16 juin 2012

Lucian Freud

Rubens peut aller rhabiller ses nus académiques et charnus.

Reflet avec deux enfants (Autoportrait) 1965

Freud, Lucian est son prénom, né en 1922, mort en 2011, petit fils du psychanalyste fait éclater les chairs féminines gélatineuses, vibrer les énormes cuisses,

Cadre d'une société de prévoyance sociale endormie 1995

dégouliner les graisses des ventres trop pleins, trembloter les chairs marbrées, vieillies, et pourtant il les magnifie ces femmes, leur rend leur féminité exquise et maniérée,     

c'est une main fine et délicate,

Détail

une bouche enfantine,                                                                                            une posture d'abandon gracieux,

Femme nue sur un canapé 1984-85

 

 

une fossette inattendue ...

Détail2

 

 

 

 

 

 

En ce qui concerne les hommes, on ne voit que le sexe, cela dérange un brin,David et Elie 2003-04le sexe masculin. Ou bien, est ce, ce que cela suggère dans notre esprit qui dérange ?

David et Eli version pour ma mère

 Un inconscient collectif qui mêlé à une éducation moralisatrice donnerait aux attributs sexuels masculins dénudés une image dont la signification nous heurterait. Alors, on peut préférer d'autres versions que Freud  voudra bien me pardonner. 

Faut dire que Freud, n'est pas très clair sur le sujet, le peintre met en valeur ces pièces, d'une précision anatomique. Freud disait 'ce qui m'intéresse vraiment chez les gens, c'est leur côté animal'. Moi, je dirais plutôt que ce qui l'intéressait Freud, c'était de sexualiser le nu chez l'homme en l'exposant un peu plus qu'un autre. Il n'y a rien d'animal là dedans. L'homme dépasse largement l'animal. Freud se veut dégagé de tout fantasme sexuel  dans ses nus, ainsi il peint ses propres filles, nues, outrancie les défauts physiques et les éloigne ainsi d'un académisme où la beauté idéale, n'aurait pour seul but que de suggérer de possibles fantasmes, sans bousculer la morale bien pensante ambiante. Mais voilà, il est quand même un peu ambigu, Freud, et ses nus qui dérangent, attirent, repoussent, posent de drôles de questions ... bravo monsieur Freud, il y a quelque chose de très humain et de très paradoxal, humain quoi, dans vos peintures. 

Freud a donc choisi un hyperréalisme

 

La Mère du peintre se reposant III 1977

outrancier parfois, mais comme il aime ses modèles, cet homme là, le peintre les a peints avec une grande tendresse qui se dégage dans la plupart de ses tableaux. Ses personnages réflètent toujours des émotions, même leur apparente indifférence est parlante.

 

Cela fait un petit moment que j'ai vu cette exposition à Beaubourg, 2 ans ou peut être ou plus, je ne sais plus. Mais seulement, maintenant, je trouve matière d'en Intérieur avec plante, reflet écoutant (Autoportrait) 1967-68

parler. Lucian Freud mérite le détour, et que l'on s'y plonge. Mais il faut que le désir d'en parler naisse; plus que d'autres peintres qui ont choisi une peinture plus ... moins ... autre. Lucian Freud est un peintre de l'extrême, du bord de l'abîme, de ces lieux habités et étranges comme le sont certaines forêts. Et j'aime beaucoup.

Ta Gueule, Sigmund, ce n'est pas à toi que je parle ! 

Faut aller vers Lucian, quand on est prêt. C'est un peu comme pour l'autre, en fait. Ils ne demandent qu'à s'exprimer ces Freud, si on l'on veut bien prendre la peine de les écouter ...

Et curieusement, je me sens aujourd'hui prête. Bon, y a encore du boulot sur le sujet. Lucian Freud nécessite que l'on y revienne. 

 A vous revoir.

Note pour ide :

Lire : La Bonne Étoile d'Esther Freud, une des filles de Lucian Freud.

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12 juin 2012

Piéta

Issoire

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09 juin 2012

Traîne pas trop sous la pluie - Richard Bohringer

BorhingerRichard Bohringer

J'aime bien, ce mec, une gueule, une voix, une humanité certaine, une rare humilité et des fêlures en veux tu en voilà. Assez talentueux en prime.

