17 avril 2015

Paul Rebeyrolle 1926-2005

Paul Rebeyrolle

Moi, j'aime à dire de ma peinture qu'elle est naturaliste. Le naturalisme, c'est une immersion dans la nature. Et je crois avoir réussi à marier naturalisme et politique, ce qui pour moi est essentiel : si tu peins un corps de femme ou d'homme, peu importe, ou de supplicié, c'est en fonction d'une conception politique, mais si ce corps n'est pas plein de sang, si on ne sent pas que ce sang circule sous la peau, que la chair est tendre, que le sol est vraiment un sol fait de terre et de pierre, et si le ciel qui est derrière est en carton, alors on ne fait strictement rien qu'exprimer une théorie.»

Paul Rebeyrolle

Rebeyrolle 5

Rencontre fortuite avec ce peintre que je ne connaissais pas par le biais d'un roman policier de Sylvie Granotier actrice, scénariste et romancière.

Il me faudra un jour y aller : visiter Paul Rebeyrolle sur ses terres, près de Limoges.

Un aperçu rapide de son art très particulier.

Site

 http://www.espace-rebeyrolle.com/ 

Homme tirant sur ses liens 1979 Paul Rebeyrolle

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09 avril 2015

Egon Schiele 1890-1918

Egon Schiele

Bien sûr, il y a du clown triste chez Egon Schiele, né à une époque de fin de siècle toujours un peu décadente, né dans une famille où un père dépressif puis carrément dément meurt à l'adolescence d'Egon ce qui peut contribuer à exacerber un sens déjà aigu du mal de vivre chez ce tout jeune homme qui fut un admirateur de Klimt, qui s'en inspira mollementAutoportrait demi-nu 1909 Schiele

et qui réussit pourtant en une courte carrière à se donner un style bien à lui.Autoportrait tirant sur sa joue 1910 détail Schiele

Gustav Klimt 1912

Voilà Klimt en photographie, voilà la vision toute Schielienne qu'en a son jeune confrère.Gustav Klimt par Schiele

Voilà il faut le savoir, Egon Schiele n'est pas là pour faire du beau comme Klimt, lui est là pour déformer la réalité et au contraire de Klimt qui idéalise, lui Schiele a choisi presque systématiquement de diaboliser tout, une façon de se démarquer, une tendance à voir tout en noir, un penchant pour le morbide ou le glauque, ou tout simplement une façon d'être dans un monde où l'on se sent un peu étranger. Le dessin est primordial chez Schiele et le rouge est là pour mettre en valeur ce que les autres cachent : les bouches, les seins, le sexe. 

Agonie 1912 Schiele Il y a du souffre chez Schiele : ses dessins érotiques font jaser, de jeunes enfants, de jeunes modèles tous très sexués. Il dénonce aussi l'église et ses pratiques parfois fort contestables. Il se glisse assez facilement dans la peau du provocateur.Jeune fille nue assise 1910 Schiele Il met en scène la masturbation fort combattue en ce début de siècle tout comme  Klimt d'ailleurs, mais là où les formes sont pleines, les visages apaisés chez Klimt, chez Schiele les corps sont suppliciés, les regards interpellants : invites déguisées des modèles ou addiction du peintre aux dits modèles, ou bien les deux peut être. Les défenseurs de Schiele analysent la similitude des jeunes corps représentés de façon androgyne avec ses auto-portraits nus où un narcissisme complaisant ou moqueur aguiche les regardeurs, signifiant ainsi que ses nus féminins seraient les doubles d'un Schiele fort attiré par le sexe. Possible et qu'importe maintenant. Se démarqueront de ses modèles d'abord sa soeur bien aimée Gerti, puis Wally Neuzil 17 ans jeune modèle qui vivra avec lui 3 ans, une belle fille qui lui fera aimer l'amour, il la représente fort esthétiquement Femme blonde couchée 1914 Schiele et puis celle qu'il épousera une jeEdith Harms 1915 Schieleune vierge avec laquelle il voulait faire un mariage avantageux socialement Edith qui lui fera peindre des tableaux à la Carl Larsson. Il retrouve son style un peu caustique avec ce couple assis où Edith s'accroche comme elle peut à son mari un peu grimaçant.

Couple assis 1915 détail Schiele

 

 A noter que le dernier tableau de Schiele, intitulé La Famille devait se nommer Couple accroupi et ne comportait pas d'enfant, la femme n'est pas Edith et l'enfant fut rajouté lorsque Schiele apprit la grossesse de son épouse.

