16 avril 2014

Simon artiste peintre

Arthur Rimbaud Simon

Rimbaud

Découvert à Evry au musée Paul Déroulède, un Têtes à Têtes que j'aimerais partager avec qui le voudra.  Simon se dit peintre écrivain et voyageur ... Né en Bretagne il vit actuellement à Pékin.

Je l'ai rencontré au musée Paul Déroulède où pour un mois ses toiles têtes à têtes ont été exposées. 

Bach Simon

Bach Simon

Simon aime communiquer et accompagne chaque toile d'une explication. En voici quelques unes. Le peintre nous fait partager ses pensées, le temps d'une exposition.  

J'aime sa façon de peindre, les mots qui me viennent sont joie, ludique, échevelé, coloré. J'aime ce coup de crayon, particulier, ne semblant pas être structuré ce qui est faux, anarchique, ce qui est faux aussi.

NIETZSCHE SIMON

Schubert Simon

J'aime ses coups de pinceaux qui semblent en pagaille mais ce n'est encore qu'apparence ..

Simon ou le désordre ordonné .... Simon ou l'ordre désordonné

J'aime bien.

Simon

Pour ceux qui aiment aussi, le site internet de cet artiste :

http://www.simon-artiste-peintre.com/fr/simon-peintre-ecrivain-voyageur.php

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14 avril 2014

Carl Larsson 1853-1919

Le Repos dominical 1900 Carl Larsson

 

Le Petit Palais propose en ce moment un petit voyage en pays enchanté et féerique, un univers où les enfants sont beauxLisbeth joue la méchante princesse dans l'oiseau bleu 1900 détailBrita et moi 1895 détail

 où les parents sont aimants, où les choses elles-mêmes participent par leur joliesse à l'harmonie d'un monde dans un                  Carl Larsson détail

bonheur cocoonant et ronronnant, au sein d'une famille aimante.  Bon, on en finit par être un peu écoeuré, c'est dire qu'il y en a du bonheur !!!La fenêtre aux fleurs 1894-1896 détail

et puis en s'attardant un peu, en se renseignant un peu, on s'aperçoit que tout n'est pas si rose. Que ce bonheur que l'on nous matraque n'est que l'image d'un bonheur incertain ...

Carl naît en 1853 à Stockholm, d'une famille pauvre il fréquente cependant l'école, et se distingue sans doute des autres puisqu'un professeur le dirige vers l'Académie Royale des Arts. Il deviendra peintre d'histoire et recevra une bourse qui lui permettra d'aller en 1876 à Paris. C'est un excellent dessinateur qui vit de ses illustrations et qui rêve de se distinguer en temps que peintre

Octobre Les potirons Carl Larsson 1882

il propose une toile au salon de 1881 qui sera refusée, il récidive avec une autre toile refusée elle aussi, ce qui le déprimera un brin et lui fera lacérer sa toile. Pas si joyeux que cela Carl, faut dire qu'expatrié, pas très riche, refusé des salons, n'ayant aucun appui, il y a de quoi fulminer, il y a de quoi déprimer. Gretz sur Loing et sa colonie de peintres scandinaves seront la chance de Carl; son amitié avec Karl Nordstrom qui sera un homme influent de la vie artistique suédoise va lui apporter une renommée certaine, même si la reconnaissance de grand peintre lui fera toujours un peu défaut.  Il est assez bon, comme peintre Larsson, mais pas mieux que les autres, le groupe des scandinaves à Grets, sa rencontre avec une peintre Karin BergööKarin 1898 détail

qu'il épousera, la reconnaissance de son talent par le musée national de Stockholm qui acquiert 2 de ses aquarelles, plus tard en 84 l'acquisition de L'étang par l'état français

L'étang 1883 Carl Larsson

puis l'achat de 4 autres par l'acteur Coquelin feront de cette période française un heureux moment de sa vie. De retour en Suède, il sera directeur et professeur de l'Ecole de peinture à Goteborg durant 2 ans, puis après un retour d'un an à Paris, Carl Larsson s'installe à Sundborn l'été. Son épouse qui a abandonné la peinture pour élever 8 enfants, est une excellente décoratrice d'intérieur, et Larsson mettra en image cet art de vivreLa veille de Noel 1904-1906 détail Bien sûr, tout ne sera pas si joyeux chez les Larsson. Il y aura des souffrances, des non-dits, des apparences. Larsson finira par se forcer un peu à peindre ces petites images de vie heureuse. Mais il lui faut bien nourrir sa nombreuse famille. Il s'essaiera aux fresquesFresque de Carl Larsson

mais n'aura pas le succès escompté.

Carl Larsson aurait aimé être un grand peintre de ceux qui créent un mouvement, mais il se distinguera par ses illustrations. Pas si mal après tout.

