03 mai 2015

Château de Rochefort - Anglard - Haute Loire

Rochefort 1

Ce château est connu sous le nom de château de la Taillide du nom du méandre de l'Allier au sud ouest d'Anglard à 3 km du hameau. Une fourche où 3 petites routes encore goudronnées vous invite à garer votre voiture, suivre la route du milieu et prendre 1 ou 2 kms plus loin le chemin qui descend. Ce château détenu par les Montlaur fût placé en 1164 sous la suzeraineté de l'Evêché du Puy. Il défendait un pont sur l'Allier dont on peut voir une pile en contrebas et servait de passage entre le Vélay et le Gévaudan à quelques kms de Pont de Vabres près d'Alleyras. Ce sera l'occasion d'une autre promenade, de descendre jusqu'à l'Allier, un jour prochain. Ce château était juché sur un énorme bloc rocheux, il ne reste qu'un pan de mur que l'on peut aisément ne pas voir, aussi bien lever la tête tout en descendant le chemin avec une vue sur la boucle de l'Allier.

Rochefort - Jourda de Vaux

 Les Montlaur l'inféodent au XIIIe siècle à une famille de gentilhommes qui prendra le nom ce cette terre soit Rochefort. On trouve un Raymond de Rochefort seigneur d'Alleyras cité en 1200, son fils Pierre né en 1235 héritera du château et sera co-seigneur d'Alleyras. Ils étaient seigneurs ou co-seigneurs de Séjallières, Anglard, Le Moulard et d'autres lieux. Son petit fils Rancon de Rochefort commandera en 1368 la garnison chargée de défendre Saugues contre les routiers.

Rochefort 2

Le guide des châteaux Edition Watel indique que cette branche s'éteindra au XVIIe Siècle avec Suzanne de Rochefort femme d'Antoine de Cusson qui vendit la seigneurie de Rochefort à Hugues Pradier d'Agrain en 1652. Jourda de Vaux dont est tirée l'édition Watel ne le signale pas.

Et pour le reste, nulle autre information, pour le moment. Le château perdit de son attrait probablement avec l'effondrement du pont lors d'une crue à une date inconnue. La situation fort isolée du site et la proximité du pont de Vabres amenèrent vraisemblablement les occupants à abandonner le lieu.

Vue époustouflante sur l'Allier et la région fort préservée question flore et faune. Chemin facile d'accès.Rochefort 3

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28 avril 2015

Château d'Agrain en Haute-Loire

Agrain 8

Les premiers possesseurs du château d'Agrain, petit village alors avec sa chapelle étaient les Barons de Cayres (vassaux des seigneurs de Montlaur bien sûr) dont un Godefroy de Cayres (il y en a un à chaque génération depuis le 11e siècle). Famille puissante qui détenait aussi les maisons fortes de Prunet et de Séjallières qui avec le château d'Agrain constituaient une défense sur le plateau dominant l'Allier via Vabres Alleyras. Les d'Agrain, branche cadette issue des puissants Agrain sont eux même des vassaux de la famille de Cayres fixée à Ouïdes à quelques 3 ou 4 kms d'Agrain ( d'Ouïdes suivre la petite route où indiquée Alleyras, route vite impraticable en voiture). A la fin du 15e Guillaume Maurel qui a épousé Louise de Cayres est qualifié par alliance donc de Seigneur d'Agrain. En 1510 il vend la baronnie d'Agrain qui comprenait aussi Ribains, Le Villard, Le Moulard et Ouïdes à un bourgeois du Puy Pierre Farnier. Son fils Gautier la cédera par acte d'échange en 1533 à Antoine Orvy, autre bourgeois du Puy son beau frère. Mais les Orvy préfèrent résider au Puy, le château est fort isolé

