25 septembre 2013

Nunca - Da Cruz - Artof Popof

Nunca

Vitry sur Seine est une ville où l'art est présent, partout, sur les murs peints par des artistes du street art célèbres dans le monde entier, dans les rues avec plus de 120 sculptures, peintures céramiques etc ... un autre musée à ciel ouvert.  

Francisco Rodriguez Da Silva dit Nunca1983 est originaire de Sao Polo, utilise bombes et pinceaux. Il utilise son art pour défendre la culture brésilienne originelle indienne. Il combat ainsi la surconsommation de la civilisation moderne où l'indien marginalisé se perd.

Vitry sur seine

Da Cruz artiste d'origine portugaise qui  a débuté ses tags pour défendre son quartier de l'Ourcq et lutte ainsi à sa manière contre la rénovation urbaine qui consiste à raser des quartiers populaires au profit d'immeubles de luxe.

Artof Popof a été marqué par son père originaire d'URSS, journaliste qui connut le goulag, réfugié politique en France. 

A suivre ....

Posté par maison43 à 20:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


23 septembre 2013

Musée d'art contemporain de Vitry sur Seine dit MAC/VAL

Mon abyssale ignorance me faisait méconnaître Annette Messager, c'est caduque en ce qui la concerne depuis ce dernier samedi, où je suis allée me balader au musée d'art moderne de Vitry sur Seine pour la première fois. Une exposition temporaire 'Vivement Demain' réunit une multitude d'artistes contemporains, inconnus pour moi aussi, je l'avoue humblement. J'y remédie à cette ignorance de mon mieux !!! Beaucoup de vidéos, beaucoup de photographies belles, mais qui ne m'intéressent pas vraiment .. en revanche m'ont interpellée pour cette première visite qui se renouvellera :

R Fauguet

Richard Fauguet plasticien né en 1963.

Des tuyaux de cheminée, des aspirateurs à fumées mis en lumière, ce que le sculpteur qualifie de mécano géant, où le baroque et la pauvreté se mêlent. Curieux attelage avec ses 4 cavaliers, hommage à la Guerre des Étoiles, éléments de fumisterie, fumisterie dont le double sens prend pour Richard Fauguet toute sa valeur.

Arlette Messager née en 1943

La Danse du scalp

De sa loufoque Danse du scalp, Arlette Messager dit qu'elle est multiple dans sa symbolique :

- chevelure symbole de la féminité quand elle est flamboyante, et qui rasée évoque la violence que ce soit celle des femmes tondues à la Libération, où celle volontaire et provocatrice des punks.

- chevelure souvenirs-câlins de mèches d'enfants ou de morts aimés ou trophées guerriers portés en signe de victoire

A Messager

Danse de ces chevelures qui continuent à pousser au delà de la mort.   

Dis moi comment tu te coiffes et je te dirai qui tu es !!!! pas faux non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

Gilles Barbier est un plasticien né en en 1965.

La Révolution à l'envers

 

Les têtes à l'envers, les slogans absents ... Mettez y ce que vous voulez  dans les banderolles!! ok, je ne me mouille pas !

César

Tiens un César (1921-1998) une petite compression, classique en somme et parlante pour qui sait lire.

De la Résistance à la Libération 1994

 

 

 

 

 

 

 

 

Présence Panchounette est un collectif d'artistes actif de 1968 à 1990 qui parodie l'art contemporain avec un talent certain .. mais où commence la parodie ?

Présence Panchounette

 

Posté par maison43 à 19:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

26 juin 2013

Ron Mueck

Mask Ron Mueck

Né en 1958, australien, il commence par faire des marionnettes pour la télévision (le Muppet Show) et le cinéma.  Il travaille avec sa belle mère Paula Rego, plasticienne portugaise et réalise pour l'une de ses compositions en 96 un Pinocchio.   

Silicone, résine, peinture à l'huile ...

Les personnages de Ron Mueck, ce sont les autres, notre voisin, nos vieux parents, le vieux couple Femme Ron Mueck détailRon Mueck détail couple

d'à côté, on remarque les rides, les veines, les expressions, leur lassitude ... on n'est pas très gai chez Ron Mueck, les gens heureux, c'est pas son truc;  on critique un peu, mais c'est comme un miroir, ce n'est pas vraiment nous ...c'est nous sans l'être vraiment ... et qu'ils soient géants ou nains, ne change rien à l'affaire. Il nous apprend l'indulgence Ron Mueck pour les autres, pour lui, pour elle, pour toi ... pour nous même. 

