19 novembre 2015

Germaine Richier 1902-1959

Richier

Germaine Richier est une provençale qui se forme à la sculpture à l'école des Beaux Arts de Montpellier où le directeur Louis-Jacques Guigues 1873-1943 est également conservateur du musée Fabre et anime aussi un atelier de sculpture que fréquente la jeune Richier. A Paris, elle sera l'élève d'Antoine Bourdelle. Elle épouse en 1929 le sculpteur Otto Bänninger. Installée dans son propre atelier, elle aura comme élève César. Elle expose ses oeuvres dès 1934 et aura rapidement une renommée certaine.Richier 3

 Elle passera les années de guerre en Suisse où elle rencontrera Giacometti, Jean Arp, Marino Marini, elle trouve au contact de ces artistes un style plus personnel. Elle rentre seule à Paris en 1946 et épousera en 1954 René de Solier rencontré dés son retour à Paris.  

Rien de plus à dire pour le moment sur cette sculptrice renommée mais que l'on ne rencontre que fort rarement, çà ou là.

Au musée Fabre de Montpellier, trois statues sont exposées. A quand une rétrospective de son oeuvre ? A mieux vous connaître Madame.Richier 2

Posté par maison43 à 15:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


08 mars 2014

Le Gardien - Gloria Friedmann

La Forêt de Rougeau en Seine et MarneG Friedmann

 abrite un Géant de terre, d'acier et de résine, tête au long cou où les bois des cerfs se mêlent aux chênes.G-Friedmann

Oeuvre de Gloria Friedmann, photographe, plasticienne, sculptrice née en Allemagne en 1950. Installée en France depuis 1977, elle utilise des matériaux naturels comme le bois, la terre, les feuilles, la fourrure, les pierres, les os.

Gloria Friedmann

   

Cette sculpture se situe au tout début de l'Allée Royale qui débute au Pavillon Royal construit en 1751 pour Etienne-Michel Bouret 1709-1777 financier qui fit bâtir ce petit Marly pour les chasses de Louis XV qui ne s'y rendit qu'une seule fois, snobant l'Allée Royale, lui préférant la Seine.

Posté par maison43 à 20:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09 septembre 2011

Le jardin des Tarots - Toscane

Niki de Saint Phalle 1930-2002 en fit l'oeuvre magistrale de sa vie, elle s'y consacra 18 années durant de 1978 à 1998. Sur un terrain donné par des amis à 6 km de Capalbio. Pour financer ce projet, elle  réalisa des commandes dont la Fontaine Stravinsky, vendit des sérigraphies, et des produits dérivés, dessina un flacon de parfum, elle fut sa propre commanditaire et réalisa tout ce qu'elle désirait,  elle y résida en permanence 10 ans. Elle se logea au coeur de l'impératricel'impératrice.  

 

 

 

 

 

 

 

La voilà l'impératrice, avec ses gros seins, son sexe-entrée ouvert à tous, elle a un corps de sphinx,  l'impératrice et symbolise la Mère et son ambivalence, soit la mère protectrice, soit la mère dévoreuse, soit la putain. Niki dira qu'elle exerce sur tous une attraction ... fatale.   

 

 

 

 1

 

 

 

 

 

 

 

 l'entrée de l'impératrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la cheminée

 

Et dans son ventre, logis pour Niki, sans doute plus épuré qu'aujourd'hui ...Elle y logea une dizaine d'années, souvent malade, souffrant d'arthrite,soignée par Ricardo.

 

 la cuisine

la douche 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la table

 le lustre

 

Tinguely

est

passé

par

le

lustre.

 Eden avant que le diable ne s'en mêle, enfance innocente avant que le mal ne la saccage, lieu secret où se réfugier, jardin de sculptures gigantesques, colorées, chargées de symbolisme et d'onirisme, référence à la bible, références aux arcanes majeures du tarot, le jardin des Tarots est né de l'ambition de Niki de devenir la plus grande sculptrice. Niki ne peut se contenter d'être épouse, mère, fille, compagne, femme, Niki est avant tout Niki, artiste, libre.  

La nature pour Niki de Saint Phalle est le Féminin. Tout ce qui constitue l'architecture est masculin. Niki est devenue l'architecte de son jardin, non par féminisme agressif, mais pour se mesurer à l'Homme, d'égale à égal.

 Elle est inspirée par Gaudi, Cheval et Pirro Ligorio architecte du 16ème siècle ( jardins de Bomarzo et jardins de la villa d'Este) . L'eau, les grottes refuges, ventres maternels dont il faut  nécessairement sortir, grottes bijoux où il fait bon se reposer, dragons, serpents, insectes, monstres nous accompagnent et nous invitent à regarder au delà de l'apparence . La végétation est celle de la Toscane, pins, oliviers, lauriers. De Cheval elle retient les annotations qui guident le visiteur, de Gaudi, elle adopte la mosaïque, de Pirro Ligorio, elle adopte les jeux d'eau et les gLe Magicien repose sur la Papesserottes. 

 

Le Magicien est la première construction que l'on voit, normal, c'est la carte de Dieu écrit Niki, lui qui a créé la farce du monde paradoxal dans lequel nous vivons. Il est juché sur la Papesse, qui représente l'intuition féminine, l'une des clefs de la sagesse, écrit toujours Niki de Saint Phalle, et elle n'a pas tort, Niki ! et puis la roue de la Fortune faite par Jean Tinguely.

 

 

 

 

 

détail roue, papesse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Niki a voulu faire de son jardin une sorte de parcours initiatique personnel pour le visiteur.  Il me faudra y revenir ...

Là je me suis contentée de voir et de regarder.

Alors, en vrac ....La mort, qui peut signifier aussi le renouvellementLa Mort 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ermite et l'oracle sa version féminine

qui nous incitent à chercher en nous même

notre trésor spirituel, à travers notre coeur.

L'ermiteL'oracle 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 colonnes dans la cour du château de l'empereur ...

1 (2)7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

65

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

43

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

910

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ricardo

 

 

 Le jumeau du cimetière Montparnasse

pour Ricardo. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et une symphonie de couleurs éclatantes, miroitant au soleil ....

or

 argent

 

 

 

 

 

 

 

chair rose des femmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

émeraude

Bien sûr toute une équipe l'accompagna, tout d'abord Jean Tinguely qui soudera les structures de fer, aidé par Seppi Imhof et Rico Weber, rejoints un peu plus tard par Dok Van Winsen et Tonino Urtis. La céramiste Venera Finocchiaro les rejoindra aussi, Ricardo Menon, Marcello Zitteli et d'autres encore. 

 

 

 

 

 

 

Le Diable est mon petit chouchou, si humain, si paradoxal, il est la carte de la vitalité, mais aussi celle de la vanité .. Le Pendu suspendu par un pied, regarde le monde à l'envers, compatissantLe DiableLe Pendu

 

 

 

 

Encore une petite dernière et je m'arrache ! y revenir A l'intérieur d'une petite chapelle, les miroirs réflètent le cosmos, la réflexion de la réflexion.

Posté par maison43 à 19:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

05 juin 2011

Sculpture'Elles

Voudrais pas polémiquer sur un sujet particulièrement sensible en ce moment, mais quand même, dire qu'il aura fallu des batailles, des années pour passer du terme sculpteurs femmes à sculptrices ... un peu de temps perdu non ?

Cela laisse songeuses hein les nanas ? Ya du boulot encore ... 

Bref, petite exposition de sculptrices qui s'étend du 18ème siècle à notre époque ...Pas trop d'explications mais après tout, le but est surtout de vous inciter à aller plus loin si cela vous chante ..

Musée des Années 30 à Boulogne Billancourt

En vrac, Sarah Bernhardt, tragédienne qui s'essaya à la sculpture. Elle dormait bien dans son cercueil, alors pourquoi pas cette petite vanité ... très Sarah !

  IMG_0527

    

Camille Claudel qui le paya terriblement ... Son implorante évoque son destin tragique 1864-1943

Bronze : L'implorante

IMG_0513

 

 IMG_0552

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Et pourtant, elle s'est un temps abandonnée la belle Camille, mais elle était juste un peu trop pour Rodin,  juste un peu trop pour son frère, juste un peu trop pour l'époque !

IMG_0550

 

 ORLAN, qui ose, provoque et ne laisse pas indifférent. Née en 1947.

A gauche étude documentaire en marbre sur le baroque et le drapé, buste d'ORLAN en Sainte ORLAN 1978

A droite Self Hybridation pré-colombienne 1998

IMG_0533

IMG_0506

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malicieuse Louise Bourgeois 1911-2010

avec ses créatures chimériques 

biscuit de Sèvres 1996 considéré comme un autoportrait, mi-animal, mi-déesse, mi-homme mi-femme, cette créature hermaphrodite fut éditée aussi en marbre rose, cire rouge, caoutchouc rose, mauve et bleu.

Louise a ainsi exorcisé sa mère, 'She-Fox', étêtée, châtiment de Louise qui ne pouvait accepter ce qu'elle considérait comme une faiblesse quant à sa clémence envers l'époux adultère, et pire encore cette mère supportait la maîtresse sous son toit, cette mère là n'avait pas de cerveau et méritait bien la décapitation. Quatre seins pour un seul phallus, c'est trop, non ? aux yeux d'un enfant, certainement.

 

IMG_0514

 

Sometimes I am totally concerned with female shapes
- clusters of breasts like clouds -
but often I merge the imagery - phallic breasts,
male and female, active and passive.

Louise Bourgeois - Nature Study, 1984/2001

Tout un programme, donc ..... sein, sexe, actif, passif ... sacrée Louise qui sut exorciser ses chagrins sans jamais se départir de son humour

 

  

L'obsessionnelle de couleurs Niki de Saint Phalle, ce n'est pas ce que je préfère d'elle, mais Niki, j'adhère toujours, quand même. 

IMG_0517

 

  

La découverte de :

Yayoi Kusama 1929 avec les Tulipes de Shangri-La, reproduction d'une sculpture à Lille.

 IMG_0520

Celle de Roberta Gonzàles 1909 1976 qui réalise une sculpture en fer à partir de plaques de fer soudées

Maternité 1940

IMG_0522

Claude Lalanne 1925, qui nous montre une 'Caroline' 1969 faite de cuivre, de cire, de polyuréthane, avec soudure en laiton

IMG_0524

 Laurence Drocourt 1963 et Aurélie Foutel 1967

Laocoon XYX 2005 (grillage de fil de fer et moteur)

IMG_0529

On est loin du compte, 77 sculptrices exposées .... mais c'est une mise en bouche pour aller plus loin si on le désire ...

Et on ira plus loin forcément ....  

 

Posté par maison43 à 18:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,