Agrain 12

 dans une belle nature volontiers hostile , surtout quand les guerres civiles s'en mêlent. En 1588 le seigneur du Bouchet Antoine de la Garde dit le cadet de Chambonas s'en empare pour les protestants et le sénéchal du Puy Chaste doit payer rançon pour le récupérer après l'avoir vainement assiégé. En 1594 Durand Ranquet commandant des Ligueurs l'occupe et c'est seulement sous Henri IV (règne de 1589 à 1610) que les Orvy récupèrent leur bien. Mais ce château fut au final peu occupé par cette famille qui préféra sa demeure plus confortable du Puy. Une alliance le passe aux mains de Claude de Laguiolle, des querelles familiales le font mettre sous séquestre puis aux enchères. En 1643 il est adjugé à Hugues Pradier conseiller de la sénéchaussée du Puy. Mais ce n'est déjà plus qu'une ferme, qu'un fermier occupe.AGRAIN

Le dernier fermier, un habitant du Moulard l'occupe jusqu'en 1945.Agrain 2

 

Au XVIIe siècle, un corps de logis doté de pièces à cheminées sur 2 niveaux, une tour, une chapelle, des communs avec étable, fournil, colombier, jardin.

Agrain 5

 

Ce château est un peu isolé, mais des chemins fort accessibles permettent toujours d'aller soit à Alleyras, soit au Moulard dont l'accès est le plus rapide et le plus aisé, soit de rejoindre le village d'Ouïdes et d'accéder ainsi par un autre chemin aux maisons fortes de Prunet et un peu plus loin à celle de Séjallières. De bonnes chaussures ne nuisent pas.

Site sur la famille d'Agrain :

Agrain cheminée

Agrain 6Agrain jardin

http://fr.calameo.com/books/000357550927ba85179ce

Sources : Châteaux de haute-loire Edition Watel

En bibliothèque du Puy consultation possible des deux tomes de Gaston Jourda de Vaux consacré aux châteaux de la Haute-Loire 1911

Agrain4

Agrain 11

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07 avril 2015

Maison forte de Séjallières Haute-Loire

Séjallières

Toujours sur la D33, route qui va de Cayres à Alleyras à gauche ou St Jean Lachalm à droite, quelques kilomètres après Ouïdes et Prunet, voici le troisième site défensif lié aux seigneurs d'Agrain, Séjallières  plus importante que Prunet du point de vue stratégique et hôtelier, car pourvue d'un corps de logement conséquent et ce site dispose d'une vue imprenable sur la Margeride et au delà.

Séjallières 2Alors re-belote avec ces seigneurs qui se marient pour agrandir leurs terres, Séjallière forme avec Prunet  une co-seigneurie, les Prunet ont une part, les Villaret qui dépendent des seigneurs de Montlaur une autre, les Agrain en possèdent une part également puis l'abandonnent puis la récupèrent au XV è avec les Maurel alors seigneurs d'Agrain qui opposent leur blason et la détiennent toujours par mariage à la branche intitulée Agrain de Séjallière.

Séjallières 3

Entre temps, Louis de Goys réunira pour une part Prunet et Séjallière par son mariage, qui appartiendra par héritage à la famille Combres de Bressoles, puis à celle de Montchal et de La Mothe. Qui habitait vraiment le château ? à vous de voir !! En 1772 le seigneur de la Sauvetat Jean- Guillaume Sauzet rachète les seigneuries de Prunet et de Séjallières. Séjallières appartient aujourd'hui à un privé. 

