25 novembre 2011

Musée Jean Tinguely Bâle

Musée Tinguely Bâle

Après la Fondation Beyeler et son exposition sur Louise Bourgeois, son exposition consacrée au surréalisme avec des oeuvres en pagaille de Dali, Tanguy, Picabia, Hans Bellmer, Max Ernst, Magritte, Picasso, Miro et d'autres encore, s'est imposée une visite au musée Tinguely de Bâle construit par Mario Botta. Les sculptures de Tinguely emmènent dans une atmosphère particulière, ludique, rigolote, où l'innocence facétieuse d'un enfant surdoué n'est pas loin. Tinguely cela ressemble à une fête foraine sans la foule, il y a des lumières, des bruits, des grincements, des cliquetis, des objets qui se mettent en marche quand on le désire, des machines qui ne servent qu'à nous faire plaisir, sans autre utilité que de nous amener au monde magique d'un1966e enfance sans douleur, sans souffrance, ce qui n'existe pas. 

Accueil de Niki Saint Phalle avec une nana. Gwendolyn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grosse Méta Maxi-maxi Utopia. Méta Harmonie 1987Tinguely 87

Gigantesque machine, avec des escaliers, des passerelles où l'on peut grimper et observer un joyeux foutras fait de rebuts qui trouvent là une seconde vie, un rouleau de lavage automatique, un cheval de carrousel, un rideau de théâtre, un bric-à-brac absurde qui met en joie le spectateur quand cette méga machine se met en branle, si elle le veut bien. Présentée en 1987 à Venise.

 

 

 

Le Safari de la mort moscovite 19891989 T

Voiture squelette où la grande faucheuse a sa place, Renault safari assemblée pour une exposition à Moscou avec pour intention de montrer aux Russes l'absurdité des produits de luxe, symbole d'une voiture objet de luxe et de désir qui au fil des ans deviendra carcasse rouillée, et qui peut vous conduire à la Mort, passagère toujours présente. 

 

 

 

Pit Stop 1984Musée Tinguely

Commande de la Régie Renault qui évoque l'arret de la voiture au stand. Composée de pièces de voitures conduites par Alain Prost et Eddie Cheever, projection de film sur écran inclus dans la composition.

Les cinq veuves et la Lotus 25/33 R6.

Eva Aeppli  artiste suisse née en 1925 : oeuvre constituée de peintures, dessins, sculptures textiles. Épouse divorcée de Jean Tinguely dont elle aura une fille Miriam. Initialement Eva Aeppli avait conçu séparément  les 5 veuves, Jean Tinguely l'utilisera pour créer un hommage à Jo Siffert mort accidentellement sur un circuit en 1971 en y ajoutant une Lotus qui fut conduite par Jim Clark mort lui en 68. 

Jean Tinguely fut un passionné de course automobile, il avait pour habitude d'allier voyages culturels et grands prix. Il aimait l'esthétique des courses, la rencontre, parfois terrifiante, de l'homme avec la machine. Il voyait un rapprochement entre l'Art et la course automobile, reliés par cette absurdité de tourner en rond, de répétition, sans utilité réelle. Lui même qu'il qualifiait parfois de détraqué, de cas pathologique, ne se prenait pas au sérieux, était toujours à la recherche d'une nouvelle expression pas forcément rationnelle. La différence avec la course automobile résidait dans la lenteur qui était pour lui nécessaire : pouvoir représenter le mouvement lentement pour communiquer avec le spectateur.

Pour lui, la mort est présente partout. Le mouvement est l'éphémère, la panne vite arrivée, comme la mort vite arrivée dans la vie.

jt1jt2Petits assemblages qui font partie des Débriscollages, qui résultent du détournement de la fonction de l'objet, inclus les moteurs qui dans les sculptures de Tinguely ne font que des blagues, des bêtises pour nous amuser et nous donner une idée de l'absurdité de notre société qui nous pousse à consommer. Jean Tinguely disait qu'il était un assembleur.

Là une machine à faire des gribouillages inutiles. C'est une machine artiste et absurde.jt  

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07 octobre 2011

Le Facteur Cheval

Drôle de bonhomme, un peu fou, têtu, ambitieux, volontTombeau du Facteur Chevalaire, et follement humain jusqu'à une sorte de mégalomanie à la mesure de son oeuvre de pierres.

