08 novembre 2013

Pierre Favier bis

P Favier2

Quelques nouvelles de mon Auvergnat, celui qui vient, probablement, du côté Fournier Bastide et qui trouva sa place au Mas (disait ma grand mère) une belle ferme située à la croix d'Oura que mon grand père acheta pour sa famille devenue trop importante pour loger tout ce monde à la villa Rose dite villa Marguerite. Il s'agit donc d'une banale copie, sur papier, signée qui plus est par un faussaire !!!  il y en eut pléthore à l'époque, mais l'Auvergnat a maintenant un nom, une famille dont une descendante charmante m'a donné quelques informations. Claudius Badiou, paysan d'Alleyrac a posé pour Pierre Favier, le lieu exact est le calvaire d'Alleyrac, sur l'original l'on peut voir le mont Breysse situé en arrière fond, et le village d'Alleyrac en contrebas. L'original a été peint par Pierre Favier en 1932. Le vernissage eut lieu en 1933,  la distillerie Pagès utilisa ce portrait pour étiqueter quelques unes de ses liqueurs, l'office du tourisme de la Haute Loire s'en servit également comme affiche publicitaire, affiches que l'on trouve en cherchant bien dans les librairies de livres anciens du Puy. 

image011

Mon auvergnat, banale copie d'une peinture de Pierre Favier pas mal réalisée cependant, a son histoire aussi et son mystère quant à son auteur .. mais il a retrouvé sa place, en Haute Loire; dans ma maison.

Posté par maison43 à 16:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


07 novembre 2013

Caustiques ou burlesques ces films ?

Un château en Italie
neuf-mois-ferme

et dans tous les cas, imprégnés d'un humour ravageur, qui décoiffe, l'un dans le grinçant pour Albert Dupontel, l'autre dans le loufoque pour Valéria Bruni-Tedeschi,  et les 2 dans le subtilement tragique parfois. Des acteurs au top dans les deux films. Recommandé hautement en cas de temps maussade.

Un château en Italie est un moment de vie où une famille riche désargentée se démunit de ses biens (château, Brueghel)  tandis que le fils se meurt du SIDA  et que la fille se cherche encore.

9 mois ferme met en face à face une stricte juge d'instruction et un repris de justice accusé d'avoir tué et dégusté les yeux de sa victime ...  

 

Tavernier

Toisième film Quai d'Orsay qui est à la fois, caustique, burlesque et cocassement dramatique sur le fond ! Je ne sais pas si ce film va nous réconcilier avec les hommes politiques, mais moi cela me réconcilie avec Bertrand Tavernier que je n'ai jamais trop apprécié. Thierry L'hermite y trouve enfin un rôle à sa mesure, Niels Arestrup est excellent et les autres acteurs pas mauvais non plus.

Posté par maison43 à 18:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 novembre 2013

Château de Ceyssac - Haute Loire

CEYSSAC

En cherchant le golf du Puy en Vélay, nous avons découvert un site que nous ne connaissions pas, dans une petite vallée pas loin du Puy, un petit frère au rocher de Polignac.

Ceyssac La Roche
c3

Ce château appartenait aux barons de Ceyssac. Il entra dans la famille de Polignac en 1130 lors du mariage de Guillemette de Ceyssac (née vers 1110 morte vers 1142) avec Pons II vicomte de Polignac (dcd en 1173). Je ne sais rien de plus de ce château pour le moment. (se renseigner en bibliothèque du Puy si sont en possession du livre de Louis de Becourt 'Histoire de Ceyssac 1916).  

Le rocher de Ceyssac est creusé de grottes. Dans l'une d'entre elles au pied du rocher, une chapelle troglodyte  édifiée au XII e siècle, affectée au culte jusqu'en 1873.

Chapelle troglodyte de Ceyssac selon représentation panneau

Celle ci, ainsi que les ruines du château sont privées. Paraîtrait que l'on peut la visiter lorsque le propriétaire est présent.

ceyssac1

  

Posté par maison43 à 18:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

05 novembre 2013

Christ - Costaros

Christ Costaros détail

Version édulcorée assez surprenante, en cuivre, d'un Christ en coiffe, au visage imberbe par le peintre sculpteur Lucien Gires (1937-2002) en l'église de Costaros en Haute Loire. 

Christ Costaros
Christ Costaros détail 2

Etrangement minimaliste, déshumanisé, visage asexué, au total assez terrifiant je trouve, androïde presque !!!

Quoi, Christ, tu ne serais pas humain ?

Posté par maison43 à 13:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 octobre 2013

Les marais- Dominique Rolin

rolin

Dominique Rolin (1913-2012) est née en Belgique. Une femme belle jusque dans sa vieillesse, un talent littéraire sûr, plusieurs hommes dans sa vie dont Philippe Sollers. Les marais achevés en 1940 seront publiés en feuilleton dans Cassandre, une revue contreversée dans cette période de guerre tenue par Paul Colin accusé de collaboration et qui sera assassiné en 43. Dominique Rolin s'est mariée en 37 pour fuir une vie familiale tumulteuse dont elle s'inspirera dans son roman. Pas simple la vie de famille chez les Rolin, comme chez tout le monde ou presque. Pas simple non plus la vie conjugale de Dominique Rolin qui quittera mari et fille pour aller à Paris. Pas simple non plus sa vie amoureuse.

Monsieur Tord est un drôle de père,qui aime déplaire à ses enfants, un peu tortionnaire par conviction, Madame Tord une femme qui appartient à la race des victimes et qui a fait des enfants froids et forts : Polenka qui va se marier, Alban et Ludegarde, Alexis et Barbe la petite qui ne va pas encore à l'école, la seule qui regarde son père avec amour et innocence. En dehors de Barbe qui aime son père et Alban, il n'y a pas d'amour dans cette famille ni de communication : chacun vit dans son monde, craintif de l'autorité paternelle et se libérant dans ses rêves. Alban a des visions d'apocalypse hallucinatoires et vit dans un monde onirique où les prés incurvés avaient la mollesse et le velouté des étoffes précieuses ruisselant aux creux des hanches d'une dormeuse, monde qu'il rejoindra un temps pour fuir l'atmosphère familiale pesante. Un cousin Ur débarque dans la famille, un qui est de la lignée des mâles de la famille, pâle, blond, sans relief qui prendra de l'assurance au fur et à mesure qu'il prendra l'autorité du père abattu par la mort de Barbe. Il choisira Ludegarde future victime consentante à l'image de sa mère. Pourtant Ludegarde fera une fugue, pas loin, chez le vieux Ramage et reviendra elle aussi dans la prison familiale dont Ur est devenu le geolier. Et l'histoire du début recommencera ou presque.

Livre écrit sous l'influence d'une vie familiale encore marquante, où les hommes éprouvent une certaine pitié empreinte de mépris envers les femmes, qui appartiennent à la race impure des esclaves. La petite enfance symbolisée par Barbe est curieusement épargnée, mais ne survit pas, l'innocence meurt, et la jeune fille devient femme que l'on soumet en alternant violence et tendresse. 

 Une lègère tendance préraphaélite dans le style de Dominique Rolin assez baroque dans ses expressions littéraires, ses descriptions enflammées 'ses cheveux frémissaient comme les buissons qu'il avait traversés. Il avait essayé de découvrir et de recueillir, ne fût-ce que l'espace d'un éclair, la parole qu'il savait enclose au fond des ravins, à l'endroit où les ruisseaux trébuchent'.  extrait. Ce premier livre est assez étrange, on hésite entre renoncer à le lire ou au contraire s'acharner à le lire, pour connaître la fin.

Pas décue cependant, je suis attirée par d'autres lectures de cette auteure qui suivront, j'en suis sûre.

Posté par maison43 à 18:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


17 octobre 2013

La vie domestique

la vie domestique

Elles sont belles, élégantes, avaient un métier intéressant qu'elles ont interrompu pour élever les enfants, elles ont épousé des hommes qui gagnent confortablement leur vie, et qui, en gardant leurs femmes à la maison s'offrent les services confortables d'un hôtel 3 étoiles : ménage, courses, éducation des enfants en prime, côté sexe, calme plat ou non évoqué, ce n'est pas le propos du film. L'une de ces femmes jouée par Julie Ferrier a une gueule de caissière selon ses dires, et bien justement elle était caissière, comme quoi une femme issue d'une classe sociale défavorisée peut atteindre le niveau d'une femme de la classe moyenne (ouf!). Elles habitent des maisons style Kaufman et Broad dans une  plaisante nature aux poétiques plans d'eau. Mais voilà, entre bénévolat et balades dans les centres commerciaux ces femmes là s'emmerdent prodigieusement, un peu à la Bovary, avec une certaine langueur légèrement amère, celle qui fait soupirer longuement, celle qui vous fait mourir à petits feux. Et oui la maternité ne leur suffit pas à ces femmes là, la vacuité de leur existence les accable, et les enfants loin de remplir leur vie finissent par leur peser lourdement.

Film désenchanté  un peu charmeur, un peu énervant !! Nous avons toutes un petit côté de ces femmes là, nous connaissons ou avons connu les difficultés à concilier travail et maternité sans même évoquer les difficultés liées à l'éducation de nos chères petites têtes rousses ( y en a marre des blondes !)  en même temps, on regarde avec un certain effroi ces femmes se perdre avec fatalisme dans la désolation de leur vie au rythme des plans sur les étangs, petits interludes beaux et mélancoliques. On a envie de les secouer, ces mollassonnes !!! et de les envoyer illico presto à leur travail, où alors d'autres joies surviendront : garde des enfants, travail post scolaire, courses à faire à la volée, épuisement garanti ! mais ennui envolé ! A noter une savoureuse prestation de Marie Christine Barrault, le jeu des autres actrices est excellent.  

Je n'ai pas évoqué les époux du film, ils sont tous sur le même modèle : aveugles à leur femme, uniquement préoccupés de leur précieuse personne, avec un zeste de muflerie et de misogynie, un peu trop cliché, les maris.

Posté par maison43 à 18:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 octobre 2013

Diplo, Tyranno et les autres

Le troupeau central

Il s'agit d'une accumulation gigantesque d'ossements authentiques, mais pas à la Arman, non à la scientifique, avec aussi des moulages en plâtre, peints, impressionnante, marquante, inoubliable. 2500 pièces ostéologiques dont 1000 squelettes complets soit montés à partir de la ménagerie du jardin des Plantes (créée en 1794), soit collectés par des voyageurs scientifiques au 18 et 19ème siècles.galerie d'anatomie comparée

On imagine la patience colossale qu'il a fallu pour reconstituer le tout, on imagine le temps infini  que les paléontologues ont passé à prospecter sur les terrains de fouilles, photographier, cartographier, fouiller, extraire, emballer, assurer le transport des fossiles, et puis les étudier en laboratoire avant de les décrire dans une publication scientifique. C'est une science relativement nouvelle, l'étude de ces fossiles, qui date d'un peu plus de 2 siècles. En 1799 on découvre en Sibérie des ossements de mammouths ayant vécu entre de -2,6 millions d'années à -3 700 ans. Cela laisse un peu songeur. Je ne sais plus quel livre d'enfance fut à l'origine de mon désir de visiter cette galerie de Paléontologie, mais périodiquement lors des balades au Jardin des Plantes, ou à la galerie de l'évolution, je me remémorais ce rêve pourtant aisé à accomplir (j'ai les rêves modestes, quoique !). Et bien voilà c'est fait, et je ne fus pas déçue. Non, il n'y aura aucune indication pointue (ou pas) scientifique, je n'ai pas la fibre savante, chercheuse, bref scientifique, et si j'ai rêvé de l'avoir un jour, ce devait être sous une influence légèrement alcoolisée qui me fait dire n'importe quoi. Il y aura seulement les fossiles préférés, les squelettes remarqués,iguane

les préparations en fluide (oui le terme est joli) horribles, le plaisir ressenti de se promener dans ces allées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Diplodocus

Diplo

est un moulage offert par Andrew Carnegie (1835-1918) riche philanthrope américain passionné de paléontologie, il a fondé un musée d'Histoire naturelle à Pittsburgh; il fit faire 11 copies d'un diplodocus, d'après un original découvert dans le Colorado, qu'il envoya dans les plus grands musées.

tyranno

Tyrannosaure de la galerie est une copie.

galerie paléontologie

Cynthiacetus peruvianus est un cétacé, ancêtre présumé des baleines et des dauphins.

cynthia bis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mégaceros est le plus grand cervide qui ait jamais existé.

magaceros

mammouth

Un mammouth méridional découvert en 1872, le plus ancien mammouth européen.

      Le ptéranodon tente son dernier envol.

Galerie de paléontologie

Les petits fantômes

Les petits fantômes de la galerie veillent hilares sur les passants que nous sommes.

      La tortue vibre

t

  

 

  

   

la baleine chante

Baleine

Et le poussin piou ...   

Et moi, qui ne suis vraiment pas scientifique j'ai vraiment adoré ce moment pseudo-paléontologique.

Posté par maison43 à 19:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

12 octobre 2013

Tony Cragg

Déjà vu au Louvre en 2011, Tony Cragg, anglais né en 1949 expose jusqu'au 5 Janvier 2014 au Musée d'art moderne de Saint Etienne une petite vingtaine de ses oeuvres. Il débute dans les années 70 faisant partie des nouveaux réalistes comme Arman, César, Tinguely ou Spoerri en recyclant des objets récupérés dans les décharges, il anticipe le tri sélectif et en fait des oeuvres d'art.Musée St Etienne

Tony Cragg

Pour le musée, il réinstalle une lune en plastique bleu, collée sur le mur.Musee St Etienne 7

Tony Cragg colle des dés de façon aléatoire sur une structure en polyester recouverte de résine.

Musee St Etienne 4

Tony cragg empile des récipients en verre, fragile art éphémère le temps d'une exposition, lien fragile de la vie qui se rompt en une seconde ?

Musée St Etienne 4

Il passe ensuite à des matériaux qui se prêtent au mouvement comme le bois, le marbre, l'acier ou le bronze fondu. Il joue avec nos sens : toucher et vue, avec notre émotion : sensualité des courbes, interprétation libre de ses sculptures.Musée St Etienne 3

 Il travaille le bois en assemblant, collant, polissant, teintant des lamelles de bois, il développe les volumes autour d'un axe, les perce, les incurve, crée du mouvement dans l'espace, et nous invite à en faire le tour. 

Musée St Etienne 6

 Il travaille le bronze grâce à un procédé de formes molles ou liquides qu'il peut ainsi modeler à sa guise.

 

Musée Art moderne St Etienne

Des formes anthropomorphes ...

  Une petite dernière en kevlar. Au plaisir de

Musee St Etienne 8

vous revoir, Monsieur en un autre lieu avec d'autres oeuvres à explorer, car ce n'est pas si facile que cela de faire le tour de votre univers ! 

 

Posté par maison43 à 19:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

11 octobre 2013

Dame de Prades - Haute Loire

Dame de Prades

L'été, Dame de Prades fait salon et reçoit jusqu'à 18 heures. Petite Dame mignonne mais sans attrait particulier. Petite Dame de bois sans histoire singulière ou inconnue de moi- Lecteur, si d'aventure, tu en connais un peu plus, merci de m'en informer- Doit dater du XII siècle, un peu frustre, son Jésus à la limite du primitif, mais adorable, pas fière, rustique, humble, pas bien belle,  elle doit sortir d'un atelier de la région, qui produisait alors en grand nombre ses Dames pour petites églises ou chapelles. Est elle d'origine, est ce une copie ?

Dame de Prades garde donc son mystère. Cela la rend encore plus touchante.

détail Dame

Posté par maison43 à 19:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

08 octobre 2013

Ne m'oublie pas

ne m'oublie pas

Document  autour de la maladie d'Alzheimer, ou comment vivre le plus tendrement possible cette horreur qu'est la maladie d'Alzheimer difficile pour le malade, pénible pour son entourage. Le réalisateur filme sa mère, atteinte de cette maladie sur plusieurs années. Elle était belle et intelligente, leur famille vivait avec ses secrets, la maladie les réunit, efface les regrets, les remords, les blessures d'une vie; l'occasion pour ce fils de se souvenir des belles années de cette mère qu'il découvre avec nous. Se souvenir des belles choses ! Zabou Breitman avait déjà traité ce sujet, mais cela restait fort romanesque, David Sieveking choisit le réalisme, plus proche de nous, même si il choisit de l'édulcorer un peu quand même !     

Posté par maison43 à 20:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :