21 mars 2017

Diane Arbus 1923-1971

arbus5

Diane ma belle, vous aviez la photographie somptueuse mais triste, celle qui ne voit que le tragique, le différent, le hors normes. Vous accentuez le réalisme en toute chose, avec une opiniâtreté dérangeante, celle qui fait de nous des voyeurs, celle qui désespère. Certes, vos photographies ne sont pas communes et témoignent d'une originale intention, celle de faire autrement. A moins que ce ne soit là votre propre vision du monde, celle où n'apparaissent que le pire, la noirceur d'un monde où la différence tue. Elles ne manquent pas de tendresse pourtant, parfois, souvent. Et puis un jour plus insupportable qu'un autre, vous vous êtes donnée la mort, le noir, la paix.  

 

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13 février 2017

Alexis Chomel aquarelliste 1995

 

Alexis Chomel - La femme et la colline

Brioude en Haute Loire  offre outre sa basilique, ses rues chargées d'histoire, une galerie d'Arts ouverte depuis 1990 et installée dans un site remarquable La maison de Mandrin. L' Association Festival Aquarelles de Brioude qui organise, entre autres actions, en Juillet une biennale d'aquarelles qui regroupe des artistes de plusieurs pays proposait du 10 Décembre au 11 Février 2017 une exposition extra biennale sur quatre aquarellistes pour jeune public en partenariat avec l'Education Nationale. 

Une occasion de découvrir un jeune talent originaire de Firminy, soit un appelous (sur l'origine de ce nom consulter  le site   http://la-vallee-de-londaine-en-histoire.over-blog.com/2015/09/appelou-est-une-denomination-plutot-recente-pour-les-habitants-de-firminy-cette-appellation-a-des-origines-diverses-et-variees-mais.

Alexis Chomel est un jeune peintre aquarelliste, autodidacte, né en 1995, il a suivi quelques cours chez un peintre professionnel. Son style devrait avec l'âge se personnaliser un peu plus, et il semble extrêmement prometteur.Alexis Chomel - Dans le bleu de l'absinthe

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08 février 2017

René Magritte

Quel drôle de personnage ce Magritte, dont l'existence tranquille en apparence semble être en désaccord complet avec ses tableaux. Certes la connaissance de l'incontournable Breton en fut sans doute, sinon l'origine, du moins un relatif catalyseur, mais rapidement il s'éloigna des prétentions psychanalysantes jusqu'au maniérisme parfois baroque de ce mouvement et créa un style Magritte, reconnaissable entre tous.  Méfions nous des apparences. Magritte ne dit pas tout dans ses toiles, et tout n'est pas dit sur Magritte. il est un de ceux qui sut le mieux jouer avec  les mots, les images, le mystère, il sut leur donner un non-sens où chacun peut y trouver ce qu'il veut voir, tant et si bien que tout peut être dit sur lui sans que personne ne s'approche de sa vérité. C'est un jeu, un mystère, un éclat de rire, un labyrinthe, un point d'interrogation, témoignant d'un imaginaire puissant, d'un humour assez corrosif parfois, d'une limpidité trompeuse, d'une volonté certaine de se cacher derrière des images et bonne chance à celui qui veut les traverser, sans omettre un désir puissant chez Magritte de poétiser la toile peinte et de nous y perdre dans un titre souvent mystérieux. 

Il y a plusieurs façons de lire les tableaux de Magritte, celles fort inspirées des critiques, d'autres plus simplistes et rigolotes, une manière de jouer avec les mots et les images, plus grossièrement certes .. ainsi les deux tableaux suivants que l'on peut rapprocher aisémentMagritte 1 en changeant les Titres à gauche  Ceci est une pipeMagritte 6

 et celui ci à droite La lampe Merveilleuse

 

 

 

Bon que les bien-pensants me pardonnent ou pas, d'ailleurs, je m'en moque bien, mais il y a aussi du facétieux chez Magritte avec toute liberté pour nous de l'interpréter.