On dit que l'idée imaginaire d'un palais s'insinua peu à peu dans ses pensées, lors de ses longues tournées de facteur rural. Ferdinand Cheval né en 1836 n'y était préparé ni par son éducation, ni par ses études. Après son certificat d'études, il devint apprenti boulanger puis ouvrier rural où sans doute il apprit là à observer la nature. En 1867, il rentre dans les Postes. Deux mariages, 3 enfants,  il connaîtra 3 deuils : 2 enfants et sa première épouse.  En 1879, année de la naissance de sa fille, il commence à concrétiser son rêve, amasse des pierres et s'attaque à la construction d'un bassin et d'une cascade. Cela durera 33 ans. Le palais est achevé en 1912. Deux ans plus tard, il construit son tombeau au cimetière de Hauterives, cela lui prendra encore  8 ans. Il meurt 2 ans après en 1924 à l'âge de 88 ans.

  Ce qui frappe chez cet homme pFerdinand Chevalauvre, peu cultivé, c'est précisément son inspiration, d'abord orientale, ce qui est à la mode dans les milieux culturels de l'époque, mais sûrement pas à Hauterives, mais aussi médiévale, religieuse, et enfin régionale;  on dit que Cheval était abonné, ou profitait d'un abonné, pour lire une revue 'Le Magasin pittoresque' , sorte de petite encyclopédie de vulgarisation.

 

 

 

 

 Palais Idéal 

 

 

 

 

 

 

 

  

La décoration abondante de cette architecture de style brut  est inspirée de la nature, animaux, feuillages, petites grottes, Cheval utilise, outre les pierres, des morceaux d'os, des coquillages, des fossiles. Il y a aussi toute une symbolique pour Cheval dans l'élaboration de ce palais , le rapport au Temps : Cheval résiste ainsi au temps qui passe, à toutes ces morts qui l'entourent, grâce à sa ténacité  'Ma volonté a été aussi forte que ce rocher'. Pas moins de 63 maximes moralisatrices à lire, ultimes messages gravés dans la pierre de Ferdinand Cheval. Arbre-ChevalFacteur Cheval Détail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facteur Cheval

 

 

 

 

Cheval s'est ainsi acquis l'éternité. 

 Palais de Cheval

IMG_2993PASSANTP

car c'est ta récompense

ô sculpteur gigantesque

d'avoir réalisé ton rêve surhumain

va, tu peux bien graver

ton nom à chaque fresque

hier c'était le labeur

c'est la gloire demain.

Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives dans la Drôme.

 

 

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01 octobre 2011

Léger à Biot

Il y a du carré dans l'homme, du construit, du raisonné ... Léger

 Il y a  du théoricien chez Léger, une volonté de se démarquer des autres, et au final un style pictural très particulier qui interdit toute neutralité :

On aime ou pas, et moi je n'aime pas.

 

 

 

 

Les débuts de Léger furent comme pour beaucoup sans originalité, lui ne supporta pas et détruisit les premiers tableaux.    Léger 1907

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Paris, il rencontre entre autres Delaunay FLeger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a du cylindrique, du géométrique, une volonté de privilégier la forme. Tout autre expression pour Léger était romantisme et imitation. Fernand Léger 1881-1955 fait abstraction de l'humain et préfère l'objet qu'il reproduit de façon épurée, géométrique. Il ne déteste pas cependant lui fournir des bras, des jambes à cet objet. Et il le colorise un max.                                     Léger 1921

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Léger disait que l'expression dans un visage était un élément trop sentimental pour lui.    

L'homme devait être un sacré bonhomme, c'est certain, mais je n'adhère vraiment pas à ses tableaux.Léger 1934

 

Il faut sans doute apprendre Léger si on en a

envie, et moi je n'en ai pas envie.

Blocage bizarre ....

 

 

 

 

 

 

 

Léger 1952

Heu, Léger, pour moi, c'est comme un devoir de Maths !!

