures, les miroirs, les grandes tentures, les pompons, les galons, les glands, les monuments funéraires, les statues, de ce siècle donc où la bourgeoisie un peu méprisée par la noblesse, en faisait, juste un peu trop ...

Charles d'AngersFils d'un sculpteur sur bois, Pierre-Jean David est né en 1788 à Angers, pour le différencier du peintre David, on le nommera David D'Angers. Il enverra à la ville d'Angers qui lui avait octroyé une bourse, ses plâtres d'atelier. Il obtint le prix de Rome en 1811. Il se lancera également dans une carrière politique, sera député sous la seconde République, mais sera contraint à l'exil. Il meurt en 1856. 

 

 

 

  

Il réalise des statues gigantesques, comme Gutemberg pour Strasbourg, David d'AngersJean Bart pour Dunkerke, un peu chat potté à mon avis !!!, le Fronton du PanthéonDavid d'Angers2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 ... où l'on reconnaît VoltaireDétail Fronton Panthéon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et une galerie de têtes sculptées où David s'est efforcé d'afficher le caractère à travers la physionomie : théorie en vogue au XIX ème siècle dite  physiognomonie qui pensait que l'on pouvait connaître le caractère d'un homme à partir des traits de son visage.

David d'Angers3

 

 

 

 

Goethe, cérébral, puissant et soucieux.

 

 

 

 

David d'Angers4

 

 

Paganini tourmenté, romantique,  David d'Angersun Lamartine très  très... étonnant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

David d'Angers6 et un Balzac sensuel, sanguin et un peu trop débonnaire pour être honnête  !    

 Très académique la sculpture de David d'angers, mais assez bonne dans les visages fort expressifs aux chevelures particulièrement travaillées.  

Posté par maison43 à 19:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


15 janvier 2012

L'oeil de Pâques - Jean Teulé

Particulteuléier Jean Teulé né en 1953, qui a débuté par des études de dessin, et a commencé par des BD. Il s'intéresse à l'atypique, le dérangeant, le décalé, la chose qui ne doit pas être écrite, ou alors effleurée, sous entendue. Lui se vautre avec plaisir dans l'indicible, le sordide, le déjanté, le follement fou, l'extrême ... Son écriture suit, ironie mordante, tendre moquerie, précision du détail sordide non dénué d'élégance ... Teulé dans l'ensemble, c'est assez jouissif, cela peut être aussi agaçant, démesuré, mais d'une manière ou d'une autre jamais décevant.

Pour une immersion rapide qui peut aller jusqu'à la noyade, je recommanderai, de lire en premier :

L'oeil de Pâques 1992

Rapidement, on se demande sous quelle addiction, jean Teulé a écrit ce livre, avec toutefois un talent certain. Moi j'adore. Car j'en ai connu des déjantés, des addict-men, mais aucun ne m'a fait sourire, amusée comme celui là qui se complaît certes dans son histoire jusqu'à nous en faire perdre le fil, mais qui nous ramène à sa délirante écriture, grâce à des petits leit-motiv assez musicaux ma foi, qui servent de gardes-fous, de repères aux lecteurs égarés.

Il y a des livres inracontables, celui là en est un. Il s'agit de se plonger dans une ambiance qui ne laissera pas insensible. C'est un test, si vous aimez, vous aimerez les autres. Et si vous détestez, et bien persévérez, c'est le pire ! Pâques, c'est une île mythique, c'est une fête religieuse un peu païenne, et c'est dans ce livre le nom d'une femme pas commune "Elle est née avec un globe oculaire entièrement rose sans iris ni pupille, un oeil comme on en voit sur les portraits de femmes peints par Modigliani." extrait.

Posté par maison43 à 13:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

13 janvier 2012

Rien ne s'oppose à la nuit - Delphine de Vigan

Delphine ddve Vigan

Née en 1966, devient romancière à plein temps à partir de 2007. mère de 2 enfants

 

Rien ne s'oppose à la nuit 2011

Pas vraiment un roman, pas vraiment une biographie, pas vraiment un essai, mais un mélange des 3, avec une volonté de la part de l'auteure de tout dévoiler, du moins de ce qu'elle sait ou croit savoir, elle écrit sa vérité et reconnaît que ce n'est pas forcément celle des autres membres de sa nombreuse famille.