Et cette délicieuse version de l'oeuf et du coquetier, nouveau paradoxe de la poule philosophe intitulée 'Variante de la Tristesse'.

Magritte4

Philosophe aussi Magritte,autant que la poule, mais plus moqueur, laissant à chacun sa liberté de pensée (oui cela me fait penser à quelqu'un !!) il y a des symboles récurrents chez ce peintre inclassable qui refuse d'ailleurs que l'on trouve chez lui des symboles, symboles dont on peut trouver plusieurs explications qui sont toutes fausses n'en doutons pas. Il y a aussi les mots dont la fonction est de désigner l'objet qu'ils représentent mais sont forcément arbitraires et discutables. Oui, Magritte n'a rien de simple dans son raisonnement, ni dans ses peintures.Magritte 11

Il fut un admirateur d'Edgard Poe, il aima ses Histoires extraordinaires où la mort, la folie, la perversion, le crime sont toujours présents. Cela fit certainement écho en lui dont la mère se suicida alors qu'il avait 14 ans. Quel drame pour un enfant, quelle explication lui fut elle donnée et quel mystère en fut la cause  ? et puis les gouvernantes qui se succédèrent avec les déménagements, rien de stable chez Magritte adolescent, cela peut expliquer aussi l'existence d'objets assez incongrus dans ces tableaux, fusil, linge blanc, pomme, pierre, grelots, objets qui souvent n'ont rien à faire ensemble mais dans une vie, l'absurde, l'incertitude, l'irrationnel, le dramatique trouvent toujours aussi leur place, contre notre propre volonté.

Magritte 10

Magritte 9

 Les corps des femmes sont représentés soit par une petite masse informe, une sorte de bulle, ou bien par un vêtement qui laisse place aux seins, au sexe selon les tableaux, son tableau Le Viol est particulièrement heurtant, un visage de femme où les yeux sont des seins et la bouche un pubis, cela est extrêmement figuratif et n'a rien d'érotique, la femme est un mystère, le viol en est la démystificationMagritte 7

 Entre ces objets sexuels sans visage qui peuvent évoquer vaguement un utérus et ses nus à la Grecque au visage de son épouseMagritte Le rêve

il pratique l'art de l'équivoque. Il aime l'ambiguité, ses portes fracassées qui donnent sur des maisons bourgeoises transforment les apparences et cachent de possibles mystères, telle sa porte qui dévoile un trou noir, le comble du mystère.Magritte 14

 Magritte s'amuse incontestablement et veut provoquer parfois par une certaine subversion des images qui amène chez le spectateur un plaisir, une réaction hostile, une incompréhension, une curiosité inassouvie.

Allez un dernier verre et au plaisir de vous revoir peut être une autre fois, qui sait !  Magritte Le bain de cristal

 

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19 novembre 2016

Annie Bascoul à Retournac en Haute Loire

Au musée des Manufactures de Dentelles à Retournac jusqu'au 16 Décembre 2016.

Annie Bascoul Rêves en Dentelles

C'est auprès de Brigitte Dépalle déjà citée dans ce blog qu'Annie Bascoul née en 1958 et diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure d'arts décoratifs de Paris a appris l'art de la dentelle à l'aiguille. Elle travaille le fer forgé, le crin, la fourrure, la dentelle, le fil de laiton, la résille tubulaire, la plume, le coton et crée un univers fragile et éphémère de contes de fées où l'on pénètre avec une crainte joyeuse, de peur de réveiller le loup. Un lit de plumes pour la délicate princesse au petit pois d'Anderson.