Et je ne me suis jamais faite aux Maths ...

il me faudrait peut être un

 professeur qui m'enseigne Léger.

Tiens,

C'est rigolo une fleur qui marche !

 

 

Musée de Biot 

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24 septembre 2011

Fondation Maeght

Aimé Maeght 1906-1981, s'installe en 1927 à Cannes, épouse Marguerite et ouvre une imprimerie (Arts et techniques graphiques) en 1932. Bonnard lui confie des lithographies à colorer, et une solide amitié les liera jusqu'en 1947 à la mort de Bonnard. La boutique se transforme en galerie de tableaux et réunit Matisse, Picasso, Geer Van Velde. En décembre 45, la galerie Maeght s'ouvre à Paris où Bonnard, Matisse, Braque soutiennent Maeght dans ses projets. Il rencontre Marcel Duchamp à New York, Giacometti, Calder, Miro, Chagall, Derain, Kandinsky, Léger viennent se rajouter. Marchand d'art, éditeur, leur fils aîné participe à leur réussite. En 1950, les Maeght retournent prés de St Paul de Vence, avec leur plus jeune fils malade qui meurt en 53. Braque et Malraux leur suggèrent de créer un lieu de rencontre d'artistes où ils pourraient exposer et c'est le début de la Fondation Maeght dont l'ouverture est en  1964 :

  C'est un jardin musée où l'on se sent bien, une fois l'affluence estivale évitée, calme, serein, riche en émotions et découvertes. Miro vous accueille, on reconnaît Zadkine,  Arp, Giacometti, Bonnard, Chagall, Braque, Léger comme des familiers que l'on retrouve avec plaisir. L'exposition Chillida occupe 2 grandes salles et limite la visite permanente : une bonne raison pour y revenir !  

En 1964, Chagall peint La vie où il s'éclate, tous ses thèmes favoris regroupésChagall

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Bonnard commence à voir la vie en jaune,

L'été - Bonnard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 et Giacometti étrusque à tout va.

Giacometti et LégerDevant un Léger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Une sculpture de Zadkine dans un coin, un Pol Bury dans un autre, un Léger sur un mur, un Braque en vitrail, et du Miro qui se fait son petit labyrinthe :

ZadkinePol Bury- Fontaine 

 Oiseau Blanc

Légeroiseau lunaire MiroLézardGargouille

La Fourche Miro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour finir mes chouchous, le yin et le yang, l'homme et la femme, le pour et le contre, le jour et la nuit :

 Personnage, mâle au plumage coloré, et phalliquement dressé vers le ciel et petite femelle-cloche noire, au sexe accueillant,  Déesse de la FéconditéPers

La Fécondité

Et le fruit de leur union ....

 

 

 

 leur petit têtard, sacré Miro, très traditionnel au final !

IMG_2664

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07 août 2011

Jardin Musée de Bourdelle

Petite balade en pleine Brie, à côté d'Egreville en Seine et Marne à faire d'abord au soleil, un jardin de statues que l'on peut photographier sous tous les angles, et que l'on peut toucher à volonté.  C'est au gendre de Bourdelle, Michel Dufet (architecte-décorateur) qui épousa Rhodia Bourdelle, que l'on doit ce musée en plein air, soit 56 statues. Il ne s'agit pas à vrai dire ici d'aimer ou pas la sculpture, je trouve, il s'agit de de se plonger dans une accumulation de sculptures, d'arbres fruitiers, et de massifs de fleurs , accumulation un peu décalée, luxuriante, abondante. Et cette abondance même est réjouissante. Et cette accumulation donne une autre dimension aux sculptures, aux arbres, aux fleurs et forme un tout qui vous enchante, durant un instant que l'on peut nommer bonheur.