Tout tourne autour de Lucile, la mère de Delphine, qui souffre de psychose maniaco dépressive nommée maintenant trouble bi-polaire, et qui en l'absence de traitement approprié, a un comportement proche de la folie. On suit un peu cette histoire comme un roman policier, la victime est belle et attachante par son côté mystérieux, les suspects qui ne sont pas forcément coupables forment une famille sympathique, vivante, où les portes claquent souvent, les drames surviennent en toute simplicité, si si, il y a un détachement de l'auteure que l'on peut comprendre, celui de ceux qui subissent beaucoup de drames. Bien sûr en ce qui concerne sa mère, Delphine de Vigan a moins de recul, la souffrance est bien présente, et l'écriture est peut être là pour exorciser cette douleur.

La vie de Lucile se termine brutalement parce qu'elle le désire, entraînant l'inévitable culpabilité de ses proches.

Delphine de Vigan se pose la question de savoir si elle aurait pu empêcher ce suicide :

"-.. mon fils répond lentement, à mesure qu'il note : "Non. Personne ne peut empêcher un suicide.

Me fallait il écrire un livre, empreint d'amour et de culpabilité, pour parvenir à la même conclusion ? "-

Oui, sans doute cela était il nécessaire, pour tenter de trouver une signification à tous les drames qui ponctuent son récit, pour remettre les pendules à l'heure, sans condamner personne.

Si votre famille n'est pas la famille idéale, si certains évènement de votre vie ne sont pas ceux dont vous aviez rêvés, lisez 'Rien ne s'oppose à la nuit'. Je trouve que cela fait un bien fou. La vie n'est décidément pas un long fleuve tranquille. Pour personne.

Et cela rassure.

Posté par maison43 à 11:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

12 janvier 2012

Jacques Villon

Gaston Duchamp est né en 1875, dans une famille bourgeoise, père notaire et compréhensif qui financera ses fils, mère sensibilisée à l'art par son père Emile-Frédéric Nicolle, dont la passion était la peinture et les eaux fortes. Sur les 6 enfants de cette famille, 4 furent célèbres, Gaston sous le pseudonyme de Jacques Villon, Raymond né en 76 sous celui de Duchamp-VillonMarcel Duchamp l'extravagant né en 1887, Suzanne née en 89. Ils apprirent le dessjacques villon illustration pour l'Assiette au beurre 1901in avec leur grand-père. 

Gaston se passionnera, tôt, pour le Traité de la peinture de Léonard de Vinci. Gaston prend le pseudonyme de Jacques Villon quand il devient dessinateur humoristique, pour ne pas entacher le nom de son père, dans des revues au nom suggestif comme Cocorico, le Frou-Frou  ou Le Rire. Jacques a un trait vif, précis, pertinent, mordant. Il croque bien Jacques avec délicatesse, humour et impertinence.  

 

 

 

 

 

 

Il excelle aussi dans les aquatintes et pointes sèches, progressivement, ses hachures deviennent plus drues, serrées, noires, construites.

L'équilibriste 1913 Pointe-sècheInstallé à Puteaux, cet homme demeure un peu en retrait du monde artistique, il s'intéresse de loin à Bonnard, Vuillard, Denis sans les approcher. Il passera par une période fauve, puis en 1910 sa carrière de dessinateur humoristique s'achève. Le groupe de Puteaux se constitue avec Kupka, Picabia, Mare, Léger,  face au groupe de Picasso et de Braque alors en pleine période cubiste. Villon s'y intéresse grâce à Kupka, il voit dans le cubisme une catégorie nouvelle de peinture, " une chose qui a les possibilités du rêve". Jacques Villon qui aime l'ordre et la discipline découvre que la technique cubiste peut lui servir.

  

 

 

 Il utilisera la construction géométrique pour faire du tableau une architecture de couleurs, que le sujet soit figure animale ou humaine, paysage, nature morte. Il synthétisera le mouvement avec le même procédé. Jacques Villon Soldats en marche

Cubisme, mais à la façon d'un Villon qui quadrille de façon systématique, par un savant calcul, les formes en mouvement, qui juxtapose sur sa feuille les mouvements qui se succèdent frénétiquement jusqu'à obtenir une forme abstraite figurative .. 