L'aéronef aveugle sillonne le ciel à la recherche de ses enfants perdus. Les shootés de l'interféron. Les shootés de l'hépatite C. extrait.

Borhinger est hospitalisé suite à une hépatite C.

Se mêlent aux marguerites tournoyantes (les infirmières) les rumeurs de l'Afrique, boubous multicolores dansent dans ma fièvre, extrait, et lui l'Indien Pas doué pour la vie sage. Un morceau d'humain sanguinolent ... extrait. Et puis pour survivre encore, se sauver en Colombie où Les lourds pélicans s'envolent devant la pirogue. L'heure mauve où la nature elle-même te regarde comme un gringo. extraits. Bohringer retrouve, dans son délire fiévreux des êtres qu'il ne connaîtra pas, son père, sa mère, et ses amis ceux qui sont morts. 

Il y a une musicalité dans l'écriture, façon tambour qui frappe des mots un peu cognés, c'est dire que cela tambourine, un humour un peu tendre, une nostalgie déchirante mais curieusement réconfortante : Ce qui n'a pas été ne sera pas. C'est aussi simple, les regrets ne servent à rien, sinon à écrire. Écrivons comme la locomotive tire ses wagons. Avec le sentiment de s'ouvrir au vent. D'ouvrir le vent. extrait. Exaltation qui en vaut bien une autre, désir éperdu de vivre et pas pressé d'aller Dans l'aéronef là-haut, j'ai mes amis, mes tendres compagnons d'amour. extrait. Aéronef qui viendra pourtant un jour nous chercher. En attendant vivre pour ceux qui vous aiment. C'est une première bonne idée.

Je ne sais pas écrire des histoires à la troisième personne, j'écris ce qui vient, ce qui est venu et j'appelle ce qui viendra. extrait. 

Appeller ce qui viendra. C'est une seconde bonne idée.

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08 juin 2012

Jeanne Vetter née Crouazel dite m'an Jeanne

Serions nous capables, tous, d'être peintres du dimanche, de cet art que l'on dit brut, naïf, singulier, outsider ou marginal ...Les enfants le sont tous peintres, certains déjà plus talentueux dans le dessin que d'autres, mais souvent tous créatifs. Et puis en acquérant un savoir stéréotypé, bien défini d'une Education Nationale où l'on a plus tendance à remplir les têtes qu'à les rendre bien faites, on perd peu à peu ces spontanéités de l'enfance où fusaient des dons naissants, incompatibles avec l'entonnoir réducteur d'une éducation identique pour tous, dons qui disparaissent et qui peuvent ressurgir par hasard un jour.

Jeanne VetterAinsi, Jeanne Vetter, née Crouazel ( 1902-1975) que la vie n'avait pas gâtée, Assistance Publique en guise de mère, scolarité réduite à la plus simple expression, vie pauvre et laborieuse, et pourtant un fils, Jean Louis, qui choisira de s'extraire de cette morosité, dans la musique, puis dans la sculpture, un fils qui amènera, par hasard ou pas, Jeanne à retrouver des gestes perdus de l'enfance, des pastels, une feuille, et un premier dessin.

Jeanne Vetter première périodeJeanne réapprendra à colorier.Jeanne Vetter deuxième période

 

 

 

Jeanne réapprendra à diversifier les formes,  à introduire des dessins qui seront le reflet de ses journées.

 Jeanne se dessinera, elle, son fils toujours représenté par un coq.Jeanne Vetter autoportrait

 Jeanne Vetter - Fernand Rolland

Fernand Rolland un poète-sculpteur-peintre qui fonde avec Jean Louis un Centre d'Art Contemporain dans une partie du château du Tremblay.

 

Jeanne Vetter 2 

Une Vierge en Majesté qui mérite

sa place au milieu des Dames Romanes

Jeanne Vetter Dernier dessin

 

 

 

                                                                         

Et puis, un dernier dessin, un geste de la main et puis s'en va 

 Jeanne, le corps usé, le coeur en paix, mourra, au ciel s'en ira.

