18 décembre 2014

Le procès des Templiers

miniature du Maître de Virgile

Dans la nuit du 12 au 13 Octobre 1307, des hommes d'armes déboulèrent dans toutes les commanderies de France, pour arrêter sans résistance les Templiers surpris, beaucoup furent soumis à la torture et avouèrent tout ce que l'on voulut d'eux. A Paris, 25 chevaliers moururent lors des interrogations. 54 d'entre eux furent brûlés en Mai 1310 à Paris, 9 à Senlis. Le roi Philippe Le Bel obtint du pape Clément V qui résidait en Avignon la dissolution de l'ordre qui fut décidée au concile de Vienne en 1311. Le 18 Mars 1314, le grand maître des Templiers Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay maître de Normandie montaient sur le bûcher.

Les Templiers du Puy en Vélay plus chanceux réussirent à s'enfuir, on ne sait pas trop où. On pense que certains se réfugièrent dans des grottes, comme celles du Mont Jonas. Lieu qu'il me faudra découvrir.

Site_de_Jonas

Seuls 5 frères servants furent arrêtés, ils furent internés à Nîmes. 2 frères du Vélay furent emprisonnés à Aigues-Mortes, Bertand de la Seauve et Bernard de Siaugues (commandeur à St Gilles). Tous furent interrogés par Oudard de Maubuisson commissaire du Roi. Des 7, 5 eurent la vie sauve, et restèrent emprisonnés 5 ans. Bertrand de la Seauve et Marc Bonneteau seraient morts en captivité. Les trésors du prieuré du Puy furent confisqués, les bâtiments donnés aux Chevaliers Hospitaliers de St Jean. 

 

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15 décembre 2014

Les Templiers en Vélay

 Monastère des Templiers

Rive gauche du Dolaizon, à l'extérieur de la porte d'Avignon, une forteresse monastère, un pont-levis  sur un large fossé, une chapelle romane construite en pierres de Blavosy, un cimetière. Cette construction commandait une des plus importantes voies du midi jusqu'à Avignon. Ses habitants étaient chevaliers, au manteau blanc orné d'une croix rougeCroix des Templiers

 ils appartenaient à l'ordre du Temple. L'ordre fut fondé à la première croisade (1096-1099) à l'initiative d'Hugues de Payns, nommé milita christi dans un premier temps, milice du christ à la fonction militaire de protection des pèlerins, installée sur un emplacement de l'ancien temple de Salomon, ils prirent un peu plus tard le nom de Templiers. Cet ordre fut reconnu au concile de Troyes en 1128 et reçut une règle dictée par St Bernard. Milieu XII une partie de cet ordre s'installa en Occident, constituée de grands propriétaires terriens, comportant 15 000 chevaliers avec une multitudes de frères servants, ils possédaient des manoirs, forteresses dont celle de la Maison du Temple à Paris où le roi Philippe le Bel se réfugia lors d'une émeute. Le trésor royal fut conservé en cette maison de 1146 au début du règne de Philippe le Bel. Les templiers du Puy s'installèrent en leur forteresse-monastère Saint Barthélemy en 1170 avec une église du même nom.Monastère des Hospitaliers

