10 janvier 2011

Andrée Putman

Un peu décevante cette exposition sponsorisée entre autres par nespresso, c'est comme Georges, beau et chic, Klasse et sobre, en damier noir et blanc, mais cela manque de peps, de gouaille, d'humanité, de vie quoi !

Tout est lisse et froid et aussi glaçant que du marbre. Cette exposition ressemble à une pierre tombale chic, klasse, sobre, mais cela reste quand même une pierre tombale.

Il me semble que l'on a voulu habiller la Dame chic, klasse, et raffinée en dame chic, klasse et raffinée. Il y avait autre chose en dessous. Son regard tour à tour hautain, pétillant, glacial, malicieux, nous laisse sur notre faim.

Mais c'était peut être le but !

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30 décembre 2010

Dame a toujours raison

Ce que Dame veut

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28 décembre 2010

Mondrian

Mouvement : Néoplasticisme

Ce peintre là au parcours si particulier me laisse perplexe. Pieter Cornelis Morldrian naît en Hollande dans une famille protestante en 1872. Il meurt à New York en 1944. mondrian1

Il fait partie d'un mouvement de pensée cet homme là, toujours, que ce soit le groupe de calvinistes, ou le groupe du mouvement De Stijl,  a du mal à trouver sa place, il s'essaye au début de sa vie de peintre aux paysages, sans atteindre l'intensité de ses prédécesseurs, il peint d'une peinture fade et floue, un peu désenchantée, puis il se réconcilie avec les couleurs, est tenté par le pointillisme, le fauvisme, le cubisme et là il réussit de belles réalisations, toujours un peu dans le désenchantement un peu dénué de passion qui semble l'avoir imprégné sa vie durant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mondrian

 

Il est tenté par le cubisme et peint de belles toiles qu'il colorie tout en nuances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il opte ensuite pour des couleurs primaires, jaune, rouge et bleu, avec les non couleurs noir et blanc. Il minimalise ensuite le trait, le géométrise et arrive à l'abstraction géométrique qui le caractérise le plus et qui le fait ainsi distinguer des autres.

 

mondrian3

Il peut alors Mondrianiser à souhait.

Si Mondrian vivait par et dans sa peinture, on peut se demander quelle vie il a vécue, solitaire, austère et curieusement fort décorative et pseudo conformiste. A moins que là aussi il n'ait voulu laisser à la postérité la même image que ses tableaux, ceux qui ont fait sa notoriété, ceux qui le définissent comme un Mondrian et rien d'autre. Une réalité qui en cachait une autre. Mondrian se voulait avant tout être un théoricien et laisser à la postérité cette illusion. Fiction ou réalité ?

Vous me laissez perplexe, monsieur Mondrian...

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23 décembre 2010

Françoise au Louvre

Manifestement, cet homme là est à l'âge des bilans, celui où l'on se retourne sur sa vie passée avec une certaine tendresse nostalgique, preuve sans doute que l'on est au final assez heureux de ce passé. Alors, cet homme là choisit de nous faire partager ce moment. Peu importent les oeuvres choisies, il s'agit de représenter un peu d'humanité, des visages, des corps, Patrice Cheréau, lors de l'inauguration nous signale qu'il ne faut pas lui demander pourquoi, il a choisi ces oeuvres là, il n'en sait rien. Et après tout, on s'en moque bien. Il nous invite ainsi à nous arrêter sur nous mêmes, à nous retourner nostalgiquement et tendrement en arrière. Nous n'avions pas d'invitation, mais le hasard bienveillant qui nous accompagna toute cette semaine là nous en donna une. Il y eut d'abord, comme de bien entendu, un Bonnard qui nous accueillit, tout de jaune vêtu, la gueule floue d'un boxeur, puis il y eut Patrice Chereau, et puis il y avait Françoise ...

B

Cet instantané imprévu restera dans mon coeur, non pour Monsieur Chéreau,  plaisir charmant mais fugace, mais parce qu'il restera ultime sortie avec ma soeur, dernier moment rempli de magique et nostalgique tendresse.

Cela me déchire le coeur. C'est résistant un coeur, tant de choses peuvent le déchirer, et pourtant, tant qu'il bat, il supporte. 

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13 décembre 2010

Christ lépreux Brioude

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10 décembre 2010

Hans Hartung

Mouvement : Art informel dit aussi art abstrait lyrique.