 

Vite, des feutres, des pastels, des pinceaux. C'est possible non ?

 C'est comme tout, Il faut encore le vouloir !                                                    

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02 juin 2012

Dame du Villeret-d'Apchier

En pleine Margeride, Chanaleilles, un peu austère sous la pluie, le clocher-Peigne indique la voie, les ancVierge du Villeret d'Apchieriennes tombes emmurées gardent l'enclos. Je me méfie, la bête roda aux alentours et s'attaqua à sept enfants du village qui réussirent à la mettre en fuite. (Soit ils étaient très forts, ces petits gnomes, soit la bête avait déjà la panse bien remplie). L'église est sombre, et la Dame bien à l'abri dans sa cage ne risque rien. 

Pas bien grande 67 cm, plus très colorée, elle est bien sûr en bois, un peu vermoulu ..

ChanaleillesDame a bien souffert.

 Une vierge noire aurait été ramenée d'Orient par Guillaume 1er de Chanaleilles, lors de la première croisade (1096-1099)   ... Celle ci date du XII ème siècle, elle avait pour habitation une chapelle St Pierre au  lieu dit du Villeret d'Apchier. Chapelle probablement détruite à la Révolution, La Vierge trouva refuge dans une famille jusqu'en 1957, où elle fut remise au curé de Chanaleilles.

 Restaurée en 1960, cette Dame fait partie de la série des Chanaleilles 2Vierges finement travaillées, notez les manches serrées par des brassards que l'on retrouve chez les Dames d'Entremont, de Moussages, de Saulzet et de Colamine. L'enfant a lui des plis lenticulaires sur le buste, on ne peut les voir, because l'obscurité et la grille, mais j'adore l'expression pli lenticulaire, en forme de lentille donc * .. cela me laisse rêveuse !

Quant au bas de la statue,Chanaleilles 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 il a disparu, l'enfant a perdu pieds et mains. Dame, pour ne pas attirer les voleurs, vous n'êtes pas mise en valeur, du tout, vraiment pas du tout. L'obscurité ne vous va pas, belle Dame, à vous non plus. 

Faudra vous voir au soleil, lors d'une de ces processions où vos admirateurs vous promènent.

* A moins que l'adjectif lenticulaire ne signifie là autre chose, que mon esprit d'ide ignare méconnaît.

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01 juin 2012

Séraphine Louis

Moi, Victorine Louis, j'ai eu 3 filles : Argentine, Clarentine et Séraphine, mon fils se nomme Alfred, pas facile de trouver un prénom en ine et puis je suis morte, mon fils, ma fille et mon mari aussi..

   Donc, Argentine et Séraphine Louis seules survivantes. L'une a 22 ans, l'autre 7 ans. L'une se marie, a une fille, l'autre se partage entre l'école et les champs avec les bêtes à garder pour gagner un peu d'argent, celle là est solitaire et pieuse. Elle ira faire le ménage des autres, dans un couvent où elle reste 20 ans. A 38 ans, elle quitte le couvent pour travailler chez des particuliers. A 42 ans elle peint. Elle aura quelques conseils rares, des aides matérielles, mais peindra spontanément. Elle connaîtra un peu le succès, remarquée par un collectionneur, elle dépensera sans trop de discernement l'argent gagné, elle sera enfermée pour cause de décompensation d'un état psychotique. Elle ne peindra plus jamais et mettra 10 ans à mourir.                                                Les grandes marguerites 1925                             Séraphine Louis

Dites moi, Séraphine, savez vous que les séraphins sont les gardiens du trône de Dieu ?

S : moi, tout ce que je sais, c'est que ma mère Victorine ne voulait que des rimes en ine .. D'où Argentine pour mon aînée, Clarentine pour la seconde et Séraphine pour moi. Le reste n'est que littérature. 

D'où tenez vous votre inspiration ?

S : qu'est ce que j'en sais moi, je n'ai peint que ce que je voyais, que ce que j'aimais, que ce que je pouvais : les fleurs, stylisées, rêvées, sorties de mon imagination, les fleurs qu'on ne m'a jamais offertes. Peindre, c'était  vivre, enfin, exister.