Jusqu'au 7 Juin. Les enfants apprécieront.Ma Mère 1893Carl Larsson 1910

 

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11 avril 2014

Saúl Kaminer

Saúl Kaminer

Las impermanencias son múltiples y son inherentes a la misma vida. Cada vida, es impermanencia.

En un artista, hay también une impermanencia de la obra, en función de sus maestros y tambièn  de su personal vida y de sus encuentros.

Forêt intérieure 1980 Kaminer

La Maison du souffle 2013 Kaminer

Saúl Kaminer nació, en une familia de origen ucraniana. Estudió architectura y se puso à pintar. Se relacionó con el grupo latinoamericano ' Magia-Imagen. Vivió en Paris durante 22 años. Ahora Viaja entre México y Francia.

Todo es impermanencia. Asi es la vida.

Galeria de arte Thessa Herold - Paris 3e - Impermanences Avril-Mai 2014

Espero que viva, otra vez este pintor, quizás, quizás, quizás. 

Dos otras pinturas que no son en la galeria.

Les trois nouvelles 2004Saúl Kaminer

 

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04 avril 2014

Jeanne Hébuterne 1898-1920

Jeanne Hébuterne

Jeanne avait beaucoup de chance, elle était née belle, ce qui avouons le est un bon atout, mais insuffisant pour prétendre à une vie heureuse. A ce propos d'ailleurs, la rigide éducation d'une famille catholique associée à un siècle somme toute assez terrible en ce qui concerne les femmes, n'était pas sans retentissement surJeanne qui n'était pas une de ces conquérantes qui se battraient pour une vie indépendante au mépris des qu'en-dira-t'on. Jeanne était un peu bridée comme toutes les jeunes filles d'alors, soumises sans en avoir même conscience.J André son frère, attiré par la peinture, plus âgé de 4 ans, plus libre forcément, se rendit à Paris, très jeune, pour suivre des cours d'art, en 1910 il étudia à la jeune académie Ranson fondée en 1908 par les Nabis. Jeanne qui a alors 12 ans y voit peut être une sorte d'issue possible pour échapper à à cette réclusion que la Société impose alors à toutes les filles. En attendant, elle dessine avec plaisir, elle joue du violon, elle aime la littérature, les beaux habits et les fêtes, assez joyeuse au final. La guerre de 14 interrompt dramatiquement leur vie, André part au front, les restrictions imposées par la guerre, l'inquiétude du sort d'André pèsent sur Jeanne. André, chanceux revient et fait venir sa soeur à Montparnasse, où elle sert de modèle à des peintres dont Foujita, elle commence à suivre des cours à l'académie Colarossi. Jeanne Hébuterne

 Et puis en Mars 1917 Jeanne fait la déterminante rencontre de sa vie, celle qui la perdra. Bien sûr elle est amoureuse de son Modigliani, mais elle le connaît au pire moment, celui où la maladie va gagner, celui où la boisson le calme et lui permet de peindre ses tableaux si tranquilles, celui où il n'est pas le plus facile à vivre. Jeanne devient son modèle, il la peindra plus de 25 fois. Elle, peindra quelques tableaux, très prometteurs.J Hébuterne

 Ils s'aiment durant les pauses d'abstinence et se querellent durant les crises, à moins que cela ne soit le contraire ! Modigliani est un homme usé, mais un peintre bien productif encore et talentueux.Jeanne Hébuterne autoportrait 1917

Un enfant n'arrangera rien, Jeanne a été rejetée par des parents peu bienveillants ou trop sectaires, on ne sait pas non plus. Jeanne est à la merci d'un Modigliani qui fait ce qu'il peut, la vie est ainsi faite, n'est ce pas, il y a des évènements qu'on ne peut arrêter, parce qu' il est déjà trop tard. Autoportrait J-HébuterneLa tuberculose de Modigliani en fait partie. Il en meurt le 24 janvier 1920. On ramène Jeanne à nouveau enceinte chez ses parents, un mauvais calcul. Jeanne se défenestre le 25 janvier, sans doute sur une pulsion, peut on savoir ? Elle avait 21 ans.

Leur fille Johanna sera élevée en Italie par une soeur de Modigliani. Elle écrira une biographie sur son père, publiée en 1958. Elle est morte en 1984.  André le peintre fera une fort honorable carrière et mourra en 1992. 