Les personnages de Ron Mueck, c'est nous, aussi. Mais c'est aussi  des histoires à écrire ...

Qui  est cette drôle de petite bonne femme ? on la croirait sortie de sa Cromagnie .. malicieusement,

Ron mueck

Ron Mueck détail

elle nous regarde et se moque de nous .. au diable les diktats, au feu vos croyances,  moi je suis heureuse, ce soir, j'aurai du bois pour entretenir le feu, car oui, je suis Vesta ...déesse éternelle ...et je ris de vous pauvres humains emprisonnés dans vos vies. 

Lui, c'est Thomas l'incrédule, celui qui ne croit que ce qu'il voit, à moins que le gang adverse ne l'ai blessé, lui le Crip invincible, et il n'en revient pas .. tout est permis avec Ron Mueck, l'histoire de ces personnages, c'est vous qui l'imaginez ...Youth

 Young Couple détailQuant à toi, tu me lâches, tu me fais mal,

young couple face

inutile de me retenir ...

Celui là, je l'aime bien cet homme, nu dans un bateau .. son air indifférent, l'air de rien, m'amuse, on dirait un tableau de Hopper en chair et en os ... ne fais pas ton fier, va, je t'aime bien, ne fais pas la tête, ni l'indifférent, man, prends la couverture, my dear et suis moi !Man in a boat

A la Fondation Cartier jusqu'au 29 Septembre 2013.

Posté par maison43 à 19:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

25 juin 2013

Simon Hantaï

Pas aisé à suivre le Simon Hantaï un vrai labyrinthe. Faut dire qu'il a laissé peu d'indices, secret, pas très bavard, un peu sauvage, pas franchement préoccupé par son image, il se retirera de la vie sociale : il y a 15 ans, je me suis placé en dehors. Je me suis retiré du centre, parce que vouloir se placer au centre n’a aucun sens, interdit d’avoir une vision critique. Il ne reste qu’une fonction sociale. Alors, je suis rentré dans l’atelier, sans considération du marché, librement. C’était la seule solution. Sinon la peinture devenait de la chose, du produit. C'était en 1982 à l'âge de 60 ans.

Peut être était il au bout de ce qu'il désirait exprimer en peinture, peut être désirait il vivre autre chose.

Né en Hongrie en 1922, il suivra après des études pour être ingénieur, les Beaux Arts à Budapest, il y rencontrera en 1945 sa femme Zsuzsa Biro. En 1948, après un passage en Italie, ils viennent s'installer à Paris.Les Baigneuses

 Les Baigneuses sont un tableau particulier, je trouve, une sorte d'exercice, une inspiration venue des musées, un essai pictural, rapidement Simon Hantaï s'intéresse aux mouvements en vogue, le surréalisme alors en déclin, lui convient par les expériences apportées : collages, découpages, pochoirs, raclages, inclusion de végétaux, d'os, plumesL'arbre des Lettrés

Femelle-Miroir II 1953

Regarde dans mes yeux

 

... et il produira plusieurs tableaux avec une touche assez personnelle, très anatomique, disséquée ...en 55, il abandonne ce style et s'intéresse à Pollock et à Georges Mathieu, et Simon Hantaï s'éclate en même temps que

Peinture 1954

Peinture 1956

Peinture 1959

sa peinture : il éclabousse sa toile de couleurs vives, recouvre le tout de peinture sombre, puis racle, d'un rythme quasi musical  à l'aide d'un cercle métallique de réveil-matin; une calligraphie étrange, joyeuse, harmonieuse et finement travaillée.  Simon est un grand lecteur de textes philosophiques, de textes religieux, il y a chez cet homme un côté maniaque, obsessionnel et sublimé, intelligemment utilisé, durant une année il recopie sur une toile recouverte de peinture blanche une partie de la liturgie catholique à la plume et à l'encre, une forme de méditation initiée par la monotonie de la copie écrite à l'encre rouge, verte, violette, noire. Et puis il recouvre ces textes d'autres écrits de SaintPeinture 1958-1959 Ignace de Loyola, Hegel, Heidegger ... bientôt aucun texte ne sera plus lisible .. de visible il y aura une croix, une étoile de David, des rectangles, un peu d'or et émerge une couleur pourtant inutilisée le rose : Peinture écriture rose 1958-1959. Les premiers à plier furent Matisse et Cezanne, Simon Hantai s'y mettra à partir de 1960, il froisse la toile, la plie, le recouvre de peinture, puis la déplie. J'ai été pris par le pli, j'ai pris le pli, le pli m'a repris Le blanc, le non peint devient primordial, Hantai parle de peinture trouée.Simon HantaïMariale Détail

