06 février 2016

Le château disparu de Queyrières en Haute Loire

Queyrières 4

Situé dans le Vélay oriental, le rocher de Queyrières (près de St Julien Chapteuil) est un neck, une ancienne cheminée volcanique, un roc de basalte mis en place dans le granit avec un rayonnement d'orgues phonolitiquesQueyrières 1

 la roche caractéristique du rocher est le trachyte.  Un château était situé sur cette butte, le lieu étant un point stratégique de la route qui reliait les deux parties du Vélay par le col de Raffy.Queyrières 2

On le mentionne dés 1021. Il a pour seigneurs des membres de la famille de Faÿ, Philippa de Faÿ fin 12e début 13e le fait entrer par son mariage dans la famille des Poitiers qui se reconnaissent vassaux de l'évêque du Puy, et suzerains des seigneurs comme les Bouzols ou les Montlaur. En 1343 Pons de Montlaur vend le château de Queyrières à deux bourgeois du Puy les frères Rocel. L'acte de vente mentionne une forteresse avec une tour, des bâtiments dans l'enclos et une chapelle dédiée à Saint Dompnin. En 1384 Queyrières est pillée, en 1419 Pierre Rocel se distingue au siège du Puy.Queyrieres 5

Puis vinrent les Bastet, les Sagnard qui avaient d'autres possessions et qui délaissèrent un peu le château. Queyrières était une baronnie diocésaine ce qui signifie que les seigneurs siégeaient aux États du Vélay. Le château sera assiégé pendant les guerres de la Ligue en 1590 par les troupes du baron de Chaste (D'après les Mémoires de Jean Burel). Le XVIIe siècle verra le déclin du château, en 1762, il ne reste que la chapelle. Les pierres du château serviront sans doute aux constructions environnantes. 

Sources : Châteaux de Haute Loire Edition Watel  

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06 novembre 2015

Château des Tours ou d'Estours - Haute Loire

 

Notre Dame d'Estours

Pour ce château disparu, on va se contenter pour le moment des Notes Historiques sur Saugues de l'Abbé Fabre. La Seuge, petit affluent de l'Allier prend sa source au Truc de la Garde à 1486 m dans la commune de Chanaleilles. Elle passe donc par Saugues avec un barrage à 5 km de la ville qui alimente l'usine électrique du Luchadou, puis par Notre Dame d'Estours (à son sommet en face Cubelles)  pour se jeter dans l'Allier à Prades.Notre Dame d'Estours

Au moulin de Bournette, la Seuge plonge dans un ravin que dominent les rochers d'Estours où vraisemblablement un château montait la garde.Notre Dame d'Estours

Ce site se nomme vialle des Tours.En 1259, selon les Notes Historiques sur Saugues de l'Abbé Fabre la fille de feu Bertrand Des Tours fait hommage à Pons de Douchanes pour son château des Tours. En cette même année Pons de Douchanes ( qui n'aura pas de descendance) fait donation à Astorge et Aldebert de Peyre de son château et terres de Thoras et de tout ce qu'il possède dans les chatellenies de Chazes, 2\3 à Astorge et 1\3 à Aldebert.  Les Seigneurs de Peyre sont une des plus puissantes des 8 baronnies du Gévaudan. En 1294, Noble Roget rend hommage aus Seigneurs des Peyre pour le mandement des Tours. En 1302 Astorge de Peyre frère de l'évêque de Viviers fait son testament et laisse à son petit fils ses châteaux de Thoras, de Prades et des Tours. 

Notre Dame d'Estours

En 1109 un acte rédigé par maître Guillaume de Mercoeur indique la chapelle du château des Tours paroisse de Monistrol d'Allier;  L'Abbé Fabre dans ses Notes Historiques sur Saugues cite l'attribution de la construction de Notre Dame des Tours à un seigneur revenant de croisade, un nom cité sans certitude Pons de Douchanès; une légende sur une apparition de la Vierge à des petits vachers de Cubelles court encore, leurs vaches signalant par leurs meuglements la présence d'uneNotre Dame d'Estours statue de la Vierge dans un rocher, cette statue aurait été transportée, à Cubelles, Monistrol et Saugues mais revenait mystérieusement toujours sur le site, alors on lui construisit un sanctuaire. Un pèlerinage a lieu chaque année, et Notre Dame d'Estours abritée à Monistrol semble s'y trouver maintenant bien.

