11 février 2015

Niki de Saint Phalle au Grand Palais

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C'est d'abord un visage, beau. C'est aussi un corps, de rêve. Un don certain d'utiliser ces atouts là. Y ajouter une bonne dose de talent, un inconscient au bord de la crise de nerfs, une colère folle, secouez joyeusement et vous obtenez une Niki de Saint Phalle. Pas franchement concernée par ses études, Niki coIMG_4900mmence à 16 ans par vivre de sa beauté en tout bien tout honneur dans le mannequinat, manière de signaler à son père que son corps n'appartient qu'à elle. Niki a de la classe, une élégance d'aristocrate qui lui donnera toujours une certaine assurance auprès des hommes qu'elle côtoiera, aussi bien dans le domaine privé que professionnel. Les hommes fort nombreux dans le domaine de l'art l'accueilleront un peu comme une mascotte, amusés, séduits et bienveillants.

Il arrivera un jour où l'art de Niki s'imposera seul, grâce à des peintres naïfs et célèbres comme Hugh Weiss,  les artistes américains de l'impasse Ronsin Carry Rivers, Robert Rauschenberg, Joan Mitchell et bien sûr Jean Tinguely qui lui donneront confiance en son talent. Jean Tinguely et Niki se stimuleront l'un et l'autre, Elle, ayant toujours une longueur d'avance. Niki est une combattante assurément, contre le machisme ambiant, la sainte autorité parentale et maritale, elle rejoint le féminisme sans en partager les idées castratrices.Autoportrait 1958-1959 N de St PhalleElle revendique une féminité victorieuse où la Femme au pouvoir ferait de la terre un monde meilleur. Elle revendique le jeu féminin européen du flirt. Elle découvre le monumental avec ces êtres à part que constituent Le Facteur Cheval ou Antoni Gaudi. Niki réalisera des sculptures monumentales  comme le Golem à Jérusalem, le Dragon de Knokke à Knokke Le Zoute ou le Jardin des Tarots en Toscane ( voir message sur ce site), de nombreuses fontaines comme la fontaine Stravinsky près de Beaubourg ou celle de Château Chinon.La fête vers 1953-1955

Dans les années 1950 après son mariage, Niki peint des huiles et des gouaches, des toiles naïves qui affichent un bonheur déjà perdu ou jamais acquis, car la jeune femme cherche à s'évader du tableau, de sa vie, de sa famille; après sa dépression traitée par électrochocs,  Elle peint, colle, accumule des cailloux, clous, grains de café, riz, boutons, morceaux de céramique,  vieux jouets; ses thèmes sont femmes et monstres, araignées-mères créant des toiles à confidences ou messages.Niki

Les cauchemars de Niki prennent vie. Lorsqu'elle se sépare de son mari et de ses enfants en 1960 elle commence à régler ses problèmes, elle entre en guerre contre la violence, elle flingue à tout va d'abord sur des toiles abstraites pour se défouler et puis les tirs deviennent ciblés.

Tir Niki de Saint Phalle

 1961 Niki de Saint Phalle

ses séances de tirs restent branchés, le beau monde artistique de l'époque est convié, elle se fait plaisir Niki, elle exulte, là voilà consacrée artiste engagée, elle tire sur les autels, les hommes politiques Niki de Saint Phalle 1962

son père au phallus-avion : La fumée dégagée évoquait la guerre. La peinture était la victime. Qui était la peinture ? Papa ? Tous les hommes ? ... Ou bien la peinture était elle MOI ? Oui ça saigne fort chez Niki !Niki de Saint Phalle 13

Fin 1960, Jean Tinguely et Niki de St Phalle achètent une ancienne auberge en Essonne, Niki peut entamerNiki 2Détail mariéeNiki de Saint Phalle 2

 

sa joyeuse collection de mariées dévorées par des poupons.

et de la mariée elle passe inévitablement à l'accouchement. Ah ce mariage qui emprisonne la femme soumise à son mari et que dire des entraves que sont les enfants ? Puis Niki s'adouçit et va magnifier la féminité triomphante : les nanas arrivent avec la Hon, (elle en suédois) Jean s'occupe de la carcasse en fer qui sera grillagée, du tissu collé sur plusieurs plans, le tout peint en blanc.Niki de Saint Phalle 6 Hon, femme en position gynécologique qui accueille ses visiteurs par son vagin, sorte de Déesse Femme est un symbole fort et caustique pour l'époque.Niki de Saint Phalle 7

En 1967, chic son père meurt, les nanas se font maison, fontaine, ou simplement nanas ' Une femme dans la civilisation des hommes, c'est comme un nègre dans la civilisation des blancs.' Bonnes et mauvaises mères nous le sommes toutes dés que nous enfantons, la société le veut ainsi. L'oeuvre de Niki de Saint Phalle est si vaste que je consacrerai un message pour les Nanas.  En 1969 construction toujours avec la bande de Tinguely du Cyclope à Milly La Forêt (voir message à ce sujet) 1971 naissance de sa petite fille Bloum Cardenas. Niki sera une bonne grand-mère, elle se réconciliera ainsi avec la maternité. 1972 sort son livre intitulé 'Mon secret' où elle révèle l'inceste dont elle fut victime. Niki de Saint Phalle se consacrera au jardin des Tarots de 1978 à 1998.  Inauguration du musée Tinguely à Bâle en 1998 à la mémoire de l'oeuvre de Jean Tinguely ( message sur ce site). Donation d'oeuvres au MAMAC de Nice ( voir message sur ce site) En 2002 mort de Niki de Saint Phalle. Une vie bien remplie, une vie certainement réussie.  