La Famille détail 1918 Schiele

A noter aussi les formes pleines de la femme, Schiele a abandonné son style émacié et sans doute plus serein porte un  autre regard sur les femmes, la tristesse est toujours au rendez vous mais apaisée ou résignée. Une grippe espagnole emportera d'abord Edith enceinte et quelques jours plus tard Egon Schiele, il avait 28 ans. Pas vraiment de chance ce Schiele au fond, mais restent ses peintures qui sont de celles qu'on ne confond pas, qu'on n'oublie pas.

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20 février 2015

Théophile Alexandre Steinlen 1859-1923

Affiche Steinlen 2

Diversifié ce Théophile Alexandre Steinlen né en Suisse en 1859, il abandonne des études de théologie pour créer des motifs pour tissus à Mulhouse puis à Paris chez Demange, montmartrois il fréquentera Toulouse-Lautrec, Allais, Bruant, Vallotton. Ses affiches fort décoratives feront sa célébrité, mais il illustrera aussi des livres, et se distinguera par ses caricatures dans des revues politiques comme Le Chambard SocialisteAu mur des Fédérés Steinlen dit Petit Pierre

où il défendra les insurgés (Hommage aux 147 fédérés de la Commune fusillés en 1871), les miséreux, les milieux ouvriers et populaires. Mais ce tendre adorera les chats qu'il peindra à tire-larigotApothéose des chats 1885 Steinlen

précurseur des Aristochats avant Disney, il sera aussi sculpteur animalier, il se consacrera également aux nus

nu endormi

scènes de rues et croquis de guerre.

scène de rue 1904 Steinlen Au Petit Palais un tableau bon enfant et joyeux dans des teintes mates et fumeuses un 14 Juillet populaire bien évidemment ! 14 Juillet - 1881

    

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17 février 2015

Fernand Pelez 1848-1913

Dans la famille Pelez, originaire de Cordoue, il y a d'abord le père Raymond Pelez (Jean Louis Raymond Pelez Fernandez de Cordoba) 1815-1874 dessinateur et illustrateur, puisPelez 1 il y a l'oncle Fernand Pelez de Cordova 1820-1899 peintre naturaliste et pour finir il y a le premier fils Raymond Pelez dit Chalumeau 1838-1894 , peintre et illustrateur, alors pour Fernand le second fils né en 1848, il n'y a pas d'autre voie que de suivre. Il fera les Beaux Arts, sera élève de Cabanel puis débutera comme peintre d'histoire. Il se rapproche du mouvement dit naturalisme (qui s'intéresse au monde laborieux paysan et ouvrier) sans connaître une notoriété comme certains de ses confrères. C'est un peintre des humbles qu'il côtoie dans son quartier à Montmartre où il avait son atelier. C'est un peintre à la Zola englouti par la grande vague soulevée par les impressionnistes, oublié comme tant d'autres mais le monde de la peinture est assez vaste pour tous les contenir. Deux toiles vues au Petit Palais, Les saltimbanques qui sera exposé au salon de 1888, La vachalcade

Pelez 2

qui représente un défilé carnavalesque à Montmartre organisé en 1896 et 1897, défilé qui se moquait du traditionnel défilé du boeuf gras qui consistait entre autres à faire promener un boeuf décoré par la confrérie des bouchers, fête carnavalesque dont l'origine est ancienne qui connut un grand succès au XIX. Cette vachalcade ou cavalcade d'une vache enragée( en rapport avec la misère des artistes) s'accompagna d'une tombola et d'un concert au Moulin rouge au profit des artistes déshérités de Montmartre. 

Pelez 3

 Une autre toile vue dernièrement à Senlis au musée d'art et d'archéologie qui célèbre une jeune asphyxiée par des émanations toxiques d'un poêle déficient.

Une dernière installée récemment à la place de la Vachalcade en balade  Sans Asile  qui met en scène des miséreux qui viennent d'être explulsés, réalisée en 1883. 