Dame d'Estours

Message sur ce blog intitulé Dame d'Estours. Mais depuis son couronnement un dimanche 7 Septembre en 1913 par l'évèque du Puy, une autre Dame veille sur le site, une réplique de la statue de la Vierge de Fourvières, évènement immortalisé par une photographie (floue) de l'Abbé Fabre.

Notre Dame d'Estours

Notre Dame d'Estours

Abbé Fabre 1913

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25 septembre 2015

La tour fantôme de St Didier d'Allier

Certains Anciens citent une tour sur un pic rocheux auprès de St Didier d'Allier pas loin du château actuel à vol d'oiseau, il resterait parait il un vestige, à contrôler de visu un de ces jours.St Didier 2

Un auteur Maxime Rioufol en aurait laissé une preuve écrite, mais nulle trace aux Archives du Puy, à fouiller un de ces jours prochains en bibliothèque.

St Didier 4

  Bien sûr cette supposée tour daterait d'avant l'an mil, il ne s'agissait sans doute que d'une simple tour de garde qui avec MirmandeSt Didier 3Douchanez

St Didier 5

RochegudeSt Didier 6

et la Garde ( qui est un rocher situé à 500 m au nord de Vabrettes à l'altitude de 1169, rocher qui abrite une habitation troglodytique supposée aussi être de guet) assurait la surveillance de cette région du Haut Allier assez mouvementée en assauts divers et variés.

Si d'aventure, lectrice ou lecteur avertis, vous en savez plus que moi, merci de me l'indiquer.

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20 mars 2015

Château d'Espaly - Espaly St Marcel Haute-Loire

Dessin des ruines du château

Et voilà le dernier des châteaux d'Espaly situé sur le plus volumineux rocher. On le suppose construit vers le IX ou Xème siècle, propriété de la famille d'Espaly, peu de renseignements sur la dite famille, si ce n'est que la branche principale se termina par Bertrand d'Espaly qui en 1197 céda son château à Bernard de Chalencon et à ses successeurs avant de devenir chartreux. Ce château fut démoli je ne sais pourquoi puis reconstruit par l'évêque Guillaume de La Roue (1260-1282), il reçut la visite de Charles VII à 2 reprises. Il y connut aussi  les guerres de religions, ligueurs contre protestants en 1562 qui le dévastèrent un tantinet, mais en laissèrent un peu en 1574 à Antoine de la Tour de Saint Vidal qui en fit abattre les murailles en 1590 selon les Mémoires de Burel et de Duranson. En fait, cela semble bien plus complexe que cela, pour ceux intéressés lire l'extrait de Pierre Cubizolle, de son livre Le diocèse du Puy en Vélay des origines à nos jours, site :  https://books.google.fr/books?id  et c’est en 1601 que l’édifice sera finalement entièrement détruit sous les offensives de Ligueurs.

château d'Espaly dessin

En 1884 la municipalité vend le rocher à l'Abbé Fontanille qui fit ériger la statue de- St Joseph en 1910, et fit également construire la basilique actuelle.

rocher St Joseph 

 
 

 

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17 mars 2015

Château de Ferraighne (disparu) - Espaly St Marcel - Haute-Loire

Espaly Saint Marcel

Celui là complètement disparu se situe vers l'Ermitage en bordure de la Nationale. Ne reste plus que le pic rocheux caché par un restaurant. Un chemin qui mène aux orgues prend son départ sur le parking, mais reste encore pour moi introuvable ! Ce château fortifié appartenait à la famille d'Espaly, celle là qui possédait aussi le château d'Espaly où trône maintenant St Joseph, Bertrand d'Espaly, moine de La Grande Chartreuse  le céda à Bertrand de Chalencon évêque du Puy en 1197 et une branche de la famille d'Espaly s'installa alors plus loin sur le pic de Ferraighne. A la fin du moyen âge, le château passa à la famille de Licques. La famille de Licques s'installa alors à la Bernarde demeure plus accessible et plus confortable. Aucune certitude sur la véracité de cet écrit, une chose est sûre, ce château a complètement disparu.Ferraighne 1

Plusieurs écrits sur internet à ce sujet, mais quelques points trop confus me font préférer une version sobre, celle des Châteaux de Haute Loire Edition Watel.  Lecteur mieux informé, tu peux intervenir !