Au bas de la hiérarchie, il y avait de simples commanderies, comme Chantoin, Gourlong, La Glutonie. Au dessus un prieuré dont dépendaient plusieurs commanderies. Plusieurs prieurés constituaient une province. Les provinces formaient une nation et l'ensemble des nations était placé sous le commandement du grand-maître des Templiers. Le monastère du Puy était un prieuré avec à sa tête un maître précepteur. Toutes les commanderies du Vélay relevaient de ce prieuré du Puy qui à son tour relevait du grand prieuré de Provence siégeant à Montpellier. Ils demeurèrent au Puy de 1170 à 1311. Ils étaient fort riches, beaucoup de seigneurs leur faisaient des donations, Pons de Polignac leur fit don du mas de Chantoin ( 4km de Bains), Armand Portefaix donna sa part de la forêt de Mirmande, Jacques Chazeaux ses droits sur le mas de Chazeaux ... certains seigneurs qui désiraient se faire enterrer dans leur cimetière firent des dons d'argent, d'autres itou pour racheter leuTempliers du Puyr faute, les biens des templiers devinrent si considérables qu'on les évalua 3 fois plus importants que ceux des Chevaliers hospitaliers de St Jean de Jérusalem, autre ordre né à peu près à la même époque plus connu sous le nom d'Ordre de Malte. Entre Saint Jean Lachalm et au delà de Bains, beaucoup de terres leur appartenaient et l'on trouve plusieurs commanderies à Seneujols, Chantoin, Belvezet, La Glutonie, Rossignol. L'immense richesse des templiers, leur pouvoir grandissant suscita l'envie de certains, le vif agacement royal, leur principale raison d'être, défense des lieux saints tomba avec la chute de St Jean d'Acre dernière forteresse de la Chrétienté en 1291. En Septembre 1307 un guet-apens fut fomenté par Guillaume de Nogaret, garde du sceau, sous Philippe Le Bel pour aboutir à la dissolution (après arrestations et procès des Templiers) de l'ordre en 1311. La couronne se servit largement, le reste des biens, notamment les commanderies et prieuré furent donnés aux Chevaliers Hospitaliers de St Jean 

Sources : Les Carmes et les Templiers du Puy - Albert Chaurand 1944 --Cartulaire des Templiers du Puy en Velay - Augustin Chassaing 1882 

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09 décembre 2014

Château de Mercoeur commune de St Privat d'Allier 43

Château de Mercoeur St P d'Allier

A 1000 m d'altitude, au nord de Saint Privat d'Allier, un château fort qui appartenait à une branche de la puissante famille des Mercoeur, lignage qui apparaît comme les Bourbon à la même époque, lignage plus riche que les dits Bourbon mais qui sera moins prestigieux dans son devenir. La famille de Mercoeur originelle s'éteindra en 1321 avec la mort du dernier héritier sans descendance Beraud X. Les biens des Mercoeur passeront au petit fils d'Alixent de Mercoeur sa tante et de son troisième époux Robert III de Clermont. Cette Alixent même, Dame de St Privat d'Allier  qui se fera construire le château de Mercoeur par son père Béraud VII de Mercoeur sur les ruines d'un château construit au XI siècle.Château de Mercoeur

L'héritier prendra le nom de Beraud Ier dauphin d'Auvergne, Comte de Clermont, sire de Mercoeur. Le nom de Mercoeur apparaît pour la première fois en 911 dans une donation faite au chapitre de Brioude émanant d'Ithier II de Mercoeur, nom que l'on peut rapprocher d'un Itier (sans h) installé par Charlemagne en Auvergne en 778, mais aucun document ne le confirme. Bon je reconnais que cela donne un peu mal à la tête, ces histoires de famille; selon les auteurs, il peut y avoir des différences. Le fils d'Ithier II,  Béraud I dit Le Grand (939-980, mais les dates divergent) eut ribambelle d'enfants dont Saint Odilon abbé de Cluny né vers 962 à Saint Cirgues en Haute Loire; on retrouve en ce lieu un premier château à un Mercoeur situé à 14 km de Brioude en Haute Loire, ainsi qu'un second château construit dans le puy de Dôme en Ardes à 30 km de Brioude, démoli sous le règne de Louis XIII dont il ne reste qu'un pan de mur nommé le doigt de Mercoeur. Les terres des Mercoeur étaient alors entre Brivadois et Cantal.Mercoeur 3