 

 

 

 

 

Villon est un intellectuel, doublé d'un mathématicien, il dessine ses thèmes, géométriquement, mathématiquement, il structure, construit, trace, tire des traits .. voici 3 oeuvres qui montrent (un peu), sa façon de faire ... Villon fait énormément de dessins avant de peindre. Le petit dessinateur 1935 Encre sur papier calqueLe petit dessinateur 1935 Eau-forteJacques Villon Homme dessinant 1935  

 

 

 

  

Et puis, Villon joue avec les couleurs, classiques dans ses débuts, puis criardes à la fin Jacques Villon L'oiseau empailléde sa vie, il s'éclate dans les verts, les roses,les mauves. Il pointille parfois,, en fait Jacques Villon expérimente aussi les couleurs, les marie entre elles avec plus ou moins de bonheur, arrive à les faire hurler ses couleurs, puis nous surprend à peindre des demi-tons plus doux, sentimentaux,Guitare et lauriers 1938 romantiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

A la fin de sa vie, enfin reconnu, vivant largement de sa peinture, il simplifiera ses dessins, fera du Villon, mais assagi, rassuré, sereinComme il vous plaira ascension enfin, n'ayant plus rien à se prouver.Les grues près de Rouen 1960

 

 

 

 

 

 

 

Je le préfère dans ses eaux fortes, ses dessins, Jacques villon, un petit dernier pour le plaisir. Jacques Villon La Lutte 1939

Bon, on ne s'est pas tout dit, je suis allée à Angers vous voir, mais où nous reverrons nous monsieur Villon ? vous êtes rare en France ... quelques oeuvres à Beaubourg, mais où êtes vous ailleurs ? mis à part les US, bien sûr.

Posté par maison43 à 15:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

01 janvier 2012

Nous, les filles

Famille

Posté par maison43 à 13:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


31 décembre 2011

Paul Klee

A la cité de la Musique ...Paul Klee

Sais pas trop pourquoi mais étais follement attirée par ce peintre musicien, ne connaissais de lui que quelques tableaux, les petits carrés multicolores ... comme celui ci, qui ont l'air de rien, et qui sont follement travaillés, en perspective, en profondeur, un échiquier où les cases dessinées se voient attribuer chacune une couleur dont le teint et la lumière diffèrent à chaque fois, créant un relief, donnant une symphonie de tons,  musicalement oblige !  voilà, musicalement, la cité de la Musique accorde donc l'oeuvre de Paul Klee à la musique qu'il jouait, Bach, Mozart, Schumann, Beethoven, Wagner, Busoni ... L'exposition suit à travers la musique l'oeuvre de Paul Klee. (Né en 1879 en Suisse, d'un père allemand) :

 6 époques où l'on voyage trop rapidement avec quelques oeuvres de ceux qui ont marqué Paul Klee, musicales, picturales, exposées dans des vitrines .... trop, trop de choses à découvrir dans une foule qui ne permet guère que l'on s'attarde, alors, frustration obligée, je découvre un peu Paul Klee, mais je ne le phagocyte pas encore .. Encore un à approfondir donc, son musée à Berne me tente. Klee 

De 1903 à 1911, gravure, dessin satirique, il est aussi critique musical, et pratique intensément le violon. Le noir, le blanc l'intéressent. Il travaillera au développement de l'aquarelle noire.

 

A gauche donc, eau forte sur zinc,' Le héros à l'aile' qui fait partie des 'Inventions' : " Ce personnage né avec une seule aile d'ange, contrairement aux êtres divins, s'efforce infatigablement de prendre son essor. Ce faisant il se brise bras et jambes, mais n'en persévère pas moins dans son idée". Paul Klee - Journal. 

Mariage avec une pianiste Lily Stumpf, Félix naît en 1907, et c'est Paul Klee qui s'en occupera pendant que son épouse donne des cours de piano pour faire vivre le ménage .