Les Mariales sont les manteaux des Vierges de son enfance catholique ou d'Italie; il est slave, Simon, un peu excessif donc, alors il lui en fait des mètres à Marie, de toutes les couleurs ....et puis il revient un peu dans l'idée de ses premières peintures viscéralement peintes, en 'abstractant' un maximum, alors des panses  où la toile est nouée aux 4 Panse 1964

angles, peinte, dépliée, repeinte, redéployée etc ... des sacs-ventres où chacun y voit ce qu'il veut ...et puis il déménage, va s'installer à la campagne, à Meun un village près de Fontainebleau pour voir pousser dit-il l'herbe et ses enfants, on est en 1966, il peint alors plus épuré encore, plus abstrait, plus ...., moins, il s'essouffle un peu, et intitule ses oeuvres de lassitude, les Meuns.Meun 1968 Et puis un regain, il terminera les années suivantes par les Tabulas où le pliage différent quadrille la toile, crée des fentes partoutTabula 1975

Il les dédie à Piero della Francesca et à sa Madonna del Parto. Retour à la Vierge parturiente, retour à la Mère. Fin du voyage pictural. Simon Hantaï garde une partie de son mystère.

De 82 à sa mort en 2008, il ne peindra presque plus et se consacrera à ce qu'il voudra, aimera ... il vivra.

La musique l'a accompagné, tout au long de sa vie, ses 3 fils sont musiciens, Pour Pierre, le clavecin, pour Jérome, la viole et la flûte pour Marc, ils forment le trio Hantaï. L'exposition dure, à Beaubourg jusqu'au 2 septembre 2013.

Simon Hantaï 1974

Mère de Simon Hantaï

 

 

Posté par maison43 à 19:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

11 juin 2013

Gustave Moreau

Musée Gustave Moreau

On le nommait ' le solitaire de La Rochefoucauld', oui, il habitait rue de La Rochefoucauld à Paris, une maison atelier offerte par ses parents, bourgeois cultivés et aisés. Solitaire ? sans doute sur le tard, en tout cas, pas très mondain, le sieur Moreau, plutôt casanier, sa mère pour la tenue de la maison, son amour, un seul connu, qu'il installa dans un Gustave Moreau 2Gustave Moreau détailappartement à côté de chez lui. Les honneurs lui plurent pourtant, des médailles reçues lors des salons, une légion d'honneur, nommé au grade d'officier, reçu à l'Académie des Beaux Arts où il postula ... solitaire, mais aimant être reconnu pour son art, et désirant rester dans la postérité, touchant donc cet homme ...

Son atelier est sympa, grand, clair, avec un très bel escalier, le logement est constitué de pièces petites, sûr qu'il ne faisait pas salon, Moreau ! Un brin narcissique, un brin ombrageux, un artiste donc normalement constitué ! Sa particularité fut de ne vendre que 400 toiles,  a accumulé le reste chez lui : 850 peintures ou cartons, 350 aquarelles, et plus de 13000 dessins et calques.

Gustave Moreau 4

Panneau n°2 de La vie de l'humanité Gustave Moreau

Les Argonautes 1885

Gustave Moreau

C'était un excellent dessinateur, bon coloriste, qui adorait emplir le vide, un fourmillement de personnages, une curiosité avivée, un sacré homme ce Moreau, symboliste, mythologique, mystique ....  

