14 décembre 2012

La Blessure la vraie François Bégaudeau

La Blessure la vraie

François Bégaudeau né en 1971, critique littéraire et de cinéma, romancier

Livre de souvenirs d'un adolescent qu'on appelle le Nantais, âgé de 15 ans au physique moyen; pour situer dans le temps, cela se situe au temps de la famille Barbapapa, série qui fut créée en 1974. L'époque est le règne de la Renault 18 voiture familiale moyenne, les boissons favorites sont le monaco, ou le demi panaché qui est un compromis à moitié satisfaisant pour un chico de 15 ans : 'La demi-teinte plutôt que le ridicule de la pleine assurance, c'est un autre choix perdant et c'est aussi le mien' Voilà, le ton est donné. Le Nantais est un demi perdant, pour tout. Il est aussi puceau. L'été 1986 sera la fin de cet état ou ne sera pas. Mais voilà 'Pas envie de dire oui, pas le courage de dire non'. Le Nantais est plutôt intellectuel, le beau gosse, car oui ya un beau gosse, Joe qui n'est pas très futé, pas, pas rien du tout d'ailleurs, pas délicat, pas raffiné, pas sentimental, juste baiseur à fond de petites nanas, pas d'état d'âme, juste 'tranquille serein cool.' Le Nantais est communiste tendance léniniste. Des filles, il pense que la catégorie assez fournie se situe autour d'un 9 sur 20, et sa question est de savoir si à 9 sur 20 elle sont baisables ou pas. Lui s'estime entre 9 et 12 sur 20, quoique avec un bouton, il penche plutôt vers le 9. Oui, il n'est pas qu'intellectuel pur le Nantais, il est un peu obnubilé par ses hormones, Et puis voilà t'y pas que surgit hors de la nuit une brune de Jupiter, une brune qui court vers l'aventure au galop (merde, j'écris comme Bégaudeau !), une brune qui pourrait devenir son amoureuse, oui amoureuse pas que baisée, amoureuse à baiser. Mais voilà t'y pas toujours, que la Céline de l'an dernier s'annonce, et voilà notre Nantais avec 2 brunes, 2 brunes à baiser. L'histoire se complique, d'autres brunettes sont là émoustillant les sens du Nantais puceau, brouillant les voies impénétrables (elles aussi) du destin. Notre Nantais a donc de cet été 86, une blessure d'amour, propre ou pas, mais une blessure dont il ne se remettra pas, 'une entorse incurable au bonheur'. Espérons qu'en nous la narrant, notre Nantais s'en portera mieux ! Parce que bon, il fait un peu schmir le Nantais, à se ressasser son problème  d'baisera, baisera pas. M'est avis que La mère Baquet, elle, doit avoir un autre avis sur la question.

C'est pourtant écrit, d'une écriture assez rigolote qui me plaît, qui se joue des mots et des expressions-clichés. Mais l'intrigue est un peu mince, un peu lassante à la longue. Dommage ! 

Posté par maison43 à 17:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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