27 septembre 2012

Dame Romane contemporaine

Cathédrale du Puy en Velay

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28 mai 2012

Louise Delorme peintre Haute-Loire

A l'Hôtel-Dieu du Puy, une rencontre particulière avec une Dame singulière et secrète qui nous propose le temps d'une visite un rare moment de plaisante sérénité. Plaisir des yeux, écoute silencieuse, écoute du silence dans un lieu où je suis la seule visiteuse .. avant qu'enfants des écoles, touristes n'envahissent le lieu. Objets de nécessité basiques, uniques : La chaise 1981une tableDrap rose oublié 1999, une chaise, un bougeoir, un pot, objets minimalistes mais nécessaires à la vie qui représentent le quotidien, la vie simple; objets qui deviennent vivants, témoins des douces habitudes qui remplissent les solitudes des vies. Solitude de la chaise face au spectateur solitaire et, improbable mais pourtant réelle, union entre ces 2 solitudes.

 Masses cylindriques que vous voyez comme vous voulez, Louise Delorme ne fait que suggérer, et laisse votre imagination faire le reste : énormes rochers,Force perpendiculaire et oblique noire 2000 orgues basaltiques, poutres des maisons, croix de pierre Poids et équilibre 2002des priants, croix de bois des souffrants, et puis quand la vie vous semble plus dure, les fleursBouquet tout écarté 1997Louise Delorme, les genêts, la paille, la terre, les chemins qui vous délivrent, qui vous ramènent à l'essentiel d'une vie. Et pour tous croyants ou non, une série de vierges en majesté, de Dames Romanes solitaires Vierge au manteau bleu 2000La Vierge, l'enfant et la croixelles aussi, puisque la solitude fait donc partie de la vie.

Louise Delorme est née en Haute Loire en 1928. Ses parents ont une ferme. En 1948, elle part à Paris où elle suivra des cours à l'école des Beaux Arts et dans l'atelier du peintre Henri Goetz. En 1950, elle expose au musée Crozatier. Elle vivra à Paris durant 30 ans, exposera dans plusieurs pays, puis reviendra vivre en Haute Loire.   

Exposition jusqu'au 6 juillet.  

Note pour ide :

Altiligérien : habitant de la Haute Loire.

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20 mars 2012

Nuages

Nuages

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20 novembre 2011

Louise Bourgeois

Louise Bourgeois est exposée à Bâle, à la Fondation Beyeler en ce moment. 15 oeuvres  représentées. L'exposition met en scène un dialogue, celui que l'on veut bien entendre ou pas, entre certains artistes comme Giacometti, Warhol, Braque, Léger qui fut un de ses professeurs, Picasso, ou Bacon qu'elle considère comme l'un des plus grands peintres de son temps. Pétillante Louise qui reconnaît avoir été influencée par Bacon, aidée par Duchamp quand elle lui parlait, pas folle de la sculpture de Miro, dubitative sur ses dernières peintures abstraites qu'elle juge répétitives et prévisibles. Elle estime qu'il a ainsi cédé à la tentation commerciale, elle pense qu'il a perdu l'authenticité de ses débuts. Sacrée bonne femme qui a pu vivre ses émotions dans et par la sculpture, grâce à son don et qui tient une place originale dans l'histoire de l'art, bien qu'elle disait : 'Je ne m'intéresse pas à l'histoire de l'art. Mon mari l'enseignait, alors j'en ai soupé à la maison!' 

Untitled 2000 untilted 2000

Dans la famille Tapisserie, on demande la grand mère native d'Aubusson, la mère Joséphine qui travaille dans l'atelier de sa mère, le père Louis, paysagiste sans avenir qui commença une collection de statues de plomb que Louise apprit à rafistoler. Louis se mit à chiner dans les campagnes et ramena à Joséphine des tapisseries usagées. Pendant que Joséphine restaurait les tapisseries dans son atelier à Anthony, le père ouvrit une galerie et Louise apprit à dessiner, à coudre. Elle prit ainsi l'habitude de collectionner les tissus. Untitled reprend un thème cher à Louise où chaque coussin est personnage et souvenir, où elle exorcise ainsi la douleur de l'exil.   