Moreau 1826-1898 se voulait peintre d'histoire, la bible et la mythologie l'ont inspiré, il mélange les genres et travestit à sa façon ses personnages, il emprunte dans des ouvrages sur l'inde, la Perse, l'Egypte  les palais, les bijoux, les accessoires et laisse aller son imagination débordante. Ce qui donne des êtres un peu croquignolets, presque futuristes, semblables aux héros de nos films pseudo mythologiques comme la lignée des Percy Jackson,  particulier ce prétendant, ou bien est-ce Ulysse terrassant les dits prétendants de sa Pénélope tricotante ? Délicieusement kitsch sa petite Sphinx lovée, les griffes fort gentiment agrippées au chiffon qui couvre à peine la nudité d'un Oedipe androgyne.Gustave Moreau 5

 Trop exigeant, perfectionniste, il voulait toujours ajouter un détail, et nombre de tableaux dans cet atelier en chantier depuis plusieurs années ne furent pas achevés. Une légende parfois serait nécessaire pour lire les oeuvres de Moreau d'autant plus qu'il donnait à travers ses oeuvres un message très personnel, non dénué d'un certain hermétisme. 

Le musée devrait être fermé à partir de Juillet pour une durée estimée à 5 mois, un aménagement d'autres pièces qui permettra d'exposer d'autres toiles ...  J'aimerais y revenir dans ce musée et vous ?

Posté par maison43 à 18:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


30 mai 2013

Tamara de Lempicka

T de Lempicka

T de Lemp

Amusant de voir en ce moment à Paris, deux femmes peintres qui connurent un succès franc durant leur époque, l'une et l'autre reines du tout Paris, ayant une vie mondaine active, 2 femmes, particulières, extrêmement différentes dans leur peinture et dans leur vie. Née 15 ans après Marie Laurencin, en Pologne en 1898, cette femme là se révèle aussi singulière que Marie, avec un style bien à elle que l'on reconnaît, comme celui de Marie, mais mieux née que Marie, elle fut beaucoup beaucoup plus riche par son second mariage, beaucoup plus mondaine aussi, elle fit partie aussi de l'élite sociale tendance aristocratique, fut une femme moderne libre et libérée. Marie a vécu une vie riche en rencontres, fit partie de l'élite intellectuelle nouvelle mais sa discretion la démarque de Tamara qui fut toujours en représentation, qui exulta, comme ses nus où une chair ferme mais rebondie puissante et charnelle attire ... loin des formes éthérées de Marie. Tamara posait en robe de soirée quand on la photographiait dans son atelier, Marie, elle posait en tablier de cuisine ... cette distinction loin d'être anodine reflète leur personnalité si différente, et pourtant d'elles restent la même marque dans l'histoire, la peinture féminine des années 20/29. 

En 1920 Tamara est à Paris, sa fille Kizette vient de naître, Tamara qui a 22 ans suit les cours de Maurice Denis et d'André Lhote, en 22 elle expose au salon d'automne. En 1920 Marie âgée de 37 ans a suivi son mari en Allemagne, divorce et revient à Paris au printemps 21. Sa première exposition personnelle a lieu à la galerie de Paul Rosenberg. C'est le début du succès  pour Marie, portraitiste demandée, c'est l'époque des décors et costumes de ballets. Elles auraient pu se rencontrer à ce moment là, mais cela ne se fit pas, en 1937 Tamara  a 39 ans elle expose au Salon des femmes artistes modernes dans le cadre de l'Exposition universelle à Paris, Marie, qui a 54 ans, aussi. On ne sait si elles se rencontrèrent, on peut le penser mais cela ne marqua ni l'une, ni l'autre !  On les vénère aujourd'hui comme des représentantes de l'Art de cette époque particulière que fut l'entre deux guerres, cette période qui s'étendit de 1919 à 1929 dite Années folles. Ces deux femmes là si peu ressemblantes se caractérisent toutefois par leur singulière liberté à faire une peinture reconnaissable entre toutes, l'une optant pour la douceur de longues femmes éthérées aux couleurs délavées, l'autre pour la puissance charnelle, la sensualité de corps de femmes épanouis, se pâmant. Les 2 appartiennent à cette courte époque où l'homosexualité féminine fut bien tolérée dans leur milieu, et chacune en profita grandement. Femme de profil vêtue d'un châle

La Diseuse de bonne aventure

Au début de son activité de peintre, les femmes de Tamara de Lempicka sont massives, les visages frustres ou bizarrement masculins, Tamara ne cherche pas vraiment de style  ... elle peint alors plus par plaisir que par ambition réelle qui viendra plus tard, lors de son premier divorce où elle aura des besoins financiers

Nu assis de profil

Nu assis

Puis un voyage à Rome en 1925 l'initie à la Renaissance italienne, les femmes restent rondes mais deviennent belles, Tamara créera un type de femme, une garçonne, athlétique, voluptueuse etLa Dormeuse

Le Rythme

correspondant à une beauté convenue, avec souvent un regard très spécial, à la fois indifférent mais exprimant une certaine sensualité aguicheuse ... Nu à la colombe

La Tunique roseElle fera bien sûr des portraits de femmes du monde, qu'elle mettra en

Jeune femme à la colonne carrée

Arlette Boucard aux arums 1931

scène avec des robes de grands couturiers qu'elle portera elle même avec élégance, son second mariage lui apportera la fortune, même si elle vit de sa peinture fort confortablement. 

 A partir de 1933, elle se lance dans une série de vieillards, mendiants, saintes,  et reviendra aux portraits un peu plus tardLempicka

 je m'en tiendrai là pour cette fois ci, en ce qui concerne la peinture de Tamara de Lempicka; tout comme celle de Marie Laurencin, il faut éviter le piège de ces 2 expositions, fort belles l'une et l'autre, mais trop orientées à mon avis .... on est un peu trop dirigé. Ces peintures ne me touchent pas vraiment, je reconnais le travail d'artiste que je trouve toujours extraordinaire, moi qui n'ai aucun talent artistique, mais pas d'émotion particulière pour les peintures de Marie Laurencin, je suis sensible par contre à la sensualité puissante et animale qui se dégage de certains nus féminins de Tamara Lempicka.

La Belle Raphaëla

Nu aux voiliers

  

 

 

A vous revoir, donc, vous regarder autrement, vous connaître un peu mieux.

Posté par maison43 à 20:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

26 mai 2013

Marie Laurencin

Marie Laurencin 1883-1956 commence comme Renoir à peindre des porcelaines à la manufacture de Sèvres  de 1901 à 1903, elle se diversifie dans son style, se cherche, mais a trouvé son thème favori ' les jeunes filles'. Elle aime déjà les chats et les visages féminins. Elle peaufine son dessin en suivant l'Ecole de Dessins de la ville de Paris, puis suivra les cours de l'Académie Humbert. M-Laurencin AutoportraitElle commence son apprentissage de peinture à l'huile, classiquement au début, puis tour à tour, cubiste mais du bout des ongles,Le Pont de Passy 1912l

 à la manière d'un Rousseau mais laurenciséApollinaire et ses amis

un peu orientalisée en autoportraitM-Laurencin détail puis avec une prédilection pour les teintes doucesMédaillon pour la Maison Cubiste. Du fauvisme elle retiendra la liberté d'appliquer ses propres couleurs qui seront toujours son style même si sa palette s'élargira au cours de sa vie, couleurs un peu délavées à la térébenthine. Elle qui a trouvé un style reconnaissable à la manière des grands qu'on reconnaît sans se tromper, elle fera du Laurencin jusqu'au bout : Des yeux noirs, impénétrables, des nez à peine esquissés ou carrément absents et des bouches petites charnues et rosesCollection Combe... elles ressemblent souvent à Marie, ces jeunes femmes, petites soeurs fidèles, éthérées aux visages lisses, blancs et assez inexpressifs de geishas qui l'accompagneront tout au long de sa vie.La Danse - détail

  Marie Laurencin aura beaucoup d'amis, d'amants, d'amantes, des célèbres un peu pygmalions mais surtout tremplins comme Henri-Pierre Roché, Guillaume Apollinaire, des amantes comme Nicole Groult ou Yvonne Crotti, 1 mari allemand qui la contraindra à s'exiler durant la guerre de 14-18 en Espagne, mari dont elle divorcera en 21, en Espagne elle rencontre Rivera, les Delaunay, Kisling, Picabia qui la distrairont de ce triste exil. Braque lui a donné confiance en elle, Apollinaire l'introduira au Bateau Lavoir, elle y rencontrera Picasso, Max Jacob, le douanier Rousseau, Gertrude Stein, Villon, Derain, Matisse, Blaise Cendrars, Reverdy, André Salmon, Francis Carco etc ...  Après son divorce elle deviendra  une portraitiste fort demandée par les gens du Monde, hommes et femmesMadame André Groult née Nicole Poiret - détailCocteau 1921