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27 janvier 2015

Musée Carnavalet : José Maria Sert

Jose Maria Sert

Rencontré également dans ce musée le décorateur et peintre espagnol José Maria Sert 1874-1945 sur lequel j'ai consacré un message, un familier en quelque sorte. Une salle de bal reconstituée de l'hôtel particulier de Sourdeval-Demachy 28 avenue de New York à Paris (j'ai emprunté cette photo sur le site du musée car cette salle est dans une pénombre que restitue fort bien mes photos personnelles sans flash). Cet hôtel fut construit par Zélie de Sourdeval née Rastibonne dont la fille Jeanne épousa le banquier Charles Demachy. Cette résidence fut vendue à un membre de la famille de Wendell, Maurice qui demanda à José Maria Sert de 1923 à 1925 José Maria Sert détail

de réaliser les peintures de sa salle de bal qui réunissait alors tout le gotha parisien  dont s'inspira Marcel Proust. La ville de Paris acquit ce décor en 1981 peu avant la vente de l'hôtel particulier en 1983. Le panneau principal représente le

sert 2

départ de la Reine de Saba se rendant auprès du roi Salomon, mythe ou réalité, cette reine chargée d'or et d'encens serait venue selon les sources diverses d'Ethiopie ou du Yémen actuel ce qui serait plus vraisemblable mais aucune indication de l'existence de cette reine que l'on nomme Makeda en Ethiopie ou Balqis au Yémen n'a été découverte à ce jour. Toujours égal à lui même José, on le surnommait le Tiepolo des milliardaires. Pas mauvais d'ailleurs, mais classique à l'extrême sans prendre de risques, en même temps, c'est humain, n'est ce pas d'exploiter un filon qui marche bien ! 

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13 janvier 2015

Sade 1740-1814

Portrait imaginaire de Sade - Man Ray 1938

Plusieurs démons au berceau de Donatien, son père d'abord Jean Baptiste de Sade, cultivé, libertin, ambitieux, intrigant, abonné à ce que l'on nomme le vice italien, le comte de Charolais tuteur du petit Condé connu pour sa férocité, l'abbé de Sade du château de Saumane fort libertin lui aussi qui le recueillit quelques années, les jésuites du collège Louis Le grand où il connut certains plaisirs entre flagellations et sodomie dit-on, et toute cette flopée de femmes qui tournent autour de lui, maîtresses du père, de l'abbé, grand-mère qui l'élèveront en petit despote fort imbu de lui même avec une grande absente, sa mère qui n'eut d'autre choix que de se retirer dans un couvent ... bref Donatien de Sade né en 1740 sera non-éduqué et livré au final à ses instincts narcissiques qui le mèneront à une certaine perversité sexuelle où sa jouissance passera par la souffrance des autres. Cependant on ne peut évidemment pas limiter Sade à n'être qu'un pervers sexuel, ses 27 ans de captivité feront de lui un écrivain talentueux, Sade 2à noter d'ailleurs que lorsque Sade écrira sur des thèmes classiques, notamment en écrivant des pièces de théâtre, il subira un flop total et n'intéressera pas le public. Ce sont ses écrits fantasmatiques où toutes les perversités seront permises qui le rendront célèbre. Sa philosophie de la vie est assez simple  'Ce n'est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres'. Sade est un asocial, indifférent aux autres qui ne sont que des instruments de plaisir ou moyens de se procurer de l'argent. Sade utilisa la révolution qui le délivra de la prison d'abord, et lui donna une image de révolutionnaire victime d''une société qui se mourait. Ses actes pervers et cruels passèrent pour violence révolutionnaire pour certains intellectuels alors que d'autres l'accusèrent d'être à l'origine des horreurs du nazisme. Sade ne laisse pas indifférent. Des femmes, pourtant, aimèrent cet homme, qui fut exécré en son temps; on lui prête sans doute plus de faits horribles qu'il n'en fit. La pratique des fouets, martinets, et autres babioles du même genre était à l'époque courante dans les maisons de prostitution que Sade fréquentera toute sa vie, il molestera d'ailleurs plus volontiers les femmes de modeste condition, les considérant comme l'époque le voulait aussi avec une morgue méprisante. Il les flagellera, les incisera, les humiliera de toutes les façons possibles, mais ce sont surtout son usage du sacrilège, outrage au crucifix, blasphèmes

Man Ray

images de saints, reliques profanées, qui heurteront et le feront emprisonner au moins la première fois. Sa belle mère, femme intelligente et forte, la seule qui sera de taille à l'affronter fermera souvent les yeux sur ses débauches, du moins au début, mais quand il séduira sa seconde fille, il en sera autrement et ce sera sa deuxième incarcération. C'est un être complexe cet homme là qui n'en finit pas d'interroger. Sur ce, rétablissons les faits, la violence sexuelle, la torture, existent depuis toujours, l'Histoire est remplie de meurtres, viols, mutilations et perversions sexuelles et cela dure encore. Cette violence de l'homme ce n'est pas Sade qui l'a inventé, mais l'écrivain Sade est le seul à l'avoir retranscris sous une forme littéraire et philosophique dont on ne peut critiquer la forme, et c'est dans cette liberté d'écrire à tout prix des écrits sulfureux jusqu'à l'horreur notamment dans Cent Vingt Journées de Sodome que Sade accédera à la notoriété. le XIX siècle sera un bouleversement technologique, scientifique, social, politique, artistique sans précédent, et les artistes n'hésiteront pas à déborder des cadres que le classicisme imposait. Amusant de comparer les visages de Saint Sébastien du Pérugin 1446-1523 et d'Angélique d'Ingres 1780-1867, il y a la même extase si peu religieuse, la même offrande d'un corps lascif.Ingres Angélique 1819

Le Pérugin

 même si les dessins licencieux circulaient sous le manteau depuis toujours. L'exposition d'Orsay veut mettre en valeur le fait que le XIX s'est fait le conducteur de la pensée de Sade qu'il tenait pour maudite, Sade aurait libéré la parole  en ce qui concerne la perversion dont nous sommes tous susceptibles d'être atteints,Bosch L'Enfer

la peinture classique s'en était déjà emparée avec ses nombreuses scènes de martyrs, ou ses affreuses images d'enfer, mais la solennité des lieux religieux en faisait hypocritement un acte de dévotion dénué de toute violence. Jérome Bosch 1453-1516 est une exception. Sa vision de l'Enfer est assez orientée je trouve. Les peintres du XIX comme Degas, Moreau, Ingres, Cézanne, Courbet ont un peu levé le voile sans en avoir l'air dans un XIX siècle peu clément envers les femmes où l'on n'hésita pas à traiter le désir féminin comme une maladie psychiatrique, où la violence (chirurgicale ou médicamenteuse) faite aux femmes dépasse au final largement les écrits d'un Sade qui en écrivit plus qu'il n'en fit. Quant aux surréalistes, ils se déchaîneront avec un enthousiasme libérateur aussi bien dans les désirs inavouables que dans un anticléricalisme sans limite aucune non dénué d'humour mais contestable dans sa virulence provocante.  Et nous, les visiteurs à l'exposition à Orsay Attaquer le soleil, cela fait de nous, tous âges confondus des voyeurs, un peu dérangeant ?Les curieuses Fragonard détail

non, cela illustre assez bien bien l'ambiguité humaine qui peut aller jusqu'à l'horreur si bien écrite par Sade. Soyez tranquilles lecteurs, les photos incluses à ce message resteront vertueuses ou presque. 

 

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07 janvier 2015

Marcel Duchamp

Yvonne et Madeleine déchiquetées 1911 M

Pas facile d'être un Duchamp entre un Villon qui fait une belle carrière et un Duchamp-Villon qui s'illustre dans la sculpture, alors celui qui reste simplement Duchamp mais Marcel se marquera autrement et voilà comment sont nés les ready-made, voilà comment par provocation amusée mais déterminée Marcel Duchamp a marqué son siècle et est devenu le père de l'art contemporain. C'est bien la seule paternité qu'il aurait peut être aimé revendiquer, qui sait, avec Marcel si burlesque dans le choix du nom de ses peintures, si enclin au mystère qu'il déclenche ainsi Marcel Duchamp

la Mariée mise à nu par ses célibataires même ou grand verre, c'est rigolo, quand on pense à ses deux mariées à lui, la première mariée éphémère de sa vie épousée par erreurMariée 1912

 et la seconde épousée en 1954, joueuse d'échecs elle aussi,  bien sûr on galèje dessus aimablement en évoquant une mère plus proche de ses 3 filles que de ses 3 garçons, une soeur un peu trop aimée Suzanne A propos de jeune soeur 1911 M dont les 2 mariages auraient pu être à l'origine de cette réflexion sur la mariée, d'autres y voient aussi de l'érotisme, très anatomique quand même cet érotisme où la mariée est un jeu de tuyauteries fort compliqué et l'amour une histoire de chimie; ce Grand Verre a pris 10 années de sa vie à Marcel de 1912 à 1923.  mais sa dernière oeuvre découverte après sa mort Étant donnés : 1 la chute d'eau, 2 le gaz d'éclairage l'a occupé durant 20 ans de 1946 à 1966, cette oeuvre est encore plus énigmatique et provoque là aussi divers interprétations, le corps représenté est celui d'après moulage d''une amante follement aimée Maria Martins 1894-1973 repartie dans son Brésil natal, intéressante cette femme là d'ailleurs sculptrice qu'il connût à New York, elle tient dans la main un bec Auer allumé, certains y voient le mythe de Psyché, symbole de son amour impossible avec Maria mariée, d'autres y voient un être hybride à la manière de Rrose Sélavy, réalité ou Etant donnés 1° la chute d'eau 2° le gaz d'éclairageapparence trompeuse ? Lui seul aurait pu l'expliquer si tel avait été son désir, mais Marcel Duchamp reste une énigme, un talent indéniable de peintre stoppé volontairement, un talent plus discutable de plasticien paresseux et farceur avec ses zônes d'ombre. Marcel Duchamp est devenu un lent jouisseur de la vie, du temps qui passe, il aura pleinement vécu sa vie sans trop de contrainte, libre, je crois, avec ce don de s'inspirer des autres avec une originalité particulière. Né en 1887, il fréquente l'école Julian durant 1 an, ses premières toiles qui comptent  d'influence cézanienne sont La Partie d'échecs (jeu cher aux Duchamp) reprise en version cubisteLa Partie d'échecs 1910Joueurs d'échecs 1911

et le portrait de son père en 1910Portrait du père de l'artiste M

 en 1911 il réalise des nus d'inspiration fauvienne, Il s'essaie au symbolismePortrait du Dr Dumouchel 1910 Met trouve un mode d'expression assez plaisant dans le cubisme en mouvement, son Nu descendant l'escalierNu descendant dans l'escalier n°2 1912

en 1912 toile qui sera décriée par ses propres frères, ce qui le blessera un peu ou son jeune homme triste dans un train 1911-1912 sont intéressantes, tout autant que le sont les titres, comme Le roi et la reine entourés de nus vites en 1912Le Roi et la Reine entourés de nus vites 1912les corps chez Duchamp roulent mécaniquement sur eux même dans une lente chute qui n'appartient je crois qu'à lui. Et ce sont à mon avis ses plus belles créations. Il est à ce moment là très productif, il chemine vite et puis à partir de 1912-1913, il regarde d'un autre oeil l'art, en conteste les valeurs défendues jusque là, il revendique une liberté, celle de penser autrement et de relativiser les valeurs imposées. En 1913, il peint une broyeuse de chocolatLa Broyeuse de chocolat 1914 où dit-il le Célibataire broie son chocolat lui même, facétieux Marcel Duchamp qui ne songera plus alors qu'à provoquer par ses ready-meade, ce qui est pour l'époque scandaleux, impensable, voilà c'est presque terminé pour Marcel Duchamp sa carrière de peintre. Il commencera à réfléchir à sa mariée mise à nu qui ne reproduit rien de neuf d'ailleurs, par rapport à ce qu'il a déjà peint. Il donne vie en 1921 à sa Rrose Sélavy qu'on peut lire Eros, c'est la vie' Rrose Selavycar Duchamp aime les jeux de mots, calembours, ce double féminin qui ajoute du mystère ou qui témoigne de son humour dadaïste. Il vivra aux États Unis, reviendra, repartira, ira en Belgique, jouera aux échecs avec passion, ses amis seront Picabia, Man Ray, Peggy Guggenheim, en 27 sans le sou il épousera puis divorcera 6 mois plus tard. Il participera à plusieurs élaborations d'expositions. En 1954 il se remarie et sa toile Les joueurs d'échecs est achetée par le Musée d'Art moderne. En 1955 il adopte la nationalité américaine. Il meurt en 1968 à Paris auprès de sa seconde épouse.  

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30 décembre 2014

Espace Paul Bedu Milly la Forêt

 Portrait de Paul Bedu

A Milly la Forêt, un petit musée charmant au nom de Paul Bédu, collectionneur de paysages, vues de Paris, natures mortes dont l'épouse a légué et financé pour la moitié cet espace consacré aux peintures acquises par son mari. Il fréquentait les salons de peinture alors fort à la mode et était lui même peintre amateur. A côté de noms célèbres comme Marie LaurencinLaurencin

Jean Cocteau, des noms moins prestigieux mais connus comme Lucien JonasLucien Jonas

Louise d'Aussy-Pintaud D'aussy Pintaux Louise                                                                                                                                               Charles Perron 1893-1958Charles Perron Le pot jaune

Roger de la Corbière 1894-1973Roger de la Corbière - Effet de lune 1954

Jacques Emile Blot 1885-1960Jacques Blot Le pain et le vin

Eugène Galien-Laloue

Eugène Galien-Laloue 1854-1941, Fred Money 1882-1956 qui fit son portrait et des noms connus que des galeries d'art où l'on vend à bas pris des oeuvres considérées comme désuètes, mais moi, j'ai bien aimé cette petite balade-souvenir d'un Paris disparu avec Julien Brosius,

Julien Brosius

Notre Dame J-Brosius

La place St Michel J-Brosius

Les roses Drutz

 Drutz, Gorges DansetRoses Georges Danset

 Emric RenierEmric Renier - Bourg de Batz Bretagne

Jean Talwinski

Talwinski

 Une salle est destinée aux peintres contemporains exposés ces dernières années dont Niki de Saint Phalle qui eut un atelier à Milly avec Jean Tinguely. Au final, j'ai aimé cette reproduction d'un intérieur bourgeois, me ramenant à des souvenirs d'enfance, une sorte de madeleine de Proust en quelque sorte. Ce n'est pas ce que j'aimerais avoir chez moi, d'ailleurs, bonne question, quels tableaux aimerais-je avoir chez moi ? Diable, diable, faut y réfléchir avant que Dame à la faux ne se ramène ! je n'ai pas encore trouvé de réponse sur le sujet, et pourtant ce n'est pas faute d'en voir des peintres à la pelle ! Suis-je une handicapée de la Peinture comme d'autres le sont de l'élégance, de l'humour ou d'autre chose encore. J'aime la peinture qui me raconte à chaque fois une histoire, j'aime les peintres, mais je n'ai pas encore trouvé une peinture qui me fasse vibrer et pourtant je vibre d'émotion en permanence, bizarre.  Moi j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre.

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16 décembre 2014

Famille Carrier-Belleuse - Père et fils

Louis Carrier-Belleuse

Famille d'artistes y compris chez les femmes,(épouse et filles) où sont passés à la postérité d'abord le père, Albert-Ernest  Carrier-Belleuse 1824-1887, sculpteur fort renommé sous Napoléon III maître de Rodin qui eut entre autres 2 fils : l'un rencontré au Petit Palais Louis-Robert Carrier-Belleuse 1848-1913 peintre, sculpteur, céramiste et directeur artistique de la manufacture de Choisy Le Roi qui avait une prédilection pour les petits métiers et les rues de PariLouis Carrier-Belleuse 1882s. En clin d'oeil aux petites plaques Défense d'Afficher, mon encyclopédie préférée m'indique que cette défense d'afficher sur les bâtiments publiques est issue de la loi sur la liberté de la presse du 29 Juillet 1881. Un tableau de Louis Carrier-Belleuse illustre bien cet affichage envahissant qui eut besoin d'être légiféré. L'autre fils d'Albert-Ernest s'illustra en tant que peintre pastelliste, répondant au nom de Pierre Carrier-Belleuse 1851-1932Pierre Carrier-Belleuse Belle rencontre dernière  dans un petit quartier de Paris (ancien Charonne dans le 20e), sur une place ronde, Place de la Réunion, (réunion du petit et grand Charonne) une curieuse statue plutôt arabisante, par sa forme et sa couleur, bon je suis très myope ! et puis en cherchant le nom de cette statue, je m'aperçois, ravie, que nous la devons à Albert Ernest Carrier-Belleuse en personne ! Celle-ci initiale patinée bronzeFontaine

 puis devenue jaune vers 2010 et qui revêt à ce jour une apparence-mosaïque de toutes les couleurs. FONTAINE JAUNE

Fontaine Place de la Réunion

  

 

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31 octobre 2014

Sonia Delaunay au Musée d'Art moderne

Dit Petit Flamenco détail 1915 Sonia Delaunay

De la couleur, du mouvement, du paraître, un goût certain pour les objets du quotidien, les marquer de son empreinte, décorer couverture, coffrets, abat jour, livres, vêtements et murs, une vitalité à toute épreuve.  Il y a un vide chez Sonia une rupture d'enfance qu'elle comblera par de la couleur, par une hyperactivité artistique et sociale.Sonia Terk 1901

Elle ne mentira jamais, elle éludera toujours, elle dissimulera ce qui l'ennuie. C'est une force de vie qui l'aidera tout au long de sa vie : éluder ce qui fâche et sourire toujours. Née en Russie en 1885 dans une modeste famille, Sarah Stern devient à l'âge de 5 ans Sofia ou Sonia Terk, du nom de son oncle maternel avocat à St Pétersbourg qui l'éduquera. Elle ne reverra jamais ses parents. Elle bénéficiera ainsi d'une éducation bourgeoise. Son oncle Henri Terk est un érudit féru d'art. Sonia dira de rares fois qu'elle n'aimait pas sa mère, ni sa tante non plus. Elle comblera ce manque d'amour donné, ce manque d'amour reçu, en se concentrant sur son devenir : émerger du lot et briller.  Sonia entre dans l'atelier de Schmidt-Reutter, en Allemagne en 1903 et y apprend les bases.Autoportrait 1904 Sonia Terk

Bord de l'eau 1906 Sonia Terk

En 1905, Paris où elle s'inscrit à l'Académie de la Palette, elle sera adoptée par la colonie russe. Elle se passionne pour les fauves,Deux fillettes finlandaises 1907 Sonia Terk

Cezanne, la gravure et se lie à Wilhelm Uhde collectionneur et marchand d'art. Philomène 1907 Sonia Terk détailElle commence à broder en 1908

Broderie

Objets réalisésCouverture

elle épouse Uhde en décembre, un arrangement confortable, elle y gagne le droit de rester à Paris et de connaitre ainsi tous les peintres qui percent : Braque, Derain, Dufy, Vlamink, Picasso, Robert Delaunay. Elle appréciait l'amour de l'art d'Uhde, elle découvre l'amour avec le peintre Robert Delaunay exalté, imprévisible, talentueux, fou de couleurs comme elle. Il y a chez Sonia une soif d'absolu, une exigence extrême où l'art est omnipotent. Robert Delaunay incarne cette particularité dont a besoin Sonia pour pouvoir aimer; il la stimule, comble son besoin d'énergie.Les Delaunay

 Qui est le maître dans ce couple ? Difficile à dire. Elle, est l'organisatrice, la gérante, la garantie de leur union. La peinture est leur façon de s'aimer jusqu'à la jouissance, lui se laisse guider par son besoin de peindre, elle, assure le tout. En 1910 elle l'épouse. En 1911 naissance d'un fils. Elle commence ses premiers abat-jour simultanés appliquant la théorie de Chevreuil sur le contraste simultané (contraste constitué par des couleurs perçues simultanément).Recherches pour PublicitésElle réalise ses premiers collages, des reliures en papiers appliqués et en déchets de tissu, elle fait des coussins, des gilets. 'La couleur l'excite' dit elle. Séductrice, Sonia Delaunay s'entourera toujours d'hommes talentueux et fragiles, Apollinaire, Blaise Cendrars, André Breton Louis Aragon, Philippe Soupault, Tristan Tzara, René Crevel, Joseph Delteil, Vladimir Maïakovski. Ces poètes seront un temps ses amis, mettront son art du costume en poèmes, beaucoup auront une destinée tragique, mais un temps ils auront traversé le ciel de Sonia, l'illuminant d'étoiles ... simultanées. Sonia aime s'amuser, le balBal Bullier 1913

Bullier est aussi un prétexte pour exposer ses robes qui bougent au rythme du tango ... simultanées bien sûr.Le bal Bullier détail 1913 Sonia Delaunay

1914 Robert réformé, ils partent en Espagne, puis au Portugal où les marchés de pastèques, melons, les costumes, la musique inspirent Sonia.PortugalMarché au Minho 1915 S DelaunayLes mouvements des corps et des couleurs  se contrarient et donnent un rythme.Chanteurs de flamenco 1915 S- Delaunay

 Cette guerre amènera pour Sonia la fin de sa rente provenant de biens immobiliers de Russie, en 1917 les bolcheviks nationalisent, Sonia est ruinée. Mais la rencontre avec Serge Diaghilev la sauve en lui proposant de créer les décors et costumes d'un ballet Cléopâtre.CostumeSonia décide alors d'arrêter de peindre pour gagner sa vie. Décor de théâtre, ouverture d'une casa Sonia en Espagne où elle vend ses objets, robes, chapeaux, meubles, tissus.Scène d'intérieur 1922 Sonia Delaunay gouache

La vente d'un tableau les aide à se ré-installer à Paris vers 1921. Sonia s'attèle aux costumes d'une pièce 'Coeur à gaz', d'une fête de charité. Sonia Delaunay crée sans arrêt tissus, robes et manteaux.Manteau

 L'exposition internationale des Arts décoratifs de 1925 la consacre avec sa boutique simultanée.S Delaunay

Atelier simultané

Robe du soir 1926 Delaunay

Elle créera même l'habillage d'une voiture. Financièrement cela dérape un peu, Sonia continue cependant ses travaux alimentaires. Lors de l'exposition Internationale de 1937 les Delaunay décorent 2 pavillons dont le Pavillon de l'Air.Décoration 1937Elle expose au salon des Tuileries, au salon des Réalités nouvelles des Rythmes qui rappellent un peu certaines toiles de Robert Delaunay . Et puis c'est la guerre et l'exode.Rythme couleur 1939

 La mort de Robert en 1941 la laisse désemparée. Elle se consacre à l'exposition rétrospective de son mari en 1946 et à son oeuvre. Elle renaîtra en 1953 à la peinture, la sienne. En 1960 elle peint un jeu de cartes esquissé lors de sa jeunesse.Composition

En 1966, elle rencontre son dernier poète Jacques Damase, elle réalisera autour de ses poèmes 11 pochoirs. Elle recrée des tapis, des lithographies, des décors, des costumes, des toiles

Rythme couleur 1965 Elle meurt en 1979.  

Sources : Sonia Delaunay de Dominique Desanti

Sonia Delaunay rythmes et couleurs

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27 octobre 2014

Thomas Couture à Senlis

Les romains de la décadence 1847

Rencontré par hasard à Senlis dont Thomas Couture 1815-1879 est originaire. Son tableau le plus célèbre est au musée d'Orsay ' Les Romains de la décadence' grand succès au salon de 1847. Couture a voulu critiquer ainsi la décadence de la monarchie de Juillet 1830-1848 sous Louis-Philippe. Si sa peinture est relativement oubliée à ce jour, il reste aussi célèbre pour son atelier ouvert de 1847 à 1862 qui verra défiler des peintres français et étrangers, Edouard ManetPuvis de Chavannes, Charles-Edouard Armand DumaresqCharles Monginot en sont les plus marquants. Il publia en 1867 un livre 'Méthode et entretiens d'atelier'. Il n'avait pas très bon caractère Couture, il affronta en Juin 1853 au café Divan Le Peletier le peintre Courbet, l'invectivant sur le réalisme de sa peinture, l'affaire fut calmée par la police. Mais ses élèves lui reconnaissent des qualités techniques particulières.  Il fut en son temps un portraitiste fort apprécié. Académique ou déjà moderne.Mme de Brunecke Thomas Couture

Baronne d'Astier de la Vigerie 1847 Thomas Couture détail

Sa renommée fut étendue aux Etats Unis notamment au Walters Art Muséum à Baltimore où il y a plusieurs toiles de lui. Souper à la maison d'or Thomas Couture 1855

Au canada, le Vancouver Art Gallery achète en 1931 la toile ' Souper à la maison d'or' où le modèle du jeune homme habillé de rouge fut un de ses élèves allemand le peintre ' Anselm Fenerbach 1829-1880. Cette toile récemment restaurée est en prêt à long terme au musée des Beaux Arts du Canada à Ottawa. Voilà qui réjouirait Thomas Couture un peu chagriné de ne pas avoir eu une notoriété durable, il quitta Paris un peu fâché vers 1860 pour résider en son pays de Senlis où le musée d'art et d'archéologie conserve plusieurs toiles de lui. Etude pour la Noblesse Thomas Couture

Thomas Couture 2

Il y installa son atelier dans la chapelle du palais épiscopal devenu musée. Il s'installa 10 ans plus tard à Villiers Le Bel où il continua à enseigner à des artistes américains jusqu'à sa mort. 

La Commandite entre 1860 et 1869

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19 octobre 2014

Street Art à l'espace Dali

Dali

 22 artistes donnent un coup de jeune aux oeuvres de Dali ... Les oeuvres d'art peuvent elles vieillir elles aussi ? pas toujours, mais toutes sont marquées par le temps qui passe et qui amène son lot d'artistes qui revisitent l'art des aînés .. C'est une bonne idée d'avoir demandé à des artistes Street Art de s'inspirer de Dali de près ou de très loin; L'art est aussi une Histoire en marche, et certains d'entre eux laisseront leur empreinte dans cette histoire là. C'est réjouissant et porteur d'espoir. En tout cas, moi j'aime bien cette idée, une sorte de transmission que Dali assure encore et toujours avec la jeune peinture. Son imagination créatrice puissante est relayée et motive la jeune génération, notamment celle qui a choisi de mettre l'art à portée de tous, car quoiqu'en disent certains critiques épris surtout d'eux même, l'art doit être accessible à tous et peu importe le chemin emprunté, celui de la rue vaut celui des musées.

Commissaire de l'exposition : Véronique Mesnager, Exposition jusqu'au 15 Mars 2015 à l'espace Dali.

Arnaud Rabier "Nowart" . Artiste plasticien vidéaste né en 1968. Site : http://www.rabiernowart.com/presentation.html Dali fait le mur Arnaud Rabier Nowart

Profil du temps

Dali avait un rapport particulier au temps qui passe et désirait y laisser son empreinte à jamais, une larme de Dali sur ce chemin obligé qu'est la vie.

L'homme en blanc est né il y a 30 ans créé par Jérôme Mesnager

Jérome Mesnagerné en 1961, l'un des premiers peintres de rue. St Antoine en son désert combat à coup de crucifix le pouvoir et la luxure, Mesnager le revisite à sa façon : http://jeromemesnager.com/?cat=3

La tentation de St Antoine par Dalila tentation de St Antoine Dali

Artiste Ouvrier

Artiste Ouvrier de son vrai nom Pierre-Benoit Dumont est un pochoiriste inspiré par les tableaux du XIXè siècle (Caillebotte, Klimt, Rosseti) et par la culture indoue. Il s'inspire de 2 tableaux de Dali. 

Les cygnes reflétant les éléphants 1937

Les éléphants 1948

Selfie

Codex Urbanus a utilisé le revêtement mural anti-graffiti qu'utilise la ville de Paris pour recouvrir les tags. La bête chimérique, c'est lui, le téléphone est un homard-scorpion, référence à Dali. Un selfie est un autoportrait photographique pris par un smartphone et posté sur les réseaux sociaux, mais quel est le selfie ici, la bête ou l'astre Dali ?

Sack est un artiste graffeur chinois qui étudie aux Beaux Arts à Aix en Provence.L'oeil du coeurAKIZA est un couple, lui Robinson artiste plasticien, une école d'arts appliqués à Toulouse, un prix spécial du jury à un concours de typographie international, elle c'est YoSHii sa muse, eux deux c'est AKIZA à l'origine un nom de poupée qui évolue en permanence, d'influence europééenne, japonisante un peu, d'art nouveau, de futurisme et de calligraphie, puis  devenue un nom d'artiste où il associe YoSHii. Une galerie des oeuvres et des produits dérivés : http://www.akiza.net/AKIZA

Rencontre entre AKISA et Dali où l'hermaphrodite escargot fait des siennes, référence à Freud pour la moustache dalinienne.                                                                                              

Kouka

Kouka est franco-africain, né en 1981 d'une mère comédienne, d'un père musicien et petit fils du peintre expressionniste Francis Gruber (1912-1948) diplômé des Beaux Arts d'Avignon il peint traditionnellement, en 1995 il adhère au street art. http://kouka.me/

 

Thomas Mainardi

Thomas Mainardi http://www.thomasmainardi.com/ né en 1983 à Lille. Vanité inspirée des thèmes daliniens.

L'homme mouton

Fred Calmets né en 1976 est peintre graviste et dessinateur a commencé par le street art. Son homme mouton créature chimérique inspirée d'un personnage crée par l'auteur japonais Murakami ne parle pas de Dali. 

Speedy Graffito, Olivier Rizzo peintre français né en 1961, école Estienne, travaille peinture, sculpture, installation, photos, vidéo. Wonder Woman se la joue éléphante dalinienne dans un décor fétiche de Dali (rochers du cap de Creus), dans l'univers de Speedy Graphito.Dans l'oeil de Dali

Nikodem de 1993 à 1996 étudie le dessin à l'école Emile Cohl à Lyon. A fait partie de plusieurs collectifs de graffeurs. Vit à Grenoble où il a son atelier.http://www.nkdm.com/bio/ infusion vidéoprojetée anamorphique

Rencontre au sommet du crâne de l'Infante

Paella, Michel Palacios est un artiste français d'origine espagnole né en 1962 http://www.paellachimicos.com/ en 1985 licencié d'Arts Plastiques il intègre le collectif des Frigos, lieu de création  (journées portes ouvertes au Printemps) .http://www.les-frigos.com/  Il revisite avec un humour décapant les classiques.

Kool Koor né en 1963 à New York, Charles Hargrove figure dans les musées et dans la rue http://koolkoor.wix.com/koolkoor. D'après Santiago del Grande de Dali Santiago el grande Dali

 Thunder, matez donc le crucifix ...pour le reste, c'est du Kool Koor, et c'est bien.

Kool Koor Thunder

Manser http://manser-fluxser.tumblr.com/ artiste plasticien qui privilégie la calligraphie et la photographie pour la sauvegarder.

 

Et à arpenter l'exposition, je me dis que ces artistes là n'ont pas besoin de Dali, ils sont tous déjà bien installés, ils sont preuves que la création est infinie, sans doute Dali est un grand, provocateur à l'extrême à une époque censurée, mais nul doute non plus que ceux là, catalogués artistes urbains ont déjà fait éclater les murs et que leur talent n'a plus rien à prouver.

Manser

 

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03 octobre 2014

Peintures flamandes à Montfaucon-en-Vélay en Haute Loire

Décembre

Décembre 2

Contemporain de Jan Brueghel (1568-1625) Abel Grimmer 1570-1619 né et mort à Anvers n'est jamais venu en Vélay, mais les hasards rigolos de la vie ont fait échouer ces 12 tableaux dans un village au nom qui ne manque pas de panache : Montfaucon en Vélay situé en Haute Loire à 46 km du Puy en Vélay. L'histoire de ces tableaux est assez rocambolesque, ces tableaux appartenaient au Marquis Melchior Mitte de Chevrières (1586-1649), seigneur de Saint Chamond dans la Loire, ambassadeur à Bruxelles qui reçut en cadeau ou acheta, on ne sait pas, cette collection. On ne sait trop non plus ce qu'il en fit, orna t'elle son château de Saint Chamond ou bien l'église nouvellement construite ? on les retrouva en tout cas à la révolution dans les dépendances de la dite église.

Janvier

janvier 2

Le curé de l'église Paul-François Régis Jamon natif de Montfaucon qui avait rejoint le club des jacobins à la révolution, chassé de l'église,  partit se réfugier en son pays natal avec la dite collection en 1794. Il confia ces tableaux à la chapelle de Notre Dame de Montfaucon en expiation, disent les bonnes âmes qui savent de quoi elles parlent, de ses péchés.

Grimmer 2

Grimmer détail

Ces tableaux furent volés en 1995 et retrouvés, ils ont ré-intégré la chapelle Notre Dame depuis 1999.

Juin

Détail Grimmer

Ces peintures sur bois abordent 2 thèmes, un religieux sur Jésus, et l'autre sur la vie flamande au XVI à travers les mois. Abel Grimmer les a peintes vers 1592. Les titres indiqués correspondent à des paraboles  dont la mention évangélique latine est signalée en bas à droite de chaque tableau.

Très belle balade à faire en voiture au pays des Sucs de la Haute Loire avec cette étape flamande à Montfaucon-en Vélay, un jour où le soleil est absent.

Grimmer Les vignerons meurtriers

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