Pélez 1883

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30 janvier 2015

Robert Delaunay

Photo R Delaunay

Mari de Sonia Delaunay mais pas que .. elle c'est la pragmatique dans le couple, elle Disque (le premier disque) 1913utilise son art pour faire vivre le couple, elle assure les produits dérivés, reproduction de ses volutes multicolores sur tissus d'ameublements, manteaux, robes, lui Robert c'est le créatif obnubilé par la perception des couleurs par l'oeil humain qu'Eugène Chevreulcercle chromatique de Chevreul

(chimiste et directeur des laboratoires de teinture à la manufacture des Gobelins) étudia; ce dernier inventa la roue des couleurs qui représentent les trois couleurs primaires que sont le rouge, le jaune et le bleu, et les couleurs secondaires obtenues en mélangeant deux couleurs primaires. L'utilisation des couleurs fut transformée et ce sont les impressionnistes qui l'expérimentèrent. Robert Delaunay en fit son cheval de bataille, avec des carrés, des cercles colorés en faisant vibrer la couleur comme des notes de musique sur une partition, je vous l'accorde cette jolie phrase ne Soleil, Tour, Aéroplaneveut pas dire grand chose, mais je laisse la parole à notre peintre musicien ' je jouais avec les couleurs comme on pourrait s'exprimer en musique par la fugue. Son ami Guillaume Appollinaire invente à ce propos le terme orphisme, Delaunay préférera le terme de simultanisme : La juxtaposition de certaines couleurs crée une sensation que l'oeil interprète comme un mouvement. Et Delaunay donne du mouvement à ses toiles en les faisant parfois tournoyer; c'est intéressant et fort décoratif.Champ de Mars La tour rouge 1911 reprise vers 1923

Travail sur les villes  la tour Eiffel, la ville de Paris, l'église Saint Séverin.La ville de Paris 1912

Cela flirte avec le cubisme, mais c'est plus vivant et coloré et ça bouge plus, ça swingue ! Robert Delaunay qui est né en 1885 est une sorte de fils à papa en opposition à son père, ce qui est incontournable, alors il sera anticonformLa Ville 1911iste tout en gardant un dégoût certain pour tout ce qui concerne les contingences matérielles de la vie, Robert Delaunay est un esthète plus intéressé par le côté épique de la vie que par son côté matériel. Autoportrait 1906 Robert Delaunay

il est certain que Sonia le protégera toujours de la réalité de la vie. Il est passionné par les performances technologiques que permet entre autres la fée électricité; du côté pictural, il touchera à tout ce qui l'entoure, impressionnisme, fauvisme, divisionnisme, cubisme, il s'intéressera particulièrement à la lumière, au mouvement, à la couleur : ' La lumière dans la Nature crée le mouvement des couleurs.' Bon, l'exposition que lui consacre Beaubourg est une ébauche restrictive, pour plus de détails voir le message consacré à Sonia Delaunay. Robert Delaunay fut réformé en 1916 et passa 7 ans en Espagne.St Séverin 1 1909

Il me faudra attendre une exposition plus complète pour bien saisir le peintre. Bien sûr après guerre il continua à peindre un peu, beaucoup moins cependant que ses jeunes années et s'attela à la décoration du palais de l'air à l'exposition universelle de 1937, mais ce ne sont plus ses années fastes, un peu d'usure sans doute  due à des problèmes de santé qui causèrent sa mort prématurée en 1941.  Allez un petit peu encore pour terminer ce message pas vraiment réussi, j'en conviens, un peu de froideur de ma part, la rencontre entre Robert et moi ne s'est pas vraiment faite. Un rendez vous à re-provoquer ... Quand vous voudrez monsieur !Les trois fenêtres la Tour et la Roue 1912

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27 janvier 2015

Musée Carnavalet : José Maria Sert

Jose Maria Sert

Rencontré également dans ce musée le décorateur et peintre espagnol José Maria Sert 1874-1945 sur lequel j'ai consacré un message, un familier en quelque sorte. Une salle de bal reconstituée de l'hôtel particulier de Sourdeval-Demachy 28 avenue de New York à Paris (j'ai emprunté cette photo sur le site du musée car cette salle est dans une pénombre que restitue fort bien mes photos personnelles sans flash). Cet hôtel fut construit par Zélie de Sourdeval née Rastibonne dont la fille Jeanne épousa le banquier Charles Demachy. Cette résidence fut vendue à un membre de la famille de Wendell, Maurice qui demanda à José Maria Sert de 1923 à 1925 José Maria Sert détail

de réaliser les peintures de sa salle de bal qui réunissait alors tout le gotha parisien  dont s'inspira Marcel Proust. La ville de Paris acquit ce décor en 1981 peu avant la vente de l'hôtel particulier en 1983. Le panneau principal représente le

sert 2

départ de la Reine de Saba se rendant auprès du roi Salomon, mythe ou réalité, cette reine chargée d'or et d'encens serait venue selon les sources diverses d'Ethiopie ou du Yémen actuel ce qui serait plus vraisemblable mais aucune indication de l'existence de cette reine que l'on nomme Makeda en Ethiopie ou Balqis au Yémen n'a été découverte à ce jour. Toujours égal à lui même José, on le surnommait le Tiepolo des milliardaires. Pas mauvais d'ailleurs, mais classique à l'extrême sans prendre de risques, en même temps, c'est humain, n'est ce pas d'exploiter un filon qui marche bien ! 