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02 avril 2015

Maison forte de Prunet en Haute Loire

Prunet 2

Sur la D 33 qui va de Cayres à Pont d'Alleyras, à 1 km en direction de Prunet, une haute bâtisse austère attire le regard. Il s'agit d'une tour de garde qui contrôlait un des accès à la vallée de l'Allier et qui forme avec la maison forte de Séjallières et le château d'Agrain  situé à 1 bon kilomètre d'Ouides un triangle dit défensif, encore qu'Agrain du fond de sa vallée ne semble pas bien défendable, ce qui fut d'ailleurs, on le verra plusieurs fois prouvé. Prunet presque en face pouvait peut être au moins l'avertir. Gilbert Castanet évoque un château fort  réduit aujourd'hui au tiers de ce qu'il était dans sa série sur le Devès. La Burle souffle joyeusement sur ce haut plateau basaltique et la neige soufflée et re-soufflée forme des congères impropres à toute circulation aisée. Les Seigneurs d'Agrain ont longtemps détenu cette maison forte ou château ainsi que celle de Séjallières, mais comme rien n'est simple avec les seigneurs et leurs alliances, ce fief fut avec celui de Séjallières une co-seigneurie vassale des Agrain, une part fut détenue par la famille habitant Séjallières où plusieurs noms se suivent comme Villaret, Maurel, Rochefort, une autre part fut maintenue par la famille de Prunet

Prunet 1

 

(http://fr.calameo.com/read/00035755078d713afceb4) Etienne de Prunet au XIV, dont une arrière petite fille épousa en 1457 Louis de Beauzac dont une arrière petite fille épousa en 1588 Louis de Goys. En 1585 lors des guerres de religion, Prunet est attaqué au canon, pillé et partiellement détruit tandis que Louis de Goys alors en garde du château d'Arlempdes est fait prisonnier et rançonné par le cadet de Chambonas Antoine de la Garde. Vraisemblablement cette maison forte était occupée par des capitaines et non par les familles propriétaires. Restauré en 1605. Au 18è le domaine passe à la famille Combres de  Bressoles et aux Barentin de Montchal pour être vendu en 1772 à Jean Guillaume Sauzet seigneur de la Sauvetat. Laissé à l'abandon il a été dernièrement restauré et appartient à un privé.

Source :Châteaux de Haute Loire - Edition Watel

   

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20 mars 2015

Château d'Espaly - Espaly St Marcel Haute-Loire

Dessin des ruines du château

Et voilà le dernier des châteaux d'Espaly situé sur le plus volumineux rocher. On le suppose construit vers le IX ou Xème siècle, propriété de la famille d'Espaly, peu de renseignements sur la dite famille, si ce n'est que la branche principale se termina par Bertrand d'Espaly qui en 1197 céda son château à Bernard de Chalencon et à ses successeurs avant de devenir chartreux. Ce château fut démoli je ne sais pourquoi puis reconstruit par l'évêque Guillaume de La Roue (1260-1282), il reçut la visite de Charles VII à 2 reprises. Il y connut aussi  les guerres de religions, ligueurs contre protestants en 1562 qui le dévastèrent un tantinet, mais en laissèrent un peu en 1574 à Antoine de la Tour de Saint Vidal qui en fit abattre les murailles en 1590 selon les Mémoires de Burel et de Duranson. En fait, cela semble bien plus complexe que cela, pour ceux intéressés lire l'extrait de Pierre Cubizolle, de son livre Le diocèse du Puy en Vélay des origines à nos jours, site :  https://books.google.fr/books?id  et c’est en 1601 que l’édifice sera finalement entièrement détruit sous les offensives de Ligueurs.

château d'Espaly dessin

En 1884 la municipalité vend le rocher à l'Abbé Fontanille qui fit ériger la statue de- St Joseph en 1910, et fit également construire la basilique actuelle.

rocher St Joseph 

 
 

 

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15 mars 2015

Château de l'Arbousset- Espaly St Marcel- Haute Loire

Arbousset 2

Derrière l'imposant rocher de St Joseph, on remarque à peine une hauteur boisée d'où émerge une petite tour.château de l'Arbousset

Ce rocher volcanique porte encore les fondations de ce qui fut une demeure ou château entouré d'une muraille défensive avec 6 ou 7 tours encore debout au début du XXè siècle et qui ont disparu depuis.Avant St Joseph

 De 1420 à 1422 Agnès Sorel maîtresse de Charles VII aurait séjourné dans cette construction, son royal amant résidant sur l'autre rocher dit de St Joseph qui était alors un château féodal (voir prochain message à ce sujet). Les deux châteaux étant alors propriétés des évêques du Puy. Le petit donjon qui surmonte le rocher a été réédifié au milieu du XIX  siècle par le propriétaire de l'époque. Deuxième château après La Bernarde des 4 châteaux d'Espaly.

Arbousset 1Au pied du rocher, la Borne a délimité un large méandre fertile occupé par une propriété agricole. En 1884 le propriétaire Auguste Maurin y installe sa distillerie et y fabrique le Maurin Quina. En 1906 le dessinateur Cappelio crée le diable vert à la gloire de la liqueur.Maurin Quina

 L'usine est reprise en 1932 par le liquoriste Régis Vey. En 1985 la fabrication de la liqueur est vendue à une société de Fougerolle en Haute Saône. Subsistent les bâtiments de briques et de pierres. La propriété de l’Arbousset a été dessinée par un architecte venu du nord, Achille Proy ce qui explique l’utilisation de la brique. Les liquoristes y utilisaient, comme matière première, les merises qu’on cultivait en quantité du côté de Chaspinhac ( informations de Jean Pestre architecte).

Sources : Châteaux de Haute Loire Edition Vatel. Réflexion sur la mise en cohérence des périmètres de protection sur le bassin du Puy en Vélay Décembre 2011, document Internet.

 

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13 mars 2015

La Bernarde - Espaly St Marcel - Haute-Loire

La Bernarde

En 1556 Pierre de Licques chanoine de la cathédrale du Puy acquiert la métairie dite La Bernarde. Ravagée par les troupes royalistes en 1590, elle est restaurée par Guy de Licques de Ferraighne (dont la famille aurait été propriétaire de l'ancienne fortification de Ferraighne qui appartenait à la famille d'Espaly). Gabriel-Antoine de Licques édifie au milieu du XVIIIe siècle un nouveau château  séparé du précédent par une cour. Fernand de Mercier de Malaval hérite du domaine de sa tante Emilie de Ferraighne et restaure la demeure pour lui donner l'aspect actuel. Actuellement propriété d'une famille du Roussillon.

Au nord, un bâtiment du XVIe siècle et un logis qui remonte au XVIII restauré avec tuiles vernissées noir et or à la bourguignonne avec une tourelle d'escalier avec mâchicoulis et une tourelle d'angle.

Ce château se trouve sur la route qui mène à Espaly Saint Marcel, rive droite de la Borne et est un des 4 châteaux d'Espaly. 

Sources : Châteaux de Haute-Loire - Édition Vatel d'après Jourda de Vaux et communication du propriétaire des lieux.

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10 mars 2015

André Besqueut sculpteur

Jeanne d'Arc André Besqueut

Je l'ai côtoyée sans vraiment la voir cette Jeanne qui veille sur les noms des morts de 1914-1918, sur le plain à St Privat d'Allier, face à la villa Marguerite et au mas d'Oura, je la découvre tardivement avec satisfaction, au hasard d'une rencontre. Elle est dûe à un sculpteur, jésuite, André Besqueut, celui là même qui dessina le Saint Joseph d'Espaly. Un petit cousin de ma grand mère écrivit un article sur ce sculpteur régional.

Jeanne d'Arc 2

André Besqueut est né en 1850 un 15 Juillet à Chamard commune de St Christophe sur Dolaizon en Haute Loire, sa famille serait originaire du Chier;  Le père sabotier donna sûrement à son fils le goût de sculpter le bois; petit berger, il fit ses armes en sculptant des petits sujets. Aimé Giron 1836-1907, romancier natif du Puy le rencontra alors qu'il avait 12 ans, et le fit entrer chez un sculpteur ponot; il aurait été également un temps élève d'un sculpteur J A Cubizolle  1811-1877 où il travailla le marbre et la pierre; En 1873 il gagne le prix Crozatier, ce qui lui vaut une pension annuelle. A 22 ans il passe le concours des Beaux Arts, mais choisit aussi la voie religieuse, il entre chez les jésuites où il poursuivra sa carrière artistique en se rendant à Gand, Paris, Rome, en 1891 il s'installe à Toulouse où Il créera en 1895 St Ignace de Loyola pour la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, Saint Louis pour la cathédrale du Puy.St Louis A Besqueut