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24 mars 2014

Vincent Van Gogh, Antonin Artaud à Orsay

Panier de pommes 1887

Van Gogh 1853-1890 a t'il vraiment besoin d'un défenseur, aujourd'hui ? Lorsque l'on regarde ses toiles, pense t'on à ses crises d'angoisse, ses débordements qui lui valurent quelques internements, volontaires le plus souvent ? Je n'en suis pas sûre. L'éclatante et vibrante peinture, les couleurs de Vincent, vous accrochent le regard et le captent, elles se suffisent à elles mêmes. Cohérentes, elles accompagnent avec une harmonie somme toute régulière la vie d'un peintre à l'humeur très irrégulière.sept 1889 Van Gogh

Ses autoportraits dont je ne mets que les détails, 43 au total ne nous expliquent rien, si ce n'est sa gravité lucide sur son personnage, son besoin de se peindre pour  se prouver qu'il existe, lui qui a des temps morts lors de ses crises, alors se regarder dans ses peintures le rassure sans doute, vérifier et garder en mémoire, lorsque le cerveau ne commande plus, que lui Vincent existe par, dans et pour sa peinture.1887 Van Gogh

1887-1888 Van GoghArtaud  1896-1948 est un tourmenté précoce, né, pourrait on dire, et peu importent les causes qui nous resteront dans l'ensemble inconnues.autoportrait

A l'âge de 18 ans, en 1915 ses premiers troubles psychiatriques le font hospitaliser, ses premiers dessins datent de cette époque, et l'écriture lui deviendra aussi indispensable que l'oxygène.  Contrairement à Van Gogh qui connut certains moments d'apaisement, Artaud mis sous laudanum en deviendra dépendant, ce qui fera de sa vie une cure de désintoxication permanente toujours commencée, jamais réussie. Un médecin pourtant l'aidera à s'échapper un peu en l'aidant à cultiver des dons artistiques réels, et il commencera une carrière de touche-à-tout dans le théâtre, puis il découvrira le surréalisme dont il se séparera. Il sera acteur, créera 4 spectacles, mais son phrasé, ses prestations ne plairont pas. Il continuera à écrire des poèmes, des articles dans des revues littéraires et il laisse une oeuvre assez hermétique, réservée à des initiés. Il sera bouleversé par une exposition Van Gogh en qui il se reconnaîtra et écrira 'Van Gogh, le suicidé de la société' un plaidoyer envers ceux qui pensent autrement, ceux qui sont différents comment peuvent l'être des esprits créatifs et talentueux mais hors des cadres fixés par notre Société.  La peinture de Van Gogh reste malgré tout aboutie, maitrisée, toujours dans une cohérente et constante évolution.Les Tounesols 1887

Vincent Van Gogh est un grand peintre et il n'a plus rien à prouver.  Artaud  restera un homme souffrant dont la maladie a bridé les talents, preuve cet excellent dessin, cet autoportrait qui signale que certains moments lui furent doux, que parfois aussi il fut libéré de ses angoisses, du moins en partie !Artaud

 mais dommage que la maladie ait été excessivement plus marquée chez Antonin et le traitement plus lourd donc plus nocif, ce fut un handicap à toute carrière chez lui. On évoque chez Vincent les hachures nerveuses, les couleurs terreuses de certains tableaux, comme signes d'un esprit malade, c'est une de ses marques, ces hachures, un signe de re-connaissancechamps de ble près d'AUVERS 1890

 Notre regard sur ces troubles du comportement a changé, nous sommes plus tolérants. La pharmacologie permet à beaucoup d'êtres hors normes de vivre tout à fait normalement. Cependant jumeler Vincent Van Gogh à la présence inquiétante d'Antonin Artaud est incontestablement une bonne idée marketing  preuve en est la foule qui s'y rend. L'accès aux toiles de Vincent est un pénible périple, Dieu merci, Vincent, tes toiles se voient même de loin !!!La nuit étoilée 1888

Antonin Artaud quand même attire moins, plus dérangeant, plus dérangé ou moins connu, on peut arpenter tranquillement ses dessins.détail Artaud

Et finalement, aujourd'hui, ce n'est pas Artaud qui vient au secours de Van Gogh mais le contraire. C'est Vincent qui nous permet ainsi d'accéder à l'artiste Antonin et de tenter de le comprendre, d'aller sur ses étranges rives; dure vie que celle de ce multitâche, poète, acteur incantatoire, pamphlétaire ou jeteur de sorts, dessinateur et malade souvent ce qui l'obligea très tôt à de lourds traitements, dont le plus doux fut peut être le laudanum qui le rendit dépendant, et le plus terrible, les électrochocs.

Les Souliers 1886 Van Gogh

Van Gogh perdure brillamment aujourd'hui, Artaud un peu moins, et c'est par Vincent aujourd'hui qu'il retrouve vie.     

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04 mars 2014

Charles Maurin 1856-1914

Le crime au clair de lune - Charles Maurin

En 2006, je découvris ce peintre altiligérien lors d'une exposition au musée Crozatier, au Puy en Velay. Je l'ai rencontré à nouveau dans une librairie cet été à Toulon sous la forme du catalogue des oeuvres exposées au musée du Puy, catalogue que j'avais renoncé à trouver.

