22 juin 2014

JR au Panthéon

Grosse piècPanthéon 2e, le Panthéon, construit par Jacques-Germain Soufflot 1713-1780 dans le style néo-classique, initialement église dédiée à St Geneviève puis devenu le cimetière des grands Hommes, grand monument ostentatoire, pièce montée à l'antique pas sans attrait mais juste un peu trop ... indigeste à mon goût. Le fait que Puvis de Chavanne l'ait entre de nombreux autres décoré fresqualement ne change rien à l'affaire, Puvis puvissime un max, et a oublié son humour léger (ah, l'humour léger de Puvis !!!) bon, la descente dans la crypte où des gardiens vous font chût en permanence, n'arrange rien ! Qui a dit qu'on devait être funèbrement muet dans un cimetière ? Les morts ne sont pas dérangés par les vivants ! cela se saurait, même des morts célèbres. Dieu merci des photos de vous, de moi, d'eux, soit 4000 portraits d'anonymes donnent un air moins lugubre à la chose, rendent sympathique ce lieu destiné initialement à être un lieu de culte avant de de devenir un tombeau géant. JR a orné le sol à l'intérieur

Panthéon 1

et le dôme que l'on restaure à l'extérieur. Moi j'adore, cette promiscuité entre le Quidam et le Célèbre, cette fusion entre le pseudo pompier architectural (oui je sais que l'art pompier est pictural !) et le contemporain, cette espièglerie qualifiée par d'aucuns de démagogie qui allie le contemporain à l'ancien. Cela donne un sacré coup de jeune à un monument un peu trop sérieux, cela donne une autre dimension à ce monument consacré à la mémoire des Grand Hommes de notre pays. Les humbles parmi les glorieux ... belle idée, utopique certes mais généreuse. Une façon de se ré-approprier un peu ce monument, et si il continuait à abriter des expositions temporaires, hum ? ce serait une bonne idée. Donner ainsi le goût de l'histoire et de l'art aux petits gnomes  par le biais d'artistes contemporains plus accrocheurs attirant ainsi une population diversifiée.  

Panthéon 3

JR est un photographe français né en 1983, d'origine tunisienne qui expose dans toutes les villes du monde.

Posté par maison43 à 20:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


13 juin 2014

Château de Mirmande - Saint-Jean-Lachalm Haute-Loire

 Z'avez pas vu Mirmande, oh la la la la la la, où est donc passé ce château, je le cherche partout .... 

Mirmande 1

En Haute Loire, à vol d'oiseau à 2km 69 de Saint Didier d'Allier, à 1km à l'ouest de Saint-Jean-Lachalm, en direction des gorges de l'Allier, prendre à pied un chemin à gauche de la croix, voilà ce qu'indique un de mes bréviaires préférés  : Châteaux de Haute Loire Edition Watel ! bon, ils ne sont pas très précis dans leurs indications, faut dire que cela date de 20 années ce livre, plus simple aujourd'hui suivre l'indication via ferrata, c'est plus aisé, cela se corse ensuite, car point de ruines, de vagues indications sur un panneau, où l'on vous indique des rochers, et entre, à côté, Dieu seul a su peut être, l'emplacement du château..

Mirmande 2

Outre de rares vestiges introuvables du château haut perché sur des rochers, vous avez une vue vertigineuse qui domine les gorges de l'allier, d'ailleurs avec le château de Rochefort sur la même rive de l'Allier et le château de Vabres sur la rive opposée, les trois tours seigneuriales se situaient au dessus des passages de l'Allier, en des positions inaccessibles et seulement visibles de la rive opposée. Elles n'avaient aucun rôle militaire, aucune fonction défensive ou stratégique, mais étaient des emblèmes seigneuriaux qui marquaient symboliquement la présence de fiefs consacrés à la perception des droits de péage. De toutes façons, vue sa position, Mirmande était quasi imprenable. Au 12è siècle, les tours étaient carrées, puis furent rondes au 13è entourées d'aménagements annexes. Du château de Mirmande il ne reste que des vestiges minimes de murailles, l'empreinte d'une tour carrée dixit mon livre; la végétation dense, le lieu escarpé ne facilitent pas la recherche, et ce château disparu reste fantomatique pour le moment, en dehors d'un panneau qui nous le montre Vestige de Mirmande

 Et puis têtue comme un âne, je décide d'aller sur l'autre rive, et y vais sagement par la route, et d'un chemin mis à mal par les exploitants forestiers, je découvre l'autre face de Mirmande, prends des photos un peu à l'aveugleMirmande3

et découvre mon vestige de mur une fois la photo sur mon ordinateur, ce qui me procure une joie un peu niaise, je m'en rends bien compte !!!!

