21 mai 2011

Bienheureuse Pénélope

Moderne Pénélope

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11 mai 2011

Le mauvais larron façon Mcqueen

Veste Saison 1997-1998

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10 mai 2011

Berthe Morisot

Fascinante cette femme.

Elle sert de modèle au sculpteur Aimé Millet ami de la famille Morisot.

Elle offre au passant qui ne la remarque pas au 14 quai de la Mégisserie son beau visage de profil.

Bien sûr on y reviendra.IMG_0285

 

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07 mai 2011

Odilon Redon

Sacré Odilon (1840-1916) excellent dessinateur, partagé entre le rêve et sa réalité souvent endeuillée, se passionnant pour les sciences grâce à la rencontre avec Armand Claveau (botaniste) en 1857, il a alors 17 ans, pour la littérature grâce à sa rencontre avec Joris-Karl Huysmans écrivain et critique d'art en 1882, il a alors 42 ans. Il publie des albums où il interprète à sa façon les textes d'Edgard Poe, de Gustave Flaubert, de Baudelaire. Il ne met pas en image les textes choisis mais en tire inspiration et prétexte pour dessiner des noirs fantastiques où satyres, chimères, sirènes, têtes coupées, yeux volants, sphères lui permettent de se libérer de ses rêves les plus romantiquement symbolistes. Monet est né la même année que lui, et Gauguin est né 8 ans plus tard.

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Fusains qu'il nommera ses noirs,  pastels, peintures ... Redon donne aussi avec un certain bonheur dans la décoration avec des fresques décoratives pour le château de Sermizelles  et la bibliothèque de l'abbaye de Fontfroide. A cette période de sa vie, vers 1900 il semble laisser ses nombreux deuils derrière lui, s'ouvre à la vie et laisse éclater les couleurs. Il excelle dans le jaune et dans le bleu. Ses relations se nomment Gauguin, Denis, Bonnard, Vuillard, Signac ...   

Il y a du nabi en vous monsieur Redon, et vous japonisez un moment en leur compagnie.

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Il y a du symboliste en vous monsieur Redon, vous qui avez de l'imagination à revendre, vous qui êtes précis dans vos dessins, et quand vous mettrez un peu de couleur dans vos noirs, il y aura une sensualité suave qui s'en dégagera. Vous vous arrêterez à temps,

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juste avant que cela ne devienne un petit peu trop ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a du fauve en vous, aussi, il y a du Turner parfois, il y a une ébauche d'abstraction, il y aussi et curieusement quelque chose parfois qui ressemble à du naïf  ....

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Il y a beaucoup de monde en vous monsieur Redon .... mais il y a ce je ne sais quoi qui fait que l'on reconnaît votre facture en dépit de toutes les influences qu'aucun peintre ne peut éviter.

J'ai pris grand plaisir à me promener dans votre oeuvre monsieur Redon. Vos couleurs tour à tour douces, éclatantes m'ont procurée émotion d'autant plus surprenante que je ne m'y attendais pas.  

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19 avril 2011

Bonnard

Bonnard achète en 1912 la Roulotte à Vernonnet, à 5 km de Giverny. Il a 45 ans. Il fréquente Monet qui en est à ses Nymphéas et qui conjugue le vert à tous les tons. Le vert seul ne va pas à Bonnard, et il le sait. Lui qui goûte déjà au midi ne peut s'empêcher de colorer de jaune, de rouge, de bleu, et c'est tant mieux. Les tons froids ne lui réussissent pas. Ce n'est pas un émotionnel, seules ses couleurs le sont. Il ne s'autorisera jamais à se lâcher cet homme, ses peintures lui procureront la liberté. Libre de quitter les Nabis, libre de se libérer de Monet à qui il doit cependant beaucoup, libre de se perdre dans la couleur avec un débordement dans un certain cadre, quand même.   

Mais en attendant, il se cherche le Bonnard :

D'abord façon Monet ...1913

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Puis façon Barbizonnade ... 1908

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Et rare chez Bonnard, à part ses autoportraits, un portrait au regard si particulier, si vivant et pourtant si lointain déjà en partance ou revenu de l'au delà comme on voudra  ...   1920.

Voilà qui me plaît sacrément. L'émotion, celle qui vient de l'âme, la seule qui existe pour moi, est là. IMG_0335

 

A plus monsieur Bonnard ...

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05 avril 2011

St Sulpice

Rose, lorsqu'elle habitait rue de Tournon, avait pour paroisse St Sulpice et y fit sa communion. Rien que du banal, mais qui curieusement la marqua suffisamment pour qu'elle nous l'évoque jusqu'à la fin, jusqu'à son entrée en Alzheimer.