 

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13 juin 2014

Château de Mirmande - Saint-Jean-Lachalm Haute-Loire

 Z'avez pas vu Mirmande, oh la la la la la la, où est donc passé ce château, je le cherche partout .... 

Mirmande 1

En Haute Loire, à vol d'oiseau à 2km 69 de Saint Didier d'Allier, à 1km à l'ouest de Saint-Jean-Lachalm, en direction des gorges de l'Allier, prendre à pied un chemin à gauche de la croix, voilà ce qu'indique un de mes bréviaires préférés  : Châteaux de Haute Loire Edition Watel ! bon, ils ne sont pas très précis dans leurs indications, faut dire que cela date de 20 années ce livre, plus simple aujourd'hui suivre l'indication via ferrata, c'est plus aisé, cela se corse ensuite, car point de ruines, de vagues indications sur un panneau, où l'on vous indique des rochers, et entre, à côté, Dieu seul a su peut être, l'emplacement du château..

Mirmande 2

Outre de rares vestiges introuvables du château haut perché sur des rochers, vous avez une vue vertigineuse qui domine les gorges de l'allier, d'ailleurs avec le château de Rochefort sur la même rive de l'Allier et le château de Vabres sur la rive opposée, les trois tours seigneuriales se situaient au dessus des passages de l'Allier, en des positions inaccessibles et seulement visibles de la rive opposée. Elles n'avaient aucun rôle militaire, aucune fonction défensive ou stratégique, mais étaient des emblèmes seigneuriaux qui marquaient symboliquement la présence de fiefs consacrés à la perception des droits de péage. De toutes façons, vue sa position, Mirmande était quasi imprenable. Au 12è siècle, les tours étaient carrées, puis furent rondes au 13è entourées d'aménagements annexes. Du château de Mirmande il ne reste que des vestiges minimes de murailles, l'empreinte d'une tour carrée dixit mon livre; la végétation dense, le lieu escarpé ne facilitent pas la recherche, et ce château disparu reste fantomatique pour le moment, en dehors d'un panneau qui nous le montre Vestige de Mirmande

 Et puis têtue comme un âne, je décide d'aller sur l'autre rive, et y vais sagement par la route, et d'un chemin mis à mal par les exploitants forestiers, je découvre l'autre face de Mirmande, prends des photos un peu à l'aveugleMirmande3

et découvre mon vestige de mur une fois la photo sur mon ordinateur, ce qui me procure une joie un peu niaise, je m'en rends bien compte !!!!

Mirmande château détail

Bon, c'est différent de l'image du panneau qui doit dater un peu et le mur se détériore tranquillement.

Côté pseudo historique, car il est difficile de réunir les écrits à ce sujet et d'en tirer quelque chose de fiable :  

On cite un Raoul de Mirmande issu des Mercoeur alliés aux Géorands (Gilbert Castanet Le Devès tome II) qui fut le père de Pierre de Mirmande né en 1130, ce Pierre épousera Guillemette de Naves. Il ira combattre les infidèles père d'un Raoul, Hugues et Bermond  qui lui succèdent à Mirmande. En 1163 Pierre de Mirmande et sa femme Guillaumette font une donation à l'Hôpital du Puy. Ce même Pierre sera capitaine châtelain du Krac des chevaliers situé en actuelle Syrie tandis que ses fils seront à Mirmande. En 1368 le château est assiègé par les troupes anglaises.On retrouve un François dit Louis de Montlaur baron de Montbonnet, seigneur de Mirmande par le jeu d'alliances qui me sont inconnues en 1480. Je perds la trace pour le moment des Seigneurs en possession de ce château qui possédait une chapelle et un cimetière. L'on peut supposer que les pierres de ce château servirent à construire les maisons de l'actuel Saint Jean Lachalm et de Conil. Le XV siècle verra la ruine de ce château. Une vue assez époustouflante et généralement ventée

Vue de Saint Jean Lachalm

 