Charles Maurin est né en 1856 au Puy en Vélay en Haute Loire. Fut élève d'Emile Giraud (1825-1892), obtint le prix Crozatier qui lui permet 4 années d'études à Paris, Académie Julian puis école des Beaux Arts. Charles Maurin eut plusieurs amitiés durables, Félix Vallotton, Henri de Toulouse-Lautrec,François-Rupert Carabin 1892 - Charles Maurin

François-Rupert Carabin, le Docteur Régis Reynaud originaire du Puy. Charles Maurin est un contemporain de Jules Vallès, Louise Michel, individualiste il s'engagera cependant pour marquer son refus face à la société rigide de cette seconde moitié de XIX siècle bourgeois, convenu et si peu social. C'est un indépendant et un révolté, un anarchiste de coeur à défaut de l'être dans l'action, il illustrera durant 15 ans un journal anarchiste 'Les Temps nouveaux', il s'intéresse aux progrès scientifiques, son tableau 'La Sérothérapie' en témoigne, voir dans le blog . Dr Reynaud de profil 1877

C'est un excellent dessinateur au trait précis qui saisit le vif, l'âme de ceux qu'il croque, portraitiste talentueux, il peint avec empathie, générosité. 

Portrait de jeune femme rousse  En 1887, Charles Maurin rencontre Felix Valloton à l'atelier Julian. Une amitié chaleureuse unira le discipliné Félix au moins conformiste Charles Maurin. En portrait le modèle Hélène Chatenay qui fut un temps la compagne de Valloton.Les Pommes portrait d'Hélène Chatenay

Une amitié qui se terminera 20 ans plus tard. Valloton se marie à une Berheim qui lui ouvrira un monde mondain que Maurin apprécie peu. Ce sera alors la fin de leur relation. En revanche l'amitié qu'il entretiendra avec un autre ponot Régis Reynaud, médecin, durera jusqu'à sa mort.La Fillette à la poupée vers 1900

La fillette à la poupée musée d'Art moderne de St Etienne. Maurin dessinera beaucoup de fillettes avec leurs mères, rappelant les dessins de Mary Cassatt. Plutôt dans l'air du temps, en ces dessins là le Charles,  ce ne sont pas mes préférés, un peu mièvres, je trouve.. Fillette endormie mise au lit par sa mère

Maternité 1893Maternité 1893

C'est avec les petites filles, un des sujets souvent traités par Maurin. La mortalité reste importante, les avancées de la Médecine permettent l'espoir, mais la mort plane toujours sur la joie de la maternité. Maurin aborde aussi indirectement, le thème de la stérilité, avec le fort beau visage de cette femme le regard perdu dans le videDétail Maternité

c'est une femme sans enfant, stérile comme Charles Maurin l'est suite à une orchite. Le modèle est sa compagne Eugénie Debray  Sur la gauche, ce même visage souriant et tendre avec 2 visages de petites filles mis en lumière, c'est la petite fille d'Eugénie.détail 2 Maternité 

L'Aurore du Travail vers 1891

Maurin est un militant, un contestataire, un homme éclairé, mais ce n'est pas un homme d'action, il reste peintre, L'Aurore du travail symboliserait le chemin de la Liberté pour les mineurs qui s'extraient de leur crassier pour un avenir meilleur. Mais ce genre de tableau est à clés, que Maurin s'est amusé à ne pas laisser, les poings levés, le drapeau, c'est assez clair, d'autres sujets le sont moins : plaisir de Maurin de s'opposer aux critiques d'art qu'il n'aimait pas et qui lui rendaient bien.

Et Eugénie, souvent, d'autres de passage, parfois, mais Eugénie souvent quand même.La Vertu entre les deux vices

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13 janvier 2014

Serge Poliakoff

Orange et cyclamen 1949 détail

 Exposition, au musée d'art moderne, consacrée exclusivement à la peinture abstraite de Serge Poliakoff qui débute dans le genre dans les années 40; Serge Poliakoff est un coloriste talentueux qui aime superposer les couleurs, les travailler jusqu'à faire surgir une texture particulière, à couleurs tissées comme un tissu façon tweed.composition abstraite 1954

Il y a dans ses tableaux d'alors des formes sans forme, parfois cela tourne au niveau d'une couleur qu'il s'amuse à décliner comme ce rose à toutes les sauces,

Composition en rose 1954parfois c'est une juxtaposition criarde des couleurs quand elles sont vives, tiédasse quand elles sont ternes. Poliakoff ne mégote pas sur les couleurs.composition abstraite 1968

Composition rouge jaune blanc bleu aux traits 1952

Et puis il structure plus ses formes, les place en puzzle, les délimite par des traits noirs façon vitrail. Jolie idée de rassembler des petits tableaux aux couleurs différentes avec une bordure rouge qui en assure le lien, on dit que cela évoque cela lui évoquait les peintures assemblées ainsi dans les églises de son enfance où sa mère l'emmenait, on dit aussi qu'il superposait les couleurs comme les peintres d'icônes , c'est assurément très décoratif.