Et bien que j'arpente souvent Paris, m'avait échappée jusque là, cette place de Paris où entre une fontaine et une église monumentale, on hésite à définir cette première impression que la première vision prodigue; le côté sentimental de l'évènement étant le primordial bien sûr. Cette rencontre inattendue avec ma mère perdue dans son monde, et pour cet instant, retrouvée.

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Laid et gigantesque, d'une laideur cependant attrayante, d'un gigantisme qui effraie la vieille chose que je suis.

Il y a du temple dans cette bâtisse où les commerçants ont élu domicile et font ce qu'ils ont à faire

Il y d'énormes statues, nouvelles idoles des époques lointaines

En 1646, début des travaux, Louis IV a 8 ans. 5 fois plus grande que la précédente église qu'elle remplace sa voûte culmine 33 m du sol, contre 35 m pour Notre Dame de Paris.  

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Vaisseau éclairé par des vitraux blancs,

que célèbres tu ?

Combien d'hommes au travail sont ils tombés lors de ta construction laborieuse qui s'étendit jusqu'en 1789 ?

Quel est le mystère de la foi que tu représentes ?

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 Les bénitiers, valves d'un géant coquillage offert à François Ier par la république de Venise sont tartignolles, voire hideux sur leur socle de marbre blanc sculpté par un sieur Pigalle (1714.1785)

 

 

 

 

  

  

Les 2 horreurs suivantes, la chaire qui repose sur des escaliers revêtus de marbre et en face, le crucifix du banc d'oeuvre avec un Christ en bronze fait par un sieur Maindron, donc les 2 horreurs ne déparent pas du reste.

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Et puis il y a dans cette église, un Gnomon Astronomique, sorte de cadran solaire, commandé à l'horloger et astronome anglais Sully (1680.1728) et construit par J.N. Servandoni. Ce n'est pas la rencontre du siècle entre le gnomon et moi !!!! IMG_0149

Et pour finir, un prodigieux clin d'oeil qui m'amuse beaucoup, qui enlève un peu trop de solennelle rigidité à ces églises que je n'aime décidément pas, qui me ramène à notre prodigieuse humanité, clin d'oeil fugace et périssable, semblable à nos vies, une oeuvre contemporaine d'un certain Benjamin Bergery :IMG_0147

 

 

 

La visite se termine.

J' ai retrouvé le rire de Rose, le rire de ma mère. Et pour l'amour reçu, merci.

Alors St Sulpice, même hideuse et trop,  je t'aime.

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20 mars 2011

Cranach

Mouvement : Renaissance allemande

Homme de cour, homme de pouvoir, homme d'argent, homme de commerce, homme de talent, homme d'art, cet homme là fut plusieurs hommes à la fois. La postérité n'a retenu que ses réussites, n'avait il pas ses faiblesses cet homme là, était il plus mercantile qu'artiste ? était il plus un disciple de Machiavel qu'un supporter de Luther ? On ne peut qu'interpréter. 

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Je laisserai aux spécialistes de l'histoire de l'Art le soin de détailler, les couleurs, le décor, le style de ce peintre, je me contenterai de ce tête à tête entre lui et moi, je me coIMG_0162ntenterai d'écrire ce que me disent ses peintures.

Il est né en 1472, apprit les rudiments de peinture avec son peintre de père, passa le flambeau à ses 2 fils qui oeuvrèrent à son atelier avec une petite dizaine de peintres. Certains parlent de 500, d'autres de 1000, en tout cas un nombre imposant de peintures relèvent de son atelier. Spécialisé dans le nu profane, il a peint les vierges et celles qui ne le sont plus. D'un côté, les petites Lolita aux seins ronds, des petites Betty Boop aguicheuses, qui suscitent le désir, de l'autre côté, des femmes plus alourdies, d'une sensualité repue qui évoquent le plaisir. Elles sont toutes idéalisées, blondes au visage assez semblable.

 

 

 

 

 

 

 

  Quand il habille ses femmes, Cranach leur donnent des regards rusés, des lèvres fines au sourire, vorace, complice ou coupable. Et quand leurs visages restent innocents, leurs mains détiennent soit un glaive tâché de sang, soit une tête décapitée ...Diable, diable monsieur Cranach, vous n'avez aimé les femmes que déshabillées, les mêmes, revêtues ne vous plaisaient plus et concentraient alors toute votre misogynie. Pour votre défense, il est vrai qu'à votre époque, cette défiance envers les femmes était monnaie courante.

IMG_0164IMG_0165à gauche la mine déconfite, soumise, de la femme adultère, à droite, la mine rusée d'une femme qui sait comment prendre le pouvoir sur un homme, fut il Hercule en personne, et qui par ce sourire de connivence invite ses comparses à faire de même ... 

Mais au final, peut être s'agit il tout simplement pour Cranach, de répondre aux critères de son époque, de sembler ainsi servir la cause de Luther, de répondre aussi au besoin nouveau de ses contemporains de posséder des oeuvres d'art et de pouvoir ainsi vivre richement de son art. Quant à nous, c'est une belle occasion de nous re-intéresser autrement à cette époque tourmentée de réforme religieuse. Aborder Luther par Cranach, voilà un bon début. 