A Besqueut Le Puy

St Joseph 2

Il travaille sur la maquette de St Joseph qui sera érigée en béton armé en 1909, en 1908 il obtient pour sa statue Le prêtre une médaille d'or au salon des artistes français.Le Prêtre André Besqueut

En 1912 au salon de Paris il présente Jeanne d'Arc celle de la cathédrale du Puy qui sera reproduite en de nombreux exemplaires. En 1921 il sculpte celle de St Privat d'Allier pour le monument aux morts. Il meurt au Puy en 1942. Le musée Crozatier encore fermé au public conserve une bonne partie de ses oeuvres.  

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26 décembre 2014

Gourlong en Haute Loire

 

Gourlong 2

Gourlond  à 500 m de Pont d'Alleyras en Haute-Loire, devient commanderie des Chevaliers Hospitaliers de St Jean de Jérusalem (Ordre de Malte) en 1163 sur la paroisse d'Alleyras grâce à Pierre de Mirmande qui fait don de son manse à Etienne Isnel Maître de l'Hôpital du Puy. Pierre de Mirmande entre dans l'Ordre en tant que Chevalier-Religieux avec l'assentiment de son épouse Guillaumette et de ses deux fils Odon et Etienne. Pierre de Mirmande s'illustrera en l'actuelle Syrie où il commandera le château du Krak des Chevaliers de 1193 à 1199. Bon revenons à Gourlong.

Gourlong 1

cette commanderie était constituée d'une chapelle dédiée à St Jean Baptiste, une maison dite du Commandeur, un enclos et un cimetière. Entre 1291 et 1304 Pons Baudasse est commandeur de Gourlong, en 1307 une reconnaissance est faite au profit de la commanderie par G. Chauchat d'une maison, d'un jardin et d'un pré avec pacte pour le dit Sieur de construire un moulin et de moudre au Commandeur et familiers de la maison de Gourlong sans aucun droit de moulure. La voie du Puy à Toulouse  passait à Montbonnet et à St Jean Lachalm, puis descendait vers Vabrettes pour arriver à Gourlong en traversant le bois de la Bourelle pour franchir l'Allier à l'actuel Pont d'Alleyras, et longer l'Allier jusqu'à Vabres pour se rendre ensuite à Sanis, Chambonnet et Croisances. D'autres passages de l'Allier sont mentionnés pour ce chemin à Rochefort et à St-Haon.

'Il existait en outre, en 1302, à "Pont de Vabres", un pont appelé, "Pont du mas de Gourlong" , dont l’origine passe pour être plus ancienne. Il fut détruit en 1589 par une crue mémorable et sera sans doute reconstruit, mais bien plus tard, puisqu’en 1642 l’abbé Aulagnier curé du Brignon, se rendant à Toulouse, empruntait un "bateau" pour traverser l’Allier.'  extrait du site www.memoiredehauteloire.com

 

Croix

Ce lieu de passage et la proximité du prieuré clunisien d'Alleyras justifiaient sans doute une commanderie qui hébergeait et soignait ceux qui empruntaient ce chemin. Au fil des années la situation de Gourlong dans une vallée peu accessible la fit peu à peu moins fréquentée. En 1723 on signale les ruines de la chapelle écroulée. A ce jour, subsiste une ruine délaissée, vestige de la Commanderie de Gourlong qui fut une étape importante entre 1160 et la fin de l'ancien régime, en bordure de route, édifice dont le lierre envahissant cache une croix de Malte.