Et Quel est le secret de vos couleurs ?

S : Ocres, jaunes, rouges, terres brunes, vert de gris, airelles, écorces de châtaigne, bogues de chêne, noyaux de pèches et de cerises brûlés, blancs de coquille pulvérisés, gomme arabique, jaunes d'oeuf, et puis de l'huile sainte, Feuilles diaprées sur fond bleu 1929car donnée par le curé, et puis du .... Ripolin qui est une peinture à l'huile, et puis un peu plus tard encore du vernis. Y a pas de secret, j'ai su faire d'emblée, c'est tout.

On vous dit étrange Séraphine ?

S :Quand vous avez la vie que j'ai eu, orpheline, ménages, 20 ans de contact avec des religieuses, ça n'aide pas s'épanouir, on n'a pas de modèle, on  ne vit pas, on survit madame, on s'habitue à la peine. Alors sûr que je suis différente des autres.l'arbre du paradis 1929 détail

Vous avez une peinture diablement sensuelle, Séraphine ?

S : Il y a bien que là, que j'ai pu l'être, sensuelle. Je n'ai aimé personne, pas eu ni l'occasion, ni le temps, mais j'ai aimé passionnément peindre. J'ai aimé le velouté des fleurs, leur parfum, leur toucher, joue contre pétale, si doux, si suave, si tendre comme un doux baiser. Alors j'ai mis tout ça dans mes peintures. Les grappes de raisin 1930Grappes et feuilles roses 1925-1930 détail

Et votre internement ?

S : une mort lente, absurde et inhumaine. Je ne la souhaite à personne. Je suis morte le jour où ils m'ont internée.

Alors, folle, Séraphine ?

 S : A votre avis ?

Au musée Maillol, des peintures de Séraphine Louis dite Séraphine de Senlis 1864-1942.

 

 

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31 mai 2012

Journal d'un corps - Daniel Pennac

journalDaniel Pennac

J'avais bien aimé la série  des Malaussène, je crois me souvenir de l'humour particulier de Pennac qui m'avait enchantée ..

Il écrit toujours aussi bien, c'est toujours profond ce qu'il écrit, avec un peu d'humour, pas trop quand même,  cela manque un peu trop d'humour d'ailleurs, d'ironie, de sarcasmes qui auraient allégé le tout, ah oui, me direz vous, c'est l'histoire d'un corps  sans état d'âme, mais ... c'est long une vie, c'est pas toujours rigolo un corps avec ses déjections diverses et variées, c'est chiant, c'est larmoyant, c'est sécrétant, de multiples façons qui plus est, c'est parfois débectant, pour les autres surtout et pourtant moi dont le métier était de prodiguer des soins aux corps souffrants, j'en ai manipulé des corps aux escarres puantes, aux varices internes éclatant, aux bouches vomissantes, aux orifices souillés de sang, de merde et d'urine .. et sans aucun dégoût jamais de ma part. Mais faut il en faire un livre ? certes, le thème est original, peu couru, mais au bout de 74 années, je vous laisse imaginer tout ce qu'un corps peut vivre ..Les critiques sur ce livre sont fort bonnes en général, certains même attendent avec impatience qu'une femme nous livre les secrets les plus intimes de son corps ... diable, j'en frémis un peu, une femme a plus encore à dire ..

Au bout d'un moment, c'est un peu lassant, alors à lire en plusieurs fois, le laisser en plan puis y revenir un peu pour s'en fatiguer encore.

Moi, au secret des corps, je préfère celui des âmes. On s'y perd beaucoup plus.

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29 mai 2012

Pour elle

Sainte Geneviève

 

En 1953, Joseph offrit ce vitrail

en souvenir de son épouse.

Du côté cascade et Rocher Grand

elle veille sur nos morts.