La baronne Napoléon Gourgaud au manteau rose 1923

ce sont les années folles y compris pour Marie adulée qui dessinera des costumes de scènes, des décors  de ballets;  ses biches, ses fleurs, ses chiens, ses longues femmes trouveront leur place, opportuniste Marie ? sans aucun doute, elle devait avoir un sacré charme persuasif : Elle restera libre de toutes influences, prenant ce qu'elle veut, et laissant le reste. Elle fera du Laurencin, un point c'est tout. De tempérament mélancolique qu'elle cachera sous une espièglerie mutine, elle peindra son idéal féminin qu'elle choisira commeFemme à la guitare - détail

modèle, presque toujours, fin, aérien, de couleur tendre, les yeux souvent noirs où une légère mélancolie régnera aérienne elle aussi !! Les années de crise de 30  jusqu'à l'apojée de la seconde guerre mondiale feront paraître la peinture de Marie d'abord démodée et surtout en décalage avec l'actualité, elle se révélera un brin pro allemande et antisémite, vouera un culte au maréchal Pétain et continuera d'être mondaine durant l'occupation allemande, où elle peindra portraits et fleurs, optant pour son monde à elle idéalisé, celui qui lui permettra de supporter les années de la guerre. En 1943 son appartement est réquisitionné pour loger un pro du marché noir, elle commence alors à réaliser que la guerre n'est pas si jolie ! et quand Max Jacob  est emprisonné et meurt d'une pneumonie, elle est atterrée et tombe loudement dans la réalité des horreurs de la guerre, rejetée, alors, son indifférente bienveillance vis à vis des allemands; un peu inconséquente, Marie, parfois ou bien trop dans sa tour d'ivoire où tout n'est que rose, gris ou bleu.La Répétition 1936

Le Cheval noir ou la Promenade

Trois jeunes femmes - détail

A la fin de la guerre, Marie n'échappe pas à l'épuration, et séjournera au camp de Drancy une semaine, elle n'oubliera pas bien sûr cette semaine, et sa souffrance ancienne longtemps maintenue en laisse, va désormais prendre le dessus, elle va devenir sauvage, s'isoler un peu du monde, peindra encore, mais peu, 70 toiles durant les 11 dernières années de sa vie, du Laurencin un peu édulcoré. Sa peinture est fort appréciée des japonais un musée entier lui est consacré au Japon.  Peu d'aquarelles dans cette exposition, des huiles sur panneau, toile, bois, carton, environ 1400 qu'elle peignit  contre environ 1800 huiles. La peinture de Marie Laurencin, femme particulière, est entrée dans l'Histoire, une époque, une atmosphère. Marie, tu as résisté au temps, que l'on n'aime ou pas, tes tableaux font partie de l'Histoire.La Femme-Cheval

M-Laurencin Détail

laurencin_1916_nu_au_miroir

Mon portrait 1924

Collection Combe 2Sources :

Marie Laurencin de Flora Groult

Marie Laurencin de Bertrand Meyer-Stabley 

Commentaires Musée Marmottan où exposition jusqu'au 30 Juin 2013.

Posté par maison43 à 18:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

21 mai 2013

Philippe Kaeppelin

Philippe Kaeppelin

Ponot réputé,  son art s'est spécialisé dans l'art religieux, mais il était multiple, Philippe Kaeppelin 1919-2011 et avait un humour fou, une liesse particulière à animaliser les hommes, à humaniser les bêtes.

En 1945 il  rencontre Alexandre Vialatte 1901-1971 écrivain, chroniqueur; Kaeppelin hérite du dictionnaire Dupiney de Vorepierre fort documenté sur la zoologie avec dessins à l'appui, Vialatte y puisera l'idée de son bestiaire. Philippe Kaeppelin lui, sera inspiré par la vision de la hyène empaillée

P

Kaeppelinune des nombreuses bêtes mythiques supposées être bêtes du Gévaudan rencontrée au musée du Puy. En 1960 il réalisera son premier animal sculpté un coq que Vialatte nommera Le Poulet métaphysique, il en représentera plusieurs de ces volatiles ...

bestiaire4

Kaeppelin donnera avec Vialatte des drôles de noms à ces drôles de bêtes ....   La punaise capillairebestiaire2 qui se blottit dans les perruques et les postiches où elle se dessèche et y joue alors un décor discret ...

