Alice Ferney, née Cecile Brossollet, épouse Gavriloff née en 1967. Fait l'ESSEC, soutient une thèse en Sciences Économiques, est maître de cafonférence à l'université. A pris le temps de faire 3 enfants.

L'élégance des veuves 1995

Ce livre devrait faire partie de l'éducation à la vie des Filles au même titre que l'Education Sexuelle. Moins rigolo cependant que l'éducation sexuelle. Moins rigolo, car ce livre dresse un tableau angoissant de la condition féminine qui se résume à n'être qu'un ventre, pour de la chair à canon, en ce qui concerne les mâles, pour reproduire des ventres en ce qui concerne les femelles. Moins rigolo, car, aujourd'hui, si la condition féminine a évolué, si les femmes ont d'autres ambitions aujourd'hui autres que la reproduction, il n'en reste pas moins vrai que se pose toujours le problème de l'enfantement comme privation totale de liberté, comme frein à toute autre activité, ou quand la balance penche de l'autre côté, comme abandon plus ou moins léger des enfants ... Concilier un travail intéressant et maternage est souvent source de déséquilibre, quoiqu'on en dise.

Familles aisées et catholiques, enfants acceptés comme dons de Dieu, exaltation des mères dans la maternité, deuils fréquents, amour conjugal présent, amour maternel, hommes qui servent la France et qui en meurent, tout est un éternel recommencement, naître, procréer, mourir. Et 'vivre des joies qui ne sont que des enchantements éphémères de pauvres diables qui fermaient les yeux sur l'avenir' Tous ne sont qu'un chaînon de l'humanité. Alice Ferney ne nous donne ni l'occasion, ni le temps de s'attacher réellement aux personnages, ce livre n'est pas fait pour ça, il existe ce livre pour nous ramener, à mon avis bien sûr, uniquement à notre mortelle condition, tragique certes, mais éternelle cependant. 'Il y avait continuité au-delà des ruptures'.