20 novembre 2012

A la française

Théâtre Marigny

Si on apprécie modérément Edouard Baer, on évite, si on aime, on y court ! comme moi qui suis fan de son humour potache, décapant, suave, tendre, l'intrigue est simple : il s'agit pour Edouard Baer d'organiser un spectacle pour les membres du G20, l'idée étant de valoriser la France. Edouard s'y met la veille et improvise une sorte de spectacle genre patronage, où chaque personnage fait son numéro : Philippe Duquesne incarne un stagiaire incompétent mais fils de ... Guilaine Londez est la femme de ménage, Alka Balbir est la France, Léa Drucker est l'assistante de Baer, Atmen Kelif est un dresseur de chat, excellent en bibliothèque Mitterand, un chat, un cochon ... Baer nous livre une douce satyre de nos travers, de cette vie où Français de souche et adoptés cohabitent, délicieusement incorrect et légèrement subversif le Baer.  Alors oui, c'est un peu foutoir, pas d'intrigue réelle, mais c'est un amusement à la française qui se termine bien sûr ... par une chanson.      

Prix de 32 à 60 euros. Oui, c'est cher. D'une manière générale, le divertissement reste un luxe.

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16 novembre 2012

Blonde - Joyce Carol Oates

Joyce Carol Oates 1938

blonde

D'emblée, quelque chose me gêne : l'auteure signale que ce n'est pas dans Blonde qu'il faut rechercher des faits biographiques concernant Marylin Monroe, mais précise que les faits relatés s'inspirent des faits de la vie de l'artiste même si ils sont fictifs. On peut donc dire qu'il s'agit d'un roman puisque l'imagination de l'auteure a produit des faits similaires mais non vécus par l'artiste. ' La synecdoque' en est le principe écrit-elle en préface. Allégorie, comparaison, symbole, périphrase, métaphore, métonymie, synecdoque sont tous des tropes et un trope c'est :  

Un trope (substantif masculin), du grec τρόπος, tropos (« tour »), est une figure de style ou ou figure de rhétorique, de signification destinée à embellir un texte ou à le rendre plus vivant qui consiste à employer un mot ou une expression dans un sens détourné de son sens propre (exemple : voiles pour vaisseaux).

Donc ce roman est fictif, seuls les personnages ont vécu réellement, les situations sont inspirées librement de la vie de ces dits personnages. Vouis !!! dans la mémoire collective, ce roman restera quand même une des vies de Maryline Monroe, avec des pensées intimes qui n'appartiennent  qu'à l'imagination de Joyce Carol Oates .. il y a je trouve un peu d'usurpation d'identité là dedans, et mon goût maladif pour l'authenticité en est chagriné !!! et pour moi, ce livre n'est pas un roman mais une  pseudo biographie déguisée, erronée et essentiellement exploitable.

Marylin Monroe est une légende qui appartient à tout le monde, Norma Jane Baker n'appartient qu'à elle même, et il n'est pas sûr qu'elle aurait aimé l'exploitation de son identité privée, car indéniablement il y a derrière le mythe qui perdure une exploitation commerciale énorme. Le reste, ses fans, ceux qui l'aiment pour toutes les raisons du monde, appartient à la légende, ce qui est différent. Question de vocabulaire ? non question de comportement, question d'éthique. 