Annie Bascoul 1

Annie Bascoul détail

Un Moucharabieh pour protéger ShéhérazadeAnnie Bascoul 2

une robe d'or pour Cendrillon ou Peau d'Ane.Annie Bascoul robe

Annie Bascoul petite fille à la rose et dentelle

une petite fille à la rose et dentelle au jardin inspirée par un tableau du musée La petite fille à la rose.La petite fille à la rose musée dentelles Retournac

Pour la connaître un peu plus :   http://bascoul.wixsite.com/anniebascoul

 

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30 septembre 2016

Musée de Nemours - Au Féminin

Château-musée de Nemours

Le charmant musée de Nemours en Seine et Marne expose du 21 Mai 2016 au 19 Février 2017 ses collections autour du modèle féminin, toiles datant de 1850 à 1914. Oublions la femme multiple chantée des années 1980, à cette époque la femme des années 1850-1914 est étiquetée définitivement selon son rang social et sa place dans la société. Entre la femme du monde mariée

Portrait de Mme Desfini - Marie-Alexandre Alophe

et la demi mondaine

détail de l'indolente nue

entre la femme exotique

Négresse du Hedjar - Gérome

 et la prostituée

La Dèche Félicien Rops apres

entre la campagnarde et l'ouvrière

Jacques Brissaud 1911

 il y a fort rarement des passerelles. Mais le peintre du 19è commence à s'intéresser à toutes ces catégories de femmes en accentuant le trait marquant de leur spécificité, élégantes en représentation, femmes de mauvaise vie en perdition, femmes de bonne famille, travailleuses. Le nu les réconcilie toutes et mêle la vierge pureEmmanuel Benner

à l'apprentie sorcière perverse.La leçon avant le sabbat 1880 L-M Boutet de Mouvel

Ce très intime musée est riche d'oeuvres d'artistes talentueux moins célèbres que les grands mais apportant justement ainsi un regard neuf sur la peinture de cette époque.

Tête de femme 1908 Victor Prouvé

Deux jeunes filles au bord de la mer - Numa Gillet

Albert Ernest Miserey - Japonaise

 Quelques noms-stars cependant comme Gérôme, Felicien Rops. Jamais décevant ce musée Trois artistes féminines sont mises à l'honneur, Rosa Bonheur très connue mais assez rare à croiser, Fernande Sadler 1869-1949 élève de l'Académie Julian tout comme Emma Chadwick installées toutes les deux à Grezt sur Loing.

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22 septembre 2016

Le musée des croyances populaires à Monastier sur Gazeille en Haute Loire

Les veillées anciennes avaient triple emploi, en premier la necéssité d'accomplir les petits travaux impossibles à faire dans la journée déjà bien remplie, en second, la diffusion des potins du village, et enfin, il n'était pas rare qu'un conteur ou une conteuse ne s'en mêle pour apporter un peu de fantastique grâce aux légendes, contes, récits effroyables ou narrations descriptives, proverbes ou chansons populaires, car la transmission aux générations se faisait alors par l'oralité avec je suppose des apports personnels des conteurs. Henri Pourrat en fit d'ailleurs de ces contes un monument  qui parut sous le nom de Trésor des Contes. Une note d'Henri Pourrat à propos des contes et légendes populaires :

Mais la France n'a pas su se préférer elle-même en ses contes à Cicéron et à Boileau. Pour elle, depuis la Renaissance, il n'y a lettres que de lettrés. Elle a salué l'imagination populaire d'un peu loin, avec un certain sourire. Et elle a passé. La grande fée verte lui a semblé avoir une odeur un peu sauvage ou un peu fade, de fagot de pin ou de petit-lait. Ne restait à la fée que de se cacher sous la chaise des nourrices et sous le tabouret des bergères.Château du Monastier sur Gazeille

C'est à Monastier sur Gazeille, petite ville aux trois musées que le plasticien et peintre Patrice Rey a sculpté une multitude de petits personnages issus de contes et légendes de nos ancêtres qu'il nous présente dans un château typique de la région, ce musée des croyances populaires a été créé par l'association L'oeil de la Salamandre. Le château abbatial qui appartient à la mairie leur sert d'écrin. Patrice Rey est lui aussi un conteur mais je ne vous dirais rien à ce sujet car ma première visite en ce lieu ne fut que pour ses petits personnages fort caricaturaux et drolatiques. Ce musée là et Patrice Rey méritent plusieurs visites. Et j'y reviendrai.Patrice Rey