Exposition BNF

Avec Hans Hartung né en Allemagne en 1904 naturalisé français en 1946, mort à Antibes en 1989, on peut croire que peindre est aisé, et qu'il suffit d'être technique et pas trop maladroit.hans2

Alors, il vous faut un support papier, carton, toile, et des poils en veux tu en voilà, sous n'importe quelle forme, pinceaux, brosses, genêts, il faut aussi des rouleaux, des pulvérisateurs, des pistolets ...et puis il faut utiliser des craies, des fusains, des encres, des mines de plomb, des pastels, des sanguines,des vinyles. Il faut savoir aussi gratter, marteler, griffer ...facile, je vous dis !!!!

Bon, vous êtes prêts, mettez un peu de musique classique, Hans Hartung en avait besoin et laissez vous aller aux mouvements verticaux, aux gestes, vifs, saccadés; tout d'abord utilisez un stylet, un grattoir seuls, puis passez ensuite dessus une couleur noire, au pinceau, à la brosse, au rouleau, recouvrez le d'une couche de peinture jaune à l'aide d'un pulvérisateur, changer de couleur au deuxième tiers du tableau, et terminer par une 3ième couleur pour le dernier tiers. Regrattez le tout ensuite, toujours dans le mouvement.

Je vous le concède, le résultat est piteux, n'est pas Hans Hartung qui veut !! 

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Bon c'est bien sûr un Hans Hartung celui là, finalement ce n'est pas si aisé à faire !!!

Hans Hartung s'intéresse à la gravure dans les années 20 et déclinera la graphie sous plusieurs formes, bois, pierre, zinc, soit litho(pierre)graphie, Xylo(bois)graphie, zincographie. L' exposition à la BNF expose des estampes, dont un certain nombre donnés par la fondation Hartung Berman d'Antibes.

Cela interpelle, cette exposition, cela rend curieux, cela suggère en vous un désir de vous y essayer, vous aussi à la peinture, et au mieux pour les autres, au pire pour vous, restera en vous cet inaccessible talent.

En rêve, c'est bien aussi.

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08 décembre 2010

Un drôle de zèbre

Lucien Freud 1943

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30 novembre 2010

Louise Bourgeois

lbÉtonnante cette femme là, par sa juvénile longévité déjà, et surtout par sa propension tenace et durable de donner une dimension à ses souffrances, dimension extra ordinaire, dimension qui fait sortir du monde familial et personnel cette souffrance pour atteindre l'universelle et originelle souffrance féminine.

Alors pour connaître cette femme là, il faut y aller modérément, à petites doses pour que rien ne puisse vous échapper.

L'aborder par le biais de Balzac, dans sa maison musée, par l'intermédiaire de l'une de ses héroïnes Eugénie Grandet est un bon départ. Les oeuvres peu nombreuses sont comme Eugénie, modestes, non tapageuses, un brin décevantes, voire fades comme le fut son inféconde vie et finalement assez éloignées de l'art imaginatif de Louise : Quelques gouaches, des tableaux broderies, perlées, cloutées, boutonnées, fleuries ... Louise Bourgeois trouva un très, très léger écho à ses souffrances dans la vie d'Eugénie avec comme point commun la figure paternelle qui fut anéantissement de vie  chez Eugénie et déclenchement d'une vie artistique chez Louise. N'oublions pas que rien n'étant ni simple  ni acquis, se cache derrière Eugénie un homme, son créateur Balzac et que la souffrance n'a pas de .... sexe. Ouf, je m'en sors bien !

Eugénie, gouache de Louise Bourgeoislouise_B

 

En ce qui concerne Louise Bourgeois, j'y reviendrai quand il y aura matière.   

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24 novembre 2010

Jean Michel Basquiat

Mouvement : Graffiti Art

Au début, de l'expo, on se dit que pour des graffitis, c'est pas mal, mais que cela risque de devenir un tantinet lassant. Puis un malaise s'installe : les masques grimaçants, les dents qui niaquent, les écrits, où les mots se suivent dans un désordre fou mais cohérent dans cette folie même, nbasqous renvoient à l'enfermement prolifique en tous genres de ceux qui se droguent ... certains tableaux sont produits sous influences manifestes ainsi revendiquées. Quand on sait que la mort est au bout du chemin, on a envie d'arrêter là, et l'on se dit que l'on connaît trop la chanson, douloureusement, personnellement. Et puis, les tableaux s'organisent, les thèmes prennent corps, les couleurs éclatent et cela devient de l'art qui vous scotche le regard. Basquiat est devenu peintre et s'ouvre au monde. Son rapport à la drogue est sans doute moins fusionnel, et le remet en liberté. Il reste cependant sauvage et indépendant jusqu'à la rencontre avec Warhol. Ils peignent ensemble quelques tableaux où ils se partagent la vedette en 84. Les critiques ne furent pas enthousiasmés. Moi si, j'ai bien aimé cette association. Basquiat retourne un peu plus tard à ses démons, ses peintures évoquent à nouveau ses tourments obsessionnels et son aliénation retrouvée.