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23 janvier 2015

Musée Carnavalet - Louise Abbéma

Louise Abbema

Intéressés par l'histoire de Paris à travers les peintres et les objets ?  le musée Carnavalet est pour vous. Situé dans le fort charmant quartier du Marais, sa visite gratuite vous réjouira, divertira, amusera, passionnera .. Retrouvé avec plaisir Louise Abbéma 1853-1927 peintre qui a constitué un de mes précédents messages, dans la catégorie des Femmes Particulières, dont l'indépendance affichée dans un siècle particulièrement misogyne suscite en moi une vive admiration. Nous devons ces deux tableaux de Louise Abbéma à la donation de François-Gérard Seligmann 1912-1999 marchand d'art, antiquaire et collectionneur dont l'épouse Françoise  fit don au musée Carnavalet  en 2000 de 160 tableaux dont un grand nombre d'Henri Gervex, Carolus-Durand, Léon Bonnat, Jacques Emile Blanche et bien sûr Louise Abbéma avec le Portrait d'une élégante place de la Concorde, et le Portrait de Jeanne Sémary 1857-1890, sociétaire de la comédie française spécialisée dans des rôles de soubrette, que Renoir peignit plusieurs fois également.

 

Jeanne Samary par Louise Abbema détail

   

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07 janvier 2015

Marcel Duchamp

Yvonne et Madeleine déchiquetées 1911 M

Pas facile d'être un Duchamp entre un Villon qui fait une belle carrière et un Duchamp-Villon qui s'illustre dans la sculpture, alors celui qui reste simplement Duchamp mais Marcel se marquera autrement et voilà comment sont nés les ready-made, voilà comment par provocation amusée mais déterminée Marcel Duchamp a marqué son siècle et est devenu le père de l'art contemporain. C'est bien la seule paternité qu'il aurait peut être aimé revendiquer, qui sait, avec Marcel si burlesque dans le choix du nom de ses peintures, si enclin au mystère qu'il déclenche ainsi Marcel Duchamp

la Mariée mise à nu par ses célibataires même ou grand verre, c'est rigolo, quand on pense à ses deux mariées à lui, la première mariée éphémère de sa vie épousée par erreurMariée 1912

 et la seconde épousée en 1954, joueuse d'échecs elle aussi,  bien sûr on galèje dessus aimablement en évoquant une mère plus proche de ses 3 filles que de ses 3 garçons, une soeur un peu trop aimée Suzanne A propos de jeune soeur 1911 M dont les 2 mariages auraient pu être à l'origine de cette réflexion sur la mariée, d'autres y voient aussi de l'érotisme, très anatomique quand même cet érotisme où la mariée est un jeu de tuyauteries fort compliqué et l'amour une histoire de chimie; ce Grand Verre a pris 10 années de sa vie à Marcel de 1912 à 1923.  mais sa dernière oeuvre découverte après sa mort Étant donnés : 1 la chute d'eau, 2 le gaz d'éclairage l'a occupé durant 20 ans de 1946 à 1966, cette oeuvre est encore plus énigmatique et provoque là aussi divers interprétations, le corps représenté est celui d'après moulage d''une amante follement aimée Maria Martins 1894-1973 repartie dans son Brésil natal, intéressante cette femme là d'ailleurs sculptrice qu'il connût à New York, elle tient dans la main un bec Auer allumé, certains y voient le mythe de Psyché, symbole de son amour impossible avec Maria mariée, d'autres y voient un être hybride à la manière de Rrose Sélavy, réalité ou Etant donnés 1° la chute d'eau 2° le gaz d'éclairageapparence trompeuse ? Lui seul aurait pu l'expliquer si tel avait été son désir, mais Marcel Duchamp reste une énigme, un talent indéniable de peintre stoppé volontairement, un talent plus discutable de plasticien paresseux et farceur avec ses zônes d'ombre. Marcel Duchamp est devenu un lent jouisseur de la vie, du temps qui passe, il aura pleinement vécu sa vie sans trop de contrainte, libre, je crois, avec ce don de s'inspirer des autres avec une originalité particulière. Né en 1887, il fréquente l'école Julian durant 1 an, ses premières toiles qui comptent  d'influence cézanienne sont La Partie d'échecs (jeu cher aux Duchamp) reprise en version cubisteLa Partie d'échecs 1910Joueurs d'échecs 1911