Blind leading the blind 1947-1949louise bourgeois

 Emotionnellement, thème sur l'aveuglement : Louise dut s'aveugler devant la maîtresse vivant au foyer; devant la mère qui supportait cette situation et le faisait subir à ses enfants; devant ses rapports difficiles avec son frère et sa soeur (la soeur qui aimait un peu trop les garçons, le frère qu'elle martyrisait un brin) devant le père, qui, lui, était aveugle et sourd à tout ce qui se passait autour de lui ! 

Artistiquement : thème de l'abstraction symbolique où géométrie (Louise aimait cette science) et évocation symbolique des individus soudés mais inéluctablement isolés, se mêlent. Chaque triangle de bois est un personnage et un souvenir douloureux. En 1992, elle dira au sujet de cette oeuvre qu'elle fait référence aux hommes âgés qui vous conduisent à l'abîme. Elle dira aussi avoir pensé au tableau de Bruegel, en évoquant la vague de féminisme aux US, vers 1950, qui engendra une solidarité qui ne se produisait pas à bon escient, et qui ne pouvait que conduire au ravin, les rendant semblables aux aveugles de Bruegel.  

Existe en noir, rouge et noir, et rose chair

 Memling Dawn 1951

M DawnSculpture en bois, comme la précédente, en séquoia, noire, pour éviter dit Louise tout romantisme, toute sentimentalité. Louise doit parler là en son nom, sans doute travaille t'elle ainsi à se détacher de tout ce qui lui fut douleur. On peut y voir ce que l'on y veut, rien, si cela nous convient; on peut y voir uniquement de l'abstraction pure, symbolique de ce que l'on veut y mettre. Cela sert à ça, un symbole non ? On peut y voir aussi comme Louise, un symbole de la solitude de l'individu, au sein même d'un groupe, familial y compris. 

 

 

 

Red Fragmented Figure 1953Louise Bourgeois

Louise dit : Le rouge est l'affirmation à tout prix - sans tenir compte des dangers du combat -, de la contradiction, de l'agression. Il symbolise l'intensité des émotions impliquées

Louise dit : Au début des années 50, j'étais moins préoccupée par la sculpture que par la re-création d'un passé dont je ne pouvais me passer, et c'était aussi un moyen de le contrôler, ce passé. 

 

 

 

 

 

Quarantania 1947-1953

1947-1953Fait partie, comme les oeuvres citées ci-dessus de la série des 'Personages'. Le groupe ici représente la famille de Louise, son mari américain et ses 3 garçons. Elle, c'est celle qui porte les enfants, les 3 petits fardeaux. Louise dira au sujet des enfants :' Je suis contre les enfants et en même temps je pense que c'est ce qu'il y a de plus beau au monde. Elle dira aussi ' les enfants nous coûtent des fardeaux de larmes'. Selon Louise, la mère est double, bonne et mauvaise  à la fois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Femme couteau 1982Marbre rose

A ce sujet, Louise dit : 'Incarne l'ambivalence de la femme la destruction et la séduction. La femme se change en lame car elle a peur, elle est sur la défensive'. Louise reconnaît que l'homme est aussi vulnérable, et que d'une certaine façon, 'nous sommes tous homme-femme'. 

 

Janus fleuri 1968

1968Fait référence à la polarité qui nous habite : révolte-violence et  besoin de paix avec soi même et les autres. On peut y voir aussi, un substitut possible à la sexualité qui pour Louise est une finalité, une fonction, alors que l'érotisme est une ouverture au rêve partagé ou isolé, à une émotion. On peut y voir aussi la symbolique de notre ambivalence, nous sommes masculin-féminin, homme-femme, sexe masculin-féminin.Et fort prosaïquement on ne peut y voir que 2 sexes masculins, et 2 sexes féminins. 

 

 

 

 Passage dangereux 1997

Fait partie de la série des Cells.  A propose des Cellules, Louise dit :' C'est un désir de séparer les choses. Lorsqu'on a un problème, la façon d'y trouver une solution peut être d'en séparer les éléments avec un esprit analytique. Les cellules peuvent séparer et unifier. Chaque cellule a un sujet spécifique. Les cellules représentent différentes sortes de douleurs''. Les cellules sont une réplique de la maison familiale, des problèmes familiaux  mis en scène, emprisonnés dans des cages, enfin dépassés. passage dangereux 

Maman 1999

L'une tisse sa toile, l'autre tisse sa tapisserie. Les 2 sont protectrices. Les 2 peuvent effrayer.1999 Un symbole d'une féminité harmonieuse dans son imperfection acceptée.

