11 avril 2012

Villa Marguerite 1910

villa marguerite

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28 février 2012

Un très grand amour - Franz-Olivier Giesbert

giesbertFranz-Olivier Giesbert né en 1949 : 'je ne suis qu'une imposture qui a réussi. Autrement dit, un homme de médias, chroniqueur télévisuel, directeur d'un site littéraire, cancaneur, blogueur et conférencier.' extrait du livre. 

Alors, il en profite avec son clone Antoine Bradsock qu'il caricature, à peine, je pense. On oublie un peu trop que les vieillissants ont d'abord à affronter le vieillissement jugé toujours prématuré du corps qui lâche souvent en premier, alors que l'esprit lui demeure jeune, ce qui est, avouons le carrément insupportable, alors Giesbert parle fort bien d'un problème fréquent et particulier aux hommes, le désir de pouvoir ... désirer encore et surtout d'en garder les moyens. Et quand un cancer s'en mêle, cela complique tout y compris les fonctions naturelles, ce qui nous vaut une scène que je trouve particulièrement savoureuse, même si il en fait un peu trop sur le sujet. Antoine aime faire l'amour aux femmes qu'il aime, bon, il aime toutes les femmes ou presque, alors il cumule : les femmes, ce qui en découle souvent, les enfants, et forcément les chagrins d'amour. Pour Antoine chaque amour mérite un qualificatif singulier, est ce sa faute à lui si il y a autant d'adjectifs qui s'accomodent avec le mot amour ? Le dernier amour du livre est qualifié de vrai, sans doute, sans doute. Mais moi je ne m'en fais pas pour Antoine, pour cet homme amoureux de l'amour, son dernier amour sera  post-mortem : il sera éperdument amoureux de la somptueuse thanatopractrice qui prendra soin de sa dépouille.   

Giesbert est un roué : à trop s'accuser, on se justifie de tout, à caricaturer on évite aux autres de le faire pour vous. Mais c'est en cela qu'il me plait bien d'ailleurs !

note pour ide :

procrastination : tendance à remettre au lendemain.

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16 février 2012

Les Morues - Titou Lecoq

Titiou Lecoq née en 1980, est journaliste indépendante et blogueuse (girlsandgeeks.com).

Les MoruesPremier livre : Les Morues en 2011.

'... une bande de trentenaires parvenus ...' (extrait), ... 'd'un espace entièrement virtuel' (extrait).

Voilà donc le sujet du livre, des trentenaires  dans un monde où la technologie a bouleversé le relationnel, le ressenti, l'image qu'on a des autres, l'image qu'on a de soi. Bienvenue dans le monde du virtuel qui est au final une autre forme de réalité.  

Et puis il y a les choses de la vie, intemporelles, l'amour que l'on recherche ou pas, le travail que l'on garde ou pas, les amis. Il y a une mort qui intrigue, et une enquête menée par Ema. C'est peut être en cette intrigue qui s'égare un peu que réside le point faible de ce roman.  

Ema est une Morue, Alice et Gabrielle itou, avec une idéologie :-' Pour les Morues, il paraissait évident que les réflexes sexistes dont on accusait les hommes, c'était d'abord chez les femmes qu'il fallait les traquer'-. extrait

Des hommes autour bien sûr : 

Fred, délicieusement trop, en tout, trop intelligent, trop sensible, trop en tout qui finalement a choisi d'être rien en tout, rien de ce qui pourrait le distinguer du commun de ses contemporains. Et c'est ainsi qu'il est devenu, lui le génie, un marginal.

Tout-Mou, le fiancé veuf, mais ce qui est recherché dans un marshmallow est carrément rédhibitoire chez un homme.

Blester, l'amoureux d'Ema, bien sous tous rapport, un peu trop normal peut être.

Antoine frère de Fred, le con de service, mais pas que cela non plus.

et d'autres .....

 L'écriture du livre est résolument humoristique, ce qui permet à l'auteure d'énoncer légèrement des vérités profondes, de nous amener incidieusement à un travail d'introspection. C'est assez fort, au final, ce livre qui est un témoignage intéressant sur notre époque, une réflexion plus profonde qu'elle en a l'air sur la vie.

-' Peut être que ça servait à ça, le travail ? Se donner l'illusion que les choses avaient un sens'.- extrait

 Notes pour ide :  

climax : point culminant

aporie : se dit d'une question logiquement insoluble

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