28 juillet 2011

Sarah encore

Louise Abbema par Sara Bernhardt 1878

 

 

Une autre sculpture de Sarah Bernhardt

 au musée d'Orsay.

Celle de Louise Abbéma, avec laquelle elle eut une liaison. Louise était peintre, née à Etampes en 1853, elle mourut en 1927. 

J'y reviendrai sur cette Louise. 

  

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24 juin 2011

Chagall à Nice

Première rencontre officielle entre  ce peintre et moi. Bien sûr, je le connais, un peu, de loin, ce Russe au sourire de faune, à l'inspiration onirique, mais pas de quoi faire battre mon coeur un peu plus vite.

Musée National Message Biblique Marc Chagall,  ce titre entraîne chez moi un à priori désapprobateur et source d'une méfiance à l'égard du dit message, biblique ou pas ! Mes lectures précédant la visite sur le sujet n'arrangent rien. Mais curieusement, des couleurs éclatantes des toiles accrochées, se dégage une aura particulière de sérénité béate qui me tiendra jusqu'au soir ... Derrière le message biblique, Chagall livre des messages personnels que l'on ne peut décrypter qu'en s'initiant à la vie personnelle du peintre, et pour cela, il faudra d'autres rencontres, d'autres moments ... cela viendra en son temps.    

Une vision très licencieuse, je le reconnais de la tentation d'Eve, aux prises avec un serpent facétieux et inspirant.IMG_0930

 

En fait, l'interprétation officielle est moins amusante, il s'agit d'une représentation de Dieu sous la forme d'un nuage, cette toile se nomme Le Paradis. 

Des Faunes, multicolores se baladent un peu partout dans les toiles, il s'agit de Moïse ... sont ce des cornes ou des rayons lumineux, représentation d'une présence divine, cornue ou rayonnante ? Dieu se représente t'il ainsi à travers ses porteurs de message ? divin naturellement ! Plus pointue qu'il n'y paraît, la question et intéressante, à mes yeux bien sûr !

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Ses secrets partout qu'il expose
Ce sont des oiseaux déguisés
Son regard embellit les choses
Et les gens prennent pour des roses
La douleur dont il est brisé
Louis Aragon

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 Couleur rosée des femmes, le Cantique des Cantiques, message d'amour pour une femme. Voilà un message que je comprends bien et qui me va.

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 A plus, donc.

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20 mars 2011

Cranach

Mouvement : Renaissance allemande

Homme de cour, homme de pouvoir, homme d'argent, homme de commerce, homme de talent, homme d'art, cet homme là fut plusieurs hommes à la fois. La postérité n'a retenu que ses réussites, n'avait il pas ses faiblesses cet homme là, était il plus mercantile qu'artiste ? était il plus un disciple de Machiavel qu'un supporter de Luther ? On ne peut qu'interpréter. 

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Je laisserai aux spécialistes de l'histoire de l'Art le soin de détailler, les couleurs, le décor, le style de ce peintre, je me contenterai de ce tête à tête entre lui et moi, je me coIMG_0162ntenterai d'écrire ce que me disent ses peintures.

Il est né en 1472, apprit les rudiments de peinture avec son peintre de père, passa le flambeau à ses 2 fils qui oeuvrèrent à son atelier avec une petite dizaine de peintres. Certains parlent de 500, d'autres de 1000, en tout cas un nombre imposant de peintures relèvent de son atelier. Spécialisé dans le nu profane, il a peint les vierges et celles qui ne le sont plus. D'un côté, les petites Lolita aux seins ronds, des petites Betty Boop aguicheuses, qui suscitent le désir, de l'autre côté, des femmes plus alourdies, d'une sensualité repue qui évoquent le plaisir. Elles sont toutes idéalisées, blondes au visage assez semblable.

 

 

 

 

 

 

 

  Quand il habille ses femmes, Cranach leur donnent des regards rusés, des lèvres fines au sourire, vorace, complice ou coupable. Et quand leurs visages restent innocents, leurs mains détiennent soit un glaive tâché de sang, soit une tête décapitée ...Diable, diable monsieur Cranach, vous n'avez aimé les femmes que déshabillées, les mêmes, revêtues ne vous plaisaient plus et concentraient alors toute votre misogynie. Pour votre défense, il est vrai qu'à votre époque, cette défiance envers les femmes était monnaie courante.

IMG_0164IMG_0165à gauche la mine déconfite, soumise, de la femme adultère, à droite, la mine rusée d'une femme qui sait comment prendre le pouvoir sur un homme, fut il Hercule en personne, et qui par ce sourire de connivence invite ses comparses à faire de même ... 

Mais au final, peut être s'agit il tout simplement pour Cranach, de répondre aux critères de son époque, de sembler ainsi servir la cause de Luther, de répondre aussi au besoin nouveau de ses contemporains de posséder des oeuvres d'art et de pouvoir ainsi vivre richement de son art. Quant à nous, c'est une belle occasion de nous re-intéresser autrement à cette époque tourmentée de réforme religieuse. Aborder Luther par Cranach, voilà un bon début. 

  

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24 novembre 2010

Jean Michel Basquiat

Mouvement : Graffiti Art

Au début, de l'expo, on se dit que pour des graffitis, c'est pas mal, mais que cela risque de devenir un tantinet lassant. Puis un malaise s'installe : les masques grimaçants, les dents qui niaquent, les écrits, où les mots se suivent dans un désordre fou mais cohérent dans cette folie même, nbasqous renvoient à l'enfermement prolifique en tous genres de ceux qui se droguent ... certains tableaux sont produits sous influences manifestes ainsi revendiquées. Quand on sait que la mort est au bout du chemin, on a envie d'arrêter là, et l'on se dit que l'on connaît trop la chanson, douloureusement, personnellement. Et puis, les tableaux s'organisent, les thèmes prennent corps, les couleurs éclatent et cela devient de l'art qui vous scotche le regard. Basquiat est devenu peintre et s'ouvre au monde. Son rapport à la drogue est sans doute moins fusionnel, et le remet en liberté. Il reste cependant sauvage et indépendant jusqu'à la rencontre avec Warhol. Ils peignent ensemble quelques tableaux où ils se partagent la vedette en 84. Les critiques ne furent pas enthousiasmés. Moi si, j'ai bien aimé cette association. Basquiat retourne un peu plus tard à ses démons, ses peintures évoquent à nouveau ses tourments obsessionnels et son aliénation retrouvée.

 

Mais au final, Basquiat aura trouvé sa place dans l'histoire de l'art, marqué son époque, justifié par son oeuvre de l'utilité de sa courte vie. Les critiques d'art se sont emparés de Basquiat. Se confronter à ses peintures lui rend ce qui a été sa vie, ses errances, ses souffrances, son parcours artistique, et ce qui domine par dessus tout son réel talent de coloriste.

Basquiat est né en 1960 à Brooklyn d'une mère portoricaine et d'un père haïtien. Issu de la moyenne bourgeoisie, sa mère l'initie à l'art en lui faisant découvrir les musées. C'est un passionné de BD. En 76 il commence à peindre sur les murs, et s'initie à la drogue. En 79 il commence à se faire une petite notoriété. En 88 il meurt d'une overdose.

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