 

 

 Fenêtres et toitsDe 1912 à 1915, il découvre la couleur, rencontre Wassily Kandinsky et Franz Marc, Robert Delaunay. Voyage à Tunis. Le jaune envahit ses toiles, oui, j'ai un gros faible pour le jaune.

de 1916 à 1920, il s'éloigne du dessin, du figuratif, et se dirige vers une peinture plus abstraite. Les petits carrés ... on y revient !!

De 1921 à 1933 il enseigne au Bauhaus à Weimar, puis à Dessau, puis à Düsseldorf avec entre autres Kandinsky.

Il adopte alors un style libéré de toutes les influences, aussi bien musicales, que picturales, en tous cas, c'est mon avis, Paul Klee s'est libéré, et est enfin lui même, en proie à une désillusion certaine dont les origines sont multiples, personnelles, événementielles ... mais c'est une autre exposition, une autre vision des choses, une autre vision d'un autre Klee  que celle présentée à la cité de la musique.

un autre jour, dans un autre lieu, je vous donne rendez vous, Paul Klee, et je m'en réjouis déjà.   

 Joueur de timbale

 

 

 

 Renvoyé de l'académie en 1933, il est obligé de se rapatrier sur Berne, son art étant estimé dégénéré par les Nazis, en 1935 il tombe malade, il souffrait de sclérodermie, ce qui le freina dans son activité, mais les 3 dernières années précédant sa mort (1940), il fut extrêmement productif, il peignit des oeuvres fortes, où sa tristesse relative aux évènements en Allemagne, à sa maladie, à sa demande de naturalisation en Suisse qui tarde, se décline en tonalités brunes grises, sombres et rivalise cependant avec des couleurs flamboyantes où son humour poétique demeure. A droite le 'joueur de timbale ou 'le timbalier' qui date de l'année de sa mort, le rouge et le noir couleurs symboliques de la souffrance et de la mort, les barres noires. Ce tableau évoque une face, avec un oeil cyclopéen, et un marteau dont le musicien se sert pour frapper la timbale, mais les lignes noires évoquent la mort, une marche funèbre jouée par le timbalier ( Marc Le Bot - Paul Klee)

On peut reprocher à l'exposition de donner une vision réductrice de l'homme qu'était Paul Klee, de l'artiste productif et si personnel qu'il fut, artiste qui s'inspira de plusieurs mouvements sans jamais les suivre, et qui sut créer son style. Mais c'était un excellent début pour se familiariser avec vous, monsieur Klee.

Et je suis heureuse de terminer cette année 2011, qui fut assez noire pour moi, dans l'ensemble, par vous.       

Posté par maison43 à 19:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 décembre 2011

L'élégance des veuves - Alice Ferney

Alice Ferney, née Cecile Brossollet, épouse Gavriloff née en 1967. Fait l'ESSEC, soutient une thèse en Sciences Économiques, est maître de cafonférence à l'université. A pris le temps de faire 3 enfants.

L'élégance des veuves 1995

Ce livre devrait faire partie de l'éducation à la vie des Filles au même titre que l'Education Sexuelle. Moins rigolo cependant que l'éducation sexuelle. Moins rigolo, car ce livre dresse un tableau angoissant de la condition féminine qui se résume à n'être qu'un ventre, pour de la chair à canon, en ce qui concerne les mâles, pour reproduire des ventres en ce qui concerne les femelles. Moins rigolo, car, aujourd'hui, si la condition féminine a évolué, si les femmes ont d'autres ambitions aujourd'hui autres que la reproduction, il n'en reste pas moins vrai que se pose toujours le problème de l'enfantement comme privation totale de liberté, comme frein à toute autre activité, ou quand la balance penche de l'autre côté, comme abandon plus ou moins léger des enfants ... Concilier un travail intéressant et maternage est souvent source de déséquilibre, quoiqu'on en dise.