Le Sergent bestiaire 6

les oiseaux qui sont cruels et rêvassiers, parfois même diaboliques ..

 

 

 

 

 

 

bestiaire3

Le Taureau à vapeur : une locomotive à tête de boeuf, à cuisses de poulet, aux bras frêles de faucheux ..

 Ces commentaires précédents sont de Philippe Kaeppelin, extraits du livret ' Oeuvres profanesPhilippe Kaeppelin'.  Monsieur GryphusBestiaire1

à tête d'oiseau, à corps de serpent, à pattes de volatile, pour rêver, monstre rigolo et sympathique.

bestiaire7

La reine de Saba, une fière  Dame un peu poulette quand même ...

Un rhinocéros,

PK

Kaeppelin 2

un Roi des mouches,

bestiaire8

un polyglotte bossu, un coq perché,bestiaire9 une horloge,

ph K

un Christ Ph kaeppelin

Phil Kaeppelin

 un autre ... l'art sacré qui a fait le succès de Philippe Kaeppelin; manquent les autels, les ambons ...une autre rencontre à faire au gré des balades ...

Pour ceux que cela intéresse un site où se procurer un petit livret sur les oeuvres profanes de Philippe Kaeppelin, un site pour le rencontrer un peu plus. http://amispkaeppelin.blogspot.fr/

 

Posté par maison43 à 20:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

20 mai 2013

Charles Maurin- La Sérothérapie

Maurin

Peintre, graveur, né en 1856 au Puy en Vélay mort en 1914 à Grasse, on le disait sympathisant des anarchistes, engagé, on dit qu'il mit ses idées dans ses thèmes ...  Ce tableau est à la gloire d'Emile Roux (1853-1933)La Sérothérapie

 

 

 

 

Sérothérapie bis

médecin, bactériologiste, qui découvrit le sérum antidiphtérique et qui le testa avec succès sur des enfants malades à Trousseau et aux enfants malades. Il suivit, enfant une partie de ses études au Puy en Vélay.

A vous revoir monsieur Maurin, au musée Crozatier quand il ouvrira ses portes d'ici un peu plus de 2 ans ou ailleurs ...

Posté par maison43 à 18:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

13 mai 2013

Julio Le Parc

Bois métal lumière

Voyage initiatique dans un domaine qui m'est étranger, un peu entrevu Musée de T 11avec les Néons de François Morellet rencontrés au hasard de mes balades muséales.

L'exposition actuelle au Palais de Tokyo me permet d'entrer dans un monde inconnu, l'art visuel,

Déplacements

Musée de T

l'art cinétique (parties de l'oeuvre en mouvement) l'art optique ou l'Op Art (illusion optique du mouvement). Julio Le Parc est né en Argentine en 1928.

Membre fondateur du G.R.A.V. (Groupe de recherche d'art visuel). Défenseur des droits de l'homme, il s'est souvent opposé aux institutions, au pouvoir politique, aux dictatures d'Amérique latine. Il travaille sur le champ visuel, la lumière, le mouvement.

Modulations (noir et blanc)

Palais de T 2

L'exposition du Palais de Tokyo est une rétrospective de ses oeuvres, et est particulièrement attrayante.                     

Musée de T8

Modulations couleur

 

Musée de T 3

Musée de T 7

Musée de T 6

Musée de T5

Alors en vrac, je n'ai pas et de loin la

Mobiles

Musée de T 13

Sphère rouge Julio Le Parc

maîtrise de son oeuvre, ni son évolution ...  Mais ce labyrinthe un peu obscur au début, ombre et lumière, s'est ouvert sur un espace coloré, toujours aussi énigmatique pour moi dans le fond, mais ce fut un laisser-passer dans un monde différent où un ravissement certain se suffit à lui même. 

Surfaces

Musée de T9

Palais de T9

 

 

 

 

 

http://www.julioleparc.org/

   

Posté par maison43 à 18:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :