15 mars 2015

Château de l'Arbousset- Espaly St Marcel- Haute Loire

Arbousset 2

Derrière l'imposant rocher de St Joseph, on remarque à peine une hauteur boisée d'où émerge une petite tour.château de l'Arbousset

Ce rocher volcanique porte encore les fondations de ce qui fut une demeure ou château entouré d'une muraille défensive avec 6 ou 7 tours encore debout au début du XXè siècle et qui ont disparu depuis.Avant St Joseph

 De 1420 à 1422 Agnès Sorel maîtresse de Charles VII aurait séjourné dans cette construction, son royal amant résidant sur l'autre rocher dit de St Joseph qui était alors un château féodal (voir prochain message à ce sujet). Les deux châteaux étant alors propriétés des évêques du Puy. Le petit donjon qui surmonte le rocher a été réédifié au milieu du XIX  siècle par le propriétaire de l'époque. Deuxième château après La Bernarde des 4 châteaux d'Espaly.

Arbousset 1Au pied du rocher, la Borne a délimité un large méandre fertile occupé par une propriété agricole. En 1884 le propriétaire Auguste Maurin y installe sa distillerie et y fabrique le Maurin Quina. En 1906 le dessinateur Cappelio crée le diable vert à la gloire de la liqueur.Maurin Quina

 L'usine est reprise en 1932 par le liquoriste Régis Vey. En 1985 la fabrication de la liqueur est vendue à une société de Fougerolle en Haute Saône. Subsistent les bâtiments de briques et de pierres. La propriété de l’Arbousset a été dessinée par un architecte venu du nord, Achille Proy ce qui explique l’utilisation de la brique. Les liquoristes y utilisaient, comme matière première, les merises qu’on cultivait en quantité du côté de Chaspinhac ( informations de Jean Pestre architecte).

Sources : Châteaux de Haute Loire Edition Vatel. Réflexion sur la mise en cohérence des périmètres de protection sur le bassin du Puy en Vélay Décembre 2011, document Internet.

 

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13 mars 2015

La Bernarde - Espaly St Marcel - Haute-Loire

La Bernarde

En 1556 Pierre de Licques chanoine de la cathédrale du Puy acquiert la métairie dite La Bernarde. Ravagée par les troupes royalistes en 1590, elle est restaurée par Guy de Licques de Ferraighne (dont la famille aurait été propriétaire de l'ancienne fortification de Ferraighne qui appartenait à la famille d'Espaly). Gabriel-Antoine de Licques édifie au milieu du XVIIIe siècle un nouveau château  séparé du précédent par une cour. Fernand de Mercier de Malaval hérite du domaine de sa tante Emilie de Ferraighne et restaure la demeure pour lui donner l'aspect actuel. Actuellement propriété d'une famille du Roussillon.

Au nord, un bâtiment du XVIe siècle et un logis qui remonte au XVIII restauré avec tuiles vernissées noir et or à la bourguignonne avec une tourelle d'escalier avec mâchicoulis et une tourelle d'angle.

Ce château se trouve sur la route qui mène à Espaly Saint Marcel, rive droite de la Borne et est un des 4 châteaux d'Espaly. 

Sources : Châteaux de Haute-Loire - Édition Vatel d'après Jourda de Vaux et communication du propriétaire des lieux.

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10 mars 2015

André Besqueut sculpteur

Jeanne d'Arc André Besqueut

Je l'ai côtoyée sans vraiment la voir cette Jeanne qui veille sur les noms des morts de 1914-1918, sur le plain à St Privat d'Allier, face à la villa Marguerite et au mas d'Oura, je la découvre tardivement avec satisfaction, au hasard d'une rencontre. Elle est dûe à un sculpteur, jésuite, André Besqueut, celui là même qui dessina le Saint Joseph d'Espaly. Un petit cousin de ma grand mère écrivit un article sur ce sculpteur régional.