  

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16 février 2011

Tony Cragg, Messerschmidt

Tony Cragg sculpteur anglais né en 1949 expose 8 de ses oeuvres au Louvre. Il travaille le louvrebois, le bronze, le carbone. Semblable à la nature qui façonne au fil des ans ses rochers, il montre selon le point de vue que vous avez, soit un rocher sculpté par l'érosion, soit un visage de profil (semblable à l'indien sur la route de St Didier; certains y voient un animal, moi c'est un indien) Ce sculpteur joue aussi avec la matière et vous invite ainsi au toucher de l'oeuvre : Pierre ou bois ?

 

 

  

 

 

 

 

Une pieuvre vous attend dans la cour Marly, et quand vous vous approchez ce sont 2 mains qui menacent de vous emprisonner ... un peu tentaculaires !

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Pour continuer la balade, les têtes de Franz Messerschmidt (Sculpteur autrichien  1736-1783) jouent aux moaï, aussi mystérieuses quant à leur signification originelle, mais plus amusantes à interpréter. Messerschmidt prend sa revanche sur ses détracteurs contemporains, et un peu retiré des oubliettes, 

vient nous faire un coucou de l'éternité.

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En histoire de l'art, rien ne se perd, jamais.

 

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12 février 2011

La Pietragalla, Eve et nous

Il y a indéniablement une histoire, celle de la Femme, à laquelle on n'est pas insensible, il y a la grâce, la légèreté, la fougue de cette danseuse étoile, mais il manque ce petit je ne sais quoi qui fait la réussite d'un spectacle. Cela tient à quoi ? non pas aux musiques choisies, non pas à la perception différente qu'offre la danse de la Pietragalla, et qui est une ouverture intéressante, mais peut être à l'insuffisance de technicité qui engendre une frustration. La danseuse étoile ne va pas jusqu'au bout, elle semble dans certaines scènes s'économiser, se reposer presque, mais peut être est ce là, le noeud du problème. La danseuse est rattrapée par le temps qui passe, sa beauté va s'adapter, évoluer, là n'est pas le problème, par contre peut être que la danseuse est limitée maintenant dans son art, et arrivée à son sommet amorce l'inexorable descente.

Et finalement, à la réflexion, on l'accepte, cette histoire là est l'histoire de toutes les femmes qui naissent, vieillissent et meurent. La danseuse est humaine, comme nous. 

La tentation d'Eve devient le destin de chaque femme. La Pietragalla nous le fait vivre en dansant, en souffrant, en étant.

Alors, on découvre au final, que le spectacle est réussi.

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09 février 2011

Ernest Pignon-Ernest

Mouvement : Graffiti Art, Street Art, Art Urbain

 

Ernest Pignon-Ernest est un niçois né en 1942. Dessinateur inspiré entextase2re autres par le Caravage, Le Bernin, il réalise depuis quelques années un travail sur le corps féminin, d'une maigreur ascétique, ses sujets ont néanmoins gardé des seins pleins et des cuisses rondes qui témoignent de l'ambiguïté controversée de l'exaltation religieuse de ces femmes qui ont choisi comme époux le fils d'un Dieu.

Thérèse d'Avila inspirée de la Thérèse de Rome du Bernin, est figurée dans ce premier dessin préparatoire, de manière traditionnelle, genre mater dolorosa romantique.

 

  

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La voilà revisitée, si je puis me permettre, plus féminine, moins religieuse. Femme particulière, Thérèse marqua son époque par son mysticisme exalté. Elle peut faire partie de la lignée des Grandes Amoureuses :

Vivo sin vivir en mi

Y tan alta viva espero

Que muero porque no muero!

Et voilà le dessin final qui figure dans la chapelle des Carmélites, au musée d'Art et d 'Histoire de St Denis.

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Entre les dessins préparatoires et les oeuvres finales, Ernest P-E donne à ses femmes une poitrine encore charnue, étonnante sur un torse tout en côtes : le rêve de toutes les femmes ! et de beaucoup d'hommes aussi. Les cuisses, autre symbole de féminité restent musclées et belles. Les visages que l'on voit peu ne respirent ni la paix ni la joie, mais c'est l'effet recherché, le corps parle à lui tout seul, et selon son auditoire, ce qu'il nous dit est personnel et intime.

        extase20extase19Ernest Pignon-Ernest nous invite à un voyage avec Marie Madeleine, Hildegarde de Bingen, Angèle de Foligno, Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila, Marie de l'Incarnation, Madame Guyon. Ce voyage éveille en chacun des réactions, dérange, inquiète, ravit ou provoque le tout à la fois.

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