Composition murale 1965-1967

On parle de silence en ce qui concerne la peinture de Poliakoff, on peut le comprendre comme une invitation au silence comme le propose une église, où l'on s'assoit pour admirer longuement un vitrail dans une sorte de recueillement mais paradoxalement elles font aussi parler ses peintures, en mal, en bien, en incompréhension totale ou en acceptation entière sans rechercher d'interprétation particulière que la notion du beau qui comme chacun sait est une notion fort relative.. 

Les peintures de la dernière décennie s'épurent dans les formes et les couleurs.

Forme 1698

Pour ma part, je préfère cependant plus de débordement, pictural, thématique. Je n'aime pas trop les limites, y compris dans les formes. La peinture de Serge Poliakoff satisfait mon sens de l'esthétisme, mais ne provoque pas d'émotions en moi, et ne m'attire pas vraiment. Bizarrement, je reconnais que je pourrais vivre à côté d'un tableau de Poliakoff, dont la neutralité confortable me conviendrait alors. Une sorte d'apaisement se dégage de ces peintures.

Composition 1968

Serge Poliakoff est né à Moscou en 1900 dans une famille bourgeoise  où chevaux (père éleveur ce chevaux et propriétaire d'une écurie de course)), musique, littérature, peinture sont des passions familiales qui lui seront transmises. Poliakoff est un guitariste chevronné. Il fuit la révolution russe et trouve asile à Paris, ce Paris où exilés russes foisonnent. Il s'inscrit dans une académie de dessin, joue dans les cabarets russes. Il a 29 ans et décide de peindre. Il cessera de jouer de la guitare dans les cabarets en 1952 pouvant vivre alors entièrement de sa peinture. Il connaîtra alors un franc succès. Il meurt en 1969. 

 

 

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03 janvier 2014

Zeng Fanzhi

IMG_0521

Né en 1964 en Chine. 4 ans à étudier l'art de la peinture à l'huile, occidentale et orientale. Marqué par Bacon, Pollock, Soutine.

Connaissais pas ce peintre, mais en lisant une revue d'art, mon regard fut attiré par une peinture, façon Pollock version très soft, façon Rosa Bonheur version modernisée (les critiques eux évoquent Le Lièvre de DürerHare détail mais ce n'est pas ce que j'avais retenu de lui, bien qu'effectivement cela se rapproche plus du lièvre de Dürer que ceux de Bonheur, donc une peinture qui me plut et attisa ma curiosité. Alors pour approfondir la chose, me suis rendue au Musée d'Art Moderne pour visiter monsieur Zeng Fanzhi. En ai profité pour découvrir aussi Serge Poliakof, ce qui constitue un autre petit moment intéressant mais plus intellectuel, me demandant plus d'effort !!! j'ai d'ailleurs commencé par Poliakof; et puis suis allée me délasser chez Fanzhi, oui c'est ça me délasser et me divertir.Zeng Fanzhi 2012

La première salle, ce sont les dernières toiles 2013 c'est donc Le Lièvre et des grands polyptyques où traits, brosses, pinceaux, projections se mêlent jusqu'à former un esthétique et gigantesque fouillis de branches qui laissent entrevoir des univers colorés que vous interprétez à votre façon, moi j'aime bien cet apparent désordre au final très ordonné pour celui qui veut y entrer.

Z Fanzhi

 

Untitled 2012

un petit paysage de neige, et un éléphant-licorne assez surprenant, un éléphant blanc

Tai ping you xiang détail

évocateur d'un poème d'un certain Lu You (1125-1210), sur la paix et l'abondance.

détail 2012

La seconde salle, des humains remplacent les animaux, une femme, un nageur dans une nature luxuriante

night 2005 détail

swimming 2006 détail

annoncent les polyptyques, un portrait de Mao où le visage de Mao se brouille de traits sur la place de Tian'anmen rouge sang.Zeng Fanzhi

 La troisième salle est l'époque des Masks de 94 à 2004, Fanzhi évoque peut être la difficulté  de ses compatriotes qui oscillent entre 2 mondes, européen avec les habits, chinois avec un masque reflet de leur culture qui impose un sourire affiché en permanence.