Jeanne d'Arc 2

André Besqueut est né en 1850 un 15 Juillet à Chamard commune de St Christophe sur Dolaizon en Haute Loire, sa famille serait originaire du Chier;  Le père sabotier donna sûrement à son fils le goût de sculpter le bois; petit berger, il fit ses armes en sculptant des petits sujets. Aimé Giron 1836-1907, romancier natif du Puy le rencontra alors qu'il avait 12 ans, et le fit entrer chez un sculpteur ponot; il aurait été également un temps élève d'un sculpteur J A Cubizolle  1811-1877 où il travailla le marbre et la pierre; En 1873 il gagne le prix Crozatier, ce qui lui vaut une pension annuelle. A 22 ans il passe le concours des Beaux Arts, mais choisit aussi la voie religieuse, il entre chez les jésuites où il poursuivra sa carrière artistique en se rendant à Gand, Paris, Rome, en 1891 il s'installe à Toulouse où Il créera en 1895 St Ignace de Loyola pour la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, Saint Louis pour la cathédrale du Puy.St Louis A Besqueut

A Besqueut Le Puy

St Joseph 2

Il travaille sur la maquette de St Joseph qui sera érigée en béton armé en 1909, en 1908 il obtient pour sa statue Le prêtre une médaille d'or au salon des artistes français.Le Prêtre André Besqueut

En 1912 au salon de Paris il présente Jeanne d'Arc celle de la cathédrale du Puy qui sera reproduite en de nombreux exemplaires. En 1921 il sculpte celle de St Privat d'Allier pour le monument aux morts. Il meurt au Puy en 1942. Le musée Crozatier encore fermé au public conserve une bonne partie de ses oeuvres.  

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26 décembre 2014

Gourlong en Haute Loire

 

Gourlong 2

Gourlond  à 500 m de Pont d'Alleyras en Haute-Loire, devient commanderie des Chevaliers Hospitaliers de St Jean de Jérusalem (Ordre de Malte) en 1163 sur la paroisse d'Alleyras grâce à Pierre de Mirmande qui fait don de son manse à Etienne Isnel Maître de l'Hôpital du Puy. Pierre de Mirmande entre dans l'Ordre en tant que Chevalier-Religieux avec l'assentiment de son épouse Guillaumette et de ses deux fils Odon et Etienne. Pierre de Mirmande s'illustrera en l'actuelle Syrie où il commandera le château du Krak des Chevaliers de 1193 à 1199. Bon revenons à Gourlong.

Gourlong 1

cette commanderie était constituée d'une chapelle dédiée à St Jean Baptiste, une maison dite du Commandeur, un enclos et un cimetière. Entre 1291 et 1304 Pons Baudasse est commandeur de Gourlong, en 1307 une reconnaissance est faite au profit de la commanderie par G. Chauchat d'une maison, d'un jardin et d'un pré avec pacte pour le dit Sieur de construire un moulin et de moudre au Commandeur et familiers de la maison de Gourlong sans aucun droit de moulure. La voie du Puy à Toulouse  passait à Montbonnet et à St Jean Lachalm, puis descendait vers Vabrettes pour arriver à Gourlong en traversant le bois de la Bourelle pour franchir l'Allier à l'actuel Pont d'Alleyras, et longer l'Allier jusqu'à Vabres pour se rendre ensuite à Sanis, Chambonnet et Croisances. D'autres passages de l'Allier sont mentionnés pour ce chemin à Rochefort et à St-Haon.

'Il existait en outre, en 1302, à "Pont de Vabres", un pont appelé, "Pont du mas de Gourlong" , dont l’origine passe pour être plus ancienne. Il fut détruit en 1589 par une crue mémorable et sera sans doute reconstruit, mais bien plus tard, puisqu’en 1642 l’abbé Aulagnier curé du Brignon, se rendant à Toulouse, empruntait un "bateau" pour traverser l’Allier.'  extrait du site www.memoiredehauteloire.com

 

Croix

Ce lieu de passage et la proximité du prieuré clunisien d'Alleyras justifiaient sans doute une commanderie qui hébergeait et soignait ceux qui empruntaient ce chemin. Au fil des années la situation de Gourlong dans une vallée peu accessible la fit peu à peu moins fréquentée. En 1723 on signale les ruines de la chapelle écroulée. A ce jour, subsiste une ruine délaissée, vestige de la Commanderie de Gourlong qui fut une étape importante entre 1160 et la fin de l'ancien régime, en bordure de route, édifice dont le lierre envahissant cache une croix de Malte.