Revenons au château du Mercoeur près de Saint Privat d'Allier, qui était alors possession comme les châteaux de Saint Didier d'Allier et de Rochegude d'une branche de la famille de Mercoeur : Alixent de Mercoeur 1245-1286 qui épousa en premières noces Pons de Montlaur en 1257 fit construire cette forteresse, qui permettait d'avoir vue sur Saint Privat et sur St Didier. Lorsque la branche Mercoeur s'éteignit en 1321, les Montlaur en devinrent les seigneurs puis cédèrent en 1390  le château de Mercoeur aux Du Saunier qui conservèrent le château jusqu'en 1764 où par alliance, le propriétaire fut Jean Martin de Matussières. Le château brûla lors de la guerre de Cent Ans, fut fortifié en 1439, puis en 1764, un petit corps de logis de style Louis XVI fut construit, arrêté par la révolution. En 1846 une descendante épousa le comte de Miramon Fargues.

Mercoeur

Depuis 1914, le château n'est plus habité, le logement ancien s'effondre, restent les tours en ruine et le bâtiment du XVIII.

Sources : Châteaux de Haute-Loire - Edition Watel, Histoire de l'Auvergne des origines à nos jours - Pierre Charbonnier, Internet.

 

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17 septembre 2014

Château de Vabres - Haute Loire

Vabres 43

Comme toujours, il est extrêmement ardu d'avoir un historique des grandes maisons du Vélay, surtout quand paresseusement comme moi on se contente de lire les recherches d'aucuns. Quelques faits précis donnent des dates, pour le reste un grand flou règne en ce qui concerne l'histoire de ces familles connues qui se mêlent et se démêlent par le jeu des mariages, de plus il est parfois difficile de différencier les suzerains qui possèdent le château des vassaux qui les ont en fiefs. On compte en Vélay 18 Baronnies, familles les plus puissantes du Vélay.

Les dix-huit baronnies diocésaines du Velay donnaient à leurs possesseurs, le droit de siéger aux assemblées des Etats  du Velay, présidées par l'évêque du Puy, comte de Velay, et composées des trois  ordres : l'Eglise, la noblesse et le tiers-état.

Château de Vabres à 1 km de Vabres en Haute Loire, château situé en Gévaudan à la limite du Vélay.

Vabres 2

Les barons de Montlaur sont les premiers possesseurs connus de ce château, en 1173 on retrouve le nom de Pons de Montlaur.

En 1223 Pons III de Montlaur fait hommage à l'évèque de Mende Guillaume de Peyre comte de Gévaudan de ses châteaux du Gévaudan dont Vabres et Douchanès en remerciement de son intervention armée contre son vassal rebelle Pons des deux chiens.

En 1285 les Montlaur l'inféodent à la famille d'Apchier, en même temps que les châteaux du Chambon et de Douchanez qui posséderont alors Vabres sous la suzeraineté de Mende et des Montlaur, ils y résideront sans doute très peu. 

1369 Guerin IV d'Apchier est seigneur de Vabres, le 14 Octobre il rend hommage à son gendre Guy de Montlaur qui a épousé sa fille Jaucerande. Les mariages à cette époque entre seigneurs ne sont que prétextes à prendre de nouvelles terres, à s'assurer plus de puissance. Le château  de Vabres servait essentiellement à garder le passage de l'Allier d'Alleyras situé dans le Vélay à Vabres situé en Gévaudan.

Jacques d'Apchier Cathédrale du Puy

1513 Jacques d'Apchier est accidenté par la chute d'un arbre en son jardin de Vabres, il se voue à Dame du Puy et fut guéri de ses nombreuses blessures : il rendit hommage à la vierge par un tableau ex-voto conservé au musée religieux de la cathédrale du Puy.

1559 Jean d'Apchier délaisse le château de Vabres et devient seigneur de la Baume situé à quelques kilomètres de Vabres par son mariage, marié à Charlotte de Sinzelles Dame de la Baume en 1545. Il est fait mention de ce château dés 1301, il passa à la famille de Freycenet qui possédait également Sinzelles.