 

Mais au final, Basquiat aura trouvé sa place dans l'histoire de l'art, marqué son époque, justifié par son oeuvre de l'utilité de sa courte vie. Les critiques d'art se sont emparés de Basquiat. Se confronter à ses peintures lui rend ce qui a été sa vie, ses errances, ses souffrances, son parcours artistique, et ce qui domine par dessus tout son réel talent de coloriste.

Basquiat est né en 1960 à Brooklyn d'une mère portoricaine et d'un père haïtien. Issu de la moyenne bourgeoisie, sa mère l'initie à l'art en lui faisant découvrir les musées. C'est un passionné de BD. En 76 il commence à peindre sur les murs, et s'initie à la drogue. En 79 il commence à se faire une petite notoriété. En 88 il meurt d'une overdose.

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20 novembre 2010

Jean-Léon Gérôme

Vous ne connaissez pas Gérôme ? vous en avez le droit, après tout les historiens d'art l'ont bien oublié, eux aussi.

Art académique, Néo-Grec, pompier, technique picturale sans originalité, peignant pour vendre et en vivre richement, te voilà bien défini  Gérôme, Jean Léon. Ajoutons que tu es né en 1824 année de la mort de Louis XVIII, que 1830 est la conquête d'Alger, que c'est également en France une révolution qui fera passer la France de Charles X à Louis Philippe qui règnera jusqu'en 1848. Tu vivras ensuite la présidence de Louis Napoléon qui deviendra Napoleon III en 1852. Un peu de stabilité avec ce second empire qui chutera en 1870. Et tu connaîtras la III ième république avec 7 présidents différents. Tu auras des commandes officielles, tu épouseras la fille d'un marchand de tableaux Adolphe Goupil qui possède des magasins à Paris, Berlin, New York, Bruxelles et Londres, ce qui te fera connaître, d'autant plus que la maison Goupil produisit des photogravures à bon marché de tes tableaux. Célèbre et riche tu fus très aimé et très critiqué. Pas toujours souple, ni même tolérant, l'impressionnisme débutant te rendit carrément obtus, à la limite de la connerie sur le sujet. Mais les impressionnistes qui rapidement s'imposèrent contribuèrent à te faire tomber dans l'oubli. Tu es mort en 1904.

Ne boudons pas notre plaisir, oublions les idées reçues et plongeons nous avec délice dans ce petit moment d'histoire coloré que nous offre le musée d'Orsay. Gérôme est à la peinture ce que l'accordéon est à la musique. Certains l'exècrent, d'autres l'adorent. Mais parmi ceux qui ne l'aiment pas, parce que c'est populo, ringue, out, il y en a qui se mettent à danser au son de l'accordéon, rien que pour le plaisir ... et bien Gérôme c'est pareil ...

C'est une question d'atmosphère (!!), laissez vous aller à la nostalgie de votre enfance aimée ou pasG_r_me, de l'école que vous haïssiez peut être, d'images d'un passé (le votre) qui se souvient d'un personnage, d'un lieu, d'une odeur, d'un livre, d'un film, d'ambiance morose, glacée ou vous vous ennuyiez à mourir. Gérôme, c'est le Jules César assassiné par le Brutus( Toi aussi mon fils), ce sont les lions qui dévorent du chrétien, ce sont les gladiateurs qui saluent César (Ave César morituri te salutant), ce sont aussi les portes des harems qui s'ouvrent sur des odalisques nues, ah les nus de Gérôme ! ils ont tous les mêmes fesses, malicieuses, coquines de son modèle préféré. Ce sont les années plon plon, celle des Napo, celle des riches intérieurs bourgeois, boisés, tapissés  où la couleur rouge est éclatante.

Bon, on ne ferait pas de Gérôme notre quotidien, pas plus que l'accordéon, mais, on  peut y revenir à l'occasion, car on aime quand même.

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