Pour l'heure, retenues les légendes que je connais autour de Saint Privat d'Allier, la légende de la pucelle injustement condamnée d'avoir fauté qui se jeta du rocher d'Aiguilhe pour prouver sa pureté et se releva indemne. Dieu y consentit encore pour le second saut, mais au troisième  laissa la vierge s'écraser, car péché d'orgueil mérite aussi d'être puni !Légende de la pucelle d'Aiguilhe

 Au lac du Boucher, la vieille et sa chèvre furent sauvées des eaux (qui engloutirent le village) pour avoir nourri et logé Jésus déguisé en mendiant, mais las, la vieille qui ne devait pas se retourner, pécha par désobéissance et fut pétrifiée avec sa chèvre, seule reste la tête de chèvre au bas d'une croix de Philippe Kaeppelin. Légende du lac du Bouchet

Un arrêt à Montbonnet où tremper sa main dans une source guérit des verruesSource guerissante

et puis un peu plus loin à Saugues, on peut certains soirs voir le Draye, cheval dont la croupe s'allongeait pour accueillir les petits enfants qu'il précipitait dans la Seuge ou l'Allier.Légende du draye de Saugues

Le musée est ouvert du 1er Mai au 30 Septembre de 14h30 à 19h.

Un hommage à nos grand-mères dentellieres.Les dentellières

 

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20 mai 2016

Le Douanier Rousseau à Orsay

Soir de carnaval

Henri Rousseau naît en 1844 à Laval d'une modeste famille, scolarité banale et courte qui se singularise par 2 accessits en musique et en dessin. Étonnant Rousseau qui peint au début des oeuvres dont la délicatesse ne laisse rien présager de la direction singulière qu'il prendra ensuite. Autodidacte, il apprend seul des maîtres qu'il copie au Louvre, et son Soir de carnaval le fait remarquer des critiques bonnes et mauvaises en 1886. il perd sa première épouse Clémence en 1888, de nombreux enfants dont un seul un survivra. En 1890 il rencontre Joséphine Noury qu'il épousera quelques années plus tard, sa peinture se personnalise dans cette fausse apparence de grossièreté naïve qui provoque les moqueries de ses contemporains les moins avertis mais commence à attirer les jeunes peintres qui se démarquent bien sûr de la peinture académique mais aussi des impressionnistes. Rousseau dont  la vie est fort difficile entre ses nombreux deuils et ses difficultés financières choisit de croire en lui.Moi-même portrait-paysagiste

Son auto-portrait Moi-même qu'il qualifie de portrait-paysage est une volonté de s'affirmer comme peintre de son temps, la tour Eiffel toute neuve signale son statut de parisien. En 1891 il expose sa première toile exotique Surpris qui fascinera Félix Valloton qui le lancera en écrivant un article élogieux. Portraitiste, il joue avec ses modèles dont la triste sévérité est inquiétante.Pour fêter bébé 1903 détailEn 1893, il prend un congé de l'Octroi de Paris et se consacre exclusivement à sa peinture et à la musique. Il connaît des années sombres où sa peinture est peu reconnue, il se défoule alors dans la luxuriance colorée, joyeuse et facétieuse de ses jungles où les femmes sont nues et belles, où les animaux exotiques ont un regard qui nous accroche, où l'ironie est toujours présente et la mort jamais loin.Combat de tigre et de buffle 1908 détail

 

 