Familles aisées et catholiques, enfants acceptés comme dons de Dieu, exaltation des mères dans la maternité, deuils fréquents, amour conjugal présent, amour maternel, hommes qui servent la France et qui en meurent, tout est un éternel recommencement, naître, procréer, mourir. Et 'vivre des joies qui ne sont que des enchantements éphémères de pauvres diables qui fermaient les yeux sur l'avenir' Tous ne sont qu'un chaînon de l'humanité. Alice Ferney ne nous donne ni l'occasion, ni le temps de s'attacher réellement aux personnages, ce livre n'est pas fait pour ça, il existe ce livre pour nous ramener, à mon avis bien sûr, uniquement à notre mortelle condition, tragique certes, mais éternelle cependant. 'Il y avait continuité au-delà des ruptures'. 

Posté par maison43 à 11:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

27 décembre 2011

Traquenard mortel

Vivre toujours

Posté par maison43 à 22:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 décembre 2011

Dame des Chazes

Vers l'an 800 Engalmode épouse de Claude seigneur de Chanteuges fonde l'abbaye Saint Pierre des Chazes située dans l'actuel village St Julien des Chazes, maison qui accueille des filles nobles, mais aussi des roturières 'les soeurs blanches'. Soumise directement au pape, cette abbaye verra sa règle renforcée au XI ème siècle par Pierre de Chavanon, le fondateur de l'abbaye de Pébrac. En 1670, l'abbaye se soumet à la juridiction spirituelle de Cluny. Cette abbaye disparaît à la révolution. En face, le long de l'Allier une chapelle St Marie des Chazes se construit au XI, XII ème siècle. On dit que Chaze viendrait du nom chaza qui signifie maison : les Nobles Dames vivaient dans des petites maisons groupées autour du cloître et de l'église. Les roturières vêtues de robe d'étamine et portant voile se nommaient filles blanches ou soeurs servantes 

chazes2Dame des Chazes qui daterait du XII ème siècle est fort avenante et est en cheveux. On s'empresse de nous signaler qu'il devait y avoir un voile en tissu, et parfois une couronne. Pourtant, je l'aime bien nu-tête, jeune femme un peu songeuse, nostalgique presque, rose et bleue, enfantine, naïve ....

chazes3Et, si, pour la sacraliser plus, pour la 'notradamiser', on l'avait installée sur un fauteuil richement décoré, avec un coussin sous les pieds,

 

Chazes et si cela ne marchait pas, elle a l'air décidément d'être une jeune fille ! et son Jésus une petite copie presque conforme, ... à mon avis, l'artisan était amoureux et prit l'objet de sa flamme comme modèle !!!

Notre Dame des Chazes quitte l'église de Saint Julien des Chazes où elle demeure, maintenant, en permanence, chaque 15 Août, pour une petite balade dans sa chapelle

Posté par maison43 à 11:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

19 décembre 2011

Dame d'Estours

La plus proche géographiquement, d'autant plus qu'elle loge maintenant à Monistrol d'Allier. Notre Dame d'Estours daterait de 1109. On la dit ramenée de terre sainte par le seigneur Pons de Douchanès. Plus vraisemblablement, on l'attribue à un atelier local, pas loin des Chazes, ou de Lavaudieu. Au château des Tours, devenu d'Estours, une chapelle abrita cette Dame. On dit aussi que la Vierge apparue à des bergers laissa pour trace une statue à D'NDestours. On l'emmena à Cubelles, puis à Monistrol, puis à Saugues, mais mystérieusement elle revenait toujours sur son rocher au dessus de la Seuge. Alors on lui construisit une chapelle. Lors de la peste en 1721, lors de la Bête du Gévaudan en 1764-1767, elle fut bien sûr sollicitée un peu plus, ce qui lui valut sans doute d'être couronnée au nom du pape Pie X en 1913. Chaque premier dimanche de Septembre a lieu un pèlerinage à d'Estours.

 

 

 

 

 

nd3Beau visage aux traits réguliers et délicats, une douce autorité un tantinet dédaigneuse se dégage de cette Dame là, une des plus belles Dames romanes.

Trois plis ovales descendent symétriquement d'un pallium doré qu'un bijou ferme en son centre.

 

 

 

 

 

nd5Jésus ressemble aux baigneurs des années 50, de ceux qui ont longtemps traîné dans la grange au mas d'Oura.

Posté par maison43 à 11:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,