Croix de Gourlong

 

 

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21 décembre 2014

L'ordre de Malte

C'est avant la première croisade (1096), aux environs de 1048, que des marchands du royaume de Naples obtinrent du calife d'Egypte Romensor de Moustesaph la permission de construire à Jérusalem un monastère desservi par des religieux de l'ordre de St Benoit venus d'Italie pour recevoir les pèlerins, puis les croisés. Ils créèrent un hôpital Le mystérieux Frère Gérard

Gérard de Martigues dit aussi Tenque ou Tunc nommé aussi Frère Gérard d'origine contreversée (amalfienne, provencale ou autre) en fut le premier chef. Après la prise de Jérusalem en 1099, Godefroy de Bouillon leur donna ainsi que d'autres seigneurs des terres en France. Gérard avec ses frères se sépara du monastère et créa une congrégation particulière sous la protection de St Jean Baptiste, ses membres prirent le nom d'Hospitaliers ou Frères de l'hôpital de St Jean Baptiste de Jérusalem. Son successeur Raymond du Puy Raymond du Puyfut le premier à prendre le titre de Grand Maître de l'Ordre à qui il donna une règle inspirée de celle de St Augustin. (pauvreté, chasteté, obéissance). Il proposa au roi de Jérusalem de s'unir à lui pour combattre les infidèles avec ses Hospitaliers. Ordre composé de 3 classes : Les nobles qui firent profession d'armes, les prêtres et chapelains qui s'occupèrent du service divin, et enfin les frères servants non nobles chargés de soigner et de combattre. Cet ordre reçut l'approbation du pape Innocent II en 1113. Du fait de l'avancée des Turcs en méditerranée, ils se retireront progressivement à Chypres, à Rhodes, enfin à Malte, ils ouvriront des établissements dans l'Europe entière. En 1834 l'Ordre de Malte s'installe à Rome toujours sous l'autorité du St Siège, ordre militaire et hospitalier, il prendra alors le nom d' Ordre souverain de St Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte. Sa vocation militaire se termine en 1798. A la base de la hiérarchie se trouvaient les commanderies rattachées aux grands prieurés qui eux relevaient des 8 langues (représentant les différentes nations qui composaient l'Ordre), langues définies en 1327 au chapître de Montpellier.

Croix_de_Malte

Le royaume de France se composait de 3 langues :  

La langue de Provence, la plus ancienne dans le prieuré de St Gilles le premier constitué en Occident dés le début du XII siècle (port d'embarquement des croisés pour la terre sainte), elle regroupe le prieuré de St Gilles, Toulouse, la Provence, le Comté de Nice, le bas Dauphiné, le Languedoc, le Roussillon, le Comté de Foix, la Gascogne, le Haut Béarn. 

La langue d'Auvergne recouvrait l'Auvergne, le Limousin, Les Marches, le Bourbonnais, le Lyonnais, la Basse Bourgogne, la Franche-Comté, la Savoie, le Haut Dauphiné, le Haut Languedoc dont le Vélay. Elle comprenait 56 commanderies.

La langue de France avec 3 grands prieurés, Paris, Poitiers, Voulaines à la tête de la Bretagne, Anjou, Saumurois, Poitou, Saintonge, Bas Berry, Tourraine, Maine, Normandie, Orléanais, Ile de France, Artois, Picardie, Flandre, Champagne, Sedan, Lorraine, Haute Bourgogne et Nivernais.