Baigneuse accroupie au rocherBeethoven, grand accoudé  

 

 

 

 

 

 

 

 

L'auroreMonument à Rodin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grand guerrier couché au glaiveGrand guerrier dit de Montauban

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CognassierLe centaure mourant

 

 

 

 

 

 

 

La France étudeLe Général Alvear et La Liberté 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pin

Natif de Montauban, fils d'un ébéniste, Bourdelle est né en 1861, il apprend le dessin et le modelage à l'école municipale de dessin. Après les Beaux Arts de Toulouse de 1876 à 1884, il ira aux Beaux Arts de Paris où il entre dans l'atelier d'Alexandre Falguière 1831-1900. Il quitte 2 ans plus tard cet enseignement et travaille à ses oeuvres. En 88, il commence ses Beethoven.  En 1893 à l'âge de 32 ans il entre chez Rodin (1840-1917) comme patricien, il y restera 16 ans. Sa première exposition officielle a lieu en 1905, il a alors 44 ans. Il meurt en 1929. Ce sera tout pour aujourd'hui, mais j'y reviendrai à ce sculpteur là, au gré de mes balades.

Ne pas oublier d'y retourner un jour de pluie. 

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01 août 2011

Louise Abbéma

Louise AbbémaDescendante de Louis XV par relation illégitime, Louise est née à Étampes en 1853 où son père le vicomte Abbéma était chef de gare. Elle s'oriente rapidement vers une carrière d'artiste. Elle fut l'élève de  Charles Chaplin 1825-1891, artiste officiel du second empire, en compagnie de  Mary Cassatt 1844-1926 et de Madeleine Lemaire 1845-1928. Elle fréquenta aussi l'atelier de Dames de Jean Jacques Henner 1829-1905 et de Carolus-Duran 1837-1917.    

Louise fut l'une des portraitistes principales de Sarah Bernhardt 1844-1923. Leur relation amicalo-amoureuse dura jusqu'à la mort de Sarah qui se maria 2 fois et eut 1923de nombreux amants.

Voici une des dernières photos de Sarah avec pour dédicace :

A Louise Abbéma son amie d'hier et d'aujourd'hui et bientôt de l'au delà.

Sarah devait mourir quelques semaines plus tard.

 

Le petit musée d'Etampes, un peu étriqué dans ses locaux, nous présente quelques oeuvres de Louise qui outre des portraits se distinguera dans des illustrations, des panneaux décoratifs, des dessins publicitaires. Elle participera aussi à des magazines d'art.

portrait de Mme B -1911-

Sarah Bernhardt dans le rôle d'Adrienne Lecouvreur vers 1884-1887    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une promesse d'un musée dans d'autres locaux pour les années à venir, est envisagée. 

Louise Abbéma, est restée classique dans sa peinture, sans esprit créatif, mais elle mérite, comme ses rares consoeurs de l'époque un coup de chapeau. Elles ont ouvert la porte des Arts aux femmes. 

 

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24 juillet 2011

Centre Pompidou-Metz

Shigeru Ban, Jean de Gastines, Philip Gumuchdjian, 3 architectes.

Lumière, espace, volume, 3 galeries parallélépipédiques aux extrémités vitrées ouvertes sur la ville forment une architecture contemporaine et humaine, ce qui n'est pas si fréquent.

Le Marcheur de Rodin et la villeVue sur la ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une charpente façon cannage chapeau chinois recouverte de fibre de verre et de téflon. Cannage

Des espaces modulables, un pilier central qui abrite l'ascenceur et l'escalier. 

espacePompidou-Metz 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pilier central

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Et en prime des peintures, des sculptures, des expositions temporaires, comme celle de Daniel Buren qui en utilisant les structures existantes, s'amuse à leur donner une autre dimension, nous donne le privilège de nous en amuser et plus encore réussit à nous intégrer à des oeuvres d'art, magique, je trouve! Par un jeu de miroir, il nous fait entrer dans la vue sur la ville .. Cette exposition in situ ( oeuvre liée aux spécificités architecturales du lieu, travail in situ qui sera détruit sans possibilité d'être montré ailleurs) durera le temps de l'été.

Buren s'en mêle

Et puis se balader d'une vue à l'autre dans une autre galerie en compagnie de Picasso, Léger, Braque, Gonzalès, Bellmer, Dubuffet ... c'est pas mal non ?