1579 Jacques II d'Apchier occupe Le château de la Baume. Le château est assiégé par le capitaine huguenot particulièrement sanguinaire Mathieu Merle qui brûle le château et fait prisonniers ses occupants. Il sera reconstruit. Par le jeu des alliances il passera au 19è aux Lusançay, puis à la famille de la Garanderie qui le possède encore aujourd'hui.Château de la Baume Alleyras

 

Quant au château de Vabres il sera d'abord délaissé peu à peu au profit du château de la Baume, puis rasé sous Louis XIV en 1667 par une sentence de la cour de justice extraordinaire dite grands jours de Languedoc  (commission qui succéda aux grands jours d'Auvergne) où plusieurs seigneurs du Vélay et du Gévaudan eurent des condamnations plus ou moins sévères (de la décapitation au bannissement en passant par biens confisqués) en représailles de faits qu'on leur attribua à tort ou à raison.  Ne reste de ce château que des ruines.    

Inféodation : Acte par lequel un suzerain cédait un château et ses terres à un vassal en échange de services (Aide militaire, financière). Par la cérémonie de l'Hommage, le vassal se met au service de son seigneur le suzerain. 

Sources : Châteaux de Haute-Loire Edition WATEL, Internet.

 

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15 mai 2014

Cereix - Haute Loire

cereix 6

Dites moi où, en quel pays ... mais où sont les châteaux d'antan ? Châteaux disparus des lieux, des mémoires, vous n'intéressez plus que les rats des bibliothèques, et pourtant des noms illustres s'y rattachent, des vies plus humbles en furent les serfs. Oubliés les puissants et les misérables, réunis dans une égale amnésie ! 
Aux alentours de l'an Mil, les châteaux apparaissent, édifices qui succèdent aux forteresses existantes donc restaurées ayant une fonction défensive et non résidentielle, ou carrément construits dans des sites inoccupés jusque là. Le Moyen Âge voit se développer des castra (castrum au singulier) qui associent résidence et fonction militaire. Les familles seigneuriales les plus puissantes les font construire et leur donnent leur nom. Ces châteaux deviennent également des centres d'exploitation agricole, des chefs lieux administratifs et politiques, lieux de pouvoir et de justice. Les seigneurs deviennent tout-puissants bénéficiant de revenus, redevances diverses : la féodalité se met en place, les vilains travaillent pour leur seigneur, sous sa protection et surtout sa domination.

Cereix village et site

Cerex situé à 3 km de St Jean de Nay fut une puissante forteresse après avoir été sans doute une tour défensive. Sa situation sur un neck basaltique était privilégiée. On peut penser que ce site fut occupé dés l'antiquité. La famille de Cerex se partage au gré des alliances avec les de Bulhon. En 1238, Pierre de Bulhon engage le château à l'évêque du Puy. En 1348 Béatrice de Cerex l'apporte en dot à son mari Hugues Vidal. Le château est vendu à Guérin VI baron d'Apchier en Gévaudan, et maître du château de Siaugues. Les d'Apchier feront de Cereix une de leurs résidences favorites, en le restaurant plusieurs fois jusqu'au 17è où la dernière de la lignée Marguerite duchesse d'Uzes s'y retire veuve. Ses descendants se contentèrent de percevoir les revenus sans entretenir le château qui commencera à se délabrer. La révolution n'arrangera rien, et les pierres du château serviront à construire les maisons environnantes.

cereix 5

Cereix 4

On peut d'ailleurs retrouver des pierres sculptées armoriées dans les hameaux proches. Seules les dépendances du château où habitait le fermier du domaine ont été bien conservées. Il s'agit bien sûr d'une propriété privée.
Sources : Châteaux de Haute-Loire - Maître d'ouvrage Régis Thomas - Editions WATEL

Ceirex 3

Seules quelques rares assises de pierre demeurent de ce puissant château où la nature a repris ses droits.    
Oubliés les puissants et les misérables dans une égale amnésie.
Et curieusement, cette idée me réjouit.
Vanitas ... etc

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14 mai 2014

Cubelles en Haute Loire

Eglise de Cubelles

En  l'an 1735, un 3 Août naît à Cubelles en Haute Loire un Gabriel Barlier, un de mes ancêtres. Ce petit village situé en Margeride domine les gorges de la Seuge et a pour particularité d'être en face de la chapelle de Notre Dame d'Estours qui est située sur l'autre rive de la Seuge.

