Guiard vers 1906

C'était il y a longtemps, au milieu du siècle dernier, robe auburn, yeux en amande rehaussés de khôl, têtes fines, les vaches de retour à l'étable nous attiraient quand, au soir, Marcellou les ramenait à l'étable. Etaient elles des Mézines ou des Gévaudannes ? je n'en sais rien, en tous cas cette race bonne laitière disparut au cours des années 60 au profit de croisements entre aubracs et salers.

Disparus aussi les rires de Marguerite, de Rose et de Violette

Fleurs

Non ce n'étaient pas des vaches, bien qu'à la réflexion, il y en eut des nommées Marguerite, ou Rosette et peut être même Violette, c'est la première fois d'ailleurs que j'évoque un tel rapprochement entre ces prénoms qui furent ceux de ma mère et de ses soeurs. Leur mère Geneviève, grande Dame issue pourtant d'une très modeste famille de St Privat d'Allier ne songea, n'en doutons point qu'aux fleurs. Mais ce parallèle un peu osé, convenons en m'amuse beaucoup.

Aïe, j'ai l'âge d'évoquer ces années-bonheur avec une tendre nostalgie, Dames ne sont plus, et tant d'autres avec elles, mais le bonheur est resté, et moi encore.