 

The Insomnia Drawings 1994-1995

Il y a aussi quelques dessins, des mots, des phrases.. Louise a commencé à écrire à l'âge de 12 ans. Louise écrivait ses réflexions personnelles et dessinait, la nuit durant ses insomnies. Les dessins pour elle sont des idées bleues, roses, des idées qui passent et puis dit elle - ' d'un dessin on fait une peinture, et de la peinture on fait des sculptures, parce que la sculpture, c'est la seule chose qui me libère. Peut être que ce qu'il y aurait de mieux que la sculpture, ce serait de vraies personnes.' Louise a t'elle trouvé, un jour, une vraie personne ?

Mot de la fin par Louise Bourgeois :

'Il faut toujours prendre avec prudence ce que dit un artiste..... L'apparence de mes sculptures est abstraite, et pour le spectateur elles peuvent ne pas ressembler du tout à des figures. Elles sont l'expression, en termes abstraits, d'émotions et d'états de conscience.

Adaptation libre de ma part autour de certaines des oeuvres exposées à Bâle, fondation Beyeler,  inspirée ou extraite du recueil  des écrits et entretiens 1923-2000 de Louise Bourgeois, réunis et présentés par Marie-Laure Bernadac et Hans-Ulrich Obrist. Édition Daniel Lelong. Les extraits du livre sont soulignés.

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01 août 2011

Louise Abbéma

Louise AbbémaDescendante de Louis XV par relation illégitime, Louise est née à Étampes en 1853 où son père le vicomte Abbéma était chef de gare. Elle s'oriente rapidement vers une carrière d'artiste. Elle fut l'élève de  Charles Chaplin 1825-1891, artiste officiel du second empire, en compagnie de  Mary Cassatt 1844-1926 et de Madeleine Lemaire 1845-1928. Elle fréquenta aussi l'atelier de Dames de Jean Jacques Henner 1829-1905 et de Carolus-Duran 1837-1917.    

Louise fut l'une des portraitistes principales de Sarah Bernhardt 1844-1923. Leur relation amicalo-amoureuse dura jusqu'à la mort de Sarah qui se maria 2 fois et eut 1923de nombreux amants.

Voici une des dernières photos de Sarah avec pour dédicace :

A Louise Abbéma son amie d'hier et d'aujourd'hui et bientôt de l'au delà.

Sarah devait mourir quelques semaines plus tard.

 

Le petit musée d'Etampes, un peu étriqué dans ses locaux, nous présente quelques oeuvres de Louise qui outre des portraits se distinguera dans des illustrations, des panneaux décoratifs, des dessins publicitaires. Elle participera aussi à des magazines d'art.

portrait de Mme B -1911-

Sarah Bernhardt dans le rôle d'Adrienne Lecouvreur vers 1884-1887    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une promesse d'un musée dans d'autres locaux pour les années à venir, est envisagée. 

Louise Abbéma, est restée classique dans sa peinture, sans esprit créatif, mais elle mérite, comme ses rares consoeurs de l'époque un coup de chapeau. Elles ont ouvert la porte des Arts aux femmes. 

 

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28 juillet 2011

Sarah encore

Louise Abbema par Sara Bernhardt 1878

 

 

Une autre sculpture de Sarah Bernhardt

 au musée d'Orsay.

Celle de Louise Abbéma, avec laquelle elle eut une liaison. Louise était peintre, née à Etampes en 1853, elle mourut en 1927. 

J'y reviendrai sur cette Louise. 

  

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05 juin 2011

Sculpture'Elles

Voudrais pas polémiquer sur un sujet particulièrement sensible en ce moment, mais quand même, dire qu'il aura fallu des batailles, des années pour passer du terme sculpteurs femmes à sculptrices ... un peu de temps perdu non ?

Cela laisse songeuses hein les nanas ? Ya du boulot encore ... 

Bref, petite exposition de sculptrices qui s'étend du 18ème siècle à notre époque ...Pas trop d'explications mais après tout, le but est surtout de vous inciter à aller plus loin si cela vous chante ..

Musée des Années 30 à Boulogne Billancourt

En vrac, Sarah Bernhardt, tragédienne qui s'essaya à la sculpture. Elle dormait bien dans son cercueil, alors pourquoi pas cette petite vanité ... très Sarah !