Le Lion ayant faim se jette sur l'antilope détail 1898-1905

Cheval attaqué par un jaguar 1910 détail

Il peint sur photographies et se rend dans les serres et la ménagerie du jardin des plantes. En 1905, il ddétail du lion ayant faim se jette sur l'antilopeonne des cours de dessin et de violon, courageux Rousseau qui ne vivra pas de sa peinture, il renLe Rêve 1910 détailcontre Apollinaire et Marie Laurencin, il se lie d'amitié avec les Delaunay, à nouveau veuf, il fait salon et aime chanter et jouer de la musique, on ne sait trop si on l'admire ou si l'on se moque un peu de lui, mais ses gaies et arrosées soirées attirent. En 1910 il expose le Rêve au Salon des Indépendants, lucide Rousseau sur ses petits mensonges, il est enfin célèbre et vend ses oeuvres. Mais il n'a pas le temps d'en profiter et meurt le 2 Septembre 1910. Il a produit environ 250 oeuvres (une bonne centaine a été perdue), le musée d'Orsay en expose 43 jusqu'au 17 Juillet 2016.  

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13 mars 2016

Suzanne Valadon 1865-1938

Suzanne Valadon

Et bien justement suite au personnage du livre de Kristin Marja Baldursdottir, en voilà une autre femme assez remarquable aussi, une peintre dans un genre moins conformiste cependant que la Karitas du livre, nettement plus délurée mais ivre de son art et fort talentueuseLa boîte à violon Valadon

 

Suzanne, ainsi prénommée par Toulouse-Lautrec (qui savait de quoi il parlait sans doute) car fort désirée par les messieurs, se nommait Marie-Clémentine Valade, puis elle prit le prénom de Maria en tant que modèle et enfin elle émergea dans la Peinture en tant que Suzanne Valadon.Valadon 5

Modèle pour Puvis de Chavanne, Renoir, Toulouse-Lautrec, elle fut aussi forcément aussi parfois leur maîtresse, il lui fallait bien vivre, à cette belle jeune femme qui tentée par le cirque dut interrompre prématurément une carrière suite à un accident. Mais intuitive, douée, elle apprit d'eux ce que d'autres apprennent dans les académies ou dans les ateliers.Valadon 7

 Elle eut aussi une aventure houleuse de 5 mois avec Erik SatieValadon 3

 fut  Mère célibataire d'un enfant qui fut reconnu par son présumé père : Maurice Utrillo

Valadon 9fut le peintre très productif de Montmartre. On s'y intéressera un autre jour à ce tourmenté qui choisit d'ailleurs une peinture plutôt apaisante .. Elle se maria 2 fois Suzanne avec un banquier qui lui apporta le confort, puis avec André Utter peintre lui aussi rencontré en 1909.Suzanne Valadon Utter

Le musée de Montmartre présente jusqu'au 16 Mars leurs oeuvres à ces trois là.

Suzanne Valadon Portrait de famille

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22 décembre 2015

Charles Edme Saint Marcel 1819-1890

autoportrait 1850 Saint Marcel

Une exposition due à un collectionneur passionné fait sortir de l'oubli dans le joli cadre médiéval du Château de Nemours en Seine et Marne, ce peintre né la même année que Courbet soit en 1819. Charles Edme Saint Marcel naît à Paris, d'un père médecin qui meurt 3 ans après sa naissance, sa soeur décède lorsqu'il a 14 ans, deux morts qui le marquent fortement et contribuent à le rendre hypocondriaque. Il a pour maîtres, très tôt un ami de la famille Marie-Nicolas Ponce-Camus 1778-1839, puis Charles de Steuben 1788-1856. Agé de 20 ans il fréquente l'atelier de Théodore Caruelle d'Aligny  1798-1871 à Bourron-Marlotte, il y rencontre les peintres de l'école de Barbizon. Il retourne à Paris dans l'atelier de Léon Cogniet 1794-1880 où il rencontrera Eugène Delacroix 1798-1863 qui le recrute comme paysagiste, leur relation restant à ce jour encore assez mystérieuse, élève et/ou collaborateur pour ses fresques ? Charles Saint Marcel ne semble pas avoir fait beaucoup de confidences sur sa vie. Dessinateur animalier, paysagisteSaint MarcelSaint Marcel 11Saint Marcel 3

Saint Marcel 2

Saint Marcel 8

il effectue aussi plus rarement des des portraits de personnes non identifiées, des personnages rencontrés au cours de ses longues promenades, il croque d'après nature, en forêt, au sein des ménageries 

Saint Marcel 10Saint Marcel 9

Saint Marcel 4 Il utilise crayon, plume et encre, aquarelle, huile, fusain, eau-forte.

 

 En 1849, après une épidémie de choléra dans Paris, Saint Marcel s'installe à Fontainebleau, amoureux de la nature, une tendance neurasthénique lui fait apprécier la solitude, en 1857 il rencontre le peintre Emile Normand (1840-1914) qui associera à son nom celui de son professeur devenu père spirituel et signera alors ses tableaux Emile Normand Saint Marcel. Ils resteront très liés jusqu'à la mort de Saint Marcel, certains dessins de ce dernier sont restés dans la famille des descendants d'Emile Normand Saint Marcel.

La Gorge aux loups forêt de Fontainebleau hiver 1857 Saint Marcel

 Deux tableaux dans cette exposition, dont l'un est marquant : La Gorge aux Loups, forêt de Fontainebleau, hiver. Il lui vaudra son unique récompense qui lui sera décernée à Melun en 1864. Ce manque de reconnaissance finira par lui peser. Aquafortiste, il confiera certaines oeuvres à un couple de graveurs Alfred et Fanny Prunaire, entre 1878 et 1889, il correspondra avec ce couple ami à qui il signalera ses problèmes de santé dont sa vue fortement amoindrie. Il choisira de mourir dit-on un 15 Février 1890.   

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09 décembre 2015

Armand Charnay 1844-1915

La messe de Saint Hubert- Charnay détail

Bourron Marlotte en Seine et Marne est un véritable petit creuset de peintres du XIX siècle attirés par la forêt de Fontainebleau entre Loing et forêt, de grands noms comme Corot, Sisley, Diaz de la Peña, Renoir (y vécut quelques années), Bazille, Monet, Cezanne, Pissaro se retrouvèrent parfois dans les deux auberges du village;Charnay

 D'autres peintres moins célèbres comme Jules Lecoeur, Charles Olivier de Penne, Auguste Allongé, Armand Charnay, Charles Moreau Vauthier, Eugène Cicéri, Charles Delort, Jules Rigolot, Armand Point, Arthur Heseltine vinrent s'y s'installer. Quelques oeuvres de ces artistes sont conservées à la Mairie-Musée de Bourron Marlotte.Charnay6

 A l'occasion du centenaire de la mort d'Armand Charnay, Bourron Marlotte consacre une exposition (gratuite) sur ce peintre qui vécut dans ce village de 1871 à sa mort.Charnay13

Né en 1844 à Charlieu, issu de la bourgeoisie, Armand Charnay se révéle fort jeune doué pour le dessin, titulaire du baccalauréat, il se rend à Paris où il a pour maîtres Isidore Pils et Augustin Feyen-Perrin. Les fusains, les aquarelles, les huiles de ce peintre plaisent rapidement, et les commandes ne manquent pas.Charnay 12

Paysages, scènes de genres où petits personnages se mêlent aux animaux se révèlent au final petites peintures d'histoires où le peintre s'intéresse aux petites gens par humanité et curiosité.   Charnay voyage un peu, en Normandie, en AuvergneCharnay 2 il y croque la vie des humbles par petites touches de couleurs plus ou moins précises qui donnent à ces tableaux une modernité certaine.Charnay 3

Petits tableaux en général fort ornementaux; Charnay est un bon coloriste; la forêt demeure toujours présente chez cet amoureux de la natureCharnay 7

un peu sauvage, un peu bourru, amateur de jolies femmes, de châteaux et d'animauxCharnay 11

 il épouse sur le tard un de ses jolis modèles devenu sa compagne. Il a peint beaucoup, Charnier, l'exposition  montre un échantillon de sa collection et donne envie d'aller au Musée Hospitalier de sa ville natale Charlieu.Charnay8

 

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