Notre Dame d'Estours vue de Cubelles

Un petit prieuré qui appartenait à l'abbaye des Chazes a laissé une église romane dont une restauration daterait du 16è, construite à l'écart du village; un chemin mène à Notre Dame d'Estours.

Un Jean Gabriel, petit fils du précédent Gabriel, scieur de long quittera ces terres sauvages pour Saint Privat d'Allier où il épousera une Rose Audiard ...   

Entre les 2 rives, en 1966 un certain funambule Henry's 1931-2013 s'installa au dessus de 350 m, sur un fil durant une dizaine de jours.

Henr

M'est souvenir de l'avoir vu.

 

 

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12 mars 2014

Château de Montbonnet 43

Montbonnet 3

Avec les manants, c'est simple aucune trace d'eux, avec les Seigneurs, ce n'est pas simple, on croit pourtant y arriver, mais les dates ne se recoupent pas toujours, les sources divergent, les dates différentes se succèdent selon les auteurs.

Le village de  Montbonnet situé en Haute Loire eut son heure de gloire, avec la puissante Baronnie de Montbonnet. Plusieurs familles seigneuriales se partageaient les terres, à force de mariages sans doute, les Mercoeur, les Polignac et les Montlaur. Montbonnet était alors un point stratégique, un col où devaient passer pélerins et marchands, les Montlaur originaires du Languedoc devinrent par des alliances de puissants seigneurs du Devès. Ils percevaient les péages des voies de circulation comme la Régordane, la via Podiensis, la Bolène. Bien sûr ils ne vivaient pas dans tous leurs châteaux mais y installaient des châtelains qui géraient leurs affaires. 

Avant l'an 1000, le château de Montbonnet était une sorte de tour de garde en boischâteau de l'an 1000comme celle ci en plus simple,peut être, vue l'exiguïté de la butteMontbonnet 43 elle appartenait probablement aux Mercoeur qui avaient déjà le château de Mirmande situé à quelques kms de Montbonnet, à moins que ce ne fut aux Polignac ou Solignac ou autres ! Les avis des historiens divergent à ce sujet. Le village se situait autour de la tour sur les flancs de la butte. Vers 1219, les Montlaur étaient en possession de Montbonnet, Cayres et Mariac, le château nommé dans les actes Castrum de Monte Boneti était alors re-construit en pierres, un nouveau village La Bonnette se créa en contrebas de la butte, puis un troisième auprès de la route qui fut construite. Depuis 1851 les 3 villages se sont regroupés au seul nom de Montbonnet.

En 1322 Saint Roch lors d'un pèlerinage au Puy aurait séjourné quelques jours au château de Montbonnet, une petite chapelle porte son nom. De 1359 à 1368, les troupes anglaises (guerre de 100 ans de 1337 à 1453) ravagent le Vélay, les châteaux dont Montbonnét assiégés. Les années suivantes ce furent les mercenaires de toutes nationalités dits les routiers et plus tard les Grandes Compagnies qui prirent le relais accomplissant vols, incendies, viols, tortures. Durant les rares trêves, les châteaux du Devès aux armes de Montlaur s'armèrent de créneaux, mâchicoulis, herses, fossés pour soutenir les attaques. En 1382, Montbonnet est si ravagé que les Etats du Vélay en réduisent les tailles. La branche des Montlaur faute de descendant mâle s'éteint à la mort d'Armand de Montlaur en 1439. Jeanne  sa soeur s'unit à la famille De Maubec qui prit la suite des Montlaur qui se maintiendra jusqu'en 1551 où un Raymond de Mourmoiron prendra la suite pour la laisser par sa fille à la maison d'Ornano. En 1589 Montbonnet un certain Pierre de la Rodde, capitaine-châtelain  ravagea toute la contrée et ce jusqu'en 1594 où il ira sévir un château plus loin. En 1631, le château hébergea contre son gré, comme bon nombre d'autres d'ailleurs, une compagnie royaliste lors d'un soulèvement du Languedoc contre Richelieu. Richelieu fera démanteler, par représailles, plusieurs châteaux du Vélay dont celui de Montbonnet en 1632 qui le sera partiellement. Richelieu sonnera ainsi le glas de l'aristocratie féodale. Laissés à l'abandon, ces châteaux serviront de carrière à diverses constructions (maisons, églises).      