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Camille Claudel qui le paya terriblement ... Son implorante évoque son destin tragique 1864-1943

Bronze : L'implorante

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 Et pourtant, elle s'est un temps abandonnée la belle Camille, mais elle était juste un peu trop pour Rodin,  juste un peu trop pour son frère, juste un peu trop pour l'époque !

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 ORLAN, qui ose, provoque et ne laisse pas indifférent. Née en 1947.

A gauche étude documentaire en marbre sur le baroque et le drapé, buste d'ORLAN en Sainte ORLAN 1978

A droite Self Hybridation pré-colombienne 1998

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Malicieuse Louise Bourgeois 1911-2010

avec ses créatures chimériques 

biscuit de Sèvres 1996 considéré comme un autoportrait, mi-animal, mi-déesse, mi-homme mi-femme, cette créature hermaphrodite fut éditée aussi en marbre rose, cire rouge, caoutchouc rose, mauve et bleu.

Louise a ainsi exorcisé sa mère, 'She-Fox', étêtée, châtiment de Louise qui ne pouvait accepter ce qu'elle considérait comme une faiblesse quant à sa clémence envers l'époux adultère, et pire encore cette mère supportait la maîtresse sous son toit, cette mère là n'avait pas de cerveau et méritait bien la décapitation. Quatre seins pour un seul phallus, c'est trop, non ? aux yeux d'un enfant, certainement.

 

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Sometimes I am totally concerned with female shapes
- clusters of breasts like clouds -
but often I merge the imagery - phallic breasts,
male and female, active and passive.

Louise Bourgeois - Nature Study, 1984/2001

Tout un programme, donc ..... sein, sexe, actif, passif ... sacrée Louise qui sut exorciser ses chagrins sans jamais se départir de son humour

 

  

L'obsessionnelle de couleurs Niki de Saint Phalle, ce n'est pas ce que je préfère d'elle, mais Niki, j'adhère toujours, quand même. 

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La découverte de :

Yayoi Kusama 1929 avec les Tulipes de Shangri-La, reproduction d'une sculpture à Lille.

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Celle de Roberta Gonzàles 1909 1976 qui réalise une sculpture en fer à partir de plaques de fer soudées

Maternité 1940

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Claude Lalanne 1925, qui nous montre une 'Caroline' 1969 faite de cuivre, de cire, de polyuréthane, avec soudure en laiton

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 Laurence Drocourt 1963 et Aurélie Foutel 1967

Laocoon XYX 2005 (grillage de fil de fer et moteur)

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On est loin du compte, 77 sculptrices exposées .... mais c'est une mise en bouche pour aller plus loin si on le désire ...

Et on ira plus loin forcément ....  

 

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30 novembre 2010

Louise Bourgeois

lbÉtonnante cette femme là, par sa juvénile longévité déjà, et surtout par sa propension tenace et durable de donner une dimension à ses souffrances, dimension extra ordinaire, dimension qui fait sortir du monde familial et personnel cette souffrance pour atteindre l'universelle et originelle souffrance féminine.

Alors pour connaître cette femme là, il faut y aller modérément, à petites doses pour que rien ne puisse vous échapper.

L'aborder par le biais de Balzac, dans sa maison musée, par l'intermédiaire de l'une de ses héroïnes Eugénie Grandet est un bon départ. Les oeuvres peu nombreuses sont comme Eugénie, modestes, non tapageuses, un brin décevantes, voire fades comme le fut son inféconde vie et finalement assez éloignées de l'art imaginatif de Louise : Quelques gouaches, des tableaux broderies, perlées, cloutées, boutonnées, fleuries ... Louise Bourgeois trouva un très, très léger écho à ses souffrances dans la vie d'Eugénie avec comme point commun la figure paternelle qui fut anéantissement de vie  chez Eugénie et déclenchement d'une vie artistique chez Louise. N'oublions pas que rien n'étant ni simple  ni acquis, se cache derrière Eugénie un homme, son créateur Balzac et que la souffrance n'a pas de .... sexe. Ouf, je m'en sors bien !

Eugénie, gouache de Louise Bourgeoislouise_B

 

En ce qui concerne Louise Bourgeois, j'y reviendrai quand il y aura matière.   

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