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15 mai 2014

Cereix - Haute Loire

cereix 6

Dites moi où, en quel pays ... mais où sont les châteaux d'antan ? Châteaux disparus des lieux, des mémoires, vous n'intéressez plus que les rats des bibliothèques, et pourtant des noms illustres s'y rattachent, des vies plus humbles en furent les serfs. Oubliés les puissants et les misérables, réunis dans une égale amnésie ! 
Aux alentours de l'an Mil, les châteaux apparaissent, édifices qui succèdent aux forteresses existantes donc restaurées ayant une fonction défensive et non résidentielle, ou carrément construits dans des sites inoccupés jusque là. Le Moyen Âge voit se développer des castra (castrum au singulier) qui associent résidence et fonction militaire. Les familles seigneuriales les plus puissantes les font construire et leur donnent leur nom. Ces châteaux deviennent également des centres d'exploitation agricole, des chefs lieux administratifs et politiques, lieux de pouvoir et de justice. Les seigneurs deviennent tout-puissants bénéficiant de revenus, redevances diverses : la féodalité se met en place, les vilains travaillent pour leur seigneur, sous sa protection et surtout sa domination.

Cereix village et site

Cerex situé à 3 km de St Jean de Nay fut une puissante forteresse après avoir été sans doute une tour défensive. Sa situation sur un neck basaltique était privilégiée. On peut penser que ce site fut occupé dés l'antiquité. La famille de Cerex se partage au gré des alliances avec les de Bulhon. En 1238, Pierre de Bulhon engage le château à l'évêque du Puy. En 1348 Béatrice de Cerex l'apporte en dot à son mari Hugues Vidal. Le château est vendu à Guérin VI baron d'Apchier en Gévaudan, et maître du château de Siaugues. Les d'Apchier feront de Cereix une de leurs résidences favorites, en le restaurant plusieurs fois jusqu'au 17è où la dernière de la lignée Marguerite duchesse d'Uzes s'y retire veuve. Ses descendants se contentèrent de percevoir les revenus sans entretenir le château qui commencera à se délabrer. La révolution n'arrangera rien, et les pierres du château serviront à construire les maisons environnantes.

cereix 5

Cereix 4

On peut d'ailleurs retrouver des pierres sculptées armoriées dans les hameaux proches. Seules les dépendances du château où habitait le fermier du domaine ont été bien conservées. Il s'agit bien sûr d'une propriété privée.
Sources : Châteaux de Haute-Loire - Maître d'ouvrage Régis Thomas - Editions WATEL

Ceirex 3

Seules quelques rares assises de pierre demeurent de ce puissant château où la nature a repris ses droits.    
Oubliés les puissants et les misérables dans une égale amnésie.
Et curieusement, cette idée me réjouit.
Vanitas ... etc

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12 mars 2014

Château de Montbonnet 43

Montbonnet 3

Avec les manants, c'est simple aucune trace d'eux, avec les Seigneurs, ce n'est pas simple, on croit pourtant y arriver, mais les dates ne se recoupent pas toujours, les sources divergent, les dates différentes se succèdent selon les auteurs.

Le village de  Montbonnet situé en Haute Loire eut son heure de gloire, avec la puissante Baronnie de Montbonnet. Plusieurs familles seigneuriales se partageaient les terres, à force de mariages sans doute, les Mercoeur, les Polignac et les Montlaur. Montbonnet était alors un point stratégique, un col où devaient passer pélerins et marchands, les Montlaur originaires du Languedoc devinrent par des alliances de puissants seigneurs du Devès. Ils percevaient les péages des voies de circulation comme la Régordane, la via Podiensis, la Bolène. Bien sûr ils ne vivaient pas dans tous leurs châteaux mais y installaient des châtelains qui géraient leurs affaires. 

Avant l'an 1000, le château de Montbonnet était une sorte de tour de garde en boischâteau de l'an 1000comme celle ci en plus simple,peut être, vue l'exiguïté de la butteMontbonnet 43 elle appartenait probablement aux Mercoeur qui avaient déjà le château de Mirmande situé à quelques kms de Montbonnet, à moins que ce ne fut aux Polignac ou Solignac ou autres ! Les avis des historiens divergent à ce sujet. Le village se situait autour de la tour sur les flancs de la butte. Vers 1219, les Montlaur étaient en possession de Montbonnet, Cayres et Mariac, le château nommé dans les actes Castrum de Monte Boneti était alors re-construit en pierres, un nouveau village La Bonnette se créa en contrebas de la butte, puis un troisième auprès de la route qui fut construite. Depuis 1851 les 3 villages se sont regroupés au seul nom de Montbonnet.