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04 mars 2014

Charles Maurin 1856-1914

Le crime au clair de lune - Charles Maurin

En 2006, je découvris ce peintre altiligérien lors d'une exposition au musée Crozatier, au Puy en Velay. Je l'ai rencontré à nouveau dans une librairie cet été à Toulon sous la forme du catalogue des oeuvres exposées au musée du Puy, catalogue que j'avais renoncé à trouver.

Charles Maurin est né en 1856 au Puy en Vélay en Haute Loire. Fut élève d'Emile Giraud (1825-1892), obtint le prix Crozatier qui lui permet 4 années d'études à Paris, Académie Julian puis école des Beaux Arts. Charles Maurin eut plusieurs amitiés durables, Félix Vallotton, Henri de Toulouse-Lautrec,François-Rupert Carabin 1892 - Charles Maurin

François-Rupert Carabin, le Docteur Régis Reynaud originaire du Puy. Charles Maurin est un contemporain de Jules Vallès, Louise Michel, individualiste il s'engagera cependant pour marquer son refus face à la société rigide de cette seconde moitié de XIX siècle bourgeois, convenu et si peu social. C'est un indépendant et un révolté, un anarchiste de coeur à défaut de l'être dans l'action, il illustrera durant 15 ans un journal anarchiste 'Les Temps nouveaux', il s'intéresse aux progrès scientifiques, son tableau 'La Sérothérapie' en témoigne, voir dans le blog . Dr Reynaud de profil 1877

C'est un excellent dessinateur au trait précis qui saisit le vif, l'âme de ceux qu'il croque, portraitiste talentueux, il peint avec empathie, générosité. 

Portrait de jeune femme rousse  En 1887, Charles Maurin rencontre Felix Valloton à l'atelier Julian. Une amitié chaleureuse unira le discipliné Félix au moins conformiste Charles Maurin. En portrait le modèle Hélène Chatenay qui fut un temps la compagne de Valloton.Les Pommes portrait d'Hélène Chatenay

Une amitié qui se terminera 20 ans plus tard. Valloton se marie à une Berheim qui lui ouvrira un monde mondain que Maurin apprécie peu. Ce sera alors la fin de leur relation. En revanche l'amitié qu'il entretiendra avec un autre ponot Régis Reynaud, médecin, durera jusqu'à sa mort.La Fillette à la poupée vers 1900

La fillette à la poupée musée d'Art moderne de St Etienne. Maurin dessinera beaucoup de fillettes avec leurs mères, rappelant les dessins de Mary Cassatt. Plutôt dans l'air du temps, en ces dessins là le Charles,  ce ne sont pas mes préférés, un peu mièvres, je trouve.. Fillette endormie mise au lit par sa mère

Maternité 1893Maternité 1893

C'est avec les petites filles, un des sujets souvent traités par Maurin. La mortalité reste importante, les avancées de la Médecine permettent l'espoir, mais la mort plane toujours sur la joie de la maternité. Maurin aborde aussi indirectement, le thème de la stérilité, avec le fort beau visage de cette femme le regard perdu dans le videDétail Maternité

c'est une femme sans enfant, stérile comme Charles Maurin l'est suite à une orchite. Le modèle est sa compagne Eugénie Debray  Sur la gauche, ce même visage souriant et tendre avec 2 visages de petites filles mis en lumière, c'est la petite fille d'Eugénie.détail 2 Maternité 

