01 octobre 2011

Léger à Biot

Il y a du carré dans l'homme, du construit, du raisonné ... Léger

 Il y a  du théoricien chez Léger, une volonté de se démarquer des autres, et au final un style pictural très particulier qui interdit toute neutralité :

On aime ou pas, et moi je n'aime pas.

 

 

 

 

Les débuts de Léger furent comme pour beaucoup sans originalité, lui ne supporta pas et détruisit les premiers tableaux.    Léger 1907

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Paris, il rencontre entre autres Delaunay FLeger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a du cylindrique, du géométrique, une volonté de privilégier la forme. Tout autre expression pour Léger était romantisme et imitation. Fernand Léger 1881-1955 fait abstraction de l'humain et préfère l'objet qu'il reproduit de façon épurée, géométrique. Il ne déteste pas cependant lui fournir des bras, des jambes à cet objet. Et il le colorise un max.                                     Léger 1921

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Léger disait que l'expression dans un visage était un élément trop sentimental pour lui.    

L'homme devait être un sacré bonhomme, c'est certain, mais je n'adhère vraiment pas à ses tableaux.Léger 1934

 

Il faut sans doute apprendre Léger si on en a

envie, et moi je n'en ai pas envie.

Blocage bizarre ....

 

 

 

 

 

 

 

Léger 1952

Heu, Léger, pour moi, c'est comme un devoir de Maths !!

Et je ne me suis jamais faite aux Maths ...

il me faudrait peut être un

 professeur qui m'enseigne Léger.

Tiens,

C'est rigolo une fleur qui marche !

 

 

Musée de Biot 

Posté par maison43 à 17:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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12 septembre 2011

Eduardo Chillida

Travail du fer à la masse sur une enclume.Besarkada III 1991 Chillida Sculpture où l'émotionnel ne semble pas avoir sa place. 

 

 Pour les grandes pièces, appel aux ouvriers qui manient le marteau pilon.  Du lourd, du massif, du mastoque. Pas franchement enthousiasmée, je suis !

Des formes géométriques qui s'emboîtent, qui ne me parlent pas, les petites pièces exposées me laissent froide, nul doute que je serais autrement impressionnée par les grandes oeuvres de Chillida, inquiétée même par le volume, mais là, en dehors d'une curiosité intellectuelle, rien d'autre ..   

La matière et la forme de l'oeuvre ne me touchent pas vraiment.

 

 

  Et puis mon regard se pose sur une autre pièce, et là, petite joie, rencontre émotionnelle avec l'albâtre, pierre aimée autant que l'ambre, le Lapis lazuli, pour leur côté précieux, féminin, magique, mythique, éternel. Là, Chillida commence à trouver le chemin de mon coeur,  je caresse l'objet, des yeux, du doigt, je me mets à rêver et j'aime. Je demande alors que l'on m'explique un peu comment l'on travaille le fer.

Hommage à Kandinsky 1965Hommage à la mer III 1984

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eduardo Chillida est né en 1924 au Pays basque espagnol, et débutera une formation d'architecte. Ses matériaux préférés seront le fer, l'albâtre, le bois,  la terre chamottée. Il sculptera des oeuvres urbaines, tels l'Elogio del horizonte à Gijon, El Peine del viento à Saint-Sébastien, la maison de Goethe à Francfort. A voir, tout ça, à voir ... si possible !!!

En fait, j'ai rencontré par hasard, Chillida, à la fondation Maeght qui le produit en temporaire et qui en a profité pour fermer 2 salles de son exposition permanente, et au final, cette rencontre là qui demeure uniquement intellectuelle,  je l'ai curieusement appréciée, cela me change cette approche ... je garde mes distances, je m'intéresse à la technique,  j'intellectualise !!!  on croirait un dialogue d'Audiard!

Arco de la libertad 

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28 décembre 2010

Mondrian

Mouvement : Néoplasticisme

Ce peintre là au parcours si particulier me laisse perplexe. Pieter Cornelis Morldrian naît en Hollande dans une famille protestante en 1872. Il meurt à New York en 1944. mondrian1

Il fait partie d'un mouvement de pensée cet homme là, toujours, que ce soit le groupe de calvinistes, ou le groupe du mouvement De Stijl,  a du mal à trouver sa place, il s'essaye au début de sa vie de peintre aux paysages, sans atteindre l'intensité de ses prédécesseurs, il peint d'une peinture fade et floue, un peu désenchantée, puis il se réconcilie avec les couleurs, est tenté par le pointillisme, le fauvisme, le cubisme et là il réussit de belles réalisations, toujours un peu dans le désenchantement un peu dénué de passion qui semble l'avoir imprégné sa vie durant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mondrian

 

Il est tenté par le cubisme et peint de belles toiles qu'il colorie tout en nuances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il opte ensuite pour des couleurs primaires, jaune, rouge et bleu, avec les non couleurs noir et blanc. Il minimalise ensuite le trait, le géométrise et arrive à l'abstraction géométrique qui le caractérise le plus et qui le fait ainsi distinguer des autres.

 

mondrian3

Il peut alors Mondrianiser à souhait.

Si Mondrian vivait par et dans sa peinture, on peut se demander quelle vie il a vécue, solitaire, austère et curieusement fort décorative et pseudo conformiste. A moins que là aussi il n'ait voulu laisser à la postérité la même image que ses tableaux, ceux qui ont fait sa notoriété, ceux qui le définissent comme un Mondrian et rien d'autre. Une réalité qui en cachait une autre. Mondrian se voulait avant tout être un théoricien et laisser à la postérité cette illusion. Fiction ou réalité ?

Vous me laissez perplexe, monsieur Mondrian...

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