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28 mai 2012

Louise Delorme peintre Haute-Loire

A l'Hôtel-Dieu du Puy, une rencontre particulière avec une Dame singulière et secrète qui nous propose le temps d'une visite un rare moment de plaisante sérénité. Plaisir des yeux, écoute silencieuse, écoute du silence dans un lieu où je suis la seule visiteuse .. avant qu'enfants des écoles, touristes n'envahissent le lieu. Objets de nécessité basiques, uniques : La chaise 1981une tableDrap rose oublié 1999, une chaise, un bougeoir, un pot, objets minimalistes mais nécessaires à la vie qui représentent le quotidien, la vie simple; objets qui deviennent vivants, témoins des douces habitudes qui remplissent les solitudes des vies. Solitude de la chaise face au spectateur solitaire et, improbable mais pourtant réelle, union entre ces 2 solitudes.

 Masses cylindriques que vous voyez comme vous voulez, Louise Delorme ne fait que suggérer, et laisse votre imagination faire le reste : énormes rochers,Force perpendiculaire et oblique noire 2000 orgues basaltiques, poutres des maisons, croix de pierre Poids et équilibre 2002des priants, croix de bois des souffrants, et puis quand la vie vous semble plus dure, les fleursBouquet tout écarté 1997Louise Delorme, les genêts, la paille, la terre, les chemins qui vous délivrent, qui vous ramènent à l'essentiel d'une vie. Et pour tous croyants ou non, une série de vierges en majesté, de Dames Romanes solitaires Vierge au manteau bleu 2000La Vierge, l'enfant et la croixelles aussi, puisque la solitude fait donc partie de la vie.

Louise Delorme est née en Haute Loire en 1928. Ses parents ont une ferme. En 1948, elle part à Paris où elle suivra des cours à l'école des Beaux Arts et dans l'atelier du peintre Henri Goetz. En 1950, elle expose au musée Crozatier. Elle vivra à Paris durant 30 ans, exposera dans plusieurs pays, puis reviendra vivre en Haute Loire.   

Exposition jusqu'au 6 juillet.  

Note pour ide :

Altiligérien : habitant de la Haute Loire.

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20 mai 2012

Artémisia

Est obsédée, Artémisia par la traîtrise des hommes, celle de son père d'abord, puis celle de l'associé de son père ... curieusement cette femme célèbre autant par sa vie aventureuse que par ses peintures utilisera toujours aussi les hommes et saura au final en tirer des bénéfices certains, même des pires (hommes).

Il faut dire qu'elle est particulièrement belle, sensuelle, et douée pour la peinture, elle se prendra souvent pour modèle, et aura une prédilection pour les femmes de caractère.Cléopâtre A Gentileschi A cette époque où seuls les grands commanditent les oeuvres d'art, il est essentiel de s'assurer de solides et riches protections. Le haut clergé constitue encore un mécénat important mais  aristocrates, banquiers marchands sont des clients de plus en plus demandeurs. 

Artémisia  Gentileschi est née en 1593 à Rome. D'une lignée d'artistes, Artémisia, enfant, broie les couleurs de son père, lui prépare ses toiles, cuit Holopherneses vernis. Carrache (1560-1609), mais surtout Caravage (1571-1610) marquent sa peinture. Comme son père, elle fait partie de la lignée des peintres dits caravagistes. L'étonnant du choix des peintures chez Artémisia tient à sa qualité de femme; les femmes peintres de l'époque peignent des fleurs, des natures mortes, des portraits, des enfants, des scènes religieuses. Artémisia peint avec une rare violence des sujets laissés aux hoHolopherne 2mmes

 

 

 

 

 

 

et les regards des femmes peintes,Allégorie de la RenomméePortrait de religieuse qui sont souvent des auto-portraits témoignent  d'une force de caractère peu commune. Elle peindra une succession de Judith qui vaut largement celle de Caravage. Bon, j'avoue, je suis un brin féministe, donc un peu, beaucoup, passionnément ... partiale.    

Scandaleuse, fille de .., amoureuse, passionnée, mère, intriguante, frivole, mais volontaire dans tous ses rôles, déterminée à laisser une trace dans l'histoire de l'art. Allégorie de la peinture Autoportrait

 

 

 

 

Judith et Holopherne

 

 

 

Elle y

 est arrivée,  peintre, avant tout.judith et sa servante  (Lire pour en connaître davantage sa biographie écrite par Alexandra Lapierre)

A voir en ce moment au Musée Maillol.

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