Croix de Gourlong

 

 

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21 décembre 2014

L'ordre de Malte

C'est avant la première croisade (1096), aux environs de 1048, que des marchands du royaume de Naples obtinrent du calife d'Egypte Romensor de Moustesaph la permission de construire à Jérusalem un monastère desservi par des religieux de l'ordre de St Benoit venus d'Italie pour recevoir les pèlerins, puis les croisés. Ils créèrent un hôpital Le mystérieux Frère Gérard

Gérard de Martigues dit aussi Tenque ou Tunc nommé aussi Frère Gérard d'origine contreversée (amalfienne, provencale ou autre) en fut le premier chef. Après la prise de Jérusalem en 1099, Godefroy de Bouillon leur donna ainsi que d'autres seigneurs des terres en France. Gérard avec ses frères se sépara du monastère et créa une congrégation particulière sous la protection de St Jean Baptiste, ses membres prirent le nom d'Hospitaliers ou Frères de l'hôpital de St Jean Baptiste de Jérusalem. Son successeur Raymond du Puy Raymond du Puyfut le premier à prendre le titre de Grand Maître de l'Ordre à qui il donna une règle inspirée de celle de St Augustin. (pauvreté, chasteté, obéissance). Il proposa au roi de Jérusalem de s'unir à lui pour combattre les infidèles avec ses Hospitaliers. Ordre composé de 3 classes : Les nobles qui firent profession d'armes, les prêtres et chapelains qui s'occupèrent du service divin, et enfin les frères servants non nobles chargés de soigner et de combattre. Cet ordre reçut l'approbation du pape Innocent II en 1113. Du fait de l'avancée des Turcs en méditerranée, ils se retireront progressivement à Chypres, à Rhodes, enfin à Malte, ils ouvriront des établissements dans l'Europe entière. En 1834 l'Ordre de Malte s'installe à Rome toujours sous l'autorité du St Siège, ordre militaire et hospitalier, il prendra alors le nom d' Ordre souverain de St Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte. Sa vocation militaire se termine en 1798. A la base de la hiérarchie se trouvaient les commanderies rattachées aux grands prieurés qui eux relevaient des 8 langues (représentant les différentes nations qui composaient l'Ordre), langues définies en 1327 au chapître de Montpellier.

Croix_de_Malte

Le royaume de France se composait de 3 langues :  

La langue de Provence, la plus ancienne dans le prieuré de St Gilles le premier constitué en Occident dés le début du XII siècle (port d'embarquement des croisés pour la terre sainte), elle regroupe le prieuré de St Gilles, Toulouse, la Provence, le Comté de Nice, le bas Dauphiné, le Languedoc, le Roussillon, le Comté de Foix, la Gascogne, le Haut Béarn. 

La langue d'Auvergne recouvrait l'Auvergne, le Limousin, Les Marches, le Bourbonnais, le Lyonnais, la Basse Bourgogne, la Franche-Comté, la Savoie, le Haut Dauphiné, le Haut Languedoc dont le Vélay. Elle comprenait 56 commanderies.

La langue de France avec 3 grands prieurés, Paris, Poitiers, Voulaines à la tête de la Bretagne, Anjou, Saumurois, Poitou, Saintonge, Bas Berry, Tourraine, Maine, Normandie, Orléanais, Ile de France, Artois, Picardie, Flandre, Champagne, Sedan, Lorraine, Haute Bourgogne et Nivernais.

 En Vélay une première mention de l'Ordre Hospitalier est faite en 1153 où ils s'installèrent à l'Hôpital St Jean du Puy. Pour rappel, l'ordre des Templiers s'installa lui en 1170 à la maison templière St Barthélémy. Je dois avouer une certaine confusion dans mon esprit entre les localisations de la maison templière Saint Barthélémy et celles de la maison St Jean de la Chevalerie appartenant aux Hospitaliers, certes les biens des Templiers passèrent aux Hospitaliers en 1312, et l'église St Barthélemy devint possession des hospitaliers, mais je ne trouve aucune trace de l'Hôpital St Jean, à re-vérifier donc à la bibliothèque du Puy.

Sources Auguste Chassaing 1882

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