 En Vélay une première mention de l'Ordre Hospitalier est faite en 1153 où ils s'installèrent à l'Hôpital St Jean du Puy. Pour rappel, l'ordre des Templiers s'installa lui en 1170 à la maison templière St Barthélémy. Je dois avouer une certaine confusion dans mon esprit entre les localisations de la maison templière Saint Barthélémy et celles de la maison St Jean de la Chevalerie appartenant aux Hospitaliers, certes les biens des Templiers passèrent aux Hospitaliers en 1312, et l'église St Barthélemy devint possession des hospitaliers, mais je ne trouve aucune trace de l'Hôpital St Jean, à re-vérifier donc à la bibliothèque du Puy.

Sources Auguste Chassaing 1882

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18 décembre 2014

Le procès des Templiers

miniature du Maître de Virgile

Dans la nuit du 12 au 13 Octobre 1307, des hommes d'armes déboulèrent dans toutes les commanderies de France, pour arrêter sans résistance les Templiers surpris, beaucoup furent soumis à la torture et avouèrent tout ce que l'on voulut d'eux. A Paris, 25 chevaliers moururent lors des interrogations. 54 d'entre eux furent brûlés en Mai 1310 à Paris, 9 à Senlis. Le roi Philippe Le Bel obtint du pape Clément V qui résidait en Avignon la dissolution de l'ordre qui fut décidée au concile de Vienne en 1311. Le 18 Mars 1314, le grand maître des Templiers Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay maître de Normandie montaient sur le bûcher.

Les Templiers du Puy en Vélay plus chanceux réussirent à s'enfuir, on ne sait pas trop où. On pense que certains se réfugièrent dans des grottes, comme celles du Mont Jonas. Lieu qu'il me faudra découvrir.

Site_de_Jonas

Seuls 5 frères servants furent arrêtés, ils furent internés à Nîmes. 2 frères du Vélay furent emprisonnés à Aigues-Mortes, Bertand de la Seauve et Bernard de Siaugues (commandeur à St Gilles). Tous furent interrogés par Oudard de Maubuisson commissaire du Roi. Des 7, 5 eurent la vie sauve, et restèrent emprisonnés 5 ans. Bertrand de la Seauve et Marc Bonneteau seraient morts en captivité. Les trésors du prieuré du Puy furent confisqués, les bâtiments donnés aux Chevaliers Hospitaliers de St Jean. 

 

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15 décembre 2014

Les Templiers en Vélay

 Monastère des Templiers

Rive gauche du Dolaizon, à l'extérieur de la porte d'Avignon, une forteresse monastère, un pont-levis  sur un large fossé, une chapelle romane construite en pierres de Blavosy, un cimetière. Cette construction commandait une des plus importantes voies du midi jusqu'à Avignon. Ses habitants étaient chevaliers, au manteau blanc orné d'une croix rougeCroix des Templiers

 ils appartenaient à l'ordre du Temple. L'ordre fut fondé à la première croisade (1096-1099) à l'initiative d'Hugues de Payns, nommé milita christi dans un premier temps, milice du christ à la fonction militaire de protection des pèlerins, installée sur un emplacement de l'ancien temple de Salomon, ils prirent un peu plus tard le nom de Templiers. Cet ordre fut reconnu au concile de Troyes en 1128 et reçut une règle dictée par St Bernard. Milieu XII une partie de cet ordre s'installa en Occident, constituée de grands propriétaires terriens, comportant 15 000 chevaliers avec une multitudes de frères servants, ils possédaient des manoirs, forteresses dont celle de la Maison du Temple à Paris où le roi Philippe le Bel se réfugia lors d'une émeute. Le trésor royal fut conservé en cette maison de 1146 au début du règne de Philippe le Bel. Les templiers du Puy s'installèrent en leur forteresse-monastère Saint Barthélemy en 1170 avec une église du même nom.Monastère des Hospitaliers