La Poupée - Hans BellmerPhilippe Starck

 Le chameau de Marcel

    

Le cours des Choses - Jean Dubuffet

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05 juillet 2011

MAMAC Nice

Yves Klein  (1928-1962)et Pierre Restany (1930-2003)k

critique d'art fondent en 1960 le groupe des nouveaux réalistes. Une déclaration sera signée  dans l'atelier de Klein par Arman, Yves Klein, nés à Nice, Martial Raysse, César, Christo, François Dufrêne, Raymond Hains, Mimmo Rotella, Jacques Villeglé, Daniel Spoerri, Gérard Deschamps, Jean Tinguely, et la seule femme du groupe Niki Saint Phalle. Yves Klein quittera le groupe dés 1961, et le groupe sera dissous en 1970.

 

 

En opposition à la peinture de chevalet qui a fait son temps, à la peinture abstraite jugée trop lyrique, le nouveau réalisme utilise des objets issus de notre réalité quotidienne, soit en les laissant purement dans leur forme première, et c'est alors qu'ils deviennent symboles de notre société, soit en les utilisant esthétiquement sous formes d'accumulations, d'assemblages hétéroclites, de peintures acryliques vives aux sujets en rapport avec notre société de consommation.   

Il va me falloir du temps pour savoir appréhender les empaquetages de Christo, alors je me laisse du temps. 

Bien sûr, Niki de Saint Phalle, plus accessible m'a attirée longuement. Une partie de la donation de 2001 qui comporte 190 oeuvres est exposée en permanence, ainsi qu'un dépôt d'oeuvres de Jean Tinguely.

Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely achètent une ancienne auberge à Soisy sur École en 1936. Elle créera là une série de sculptures de femmes vouées à des rôles conditionnés et subis, mariage, maternité, prostitution. Jean Tinguely Niki de Saint Phalle 

 La mariée sous l'arbre (1963-1964) en est un exemple.

IMG_1021

L'arbre c'est la vie, dans tout ce qu'il peut y avoir de délirant, hors du commun, délicieux, c'est la vie tout simplement avec ses surprises, ses inattendus, ses richesses, ses couleurs, ses rêves qui fantasmés uniquement restent toujours idylliques.

 La mariée, toute blanche, momifiée est déjà morte. Sa vie future va l'emprisonner, l'emmurer, la conditionner, tuer en elle la jeune fille qui avait d'autres aspirations que la maternité, le quotidien ménager .. alors cette jeune fille morte, cette femme qui assassine par le mariage celle qu'elle aurait pu être, rêve à la vie, l'arbre qui vivra sans elle. Niki de Saint Phalle dit que cette femme n'est même plus une femme, mais un être asexué c'est une pensée, un zombi, et si elle pense, elle pense à l'arbre. Pour Niki, cette femme sculptée est un archétype.

 

 

 

 Coeur de vieille bigote  réalisé en 1964IMG_1014

Couleur blanche de la mariée,

cette bigote n'a pas

choisi non plus.

 Un Christ au dessus de son lit

 un Christ au dessus de sa vie

 un Christ en ciel de lit.

 

Le café seul excitant autorisé.

IMG_1012IMG_1011

 

 

 

 

 Un curé, un évêque, un pape 

Les hommes de sa vie. 

Et la Sainte Vierge

pour confidente.

 

 IMG_1010

 

Un chien à sortir

Une langue de vipère

sagement

dans une cage.

                                                                IMG_1009                                 

 

Et puis enfermée dans son corps, la vieille Dame, emmurée dans son coeur.

 Déjà Morte.  

 

 

 

 

  Recette du bleu d'Yves Klein :

Mélange de pigment outremer, d'acétate de vinylique, de rhodopas et de savoir

 faire. 

Yves Klein, c'est autre chose que le bleu, c'est autre chose que ces femmes-pinceaux, faudra y revenir, mais je n'aurai pas assez d'une vie pour tout appréhender !!

 

 

 

      

 Peint avec l'aide de Christo, le jour du mariage de Klein.      

1962 Tableau de Mariage

Klein et Christo 1962

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis d'autres artistes en vrac qui méritent qu'on leur consacre une page, une autre fois, peut être ...

Ben, César, Arman, Spoerri ... et d'autres qui me sont jusque là inconnus.      

Arman

 

 Y revenir dans ce musée ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SpoerriRépondre sans parler Sacha Sosno

                                 

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