L'Aurore du Travail vers 1891

Maurin est un militant, un contestataire, un homme éclairé, mais ce n'est pas un homme d'action, il reste peintre, L'Aurore du travail symboliserait le chemin de la Liberté pour les mineurs qui s'extraient de leur crassier pour un avenir meilleur. Mais ce genre de tableau est à clés, que Maurin s'est amusé à ne pas laisser, les poings levés, le drapeau, c'est assez clair, d'autres sujets le sont moins : plaisir de Maurin de s'opposer aux critiques d'art qu'il n'aimait pas et qui lui rendaient bien.

Et Eugénie, souvent, d'autres de passage, parfois, mais Eugénie souvent quand même.La Vertu entre les deux vices

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21 février 2014

Château de Siaugues Saint Romain - Haute Loire

St Romain

Nulle trace d'écrit en ce qui concerne ce château avant le 13ème siècle.

Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis était suzerain de moults fiefs du Vélay, Entre 1250 et 1263 le recensement de ses vassaux auvergnats fit apparaître la seigneurie de Saint Romain. 

Du corps de garde, s'entendent encore les bruits de guerre, les pavois des Arbalétriers, le sifflement des flèches d'archers, les fléaux qui frappent les armures, les masses qui s'abattent sur les têtes, les miséricordes, les javelots, les cliquetis en tous genre mêlés aux cris de terreur et de souffrance, une odeur de sang où se mêle l'acide aigreur de la peur se mélange à celle du feu  ..

Nous sommes en 1361, autour du château, sur la butte, une église, des maisons et des humains, un seigneur voisin Etienne de Vissac voulant s'emparer du château, ses gens d'armes brûlent les maisons et l'église qui seront reconstruites à Siaugues.

Nous sommes en 1372, durant la guerre de 100 ans, Armand de la Roue en conflit avec le Seigneur de Polignac, en compagnie de Robert Dauphin seigneur de St Ilpize  donne l'assaut au château de Siaugues Saint Romain, ils ont d'abord tenté sans succès l'escalade des forteresses de Polignac et de Solignac et se sont donc rabattus sur ce château dont les Seigneurs seraient les Beaufort-Canillac et les Bertrand vassaux des puissants seigneurs de Polignac.détail

Ils occupèrent un temps le château et furent ensuites vaincus, les sources à ce sujet restent malheureusement fort rares et assez évasives.  

En 1415 Gilbert III Motier de Lafayette 1380-1464, Maréchal de France, acquiert le château et le restaure, on peut supposer qu'il ne l'occupa que par intermittence, ses états d'armes glorieux et nombreux le prouvent, il légua à l'un de ses fils Gilbert IV ( mort en 1527) ce châteauSt Romain2

celui ci se lia aux Polignac en épousant Isabeau de Polignac. Un des derniers descendants de la branche qui hérita du château fut le père Joseph conseiller de Richelieu, il ne dut pas l'occuper beaucoup non plus, une duchesse d'Uzès l'acheta mais il n'abrita que des gardes. Le château fut pillé à la Révolution et alla à l'abandon.

Très proche de nous, une bande de jeunes américains vint le délivrer de sa prison de ronces, et l'une d'entre eux épousa l'actuel propriétaire des ruines. 

Les fresques murales du château furent détaillées par Léon Giron (1839-1914) peintre : article à lire sur le site Mémoires d'Auvergne.   

 

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08 décembre 2013

Cascade du Rouchoux

Cascade du Rouchoux

As tu froid ?

Je suis Cascade

Tu me racontes ?

Je suis Zéphir

Tu me manques

Je suis Pensée

On te manque ?

Je suis Amour

Il y a 3 ans tu te souviens de ce jour ?

Je suis Eternité.

 

 

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