Au bas de la hiérarchie, il y avait de simples commanderies, comme Chantoin, Gourlong, La Glutonie. Au dessus un prieuré dont dépendaient plusieurs commanderies. Plusieurs prieurés constituaient une province. Les provinces formaient une nation et l'ensemble des nations était placé sous le commandement du grand-maître des Templiers. Le monastère du Puy était un prieuré avec à sa tête un maître précepteur. Toutes les commanderies du Vélay relevaient de ce prieuré du Puy qui à son tour relevait du grand prieuré de Provence siégeant à Montpellier. Ils demeurèrent au Puy de 1170 à 1311. Ils étaient fort riches, beaucoup de seigneurs leur faisaient des donations, Pons de Polignac leur fit don du mas de Chantoin ( 4km de Bains), Armand Portefaix donna sa part de la forêt de Mirmande, Jacques Chazeaux ses droits sur le mas de Chazeaux ... certains seigneurs qui désiraient se faire enterrer dans leur cimetière firent des dons d'argent, d'autres itou pour racheter leuTempliers du Puyr faute, les biens des templiers devinrent si considérables qu'on les évalua 3 fois plus importants que ceux des Chevaliers hospitaliers de St Jean de Jérusalem, autre ordre né à peu près à la même époque plus connu sous le nom d'Ordre de Malte. Entre Saint Jean Lachalm et au delà de Bains, beaucoup de terres leur appartenaient et l'on trouve plusieurs commanderies à Seneujols, Chantoin, Belvezet, La Glutonie, Rossignol. L'immense richesse des templiers, leur pouvoir grandissant suscita l'envie de certains, le vif agacement royal, leur principale raison d'être, défense des lieux saints tomba avec la chute de St Jean d'Acre dernière forteresse de la Chrétienté en 1291. En Septembre 1307 un guet-apens fut fomenté par Guillaume de Nogaret, garde du sceau, sous Philippe Le Bel pour aboutir à la dissolution (après arrestations et procès des Templiers) de l'ordre en 1311. La couronne se servit largement, le reste des biens, notamment les commanderies et prieuré furent donnés aux Chevaliers Hospitaliers de St Jean 

Sources : Les Carmes et les Templiers du Puy - Albert Chaurand 1944 --Cartulaire des Templiers du Puy en Velay - Augustin Chassaing 1882 

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09 décembre 2014

Château de Mercoeur commune de St Privat d'Allier 43

Château de Mercoeur St P d'Allier

A 1000 m d'altitude, au nord de Saint Privat d'Allier, un château fort qui appartenait à une branche de la puissante famille des Mercoeur, lignage qui apparaît comme les Bourbon à la même époque, lignage plus riche que les dits Bourbon mais qui sera moins prestigieux dans son devenir. La famille de Mercoeur originelle s'éteindra en 1321 avec la mort du dernier héritier sans descendance Beraud X. Les biens des Mercoeur passeront au petit fils d'Alixent de Mercoeur sa tante et de son troisième époux Robert III de Clermont. Cette Alixent même, Dame de St Privat d'Allier  qui se fera construire le château de Mercoeur par son père Béraud VII de Mercoeur sur les ruines d'un château construit au XI siècle.Château de Mercoeur

L'héritier prendra le nom de Beraud Ier dauphin d'Auvergne, Comte de Clermont, sire de Mercoeur. Le nom de Mercoeur apparaît pour la première fois en 911 dans une donation faite au chapitre de Brioude émanant d'Ithier II de Mercoeur, nom que l'on peut rapprocher d'un Itier (sans h) installé par Charlemagne en Auvergne en 778, mais aucun document ne le confirme. Bon je reconnais que cela donne un peu mal à la tête, ces histoires de famille; selon les auteurs, il peut y avoir des différences. Le fils d'Ithier II,  Béraud I dit Le Grand (939-980, mais les dates divergent) eut ribambelle d'enfants dont Saint Odilon abbé de Cluny né vers 962 à Saint Cirgues en Haute Loire; on retrouve en ce lieu un premier château à un Mercoeur situé à 14 km de Brioude en Haute Loire, ainsi qu'un second château construit dans le puy de Dôme en Ardes à 30 km de Brioude, démoli sous le règne de Louis XIII dont il ne reste qu'un pan de mur nommé le doigt de Mercoeur. Les terres des Mercoeur étaient alors entre Brivadois et Cantal.Mercoeur 3

Revenons au château du Mercoeur près de Saint Privat d'Allier, qui était alors possession comme les châteaux de Saint Didier d'Allier et de Rochegude d'une branche de la famille de Mercoeur : Alixent de Mercoeur 1245-1286 qui épousa en premières noces Pons de Montlaur en 1257 fit construire cette forteresse, qui permettait d'avoir vue sur Saint Privat et sur St Didier. Lorsque la branche Mercoeur s'éteignit en 1321, les Montlaur en devinrent les seigneurs puis cédèrent en 1390  le château de Mercoeur aux Du Saunier qui conservèrent le château jusqu'en 1764 où par alliance, le propriétaire fut Jean Martin de Matussières. Le château brûla lors de la guerre de Cent Ans, fut fortifié en 1439, puis en 1764, un petit corps de logis de style Louis XVI fut construit, arrêté par la révolution. En 1846 une descendante épousa le comte de Miramon Fargues.

Mercoeur

Depuis 1914, le château n'est plus habité, le logement ancien s'effondre, restent les tours en ruine et le bâtiment du XVIII.

Sources : Châteaux de Haute-Loire - Edition Watel, Histoire de l'Auvergne des origines à nos jours - Pierre Charbonnier, Internet.

 

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17 septembre 2014

Château de Vabres - Haute Loire

Vabres 43

Comme toujours, il est extrêmement ardu d'avoir un historique des grandes maisons du Vélay, surtout quand paresseusement comme moi on se contente de lire les recherches d'aucuns. Quelques faits précis donnent des dates, pour le reste un grand flou règne en ce qui concerne l'histoire de ces familles connues qui se mêlent et se démêlent par le jeu des mariages, de plus il est parfois difficile de différencier les suzerains qui possèdent le château des vassaux qui les ont en fiefs. On compte en Vélay 18 Baronnies, familles les plus puissantes du Vélay.

Les dix-huit baronnies diocésaines du Velay donnaient à leurs possesseurs, le droit de siéger aux assemblées des Etats  du Velay, présidées par l'évêque du Puy, comte de Velay, et composées des trois  ordres : l'Eglise, la noblesse et le tiers-état.

Château de Vabres à 1 km de Vabres en Haute Loire, château situé en Gévaudan à la limite du Vélay.

Vabres 2

Les barons de Montlaur sont les premiers possesseurs connus de ce château, en 1173 on retrouve le nom de Pons de Montlaur.

En 1223 Pons III de Montlaur fait hommage à l'évèque de Mende Guillaume de Peyre comte de Gévaudan de ses châteaux du Gévaudan dont Vabres et Douchanès en remerciement de son intervention armée contre son vassal rebelle Pons des deux chiens.

En 1285 les Montlaur l'inféodent à la famille d'Apchier, en même temps que les châteaux du Chambon et de Douchanez qui posséderont alors Vabres sous la suzeraineté de Mende et des Montlaur, ils y résideront sans doute très peu. 

1369 Guerin IV d'Apchier est seigneur de Vabres, le 14 Octobre il rend hommage à son gendre Guy de Montlaur qui a épousé sa fille Jaucerande. Les mariages à cette époque entre seigneurs ne sont que prétextes à prendre de nouvelles terres, à s'assurer plus de puissance. Le château  de Vabres servait essentiellement à garder le passage de l'Allier d'Alleyras situé dans le Vélay à Vabres situé en Gévaudan.

Jacques d'Apchier Cathédrale du Puy

1513 Jacques d'Apchier est accidenté par la chute d'un arbre en son jardin de Vabres, il se voue à Dame du Puy et fut guéri de ses nombreuses blessures : il rendit hommage à la vierge par un tableau ex-voto conservé au musée religieux de la cathédrale du Puy.

1559 Jean d'Apchier délaisse le château de Vabres et devient seigneur de la Baume situé à quelques kilomètres de Vabres par son mariage, marié à Charlotte de Sinzelles Dame de la Baume en 1545. Il est fait mention de ce château dés 1301, il passa à la famille de Freycenet qui possédait également Sinzelles.

1579 Jacques II d'Apchier occupe Le château de la Baume. Le château est assiégé par le capitaine huguenot particulièrement sanguinaire Mathieu Merle qui brûle le château et fait prisonniers ses occupants. Il sera reconstruit. Par le jeu des alliances il passera au 19è aux Lusançay, puis à la famille de la Garanderie qui le possède encore aujourd'hui.Château de la Baume Alleyras

 

Quant au château de Vabres il sera d'abord délaissé peu à peu au profit du château de la Baume, puis rasé sous Louis XIV en 1667 par une sentence de la cour de justice extraordinaire dite grands jours de Languedoc  (commission qui succéda aux grands jours d'Auvergne) où plusieurs seigneurs du Vélay et du Gévaudan eurent des condamnations plus ou moins sévères (de la décapitation au bannissement en passant par biens confisqués) en représailles de faits qu'on leur attribua à tort ou à raison.  Ne reste de ce château que des ruines.    

Inféodation : Acte par lequel un suzerain cédait un château et ses terres à un vassal en échange de services (Aide militaire, financière). Par la cérémonie de l'Hommage, le vassal se met au service de son seigneur le suzerain. 

Sources : Châteaux de Haute-Loire Edition WATEL, Internet.

 

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15 mai 2014

Cereix - Haute Loire

cereix 6

Dites moi où, en quel pays ... mais où sont les châteaux d'antan ? Châteaux disparus des lieux, des mémoires, vous n'intéressez plus que les rats des bibliothèques, et pourtant des noms illustres s'y rattachent, des vies plus humbles en furent les serfs. Oubliés les puissants et les misérables, réunis dans une égale amnésie ! 
Aux alentours de l'an Mil, les châteaux apparaissent, édifices qui succèdent aux forteresses existantes donc restaurées ayant une fonction défensive et non résidentielle, ou carrément construits dans des sites inoccupés jusque là. Le Moyen Âge voit se développer des castra (castrum au singulier) qui associent résidence et fonction militaire. Les familles seigneuriales les plus puissantes les font construire et leur donnent leur nom. Ces châteaux deviennent également des centres d'exploitation agricole, des chefs lieux administratifs et politiques, lieux de pouvoir et de justice. Les seigneurs deviennent tout-puissants bénéficiant de revenus, redevances diverses : la féodalité se met en place, les vilains travaillent pour leur seigneur, sous sa protection et surtout sa domination.

Cereix village et site

Cerex situé à 3 km de St Jean de Nay fut une puissante forteresse après avoir été sans doute une tour défensive. Sa situation sur un neck basaltique était privilégiée. On peut penser que ce site fut occupé dés l'antiquité. La famille de Cerex se partage au gré des alliances avec les de Bulhon. En 1238, Pierre de Bulhon engage le château à l'évêque du Puy. En 1348 Béatrice de Cerex l'apporte en dot à son mari Hugues Vidal. Le château est vendu à Guérin VI baron d'Apchier en Gévaudan, et maître du château de Siaugues. Les d'Apchier feront de Cereix une de leurs résidences favorites, en le restaurant plusieurs fois jusqu'au 17è où la dernière de la lignée Marguerite duchesse d'Uzes s'y retire veuve. Ses descendants se contentèrent de percevoir les revenus sans entretenir le château qui commencera à se délabrer. La révolution n'arrangera rien, et les pierres du château serviront à construire les maisons environnantes.

cereix 5

Cereix 4

On peut d'ailleurs retrouver des pierres sculptées armoriées dans les hameaux proches. Seules les dépendances du château où habitait le fermier du domaine ont été bien conservées. Il s'agit bien sûr d'une propriété privée.
Sources : Châteaux de Haute-Loire - Maître d'ouvrage Régis Thomas - Editions WATEL

Ceirex 3

Seules quelques rares assises de pierre demeurent de ce puissant château où la nature a repris ses droits.    
Oubliés les puissants et les misérables dans une égale amnésie.
Et curieusement, cette idée me réjouit.
Vanitas ... etc

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