09 mars 2010

Le pont du diable

En carnaval, des jeunes gens et des jeunes filles masqués dansent vers ce lieu. Ils savent qu'ils sont tel nombre. Sans savoir comment il est venu, un nouveau personnage se trouve tout à coup au milieu du groupe. Personne ne peut le connaître. Voilà que ses yeux lancent des éclairs, de sa bouche sortent des flammes. - Débandade : car on dansait avec le diable.

Légende extraite de la Monographie de la Paroisse de St Privat d'Allier écrite par l'Abbé Adolphe Jammes.

Pour info, le pont du diable se trouve sur votre droite à la sortie de St Privat en direction du Puy, quand vous prenez la petite route qui va au Villard et au Chier. Il y a là le premier moulin de St Privat d'Allier.

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08 mars 2010

Dentellière

350 heures de travail pour un slip en dentelle ... cela laisse rêveur, non ... sur d'une part, le prix du dit slip, d'autre part, sur le salaire de la dentellière sûrement pas en rapport ... et je ne vous parle pas du maniement des fuseaux .... impressionnant pour une néophyte !! si, si je vais m'y mettre ...

En mémoire de Marie,marie_PB cette curieuse petite vieille bonne femme, arrière grand mère de Rose, je suis allée au centre d'enseignement de la dentelle au fuseau. C'est fort surprenant de ma part, je sais, mais j'étais attirée (très légèrement) par cet art de la dentelle si éloigné de moi mais surtout attirée (très fortement) par une exposition de dessous en dentelle qui portent des noms prestigieux comme Christian Dior, Chantal Thomas. Peu de pièces à voir, toutefois. Allez jeter un coup d'oeil sur le site si cela vous intéresse :

http://www.ladentelledupuy.com/

Après avoir visité, et vu un petit film de 10 minutes ce qui est fort rapide, et suffisant (point trop n'en faut) vous accédez à l'atelier où des cours sont donnés. Sept, huit femmes y travaillaient, 2 jeunes pour y devenir dentellières .. j'ai interrogé le professeur :

' et quel débouché se présente pour ces jeunes filles ?

l'enseignement

oui mais le débouché pour celle qui ne souhaite pas enseigner ?

il y en a peu, de grandes maisons, mais c'est rare, l'enseignement c'est un bon débouché oui.

Donc vous l'aurez compris, les jeunes dentellières se destinent à l'enseignement, seule une ou un, arrivera à se faire un nom en temps que créateur.

Et vous avez beaucoup de personnes en stage de broderie ? aïe, aïe ... de dentelle, je veux dire.

Il faut dire qu'une jolie brodeuse, faisait dans son coin un stage de broderie perlée et or ... d'où ma confusion incongrue dans un centre d'enseignement de la dentelle ... Je vous rassure les petites chéries, on peut aussi apprendre à broder. Je me gausse, moi qui ne sais rien faire de mes doigts, mais je sais qu'il y a plus d'une des filles de la famille qui a hérité du talent de Marie et qui n'est pas gauche de ses mains, et pourquoi pas, un jour si vous en avez l'envie, la possibilité de faire un stage ? Cela existe même par correspondance.

Un autre lieu où faire des stages :

http://www.domainededouxchene.com/

Pour celles qui ne sont pas douées pour la dentelle, il y a, si vous aimez, des chèvres à acheter, là où Rose et Maurice venaient déjà, il y a longtemps.

 

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12 août 2009

François Gagnaire - Le Puy en Velay

Ce jeune chef, natif de Chadrac, faubourg du Puy, né en 67 est installé depuis quelques années en face du parc. Le restaurant où l'homme qui partage ma vie et moi même nous nous sommes fiancés, il y a quelques 40 petites années, était à cet emplacement, précisement juste la maison d'à côté. Une étoile au Michelin, pas contestable.

Repas délicieux, dans une salle qui manque un peu de charme (je suis difficile !) mais largement compensée par la finesse, la saveur, et la présentation des mets.

Francois Gagnaire joue avec les saveurs, les productions régionales (lentilles, verveine, et les paysages ... agricoles ) . Ses gaufrettes fourrées d'une crème de banane au safran, couchées dans un champ de caramel à la fleur de sel éclatent dans votre bouche, d'abord croustillantes, puis rapidement fondantes d'une crème, à se damner ...

Et comme nous fêtions mes 60 ans, ce fut du Pouilly Fuissé, vieilles vignes 2006.

Les dites gaufrettes évoquent bien sur les meules de foins ....assorties, et quelle classe, à la couleur de mes mèches ! c'est du blond pétasse ou je ne m'y connais pas ! et cela tombe bien, j'ai un gros faible pour le style pétasse

 

 2014 Restaurant fermé. François Gagnaire a ouvert un restaurant Anicia à Paris. 

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06 août 2009

Un ange m'a dit

Jeseph, jessef.

traduction : José, j'ai soif

C'est le langage des anges.

Bois, bois, mon ange jusqu'à plus soif.

On n'a jamais autant aimé que ceux que l'on a perdus.

Sont ils ballots, ces humains ! ricane la camarde

Hé, toi là haut, homme devenu ange, qu'en dis tu ?

salut.

salut à toi aussi.

Pas bavard, l'ange, mais pas oublieux des dates !

Depuis 13 étés, il revient toujours me saluer à cette date là, mais on n'en saura pas plus.

Mystérieux, l'ange.

Faut dire, faut dire qu'il a toujours été particulier cet ange là.

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28 mai 2009

Poupées Russes

Nous sommes des poupées russes ..

il y en a des cartonnées, des cotonnées, des ouatées, des bétonnées, des hérissées, des brûlantes, des glaciales, des sociales, des bien pensantes, des rigolotes, des chiantes, des désespérées, des désespérantes, des kaléidoscopiques, des àchier ...

Leur nombre peut être infini, leur forme multiple, leur couleur irisante, leur noirceur profonde ...

Sous quelle poupée russe se cache t'on ?

Où se trouve la toute minuscule première ?

Voici un extrait de Narrateurs sans âmes de Yoko Tawada

Le serveur posa mon bortsch sur la table et sourit à Sacha, qui jouait à côté de moi avec la poupée en bois, la matriochka. De son ventre, il sortit une ronde paysanne. La petite poupée fut à son tour aussitôt démontée, et de son ventre sortit – surprise prévisible – une autre encore plus petite. Le père de Sacha, qui pendant tout ce temps avait observé son fils en souriant, me regarda et me dit : « Quand vous serez à Moscou, achetez une matriochka en souvenir. C’est un jouet typiquement russe. »
Nombreux sont les Russes qui ignorent que ce jouet « typiquement russe » ne fut fabriqué en Russie qu’à partir de la fin du dix-neuvième siècle, d’après d’anciens objets japonais. J’ignore seulement quelle poupée japonaise peut bien avoir servi de modèle à la matriochka. Peut-être une kokeshi, cette poupée dont ma grand-mère m’a parlé un jour : il y a très longtemps, à l’époque où les habitants de son village vivaient dans une profonde misère, il arrivait que des femmes tuent leurs enfants aussitôt après la naissance pour éviter de devoir mourir de faim avec eux. Pour chaque enfant tué, on fabriquait une kokeshi, ce qui signifie « l’enfant-supprimé », pour qu’on n’oublie jamais qu’elles avaient survécu aux dépens des enfants.

À quelle histoire la matriochka pourra-t-elle être associée, plus tard ? Peut-être à l’histoire du souvenir de voyage, quand les humains ne sauront plus ce qu’est un souvenir.
« À Moscou, j’achèterai une matriochka », dis-je au père de Sacha. Sacha sortit la cinquième poupée et essaya de la démonter aussi. « Non, Sacha, c’est la plus petite, s’écria son père. Maintenant, il faut que tu les remettes l’une dans l’autre. »
Le jeu reprit alors en sens inverse. La plus petite poupée disparut dans celle de taille supérieure, cette dernière dans la suivante et ainsi de suite.
J’avais lu dans un livre sur les chamans que nos âmes peuvent nous apparaître en rêve sous forme d’animaux, d’ombres ou bien de poupées. La matriochka est sans doute l’âme des voyageurs de Russie qui, plongés dans le sommeil, rêvent de la capitale alors qu’ils traversent la Sibérie.

 

un lien, un autre pour aller plus loin, si le coeur vous en dit :

http://www.kokeshis.com/

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