et le portrait de son père en 1910Portrait du père de l'artiste M

 en 1911 il réalise des nus d'inspiration fauvienne, Il s'essaie au symbolismePortrait du Dr Dumouchel 1910 Met trouve un mode d'expression assez plaisant dans le cubisme en mouvement, son Nu descendant l'escalierNu descendant dans l'escalier n°2 1912

en 1912 toile qui sera décriée par ses propres frères, ce qui le blessera un peu ou son jeune homme triste dans un train 1911-1912 sont intéressantes, tout autant que le sont les titres, comme Le roi et la reine entourés de nus vites en 1912Le Roi et la Reine entourés de nus vites 1912les corps chez Duchamp roulent mécaniquement sur eux même dans une lente chute qui n'appartient je crois qu'à lui. Et ce sont à mon avis ses plus belles créations. Il est à ce moment là très productif, il chemine vite et puis à partir de 1912-1913, il regarde d'un autre oeil l'art, en conteste les valeurs défendues jusque là, il revendique une liberté, celle de penser autrement et de relativiser les valeurs imposées. En 1913, il peint une broyeuse de chocolatLa Broyeuse de chocolat 1914 où dit-il le Célibataire broie son chocolat lui même, facétieux Marcel Duchamp qui ne songera plus alors qu'à provoquer par ses ready-meade, ce qui est pour l'époque scandaleux, impensable, voilà c'est presque terminé pour Marcel Duchamp sa carrière de peintre. Il commencera à réfléchir à sa mariée mise à nu qui ne reproduit rien de neuf d'ailleurs, par rapport à ce qu'il a déjà peint. Il donne vie en 1921 à sa Rrose Sélavy qu'on peut lire Eros, c'est la vie' Rrose Selavycar Duchamp aime les jeux de mots, calembours, ce double féminin qui ajoute du mystère ou qui témoigne de son humour dadaïste. Il vivra aux États Unis, reviendra, repartira, ira en Belgique, jouera aux échecs avec passion, ses amis seront Picabia, Man Ray, Peggy Guggenheim, en 27 sans le sou il épousera puis divorcera 6 mois plus tard. Il participera à plusieurs élaborations d'expositions. En 1954 il se remarie et sa toile Les joueurs d'échecs est achetée par le Musée d'Art moderne. En 1955 il adopte la nationalité américaine. Il meurt en 1968 à Paris auprès de sa seconde épouse.  

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14 novembre 2014

Léon Lhermitte 1844-1925

Les Halles Léon Lhermitte

Vu au Petit Palais musée de la ville de Paris qui vaut vraiment le détour, donc vu récemment un tableau de ce peintre du mouvement dit  naturalisme qui peignit de grandes toiles célèbres en son temps, toiles qui témoignent aujourd'hui d'un Paris, d'une France disparus. Les Halles vers 1900

Les Halles (décor principal du Ventre de Paris d'Emile Zola) près de l'église Saint Eustache furent remplacées (ré-aménagées à Rungis)Les Halles 1970

dans les années 70 par la construction d'une gare RER Chatelet-Les Halles, d'un centre commercial souterrain le Forum des Halles et d'un jardin. Depuis 2011, ce quartier est à nouveau en rénovation jusqu'en 2018 où tous les travaux seront achevés.

Léon Lhermitte était un excellent dessinateur, il fera les Beaux Arts. Il vivra de gravures faites entre France et Angleterre puis à partir de 1874 il sera reconnu au salon, il fait partie de ceux qui sont aujourd'hui un peu oubliés. Cette famille compte 2 neurologues réputés et un acteur.

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09 novembre 2014

Le marché aux chevaux - Rosa Bonheur

Le marché aux chevauxAu musée du cheval à Chantilly qui a ouvert après restauration en Juin 2013, une rencontre avec une Dame dont la personnalité me séduit : l'artiste peintre Rosa Bonheur. Ce n'est pas un original, c'est juste une lithographie d'après une étude d'un tableau célèbre Le marché aux chevaux peint en 1853 qui appartient au Musée Métropolitan de New York. Rosa Bonheur réalisa plusieurs études de ce tableau durant 1 an et demi, effectuées dans les écuries ou marchés de la région parisienne. Cette toile connut un grand succès et fut largement diffusé grâce à la gravure. Elle connaîtra avec ce tableau une renommée internationale. Cette lithographie fut gravée en 1857 par Thomas Landseer à Londres.

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