L'auteure décortique la vie de l'héroïne depuis la prime enfance, avec une mère psychotique et traumatisante, puis la vie difficile dans un foyer, puis le placement dans une famille d'accueil, et enfin le premier mariage à 16 ans ... l'absence de père lui fera chercher à travers tout homme un père pour la protéger, mais pas que père puisque la sensualité débordante, parfois inconsciente de l'héroïne naïve, belle, photogénique, déterminera son rapport aux hommes. Puis, début dans le monde de la photographie et cinématographique de l'époque qui passe obligatoirement par le sexe. L'héroïne naïve et immature confond le sexe avec l'amour. L'héroïne n'a aucune confiance en elle, bégaie, mais dés que son partenaire masculin entre par un baiser, une caresse, dans son monde, elle l'identifie à l'un de ses fantômes masculins issus de son enfance : elle peut alors devenir actrice, toute peur annihilée, elle est devenue personnage de cinéma, elle qui n'existe pas vraiment . Seulement voilà, il lui faut passer toujours par un sexe d'homme à cette héroïne pour exister, et elle recherchera vainement un homme qui arrive à l'aimer .... il lui en faudra des hommes ... et tout ça, pour ne jamais rien comprendre à rien ...à la page 631, je feuillete les autres pages, mais voilà, le fait est là : ce livre m'ennuie profondément, et je ne le finirai pas, cela m'est impossible, ce qui est rarissime chez moi ... 1110 pages, c'est énorme, trop, pour raconter une vie de femme morte à 36 ans où l'on parle presque exclusivement de ses rapports aux hommes, où l'auteure se livre parfois à des exercices de style sans intérêt, où l'auteure, se met trop à la place de l'héroïne et nous livre ses confidences intimes. 

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13 novembre 2012

Au service de sa majesté

Au service de sa majesté

Vu ce film avec mes 3 petites filles ... bien sûr il y a mes chouchous Edouard Baer, Fabrice Luchini, Catherine Deneuve, Guillaume Gallienne et ceux qui ne le sont pas, Valérie Lemercier et Gérard Depardieu, tous, cependant excellents dans leur rôle. Les effets spéciaux s'harmonisent à la tonalité franchouillarde du film (et de la BD, entre nous !) ... les acteurs dominent bien sûr les personnages : le Baer-Astérix ergote et philosophe, le Depardieu-Obelix se révèle plus fin qu'il en a l'air, la reine Deneuve pratique avec un royal savoir-faire l'autodérision, le Luchini-Cesar un peu cabotin, comme d'hab, césarise ou luchinise à tout va et moi j'y suis allée justement pour ça; cela tombe bien !  bien sûr il y a des clins d'oeils énormes, des jeux de mots faciles, mais cela se laisse voir avec beaucoup de plaisir et que dire de la joie délirante des petites filles qui hurlent, rient, commentent, tout en se gavant de pop corn ...  bon petit instant familial vraiment, oui on oubliera vite le film, aussi, mais sur le moment, ça fait du bien ! 

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11 novembre 2012

Jayne Mansfield 1967 - Simon Liberati

Simon Liberati 1960 journaliste, écrivain.

Simon Liberati

Singulier, ce livre, basé sur la mort accidentelle et médiatique en 1967 d'une actrice blonde américaine extrêmement controversée et qui bien que célèbre en son temps par sa plastie et ses extravagances tombera un jour dans l'oubli, si ce n'est déjà fait d'ailleurs. Cette femme restera pourtant le symbole d'un moment de l'histoire du cinéma hollywoodien, un des symboles d'une certaine génération ravagée par le LSD, qui causa des drames sanglants chez les stars de l'époque, comme chez les quidams. Liberati, au début de son roman semble se complaire dans un voyeurisme froid, clinique, factuel; un rapport d'autopsie, et d'expert en accidentologie en somme, assez ennuyeux, mais, il réussit à nous faire entrer par un détail qui m'avait frappée, une précision anodine : Jayne Mansfield n'a pas été décapitée, mais son visage a été déchiqueté, Libérati ,donc, réussit à nous faire entrer, à notre esprit défendant, dans ce rôle de voyeur, rôle que je déteste particulièrement, mais son but n'est pas que de nous amener là, il dépasse ce stade pour aller à la rencontre d'une destinée pas banale et peu enviable, celle d'une movie star, symbole de l'Hollywood des blondes platines, aux formes voluptueuses, lancée par la Fox contre sa rivale Marilyn Monroe, star déchue à 34 ans, avant même la consécration, Jayne Mansfield jouerait la victime expiatoire de la seconde chasse aux sorcières, celle des stars populaires, par les tenants d'une Amérique culturelle, inspirée du modèle européen. Mais, ce n'est pas que la mort d'un système que Jayne symbolise, car elle n'y avait plus sa place de vamp blonde formatée, c'est aussi un des symboles de cette contre-culture qu'était le psychédélisme et Jayne s'y perdra. Elle était devenue à partir de 1962, une sorte d'attraction foraine, rose et blonde à forte poitrine, Une de ces femmes qui, ayant fini d'être belles, deviennent des monstres dans l'espoir d'entretenir l'attention. De sa rencontre avec LaVey (fondateur de l'église de Satan), elle espéra y trouver, nous dit-on, une gloire éternelle, Liberati choisit d'y voir le début d'une sorte de pacte-malédiction avec le Diable. Nul doute de toutes façons que Jayne Mansfield  avait choisi, depuis le début de sa courte carrière, une des pires façons de descendre aux enfers, dont il est difficile de remonter. Le destin décida d'abréger ses souffrances. Et au final, j'en arrive à penser que cette femme qui a voulu se forger un destin, avec un acharnement névrotique, a réussi son but, même si c'est au détriment de ce qui aurait pu être une autre vie. Et pourtant Vera Jayne Parler 1933-1967, devenue par ses soins Jayne Mansfield avait dans son jeu des atouts certains, la beauté, l'intelligence ... mais le destin et elle même en avaient destiné autrement. Et, pour moi, voilà le thème essentiel du livre : Est on toujours maître de son destin, ou en sommes nous, souvent, le jouet ? 

'Malgré son alcoolisme et ses excès, Jayne Mansfield, élevée sévèrement par une mère institutrice presbytérienne, appliquait une main sérieuse à ce qui comptait le plus à ses yeux : les minutes d'un destin machiné par elle même.'  

Ce point de vue, car il ne s'agit que d'un point de vue, est intéressant, et dans mon histoire personnelle fort agréable à lire, puis à intégrer !!!! 

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07 novembre 2012

Un plan parfait

un plan parfait

Télérama (ainsi soit il) trouve ce film réussi, bonne comédie en somme. Je me souviens que le même journal (ainsi soit il aussi) trouvait le film 'Le Prénom' un peu plat, comme du théâtre filmé ... curieux cette différence de traitement ! je trouve pour ma part (fort humble il est vrai) qu'un plan parfait' joue dans le burlesque lourdingue, et que les dialogues manquent d'originalité; il s'agit plutôt d'un comique de gestes, où Dany Boon n'est pas mauvais quand on aime ce genre, mais à la longue, on regarde l'heure, même si la beauté de Diane Kruger est indéniable, même si les seconds rôles féminins et masculins aident aussi à faire passer le film. Moyen et vite oublié. L'histoire est éternelle : la rencontre de la belle et de la bête ... 

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06 novembre 2012

Chaise

Chaise

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04 novembre 2012

Dame de La Chomette

Avant restauration

Cette Dame là a acquis, bien malgré elle, une notoriété certaine, même Martin Quenehen en parle, sur France Culture, c'est dire ! bon, Martin ne connaît pas grand chose des Vierges en Majesté, c'est certain ! Mais il met en valeur deux élèves de l'Institut National du Patrimoine qui se sont chargées de la restauration de Dame Chomette, bien abîmée par les restaurations successives, dont la dernière daterait des années 1920-26.

Sa tunique aux plis ovales, peu nombreux, symétriquement placés autour d'un pallium (ornement liturgique placé autour du cou) la rapproche des Dames de Monistrol d'Allier, Saugues et Vernols. A l'origine, sa tunique bleue était en lapis-lazuli broyé, ce qui constitue un fait assez rare. Les 2 restauratrices ont gratté jusqu'à 6 couches de peintures successives, gratté aussi le mastic qui couvrait une fissure au visage.

Après restauration

Dame Chomette est en bois de peuplier et date du XII ème siècle. 

Le 23 Octobre dernier, elle a retrouvé sa place dans l'église de  La Chomette qui est la plus part du temps fermée.

Même si la qualité de la photographie est différente, il faut reconnaître que Dame Chomette a gagné à être restaurée bien qu'elle soit austère, sévère, solennelle.

 

 

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28 octobre 2012

Incidences - Philippe Djian

incidences

Ils nous en parlent tous en ce moment, de la difficulté d'être écrivain; chaque automne, déjà la petite Nothomb nous verse une larme à ce sujet, tandis que Naulleau en profite régulièrement  pour demander à Nothomb de faire une pause; même Luchini, le héros  prof de français du dernier film d' Ozon 'Dans la maison', a pour thème, entre autres, ce sujet ... Alors retrouver la question dans le premier livre que je lis de Philippe Djian 'Incidences' ne m'étonne pas vraiment. C'est un thème récurrent et à la mode !

L'histoire d'Incidences

De la ménagère de moins de 50 ans,( il ne faut quand même pas exagérer), à l'étudiante jolie ( qui voudrait d'une laide ?), toutes rêvent de passer dans le lit de Marc, fumeur impénitent et charmeur de 53 ans accessoirement prof de français , excellent masseur des chevilles de sa soeur, fragile des reins surtout quand il transporte un corps inerte de jeune femme morte.  Lui qui est toujours sorti avec des filles de moins de 26 ans, en dehors de sa soeur avec laquelle il entretient des rapports incestueux, devient amoureux de la belle mère de la jeune femme morte, 46 ans mais belle. Un policier mal embouché inerte lui vaut à nouveau une lombalgie fort douloureuse. Il aime le feu, Marc, feu purificateur, de ceux qui se sont mal conduits lors d'une enfance traumatisante, du psychopathe dangereux qu'il est. Alors Boum !

Voilà pour l'histoire qui se tient.

 Le narratif n'est pas désagréable, Djian a le sens de l'intrigue, le goût des chutes brutales, un rythme assez soutenu, on ne s'ennuie pas. Mais le descriptif est parfois banal :

 Les moteurs n'arrêtent pas de vrombir,   le noir et le sang sont d'encre, la lune brille dans le ciel 

Le moteur en refroidissant cliquetait comme un squelette.

Et une petite dernière de bon goût ' ... pour examiner les fesses de Myriam, pour tenir son nez au dessus d'elle et de sa limace alanguie, gonflée sidérante'.  Sidérant,  c'est bien le qualificatif qui convient aussi !

Bon, je chipote, un peu, par plaisir, je pinaille !! Ce n'est pas le plaisir pur des mots que l'on cherche dans ces livres, c'est un petit ensemble qui fait passer un petit moment agréable. 

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27 octobre 2012

Amour

amour

On peut se demander pourquoi Michael Haneke a pris le parti de réaliser un documentaire, réaliste et juste, sur le maintien à domicile, fort bien joué par 2 acteurs qui sont parfaits. On pouvait s'attendre à autre chose. Certes, on retrouve, avec émotion le sourire ravageur et tendre du Trintignant jeune, et le charme inaltérable d'Emmanuelle Riva dont le visage ridé est beau tout simplement. Ils ont bien vieilli. Mais pour avoir vécu quatre agonies d'êtres aimés, je trouve que cette cinquième mort annoncée de cinéaste est trop limitée aux symptômes (où il ne manque que les odeurs) et complètement dénuée d'humanité ! Les émotions sont curieusement laissées de côté, à part l'inévitable refus  de l'héroine principale d'être vue diminuée par les siens, et son désir très humain d'abréger sa dégradation.  Pourquoi diable ce film manque t'il autant de tendresse, de chaleur, d'humour, de générosité car il y en a de ces moments entre ceux qui vont mourir et leurs proches ... Si Haneke souhaitait nous montrer l'effondrement d'un vieil homme dépassé par la maladie douloureuse et invalidante de son aimée, effondrement qui le mène à la déraison, et bien OK, c'est réussi. Si, il souhaitait, par contre, révéler une autre dimension de l'amour, c'est raté.

En fait, c'est le titre qui pèche ! Agonie aurait mieux convenu, moins accrocheur, sans doute mais plus conforme au scénario. Et je me sentirais moins flouée ! je ne serais d'ailleurs pas allée le voir. Quoique, pour Trintignant, si, peut être ... si, quand même !   

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26 octobre 2012

La mujer pescadora Tenerife

Puerto de la Cruz

Revendication féministe légitime déguisée,  Hommage aux Femmes de pêcheurs, qui vendent, à la criée, les poissons pêchés par les maris .... il y en a plusieurs sur l'île ...

 

 

Ténérife 2

Ténérife

Tenerife 3

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