En 1322 Saint Roch lors d'un pèlerinage au Puy aurait séjourné quelques jours au château de Montbonnet, une petite chapelle porte son nom. De 1359 à 1368, les troupes anglaises (guerre de 100 ans de 1337 à 1453) ravagent le Vélay, les châteaux dont Montbonnét assiégés. Les années suivantes ce furent les mercenaires de toutes nationalités dits les routiers et plus tard les Grandes Compagnies qui prirent le relais accomplissant vols, incendies, viols, tortures. Durant les rares trêves, les châteaux du Devès aux armes de Montlaur s'armèrent de créneaux, mâchicoulis, herses, fossés pour soutenir les attaques. En 1382, Montbonnet est si ravagé que les Etats du Vélay en réduisent les tailles. La branche des Montlaur faute de descendant mâle s'éteint à la mort d'Armand de Montlaur en 1439. Jeanne  sa soeur s'unit à la famille De Maubec qui prit la suite des Montlaur qui se maintiendra jusqu'en 1551 où un Raymond de Mourmoiron prendra la suite pour la laisser par sa fille à la maison d'Ornano. En 1589 Montbonnet un certain Pierre de la Rodde, capitaine-châtelain  ravagea toute la contrée et ce jusqu'en 1594 où il ira sévir un château plus loin. En 1631, le château hébergea contre son gré, comme bon nombre d'autres d'ailleurs, une compagnie royaliste lors d'un soulèvement du Languedoc contre Richelieu. Richelieu fera démanteler, par représailles, plusieurs châteaux du Vélay dont celui de Montbonnet en 1632 qui le sera partiellement. Richelieu sonnera ainsi le glas de l'aristocratie féodale. Laissés à l'abandon, ces châteaux serviront de carrière à diverses constructions (maisons, églises).      

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29 janvier 2013

Château de Monistrol d'Allier

Monistrol 43

 Après les Dames de bois, une autre lubie à suivre se profile, elle concerne les châteaux autour de Saint Privat d'Allier d'abord ...Lubie à approfondir sur place, mais amorcée superficiellement à ce jour. Si un lecteur a plus de connaissance sur le sujet et souhaite m'en faire part, bienvenue !  Avant le X siècle, les châteaux étaient, selon quelques historiens, des forteresses publiques en bois non habitées mais constituant un point de concentration de troupes surveillant les envahisseurs possibles et manants du coin. 

 Monistrol d'Allier doit son nom à un petit prieuré "Monasteriolum" dépendant de l'abbaye de la Chaise-Dieu depuis 1145.

Un château est attesté à Monistrol en 1277 et en 1377 dans les mains des Seigneurs de Peyre, notamment un Astorg de Peyre qui se plaint en 1286 que le bailli de Mercoeur en fonction pour Saugues a indûmment planté près du château de Monistrol des fourches patibulaires(gibet) aux armes de son maître. Source (Eveil de la Haute Loire14/1/94 Serge COLLIN°

Rien ne subsiste de ce site.

En 1537 mention est faite d'un prieur Saint Martin de Monistrol d'Allier.

Le 13 Septembre 1791, la mise en vente d'une propriété dépendant des bénédictines de la Chaise Dieu est affichée à Monistrol d'Allier, bien confisqué qui consiste en une vieille masure dite chapelle Saint Martin. Elle aurait été située dans le vieux bourg après le pont Eiffel, amorce d'un virage de 900 m qui fera suivre jusqu'au pont de Pouzas le cours de l'Ance. Sur un promontoire une petite villa, c'est là que se situait cette chapelle. Le lot fut attribué à 2 laboureurs Michel et Bourrel.

Sources :

L'Almanach 97, article Serge Colin Mai 1996

Le château de Monistrol  mythes et réalités  par André Séguron & Alain Thomas conférence en 2009 :  suivre cette piste, retourner en mairie.

 

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