Mirmande château détail

Bon, c'est différent de l'image du panneau qui doit dater un peu et le mur se détériore tranquillement.

Côté pseudo historique, car il est difficile de réunir les écrits à ce sujet et d'en tirer quelque chose de fiable :  

On cite un Raoul de Mirmande issu des Mercoeur alliés aux Géorands (Gilbert Castanet Le Devès tome II) qui fut le père de Pierre de Mirmande né en 1130, ce Pierre épousera Guillemette de Naves. Il ira combattre les infidèles père d'un Raoul, Hugues et Bermond  qui lui succèdent à Mirmande. En 1163 Pierre de Mirmande et sa femme Guillaumette font une donation à l'Hôpital du Puy. Ce même Pierre sera capitaine châtelain du Krac des chevaliers situé en actuelle Syrie tandis que ses fils seront à Mirmande. En 1368 le château est assiègé par les troupes anglaises.On retrouve un François dit Louis de Montlaur baron de Montbonnet, seigneur de Mirmande par le jeu d'alliances qui me sont inconnues en 1480. Je perds la trace pour le moment des Seigneurs en possession de ce château qui possédait une chapelle et un cimetière. L'on peut supposer que les pierres de ce château servirent à construire les maisons de l'actuel Saint Jean Lachalm et de Conil. Le XV siècle verra la ruine de ce château. Une vue assez époustouflante et généralement ventée

Vue de Saint Jean Lachalm

 

Posté par maison43 à 18:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 mai 2014

Cereix - Haute Loire

cereix 6

Dites moi où, en quel pays ... mais où sont les châteaux d'antan ? Châteaux disparus des lieux, des mémoires, vous n'intéressez plus que les rats des bibliothèques, et pourtant des noms illustres s'y rattachent, des vies plus humbles en furent les serfs. Oubliés les puissants et les misérables, réunis dans une égale amnésie ! 
Aux alentours de l'an Mil, les châteaux apparaissent, édifices qui succèdent aux forteresses existantes donc restaurées ayant une fonction défensive et non résidentielle, ou carrément construits dans des sites inoccupés jusque là. Le Moyen Âge voit se développer des castra (castrum au singulier) qui associent résidence et fonction militaire. Les familles seigneuriales les plus puissantes les font construire et leur donnent leur nom. Ces châteaux deviennent également des centres d'exploitation agricole, des chefs lieux administratifs et politiques, lieux de pouvoir et de justice. Les seigneurs deviennent tout-puissants bénéficiant de revenus, redevances diverses : la féodalité se met en place, les vilains travaillent pour leur seigneur, sous sa protection et surtout sa domination.

Cereix village et site

Cerex situé à 3 km de St Jean de Nay fut une puissante forteresse après avoir été sans doute une tour défensive. Sa situation sur un neck basaltique était privilégiée. On peut penser que ce site fut occupé dés l'antiquité. La famille de Cerex se partage au gré des alliances avec les de Bulhon. En 1238, Pierre de Bulhon engage le château à l'évêque du Puy. En 1348 Béatrice de Cerex l'apporte en dot à son mari Hugues Vidal. Le château est vendu à Guérin VI baron d'Apchier en Gévaudan, et maître du château de Siaugues. Les d'Apchier feront de Cereix une de leurs résidences favorites, en le restaurant plusieurs fois jusqu'au 17è où la dernière de la lignée Marguerite duchesse d'Uzes s'y retire veuve. Ses descendants se contentèrent de percevoir les revenus sans entretenir le château qui commencera à se délabrer. La révolution n'arrangera rien, et les pierres du château serviront à construire les maisons environnantes.

cereix 5

Cereix 4

On peut d'ailleurs retrouver des pierres sculptées armoriées dans les hameaux proches. Seules les dépendances du château où habitait le fermier du domaine ont été bien conservées. Il s'agit bien sûr d'une propriété privée.
Sources : Châteaux de Haute-Loire - Maître d'ouvrage Régis Thomas - Editions WATEL

Ceirex 3

Seules quelques rares assises de pierre demeurent de ce puissant château où la nature a repris ses droits.    
Oubliés les puissants et les misérables dans une égale amnésie.
Et curieusement, cette idée me réjouit.
Vanitas ... etc

Posté par maison43 à 16:49 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , ,

14 mars 2014

L'obélisque de Louxor

Je suis une longue flèche de granite offerte par Méhémet-Ali vice-roi d'Egypte, j'ai 3000 ans, je pèse plus de 220 tonnes, mes compagnes se trouvent à Rome, Istambul, Londres et New York  J'ai donné du fil à retordre à ceux qui me désiraient, qui suis-je ? L'Obélisque de la Concorde25 Octobre 1836

Place de la Concorde, 30 siècles nous contemplent donc depuis le 25 Octobre 1836, où elle fut érigée grâce aux efforts de 350 artilleurs qui peinèrent sur les 10 cabestans de l'appareil de levage mis au point par Jean-Baptiste Apollinaire Lebas 1797-1873 polytechnicien et ingénieur du Génie maritime. Il sera nommé un mois après l'érection de l'obélisque conservateur du musée de la Marine.

1830 : Environ 5 mois de construction à l'arsenal de Toulon du navire Le Luxor qui transportera l'obélisque.

1831 : 4 mois de voyage entre Toulon et Louxor (attente dûe à crue du Nil) avec remontée du Nil durant 700 km. 120 hommes à bord dont un médecin Justin Pascal Angevin.

1832 : Départ de Louxor fin Août 1832, passage de l'hiver à Rosette, puis arrivé à Alexandrie, attente du printemps pour prendre la mer.

1833 : Arrivé à Toulon puis un mois plus tard départ des 2 bateaux pour Cherbourg. Le Havre, puis départ de Rouen halé par 14, puis 28 chevaux où il mettra 13 jours à atteindre ParisJolly

Atelier du musée de la Marine

 Côté hommes de main, peu de chiffres, des centaines de travailleurs du côté égyptien. 

L'obélisque attendra donc qu'on lui confectionne une nouveau piédestal qui nécessitera finances, extraction, transport et montage, soit 230 tonnes de granite du Finistère, transportés par le Luxor avec l'appareil de levage de A. Lebas.vers 1850

Ce n'est qu'en Octobre 1836 qu'il sera érigé sous les yeux des parisiens et de leur roi Louis-Philippe.Temple de Louxor

Du temple de Louxor, deux grands obélisques furent édifiés par Ramsès II en hommage aux Dieux et retraçant les faits marquants de son règne.

De la place de la Concorde, l'Obélisque est devenu un symbole incontournable de Paris.Place de la Concorde

Exposition qui se tient au Musée de la Marine à Paris jusqu'au 6 Juillet 2014. 

 

 

Posté par maison43 à 18:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

12 mars 2014

Château de Montbonnet 43

Montbonnet 3

Avec les manants, c'est simple aucune trace d'eux, avec les Seigneurs, ce n'est pas simple, on croit pourtant y arriver, mais les dates ne se recoupent pas toujours, les sources divergent, les dates différentes se succèdent selon les auteurs.

Le village de  Montbonnet situé en Haute Loire eut son heure de gloire, avec la puissante Baronnie de Montbonnet. Plusieurs familles seigneuriales se partageaient les terres, à force de mariages sans doute, les Mercoeur, les Polignac et les Montlaur. Montbonnet était alors un point stratégique, un col où devaient passer pélerins et marchands, les Montlaur originaires du Languedoc devinrent par des alliances de puissants seigneurs du Devès. Ils percevaient les péages des voies de circulation comme la Régordane, la via Podiensis, la Bolène. Bien sûr ils ne vivaient pas dans tous leurs châteaux mais y installaient des châtelains qui géraient leurs affaires. 

Avant l'an 1000, le château de Montbonnet était une sorte de tour de garde en boischâteau de l'an 1000comme celle ci en plus simple,peut être, vue l'exiguïté de la butteMontbonnet 43 elle appartenait probablement aux Mercoeur qui avaient déjà le château de Mirmande situé à quelques kms de Montbonnet, à moins que ce ne fut aux Polignac ou Solignac ou autres ! Les avis des historiens divergent à ce sujet. Le village se situait autour de la tour sur les flancs de la butte. Vers 1219, les Montlaur étaient en possession de Montbonnet, Cayres et Mariac, le château nommé dans les actes Castrum de Monte Boneti était alors re-construit en pierres, un nouveau village La Bonnette se créa en contrebas de la butte, puis un troisième auprès de la route qui fut construite. Depuis 1851 les 3 villages se sont regroupés au seul nom de Montbonnet.

En 1322 Saint Roch lors d'un pèlerinage au Puy aurait séjourné quelques jours au château de Montbonnet, une petite chapelle porte son nom. De 1359 à 1368, les troupes anglaises (guerre de 100 ans de 1337 à 1453) ravagent le Vélay, les châteaux dont Montbonnét assiégés. Les années suivantes ce furent les mercenaires de toutes nationalités dits les routiers et plus tard les Grandes Compagnies qui prirent le relais accomplissant vols, incendies, viols, tortures. Durant les rares trêves, les châteaux du Devès aux armes de Montlaur s'armèrent de créneaux, mâchicoulis, herses, fossés pour soutenir les attaques. En 1382, Montbonnet est si ravagé que les Etats du Vélay en réduisent les tailles. La branche des Montlaur faute de descendant mâle s'éteint à la mort d'Armand de Montlaur en 1439. Jeanne  sa soeur s'unit à la famille De Maubec qui prit la suite des Montlaur qui se maintiendra jusqu'en 1551 où un Raymond de Mourmoiron prendra la suite pour la laisser par sa fille à la maison d'Ornano. En 1589 Montbonnet un certain Pierre de la Rodde, capitaine-châtelain  ravagea toute la contrée et ce jusqu'en 1594 où il ira sévir un château plus loin. En 1631, le château hébergea contre son gré, comme bon nombre d'autres d'ailleurs, une compagnie royaliste lors d'un soulèvement du Languedoc contre Richelieu. Richelieu fera démanteler, par représailles, plusieurs châteaux du Vélay dont celui de Montbonnet en 1632 qui le sera partiellement. Richelieu sonnera ainsi le glas de l'aristocratie féodale. Laissés à l'abandon, ces châteaux serviront de carrière à diverses constructions (maisons, églises).      

Posté par maison43 à 18:16 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


21 février 2014

Château de Siaugues Saint Romain - Haute Loire

St Romain

Nulle trace d'écrit en ce qui concerne ce château avant le 13ème siècle.

Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis était suzerain de moults fiefs du Vélay, Entre 1250 et 1263 le recensement de ses vassaux auvergnats fit apparaître la seigneurie de Saint Romain. 

Du corps de garde, s'entendent encore les bruits de guerre, les pavois des Arbalétriers, le sifflement des flèches d'archers, les fléaux qui frappent les armures, les masses qui s'abattent sur les têtes, les miséricordes, les javelots, les cliquetis en tous genre mêlés aux cris de terreur et de souffrance, une odeur de sang où se mêle l'acide aigreur de la peur se mélange à celle du feu  ..

Nous sommes en 1361, autour du château, sur la butte, une église, des maisons et des humains, un seigneur voisin Etienne de Vissac voulant s'emparer du château, ses gens d'armes brûlent les maisons et l'église qui seront reconstruites à Siaugues.

Nous sommes en 1372, durant la guerre de 100 ans, Armand de la Roue en conflit avec le Seigneur de Polignac, en compagnie de Robert Dauphin seigneur de St Ilpize  donne l'assaut au château de Siaugues Saint Romain, ils ont d'abord tenté sans succès l'escalade des forteresses de Polignac et de Solignac et se sont donc rabattus sur ce château dont les Seigneurs seraient les Beaufort-Canillac et les Bertrand vassaux des puissants seigneurs de Polignac.détail

Ils occupèrent un temps le château et furent ensuites vaincus, les sources à ce sujet restent malheureusement fort rares et assez évasives.  

En 1415 Gilbert III Motier de Lafayette 1380-1464, Maréchal de France, acquiert le château et le restaure, on peut supposer qu'il ne l'occupa que par intermittence, ses états d'armes glorieux et nombreux le prouvent, il légua à l'un de ses fils Gilbert IV ( mort en 1527) ce châteauSt Romain2

celui ci se lia aux Polignac en épousant Isabeau de Polignac. Un des derniers descendants de la branche qui hérita du château fut le père Joseph conseiller de Richelieu, il ne dut pas l'occuper beaucoup non plus, une duchesse d'Uzès l'acheta mais il n'abrita que des gardes. Le château fut pillé à la Révolution et alla à l'abandon.

Très proche de nous, une bande de jeunes américains vint le délivrer de sa prison de ronces, et l'une d'entre eux épousa l'actuel propriétaire des ruines. 

Les fresques murales du château furent détaillées par Léon Giron (1839-1914) peintre : article à lire sur le site Mémoires d'Auvergne.   

 

Posté par maison43 à 18:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

08 février 2014

Pont de Monistrol d'Allier

Bac

Laissons de côté les polémiques des historiens, à savoir où était le lieu de franchissement de l'Allier pour la voie Bolène entre le Vélay et le Gévaudan. Plusieurs passages sur l'Allier existaient, par gué, bac ou pont, Sont alors évoqués pour ce lieu les alentours de Chomélix, de Chapeauroux et les villages de Pont d'Alleyras via Vabres et de Monistrol d'Allier. Tous sont également des voies possibles pour les pélerins de Saint Jacques. Le sentier de Monistrol d'Allier était utilisé par les marchands et les pèlerins au Moyen Âge, prieurés et monastères sur son tracé en témoignent. La trace d'un pont à Monistrol d'Allier serait retrouvée en 1467 dans un document, mais emporté par les crues, on abandonna l'idée d'un pont sur l'Allier trop dangereuse, et vers 1589 un bac fut installé. En 1715 Etienne Coudeire assurait le passage jusqu'en 1756, où il meurt avec un Jean Antoine, tous deux noyés dans l'Allier en furie sous les yeux de bon nombre d'habitants impuissants. Ce bac était payant, étaient exemptés les fonctionnaires, les gens d'église, les fidèles et les soldats. Vers 1830, un pont suspendu à péage est construit par un particulier. Un monsieur Paret l'achète en 1836. A son décès en 1840 il le légue à M. Borrel, membre de sa famille et maire de Monistrol. La crue du 27 Juin 1866 l'emporta, et M Borrel le fit reconstruire à ses frais. En 1877, le département racheta le pont à M Borrel. Il fallut 10 ans au Conseil général pour se décider à construire un pont plus solide et ce fut le projet de Gustave Eiffel qui avait construit en 1885 le viaduc de Garabit qui fut retenu.Monistrol d'Allier

Terminé en 1888 il supporta jusqu'en 1967 un passage moyen journalier évalué en 1960 de 343 voitures et de 52 poids lourds limités toutefois à 12 tonnes. On consolida fin 66 le tablier ce qui permit d'ouvrir la circulation sans limitation de poids.

Pont viaduc

Depuis 1998, le pont Eiffel se repose un peu, un viaduc a pris le relais, et seuls ceux qui se rendent au centre de Monistrol l'empruntent.   

Sources : Ponts de la Haute Loire de Jean Chervalier

site internet 'Mémoire de Haute Loire'. 

Posté par maison43 à 18:01 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

06 décembre 2013

Les croix de Saint Privat d'Allier

La difficulté de faire des recherches précises sur la vie de nos ancêtres est ardue dés lors que cela concerne les êtres d'origine fort modeste qui ont peu intéressé les chroniqueurs de l'époque, encore moins les historiens qui se sont plus attachés aux noms prestigieux des nombreux seigneurs de l'époque, Les Cahiers de la Haute-Loire (association de 1965)  contribuent néanmoins par leurs documents, à nous faire imaginer, un peu, quelques parcelles de la vie de ces indigents dont ma famille maternelle est issue.Les troix croix

Ainsi  je découvre, grâce à l'article de René Dupuy -  'Après la tourmente révolutionnaire, Saint Privat d'Allier rénove et embellit son église'-, que les habitants de la commune  furent sollicités et réalisèrent eux même certains travaux de rénovation. J'apprends également qu'en 1838, fut construit le calvaire qui veille sur Saint Privat, calvaire situé sur la route qui va à Nolhac. Ce calvaire est construit en pierres extraites des carrières de Beyssac.

En 1839, fut également érigée la grande croix de mission en fer forgé qui est sur le plain, face à l'église.

LA CROIX DE MISSION

Pour ceux que cela intéresse le site des Cahiers de la Haute-Loire :

 

   http://www.cahiersdelahauteloire.fr/?page=presentation

Posté par maison43 à 15:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

03 décembre 2013

Enfeus - Késaco ?

ENFEU

enfeu : déverbal du verbe enfouir qui vient du latin infodere ... heu déverbal ?

déverbal : substantif obtenu en retirant la désinence verbale d'un verbe à l'infinitif. vous avez dit désinence ?

Désinence : Elément grammatical qui se présente à la finale d'un mot, adapté au radical ou au thème de ce mot pour constituer chacune des formes d'un paradigme nominal ou verbal. heu là ça se complique un peu !

paradigme : en grammaire traditionnelle ensemble des formes fléchies d'un mot pris comme modèle. C'est par exemple la déclinaison d'un nom ou la conjugaison d'un verbe. Merci monsieur Larousse, ouf on s'en tire bien alors enfeu c'est quoi ....

enfeu : niche couverte d'une arcade et destinée à abriter un tombeau, réservé généralement aux nobles. Là c'est simple !

Maintenant que je suis un peu moins inculte, je peux m'émerveiller de ces enfeus datant de 1633 qui ont survécu au temps, à la révolution et à la ré-implantation du cimetière à l'extérieur du village. ils siègent dans l'ancien cimetière dit le grand cimetière de Saint Privat d'Allier. L'un serait le caveau de la famille Malaché-Courthaliac de Varennes, et ce d'après l'abbé Adolphe Jammes qui l'écrivit dans sa Monographie de la paroisse de Saint Privat d'Allier, consultable en bibliothèque du Puy. Toutefois Le conditionnel reste de mise !  Il existait un petit cimetière situé le long du mur nord de l'église, le passage pour se rendre à l'église était entre les 2 cimetières.

ENFEU 2je vous le concède, enfeu n'est pas d'usage aisé à placer dans la conversation, mais il n'y a pas d'âge pour s'enrichir de nouveaux mots. 

Quoi, vous en connaissiez la signification ? 

Alors, bravo !

PS

 Késaco : emprunt de l'occitan 'qu'es aquo'

-Maria José ?

-Hum ?

-Cierra el pico !

-Vale.

Posté par maison43 à 20:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

06 novembre 2013

Château de Ceyssac - Haute Loire

CEYSSAC

En cherchant le golf du Puy en Vélay, nous avons découvert un site que nous ne connaissions pas, dans une petite vallée pas loin du Puy, un petit frère au rocher de Polignac.

Ceyssac La Roche
c3

Ce château appartenait aux barons de Ceyssac. Il entra dans la famille de Polignac en 1130 lors du mariage de Guillemette de Ceyssac (née vers 1110 morte vers 1142) avec Pons II vicomte de Polignac (dcd en 1173). Je ne sais rien de plus de ce château pour le moment. (se renseigner en bibliothèque du Puy si sont en possession du livre de Louis de Becourt 'Histoire de Ceyssac 1916).  

Le rocher de Ceyssac est creusé de grottes. Dans l'une d'entre elles au pied du rocher, une chapelle troglodyte  édifiée au XII e siècle, affectée au culte jusqu'en 1873.

Chapelle troglodyte de Ceyssac selon représentation panneau

Celle ci, ainsi que les ruines du château sont privées. Paraîtrait que l'on peut la visiter lorsque le propriétaire est présent.

ceyssac1

  

Posté par maison43 à 18:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,