Masks 6 1996

A noter les mains grossières qui représentent le peuple ouvrier, paysan, soldat. il termine la série par un homme en imperméable rouge, les mains

Z Fanzhi (2)

sont rangées dans les poches, le masque ne rit plus mais affiche une gravité certaine. Idealism suit

Zeng Fanzhhi

le portrait se dilue, le masque va suivre ... un autoportrait où le masque a disparu avec des pastèques-souvenirs

ZF 2 1996

 clin d'oeil à sa jeunesse, à noter le foulard rouge que portaient les pionniers et qu'il n'eut pas le droit de porter; regret, fierté, on n'en saura rien !  un autre toujours en rouge, l'oeil regardant le regardeur, l'artiste s'est affranchi de toute contrainte, c'est mon interprétation, et revêtir un uniforme bouddhiste n'est pas anodin, je trouve.Self portrait 09-8-1 2009

La dernière salle marque les débuts de l'artiste où l'influence de Soutine est vive . Fanzhi

Ses scènes inspirées de ses passages à l'hôpital où il faisait ses ablutions quotidiennes ne sont pas celles que je préfère et de loin ni ses couleurs roses où humains et viande morte se mêlent même si je suis sensible au message. 

Zeng Fanzhi Dusk 1993

Meat

Ses personnages ne sont pas loin de ceux de Soutine. Et ce que j'aime chez Soutine ne me convient pas chez Fanzhi, je trouve qu'il y manque la grâce ! et oui.

Amusant ce parcours d'exposition à l'envers, une impasse qui vous fait aller des oeuvres récentes vers celles du commencement que je n'apprécie pas, et revenir alors lentement à celles qui me plaisent ...  

Et puis pour finir, un que j'avais oublié et qui me divertit par sa technique, Mao reproduit 3 fois en version de plus en plus brouillée de près, Mao si controversé mais pourtant ineffaçable.

ZF

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19 décembre 2013

Georges Braque

Le port de L'Estaque 1906

Bien sûr, quand on pénètre dans la première salle, ce qui frappe avant tout, outre les êtres qui t'apprennent religieusement par coeur en restant des plombes devant tes tableaux sans considération pour les autres, donc ce qui frappe avant tout, c'est cette joyeuse et foisonnante couleur qui nous en met plein les mirettes, on est dedans, on se vautre sensuellement dans tes couleurs, on se roule  en imaginaire dedans, pinceaux vivants, à la manière des jolis modèles de Klein. C'est écrit pour ceux qui savent lire, c'est ta période de grand fauve OK , mais, tu restes raisonnable, Georges, tu ne fauvérises presque que des paysages, tu n'es pas un copiste de Matisse, tu t'en inspires, nuance ! tu parles de cette période comme d'un plaisir (toi tu dis peinture, moi je dis plaisir, car pour les peintres peinture c'est plaisir avant tout non ?), plaisir donc physique impérieux et nécessaireGrand Nu 1907-1908 Braque qui convenait à tes 23 ans mais qui ne pouvait durer, trop réducteur sans doute de l'idée que tu as de l'Art, trop réducteur pour ton imagination créatrice. Tu as une autre révélation avec les Demoiselles d'Avignon de Picasso, ce qui t'amène à faire le Grand nu en 1907-1908.

 Et puis tous deux, Picasso et toi Arbres à l'Estaque 1908

 vous vous lancez dans le cubisme, nouveaux aventuriers de l'art, car l'un comme l'autre, vous aimez expérimenter, chercher, trouver ...C'est fou

L'homme à la guitare 1912comme idée, mais c'est nouveau donc décrié, puis au final cela plaira, cela sera même copié par d'autres, puis détourné et dépassé comme tout mouvement en peinture.Le violon 1911 détail

C'est ludique, décoratif et ingénieux, surtout quand tu rajoutes des fins traits noirs et des touches d'opaline, là c'est carrément génial  ces touches qui rendent ta composition moins austère, on nomme ce cubisme analytique où le motif disparait. En 1911, vous introduisez des lettres, puis desLa guitare, papier collé 1912La Mandoline 1914Compotier et cartes 1913

morceaux de journaux, des papiers collés, votre fusion avec Picasso va durer jusqu'à la guerre, vous signez l'un pour l'autre, vous vous amusez à vous confondre, c'est esthéthique, innovant, c'est beau, mais cela ne m'émeut pas. Puis la guerre arrive, et tu es blessé, trépané et forcémentLa Musicienne 1917-1918

meurtri, en 1917 tu passes à ce que l'on nomme cubisme synthétique avec La Musicienne, trop anguleux pour moi, trop mathématique, trop froid;  rapidement tu remets un peu d'humanité dans tes toiles où abstraction et figuration se mêlent, tu rejoues avec les couleurs et les formes, c'est ta série des guéridonsLe guéridon rouge 1939-1952billards, natures mortes1920 Le buffet

Nature morte à la clarinette 1927

          où violons se mêlent aux fruits et autres objets, tu diras que tu tripotes, que tu travailles avec de la matière et non pas avec des idées, on retrouvera ce joyeux fouillis où pourtant chaque objet joue un rôle pour toi, non par leur fonction usuelle mais par le lien qui les unit, dans la série des Ateliersatelier VIII 1955 (2)tu en peindras  8 entre 1949 et 1956, tu laisses à nouveau de la place pour les regardeurs que nous sommes, tu nous permets de pénétrer à nouveau dans ta peinture où tu broies tes couleurs, tu ajoutes du sable, de l'huile, tu joues avec la matière; le plaisir revient pour moi. Tu finis en beauté, Georges, même si cette finitude te met du bleu à l'âme, même si la guerre te fait ressurgir un passé qui te hante, tu peins des vanités en 1939Vanitas 1939

 que tu surcharges de sable, de sciure de bois, ou de limaille de fer et ça, tes peintures de ces moments là, j'adore, tu vibres, tu sors de ta réserve, tu es humain Georges, j'exulte.

La Chaise 1947

J'adore ta chaise qui date de 1947 petit moment de bonheur pour toi, petit bonheur pour moi. Tu te défoules aussi avec les Oiseaux, fort décoratifs, heu ya du Matisse en eux, si cela t'a fait plaisir, Georges pourquoi pas, mais je préfère et de loin  La Sarcleuse

La Sarcleuse 1961-1963

ou le Brabant et tes derniers paysages qui sont pour moi la fin d'un cycle, épais, un peu pâteux, un peu trop, tes derniers paysages j'aime aussi, c'est la fin de ta vie (1963) dont  on connaît peu de choses, tu aimais les belles maisons, les belles voitures, la musique, la poésie, le silence et la peinture. Tu avais l'amitié fidèle, l'amour aussi avec ton épouse qui partageait ta passion pour la musique. Le chant de colza 1956-1957Ta peinture nécessite que l'on y consacre du temps, plus qu'un autre; tu as assuré une certaine continuité de style sans trop en donner les clés. C'est à nous de les trouver, pas les tiennes d'ailleurs mais les nôtres celles qui nous permettent d'entrer dans ta peinture. Et cela exige de ma part un peu d'effort à fournir ! L'exposition du grand palais est riche, un peu trop même, alors revenir un jour dans tes toiles peut être.

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13 décembre 2013

Félix Vallotton

Scène de rue 1895-97

Au final pas si facile que cela à appréhender, ce Félix là. on le nommait Le Nabi étranger... cela lui va bien ce sobriquet d'étranger, car il est toujours un peu à côté de l'image qu'il veut donner ou qu'on veut lui donner : il a ses maîtres mais il les détourne toujours, il est suisse mais réside en France, il est misogyne mais aime pourtant peindre les femmes, il ne veut pas s'encombrer d'enfants mais se marie avec une veuve chargée de famille. Il s'accroche à sa petite bourgeoisie mais la caricature allègrement, il a le coeur côté anarchiste un moment mais se marie bourgeoisement : un côté oui, un côté non, toujours chez Félix Vallotton. Il a un côté intime-Félix, un côté publique-Vallotton.  Vallotton aime les lignes pures, les formes aplaties, les aplats, les couleurs monochromes, Félix aime les courbes sensuelles des femmes, les corps dénudés, les petits symboles glissés malicieusement dans ses toiles. Vallotton déteste les femmes en cheveux et adore les chignons, le nu oui, la femme en cheveux non, Il déteste le laisser aller, manifeste de la discipline, de la rigueur et surtout ne se laisse pas dominer par ses affects, sauf en ce qui concerne son rapport aux femmes, à la sienne en particulier ! Alors là, il se lâche le sieur Félix Vallotton, fait du pompiérisme, mais à sa manière pleine d'humour, ainsi dans l'énlèvement, Europe s'accroche à son Zeus en lui mettant son bras devant les yeux, genre je m'accroche, emmène moi où je veux ! L'enlèvement d'Europe 1908

 manière très caricaturale jusqu'au rirepersée tuant le dragon 1910

qu'il provoque chez nous , Persée se donne du mal à tuer son caïman-dragon sous les yeux agacés d'une Andromède jamais contente, mais bien coiffée et l'on peut y voir aussi une certaine auto-dérision, Valloton se moque de lui, des hommes en général, Adam est un sot imbu de lui même quand Eve est une mégère La Haine Vallotton 1910 détail excellent copiste il aurait pu peindre si il l'avait voulu à la manière d'un Gérôme, sans nul doute mais il préfère peindre à la manière  loufoque  et provocante d'un Vallotton au meilleur de sa forme dans la caricature et dans la critique sociale.  Et puis surtout c'est un dessinateur le Félix, un bonfeu d'artificeparesse

 le dessin sera souvent alimentaire chez Vallotton qui avant son mariage est carrément fauché, il vit avec une petite Hélène Châtenay, il la peint en 1997, sur un fauteuil rouge, couleur primaireFemme nue assise dans un fauteuil rouge 1897

 couleur du sang, de la passion, mais elle dort sur le côté gauche invisible, celui du coeur, image de conflit entre le rouge et le vert couleur complémentaire qui traduit peut être et c'est encore là mon interprétation le futur conflit amoureux qui s'annonce chez Vallotton, il a fait déjà connaissance de sa future épouse Gabrielle, Hélène dort encore heureuse mais déjà abandonnée, Hélène simple ouvrière ne résiste pas à Gabrielle née Bernheim, famille de marchands de tableaux, et Vallotton choisit le confortable mariage.Gabrielle Vallotton

Gabrielle est une veuve sûre d'elle, assise sur sa vénérabilité et si ce mot n'existe pas vraiment, elle l'invente Gabrielle ! L'amitié de 20 ans avec Charles Maurin, peintre vellave graveur également n'y résistera pas. Mais quand Hélène sera accidentée, Félix renouera avec elle et la soutiendra les 3 années avant sa mort. Plus fidèle et sentimental que l'on ne croit donc le Félix. Un marché de dupes, ce mariage ? pas vraiment, Vallotton se consacrera davantage à la peinture et à l'écriture (journal, romans, critiques d'art), Valloton travaillera enfin sans souci d'argent à ce qu'il veut laisser à la postérité : son oeuvre.    

On peut se poser la question, c'est quand qu'il est lui, vraiment ? et bien c'est précisément en cette ambivalence  permanente qu'il est lui , Homme de fin de siècle où la société change radicalement où les femmes commencent à prendre leur indépendance, où l'art commence lui aussi à s'émanciper de tout académisme; 3ème République entre 2 guerres cette époque est bouleversée par l'industrialisation, les mouvements sociaux; un monde en formidable révolution technique et sociale, un monde où Vallotton cherchera toujours sa place, jamais vraiment là où l'attend, plus timoré que son ami Charles Maurin, plus engagé qu'un Bonnard, plus ou moins, trop ou pas assez, ce n'est pas un révolutionnaire Félix,  en rien....  ' le train qu'on m'oblige à mener est au dessus de mes forces et de plus me répugne. C'est là ma peine, vivre sans cesse à l'envers de mes goûts, j'aime la simplicité, on m'impose une espèce d'ostentation bête à pleurer ... à quoi bon se leurrer ? il faudra rentrer demain dans la piste de cirque où je fais depuis tant d'année le chien savant !' Alors Félix Vallotton peindra ce qu'il ne peut pas exprimer autrement, sa lassitude pour sa vie conjugale, son mépris pour certains de ses contemporains, sa haine de la guerreVerdun 1917 mais il célébrera aussi la beauté provocante et parfois suspecte des femmesLa Chambre rouge

La Blanche et la Noire 1913 les aventures extra-conjugales réelles ou fantasmées et bien d'autres choses encore à découvrir une autre fois, l'exposition au grand palais n'étant pas assez exhaustive. C'est un grand bavard dans ses peintures, Félix.

Je reviens sur un tableau qui date de 1892, présenté au salon de 1893, tableau qui sera décrié et moqué par l'ensemble de la Critique de l'époque.  

Charles Maurin (1856-1914) peintre vellave et ami l'invite à sortir des peintures de salon, car 'ce n'est plus un jeu, amusements ou plaisir, ce sont préméditations, calculs'  lettre de 1886... Il l'écoutera et au salon de 1893 Bain un soir d'été surprend

Bain un soir d'été 1892

 il y a des influences des nabis, de Seurat, de Holder, mais Vallotton déjà se passionne pour les nus féminins, s'amuse avec le blanc (plus c'est jeune plus c'est blanc, la plus âgée est gris-vert), un petit clin d'oeil au miroir trompeurdétail reflet inversé

détail 4

Détail la valse 1893

 l'une est une échappée de La Valse qui se vautre dans la fontaine de Jouvence avec joie, l'autre parle à son chien, l'une sort d'un tableau de RenoirBain un soir d'été 1892 Vallotton détail 2

quelques unes sont proches des futures gravures en noir et blanc à la limite de la caricaturedétail7 Ce tableau, je trouve en dit long sur la peinture future de Félix Vallotton : il peindra à tire-larigot des nus, il se moque de la perspective, il dessinera toujours avec excellence mais ne détestera pas les formes aplaties, il utilisera souvent les couleurs primaires qu'il confrontera toujours aux complémentaires, il mettra toujours une touche d'humour ou d'ironie dans ses toiles. Ce tableau est un petit condensé d'une grande partie de sa peinture à venir.       

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